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lundi 30 janvier 2023

Loin de Margaux (Karine Lebert)





Nationalité de l’auteur: Française

Editions De Borée (10 novembre 2022)

253 pages

ISBN-10:‎ 281292974X

ISBN-13:‎ 978-2812929748

Genre: Historique

Lu le: 4 Décembre 2022

Ma note: 14/20





Résumé/4ème de couverture:

Juin 1940. La famille Saurel prend la route de l'exode. Échappant à la vigilance de ses parents, la petite Margaux est kidnappée par Clémence, une jeune femme en mal d'enfant. Commence alors pour elles une fuite interminable sur les routes de France. Tout d'abord terrorisée, Margaux finit par accepter son sort, sans pour autant oublier sa vraie famille. Les Saurel trouveront-ils assez de force pour survivre et retrouver leur petite fille en ces heures sombres de l'Occupation ?

Mon avis:

        Dans ce nouveau livre historique de Karine Lebert qui se passe encore durant la Seconde Guerre Mondiale, l'autrice s'intéresse à un sujet bien particulier, celui des enfants. Il est ainsi question du bouleversement des enfants en cette période sombre, le fait qu'ils soient parfois séparés de leur famille, leur changement d'identité, les traumatismes vécus, mais également la recherche d'enfants disparus ou le mal d'enfants du point de vue des adultes. Les thématiques sont donc très intéressantes d'autant plus que les psychologies des personnages sont finement travaillées. Beaucoup de drames sont relatés dans ce récit, mais j'aurais aimé plus d'approfondissement car les choses vont parfois vite et il y a pas mal d'heureux hasards.

Points de vue/Critiques:

         Dans le vaste sujet de la Seconde Guerre Mondiale, plusieurs thèmes et angles de vue peuvent être abordés. L'autrice s'intéresse ici aux familles et plus particulièrement aux enfants. Elle s'interroge ainsi sur ce que deviennent les enfants quand ils sont brutalement arrachés de leur famille, quels souvenirs et quelle identité gardent-ils lorsqu'il est question de changement d'identité, ou encore quels seront leurs traumatismes futurs par apport aux atrocités qu'ils ont pu voir ou vivre. Mais l'autrice s'intéresse aussi aux points de vue des parents en s'interrogeant sur jusqu'où peut aller un désir d'enfant et jusqu'où peuvent aller des parents pour rechercher leur enfant. Et c'est au travers de la petite Margaux et de Clémence que toutes ces questions trouveront quelques réponses.

        A côté des personnalités de Clémence et de Margaux que l'on découvre tout le long du récit, d'autres personnages gravitent autour d'elles, que se soit du côté de la famille de Margaux ou de celle de Clémence. Quoiqu'il en soit, pour chacun d'entre eux, on découvre un travail finement ciselé en ce qui concerne leurs personnalités et leurs psychologies. On est pris dans leurs vies, dans leurs angoisses, dans leurs espoirs, dans leurs peurs et dans leurs combats. Néanmoins, ces personnages sont tous assez clivants et l'on a du mal à s'attacher et à nuancer l'image et l'opinion que l'on s'est fait d'eux dés le début. Pour Clémence par exemple, malgré ses sentiments et ses justifications, je n'ai pas réussi à m'attacher et la comprendre. Kidnapper une enfant, l'arracher à sa famille et traumatiser tout un ensemble de personnes est un acte inexcusable et difficilement justifiable malgré ce qu'elle a pu vivre. Le frère de Clémence, Charles, est tout aussi lâche puisque d'un côté il comprend la détresse des parents de Margaux mais de l'autre, défend tout de même sa sœur qu'il ne veut pas ni affronter ni dénoncer. 

        Avec tous ces personnages, on va vivre de multiples drames et traumatismes. On n'a pas l'impression de sortir la tête de l'eau avec cette succession d'évènements tous plus sordides les uns que les autres. J'aurais aimé avoir moins de choses mais qu'elles soient davantage approfondis. D'autant plus que certaines choses, notamment pour Clémence, étaient assez grossières et peu crédibles. Certaines choses arrivent comme un heureux hasard qui accentuent l'aspect de fiction et s'éloignent de la réalité.

En bref:

        Dans ce nouveau récit de la Seconde Guerre Mondiale, l'autrice s'intéresse à un sujet bien particulier, celui des enfants et de leurs familles. De nombreuses questions sont ainsi pointées comme la question du bouleversement des enfants en cette période sombre, le fait qu'ils soient parfois séparés de leur famille, leur changement d'identité ou encore les traumatismes vécus et leurs conséquences sur le futur. Mais on aborde également le point de vue des adultes avec la recherche d'enfants disparus ou le mal d'enfants. Pour étayer ces thématiques intéressantes, le récit se fonde sur une myriade de personnages avec notamment la jeune Margaux et Clémence comme cheffes de file.  Pour chacun d'entre eux, on découvre un travail finement ciselé en ce qui concerne leurs personnalités et leurs psychologies. Néanmoins, ils sont assez clivants et l'on a du mal à se détacher et à nuancer l'opinion que l'on s'est fait d'eux. On notera aussi beaucoup de drames relatés dans ce récit, mais j'aurais aimé plus d'approfondissement car les choses vont parfois vite et il y a pas mal d'heureux hasards.

Fragile réputation (Sarah Vaughan)




Traduction: Alice Delarbre

Nationalité de l’auteur: Anglaise

Éditions Préludes (5 octobre 2022)

496 pages

ISBN-10:‎ 2253105228

ISBN-13:‎ 978-2253105220

Genre: Thriller

Lu le: 30 Novembre 2022

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

Votre réputation. Il vous faut des années pour la bâtir, mais seulement quelques minutes pour qu’on vous la détruise. Votre réputation ne dépend pas de vous : elle dépend des autres. Si vous êtes une femme, protégez-la. Et n’oubliez jamais : ce n’est pas ce que vous êtes réellement qui importe, mais ce que les autres pensent que vous êtes. La question n’est pas de savoir si vous avez ou non tué un homme.

La question est de savoir ce que les autres croient.  


Mon avis:

        Avec une plume et une approche thématique assez éclectique, j'aime beaucoup ce que fait Sarah Vaughan. Dans "Fragile réputation", on est en présence d'un thriller assez soft qui s'apparente plutôt à un policier sociétal. L'histoire met en avant la place des femmes dans la société et la misogynie, le sexisme et l'acharnement auxquels elles doivent faire face, notamment quand elles occupent une place de pouvoir. Ce récit est très bien développé et fait preuve de beaucoup de réalisme, avec un penchant terriblement actuel. On ne s'ennuie pas une seconde mais il ne faut pas espérer une histoire haletante, intense et surprenante du côté du thriller.

Points de vue/Critiques:

         L'histoire va tourner autour de Emma Webster qui est un peu l'archétype de la working girl et femme moderne: elle est ambitieuse et a tout fait pour arrive aujourd'hui à un poste prestigieux en politique au sein du gouvernement et du côté de sa vie privé, elle est comblée en étant épouse et mère de famille. Et parce qu'elle figure parmi les visages connus, qu'elle fait partie des personnalités publiques mais aussi et surtout parce que c'est une femme, Emma va voir sa vie bousculer lorsqu'un journaliste veut la faire plier... Et puisqu'elle a tout fait pour construire sa carrière politique, elle va également tout faire pour protéger sa réputation, un point très important pour elle. Sa personnalité est très intéressante à découvrir car elle est prête à tout pour défendre son image et celle de ses proches. 

        Si dans un premier temps, cela nous amènerait à penser que c'est pour cacher de quelque chose et se défendre, on se rend compte également que les raisons sont majeures. Car le roman n'est pas qu'une simple intrigue policière: il dénonce aussi et surtout la charge que peuvent porter les personnages politiques, une charge démultipliée lorsque l'on est une femme car les agissements misogynes, sexistes et acharnés sont monnaie courante. Au delà de cette révolte, le personnage d'Emma devient vite exemplaire par sa force de caractère et elle montre qu'avoir une carrière politique présuppose un mental d'acier afin de se prémunir d'une quantité de charges très lourdes à porter et qui touchent tous les pans de la vie. Si une personne du domaine politique renvoie une image d'une personne presque inhumaine, on se rend compte avec le personnage d'Emma que la réalité est tout autre. 

        Le côté intrigue policière et thriller n'est finalement pas prédominant. On reste réellement dans l'aspect sociétal et réaliste. L'enquête n'est donc pas haletante, intense et intrigante et sans réelle surprise. Néanmoins, on ne s'ennuie pas une seule seconde puisque le récit est très bien construit et reste extrêmement prenant car intéressant à tout point de vue. Pour l'atteinte à la réputation, l'histoire croise ainsi différentes modalités, que se soit lors d'une nuit ou par rapport à une simple photo. 

En bref:

             Sans être pleinement haletant et intense, ce thriller s'apparente plutôt à un policier sociétal, non moins très intéressant. L'autrice dépeint à merveille l'enjeu de la réputation des femmes dans un monde où le patriarcat règne en maître: misogynie, sexisme et acharnement sont monnaie courante, auxquels les femmes doivent faire face, notamment quand elles occupent une place de pouvoir. Le personnage d'Emma devient vite exemplaire par sa force de caractère et si le domaine politique renvoie l'image d'une personne presque inhumaine, elle nous montre que la réalité est tout autre. Ce récit est très bien développé car l'atteinte à la réputation est vue selon différentes modalités, et il fait preuve de beaucoup de réalisme, avec un penchant terriblement actuel. On ne s'ennuie pas une seule seconde avec cette histoire qui mêle le réalisme, la réflexion, la révolte et l'intrigue. Une fiction qui frôle et qui met des mots sur la réalité.  

vendredi 27 janvier 2023

13 à table! (Collectif)





Nationalité des auteurs: Française

Editions Pocket (3 novembre 2022)

192 pages

ISBN-10:‎ 226632330X

ISBN-13:‎ 978-2266323307

Genre: Nouvelle

Lu le: 28 Novembre 2022

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

13 à table ! vous propose un voyage autour de la Terre, sur le thème : La planète et moi...


Françoise BOURDIN

Marina CARRÈRE D'ENCAUSSE

François D'EPENOUX

Karine GIEBEL

Raphaëlle GIORDANO

Alexandra LAPIERRE

Cyril LIGNAC

Agnès MARTIN-LUGAND

Romain PUÉRTOLAS

Mohamed MBOUGAR SARR


Préface exceptionnelle de Thomas PESQUET   

Mon avis:

        Chaque année, le recueil de nouvelles "13 à table" est un livre qui me tient à cœur d'acheter afin d'offrir des repas aux Restos du Cœur. Et quand vous faites une bonne action alors que vous vous faites plaisir en même temps avec un livre qui vous permet de (re)découvrir des auteurs, il n'y a pas à hésiter. Le thème de cette année est la planète. Et si l'on peut constater une diminution drastique du nombre de pages et du nombre d'auteurs qui ont répondu présents, cela ne diminue en rien le plaisir que l'on peut prendre à lire ce nouvel opus.

Points de vue/Critiques:

            Le thème de la planète et de la relation que l'on peut avoir avec elle est plutôt dans l'air du temps. Si l'on retrouve des auteurs récurrents et fidèles depuis presque la première édition ou d'autres qui le deviennent, on retrouve deux nouveaux auteurs cette année: Raphaëlle Giordano et Mohamed Mbougar Sarr. Et comme à chaque fois, et pour n'importe quel recueil de nouvelles regroupant différents auteurs, il y a du bon et du bon moins dans les histoires racontées, suivant nos goûts et notre sensibilité, ce qui est tout à fait normal et ce qui fait aussi le charme d'un tel ouvrage.

* Françoise Bourdin = "La binette" 

        Cette histoire va aborder le thème de l'écologie au sein d'une famille et ce que chacun peut faire pour changer son quotidien en faveur de la planète. Elle reflète ainsi plutôt très bien la société actuelle et le quotidien de chacun.

* Marina Carrère d'Encausse = "Les vertiges du vide"

Une jolie et tendre histoire entre un père et sa fille où il est question de transmission et d'apprentissage. La peur du noir de la petite fille va ainsi être contrecarrer par la sagesse d'un père qui apprend à son enfant ce qu'est le ciel, les étoiles, l'univers, les planètes et la Terre. Une très jolie petite "leçon" sur le fait d'avoir les pieds sur terre mais la tête dans les nuages...

* François d'Epénoux = "La mèche est dite"

L'auteur imagine Donald Trump confronter à une audience pour savoir s'il pourra être réélu Une mise en situation qui n'est malheureusement pas si absurde et qui fait en même temps froid dans le dos, tant il y a une certaine crédibilité. Heureusement, l'histoire est porté sur l'humour satirique afin de le rendre encore plus bête et absurde qu'il ne l'est, en particulier avec sa position sur le climat...!

* Karine Giebel = "Lobo"

Cette histoire s'intéresse aux poumons de la Terre, à savoir la forêt amazonienne, menacée par la déforestation et l'industrialisation. On y rencontre les gardiens de la forêt, au Brésil, des peuples autochtones qui chassent les bûcherons illégaux, au péril de leur vie. Là aussi, ce récit est basé sur une base de vérité et c'est un angle auquel on ne pense pas forcément automatiquement au premier abord, mais qui est intéressant et percutant.

* Raphaëlle Giordano = "La planète et moi et moi et moi..."

Comme son titre l'indique, il va être question d'égocentrisme dans le sens où la planète peut se résumer à son petit univers et espace personnel. Il va ainsi être question de vivre au sein de sa petite planète personnelle et du fait de s'apercevoir qu'il existe autant d'autres planètes que d'humains. On parle ici plutôt de métaphore, mais c'est aussi une vision, un angle particulier. 

* Alexandra Lapierre = "Ma planète à moi"

L'histoire imaginée par l'autrice est un vrai cheminement où une action va en entraîner une autre et ainsi de suite jusqu'à ce que cela constitut une vie entière. L'héroïne est donc une militante écologiste dont la ferveur et les convictions ont toujours été présentes, jusqu'à ce qu'elle en fasse son métier et jusqu'à ce que cela l'amène à une drôle histoire d'amour.

* Cyril Lignac = "Ne jetez rien, cuisinez tout"

Comme petite mise en bouche, le chef cuisinier nous concocte évidement une recette dans laquelle on peut tout utiliser et ne rien jeter, une façon d'être au plus près de l'écologie.

* Agnès Martin-Lugand = "Le choix du monde"

L'histoire nous raconte la vie d'une jeune homme qui se cherche et qui prend acte d'un rêve, celui de voyager et faire le tour du monde. C'est au cours de ce voyage qu'il va se trouver et qu'il ambitionne de protéger la planète, au point d'en faire son métier. Ou quand la Terre inspire et offre des vocations!

* Romain Puertolas = "Les encapuchonnés"

Un peu d'humour dans cette histoire qui va se baser sur des amalgames sur la religion et la laïcité mais je n'ai pas du tout vu le lien avec la planète et avec la Terre...

Mohamed Mbougar Sarr = "C'est ainsi que l'orange continue de bleuir"

On termine le recueil sur une histoire un peu futuriste où il est question des derniers hommes présents sur Terre, grâce à une sorte de "Reconquête". Si l'on est peut-être dans un univers de dystopie, on peut se poser la question si c'est réellement le cas ou si l'on est pas plutôt vers une sorte de prédiction...?

En bref:

             Pour sa neuvième édition, "13 à table " a mis à l'honneur un thème d'actualité: la planète et la relation que l'on peut avoir avec elle. C'est donc avec une pléiade d'auteurs, parmi lesquels des fidèles de la première heure, d'autres qui le deviennent et deux petits nouveaux, que nous découvrons les petits textes imaginés. Tantôt drôles, tantôt intelligents, ou encore tendre, les récits offrent une large palette d'angles de vue et de visions, auxquels on ne s'attend pas forcément et qui sont très intéressants. Il y a du bon et du bon moins dans les histoires racontées, comme dans tout recueil de nouvelles, suivant nos goûts et notre sensibilité, mais c'est ce qui fait aussi le charme d'un tel ouvrage. Et si l'on peut constater une diminution drastique du nombre de pages et du nombre d'auteurs qui ont répondu présents, cela ne diminue en rien le plaisir que l'on peut prendre à lire ce nouvel opus.

jeudi 26 janvier 2023

La maison biscornue (Agatha Christie)




Titre original: Crooked House 

Traduction: Janine Lévy

Nationalité de l’auteur: Anglaise

Editions Le Livre de Poche (21 septembre 2022)

254 pages

ISBN-10:‎ 2253033375

ISBN-13:‎ 978-2253033370

Genre: Policier

Lu le: 27 Novembre 2022

Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

Sous la domination d'un aïeul tyrannique, une étrange famille habite cette maison biscornue : deux fils, deux belles-filles, trois petits-enfants, une vieille tante...

Mais aussi la toute jeune seconde épouse du grand-père et le précepteur qui pourrait bien être son amant... Puis le grand-père meurt, qui peut bien l'avoir tué ? La seule personne qui semble avoir une idée précise sur la question c'est Joséphine, douze ans. Joséphine a des idées sur tout. Y compris sur l'art dramatique, les motivations des criminels et l'art d'empoisonner les gens. C'est un petit monstre très sympathique.

Et il faut être attentif aux petits monstres.

Mon avis:

        "La maison biscornue" ne fait peut-être pas partie des œuvres les plus connues de Agatha Christie, mais il mérite d'être plus connu puisque l'on a là une histoire déroutante et glaçante! Si les bases et l'intrigue en elles-mêmes sont assez conventionnelles, le final est assez surprenant avec un très beau retournement de situation auquel on ne s'attend pas et qui je pense, a dû être choquant lors de sa parution. Ce livre a été une belle découverte et fait parti de ceux que je préfère et que je retiendrai le plus.

Points de vue/Critiques:

         Dans ce one-shot, on va retrouver Charles, une jeune homme qui revient de la guerre et qui se retrouve plongé au cœur d'un drame que vit la famille de sa fiancé puisque le grand-père a été assassiné. C'est donc tous les membres de la famille Léonides qui peuvent être suspects: les deux fils, les belles-filles, les petits-enfants, les vieilles tantes et les domestiques. Tous peuvent avoir le mobile de l'argent puisque l'on est en présence d'une riche famille mais comme toute famille et comme toutes personnes, chacun a son caractère et surtout ses secrets et ses ambitions personnelles. On est donc une fois de plus dans un huis-clos familial entre amour, haine et héritage se mélangent. Les suspects sont forcément assez restreints, et là encore, on se retrouve bien surpris par le coupable que l'on n'a pas suspecté. Tout le monde est soupçonné et toutes les théories vont y passer, mais Agatha Christie réussie une fois de plus à trouver la faille qui nous fait nous incliner devant la révélation du meurtrier. 

        Je n'avais absolument pas vu venir cette fin qui est évidemment surprenante et qui a de quoi vous glacer le sang. Je dirais même que c'est osé et que ce final a tout pour avoir choquer la société au moment de sa parution. Un coup de maître de Agatha Christie, qui arrive toujours à se renouveler et à nous surprendre et qui fait que ce titre se démarque, qu'il est marquant et qu'il fait parti de ceux qui restent en mémoire.

En bref:

             "La maison biscornue" ne fait pas partie des livres d'Agatha Christie les plus connus, mais il mérite d'être plus connu car il fait parti de ces livres marquants et qui restent en mémoire. Les bases et l'intrigue en elles-mêmes sont assez conventionnelles puisque l'on est en présence d'un huis-clos familial, où le patriarche est assassiné et où tous les membres de la famille sont suspects. Entre amour, haine et héritage qui se mélangent, chacun a son caractère et surtout ses secrets et ses ambitions personnelles. Malgré tous les soupçons et toutes les théories qui peuvent y passer, Agatha Christie réussie une fois de plus à trouver la faille qui nous fait nous incliner devant la révélation du meurtrier. Le final est ainsi surprenant avec un très beau retournement de situation auquel on ne s'attend pas et qui je pense, a dû être choquant lors de sa parution. Un joli coup de maître!

mardi 24 janvier 2023

Héliotrope

 

TOME 1: LES VOLEURS DE MAGIE

 

Scénario: Joann Sfar

Illustrations: Benjamin Chaud

Nationalité des auteurs: Française

Editions Dupuis (3 juin 2022)

64 pages

ISBN-13:‎ 979-1034760381

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 23 Juin 2022

Ma note: 15/20

 
 

Résumé/4ème de couverture:

Elle a le nom d'une couleur, un bleu spécial. Comme la note bleue du Blues. Un jour d'école comme les autres, notre héroïne nous invite dans son quotidien qui n'a pourtant rien de banal. Héritière d'une famille de cambrioleurs d'objets magiques, elle croque la vie à pleines dents, ne s'embarrasse pas forcément des bonnes manières et surtout, ne s'en laisse conter par personne, pas même son excentrique grand-mère ! Aventurière et casse-cou sur les bords, elle va découvrir à ses dépens que la curiosité est un vilain défaut lorsqu'un hasard des circonstances l'affuble d'une jolie couleur, bleu héliotrope...

Héliotrope s'adresse à la jeunesse au sens large mais ça ne l'empêche pas d'être parfois grave et lyrique comme du Baudelaire. Féroce comme Moriarty, intrépide comme Indiana Jones et aussi puissante que Sabrina l'apprentie-sorcière, elle franchit tous les obstacles avec fougue et passion.

Mon avis:

            J'ai commencé cette lecture en ne m'attendant à pas grand chose et en ayant l'esprit ouvert. Et il faut l'être avec cet humour très particulier! Mais j'ai passée un bon moment avec cette BD jeunesse très divertissante, avec plein de thématiques abordées et avec des personnages loufoques et attachants qui naviguent dans un univers fantastique. On retrouve ainsi Héliotrope, une jeune fille qui vit avec sa grand-mère et qui a un caractère très affirmé. Elle a un coeur d'artichaud, tombe très facilement et très intensément amoureuse et elle est prête à tout pour montrer à l'élue de son coeur ses sentiments, au point de la mettre à chaque fois dans des situations pas possibles mais drôles. C'est dans ces ennuis que l'on va retrouve de bonnes touches de fantastique, de loufoquerie et d'humour. L'action est toujours présente et l'on ne s'ennuie jamais. On retrouve des thématiques sous-jacentes et continuelles dans le récit comme l'homosexualité, l'expression de se sentiments, la famille, les passions... Mais à noter que certaines scènes sont assez "violentes", brutes ou dures. Rien n'est pas à prendre au premier degré dans ce récit et c'est comme cela que l'on peut y adhérer et passer un bon moment avec cette histoire qui oscille entre absurde, surréalisme et poilade.




TOME 2: LE PALAIS DES VOLEURS


Scénario: Joann Sfar

Illustrations: Benjamin Chaud

Nationalité des auteurs: Française

Editions Dupuis (18 novembre 2022)

64 pages

ISBN-13:‎ 979-1034760398

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 25 Novembre 2022

Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Héliotrope et sa grand-mère vivent dans une maison précieuse, où sont rangés tous les objets magiques que leur famille dérobe depuis des générations. Mais voilà que la grand-mère est victime d'un malaise et doit séjourner à l'hôpital. Il revient donc à notre jeune héroïne de garder seule cette maison très convoitée par des forces obscures. De retour au bercail, Héliotrope découvre qu'elle ne peut plus rentrer dans sa propre maison. À la place de la porte se dresse un mur infranchissable. Elle va chercher de l'aide et découvre... que la maison elle-même a été volée...

Mon avis:

            J'avais beaucoup aime le premier tome d'Héliotrope, malgré son univers loufoque et barré et des illustrations particulières, un tout qui n'est pas d'ordinaire dans mes prédilections. C'est donc un plaisir de retrouver Héliotrope dans ce tome 2 qui est à la hauteur du premier. On retrouve une jeune fille un peu plus mature dans cette nouvelle histoire, par la force des choses, puisque sa grand-mère est obligée d'effectuer un séjour à l'hôpital, même si elle ne réfléchit pas encore toujours à ce qu'elle fait... L'histoire est toujours aussi personnelle, puisqu'ici on va en apprendre plus sur l'histoire de la famille d'Héliotrope et de cette maison si spéciale. Les situations sont parfois comiques, parfois plus angoissantes pour Héliotrope. Je suis juste déçue avec ce tome par le fait que l'histoire ne se termine pas à l'issue du livre comme dans le tome 1 et que l'on reste grandement sur notre faim, l'histoire étant coupée en plein milieu, dommage...


lundi 23 janvier 2023

Putain de chat, tome 10





Scénario et Illustrations: Lapuss’

Nationalité des auteurs: Française

Editions Kennes (26 octobre 2022)

64 pages

ISBN-10:‎ 2380755728

ISBN-13:‎ 978-2380755725

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 25 Novembre 2022

Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

Vous aimez les chats ? Ils sont mignons, joueurs et espiègles, et leurs yeux sont remplis de malice quand ils vous réclament une caresse ou des croquettes. En apparence seulement, car un funeste dessein les ronge au plus profond de leur âme et seul votre malheur les intéresse. Au péril de sa vie, Lapuss' vous dévoile enfin ce qu'il se passe dans la tête de l'animal le plus maléfique de la création : le chat.

Faites attention à vous !

Mon avis:

        Je connaissais cette série de nom, mais je n'avais jamais eu l'occasion de la découvrir, c'est donc avec plaisir que j'ai accepté de découvrir "Putain de chat" avec la sortie du tome 10. Merci beaucoup aux éditions Kennes!

        J'ai adoré cette bande-dessinée, j'ai passé un excellent moment, j'ai rigolé et j'ai hâte de rattraper mon retard pour découvrir toute la série! Cette BD se présente dans un format carré et chaque page, composé de 4 scènes, est une petite histoire indépendante. Néanmoins, on retrouve une continuité générale entre les scénettes et même si je n'ai pas lu les tomes précédents, où l'on doit également retrouver une sorte de fil rouge conducteur entre les différents tomes, j'ai très rapidement compris les éléments généraux qu'il me manquait. 

Les chats sont vraiment très bien représentés en leur mettant des mots sur leurs pensées, par rapport à leur vie de chat mais aussi et surtout par rapport à la relation qu'ils ont avec leurs maîtres et humains. On est davantage sur un axe de chat moqueur, ingrats et parfois méchant, mais qui cache quand même un coeur tendre. C'est de l'humour parfois grinçant entre l'humain et son chat du genre "suis moi je te fuis" et donc avec toujours cette touche d'amour en toile de fond. Bref, j'ai adoré et j'en redemande!