Mes derniers avis ROMANS:







Mes derniers avis BD & Mangas

  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

Affichage des articles dont le libellé est Gavin's Clemente Ruiz. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gavin's Clemente Ruiz. Afficher tous les articles

vendredi 19 mai 2023

Les jours heureux ne s'oublient pas (Gavin's Clemente Ruiz)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions Albin Michel (5 avril 2023)

199 pages

ISBN-10:‎ 2226474188

ISBN-13:‎ 978-2226474186

Genre: Contemporain

Lu le: 7 Avril 2023

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

Comment vivre pleinement sans renoncer aux souvenirs ?


Lorsqu'il débarque en Espagne, où son père est censé avoir refait sa vie, Gontran découvre un veuf esseulé, écrasé par le poids des souvenirs et du chagrin. Le fils décide d’aider le père. Mais comment le soutenir et combler le vide laissé par la femme qui rendait à l’un et à l’autre la vie si extraordinaire ?  

Mon avis:

        C'est un bonheur de retrouver Gavin's Clemente Ruiz avec ce nouveau roman attendrissant qui s'intéresse à la relation père-fils et les difficultés qui émanent de ce lien filial. L'auteur s'est inspiré de sa propre expérience et malgré les mésententes individuelles et des sujets difficiles, il se dégage beaucoup de douceur et d'humanité dans ce récit lumineux qui est également drôle! L'histoire nous rappelle gentiment que l'on a qu'une seule vie et qu'il faut en profiter au maximum avec les personnes que l'on aime.

Merci aux éditions Albin Michel pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

        Dans le domaine des relations filiales, Gavin's Clemente Ruiz va aller sur des sentiers un peu différents en mettant en avant des personnages masculins, un père et son fils, et également une relation filiale plutôt difficile et chaotique.  J'ai beaucoup aimé cet angle de vue et toutes les émotions et les messages véhiculées sont savamment bien dosés et ajustés, sans en faire trop. 

        Depuis la mort de sa mère, Gontran s'est éloigné, géographiquement et relationnellement, de son père. Mais lorsqu'il reçoit un appel lui indiquant que la santé de son père est inquiétante, il s'envole rapidement en partance pour l'Espagne. Dés lors, il n'est pas question de tendres retrouvailles et d'effusions d'amour. Leur relation est assez particulière: sans être véritablement conflictuelle, avec des personnes qui ne peuvent pas se supporter et qui se disputent, Gontran et son père sont plutôt un père et son fils qui ne se comprennent pas et qui n'ont pas grand chose en commun, sans vraiment d'atomes crochus. Et si Gontran nous semble être une personne tout à fait lambda et normale, son père apparait être difficilement appréciable de prime abord. Il est bourru, casanier, grognon, ne fait aucun efforts, n'est reconnaissant en rien et a quelque fois des paroles méchantes. Mais ce n'est pas non plus un personnage que je n'ai pas aimé dés qu'on le découvre. J'ai en effet rapidement pu discerner que sous ses airs d'ours mal léché, il n'est pas quelqu'un de méchant. C'est juste une personne qui dissimule toutes ses émotions, qui a de profonds sentiments mais qui ne sais pas les verbaliser n'ayant jamais été habitué à cela. 

        C'est en découvrant peu à peu le personnage du père de Gontran que l'on va découvrir les thèmes et les sentiments véhiculés à travers ce récit. Il va ainsi être question de deuil, de douleur, de pudeur, de nostalgie et de souvenirs. Et c'est en passant des moments basiques de la vie ensemble, en, partageant des moments simples et en parlant petit à petit, que Gontran et son père vont renouer le dialogue et tourner une page qui est rester trop longtemps ouverte. Avant d'arriver sur ce chemin de la rédemption, de l'humilité, de la reconnaissance et en fin de l'amour, il y aura effectivement quelques règlements de comptes afin de crever l'abcès, pour mieux repartir, sur de bonnes bases. 

        Tout ce dévoilement se fait en douceur, de manière très juste et très humaine. Ce sont les qualité qui ressortent durant cette lecture qui est lumineuse et très positive. Avec subtilité, l'auteur nous rappelle ce qu'est la vie et qu'il est possible de vivre sans renoncer au bonheur et aux souvenirs, parce qu'on en a en qu'une, qu'il faut la chérir et qu'il faut en profiter au maximum avec les personnes que l'on aime. Mention toute spéciale au chien de cette histoire, qui est un véritable personnage et qui apporte beaucoup au récit, notamment de l'humour comme il faut! 

En bref:

         Avec "Les jours heureux ne s'oublient pas", Gavin's Clemente-Ruiz s'interroge sur l'amour filial et plus particulièrement sur la relation père-fils.  Dans ce récit solaire et lumineux qui est également drôle, il se dégage beaucoup de douceur et d'humanité. L'histoire entre Gontran et son père n'est pas simple, et sans être véritablement conflictuelle, ils sont plutôt deux parents qui ne se comprennent pas et qui n'ont pas de véritable lien. Mais c'est en prenant le temps de parler, de se souvenirs et de partager des moments simples, que père et fils vont se dévoiler, renouer le dialogue et tourner une page qui est rester trop longtemps ouverte. Il va ainsi être question de deuil, de douleur, de pudeur, de nostalgie et de souvenirs pour arriver sur le chemin de la rédemption, de l'humilité, de la reconnaissance et en fin de l'amour. Tout ce dévoilement et ce cheminement se fait avec beaucoup de subtilité, tout est savamment bien dosés et ajustés, sans en faire trop. L'auteur nous rappelle ce qu'est la vie et qu'il est possible de vivre sans renoncer au bonheur et aux souvenirs, parce qu'on en a en qu'une, qu'il faut la chérir et qu'il faut en profiter au maximum avec les personnes que l'on aime.

lundi 15 mars 2021

La divine comédie de nos vies (Gavin's Clemente Ruiz)




Nationalité de l’auteur: Française 
Editions Albin Michel (3 Mars 2021
224 pages
ISBN-10: 222644436X 
ISBN-13: 978-2226444363 
Genre: Contemporain
Lu le: 25 Février 2021
Ma note: 15/20 




Résumé/4ème de couverture:

« Une seule chose est sure : j'aurais dû dire stop avant. Avoir le courage de parler. Sans le savoir, ma femme et son amant m'ont fait le plus beau cadeau du monde. »

Mon avis:

        Quelle bonne nouvelle que de retrouver un livre de Gavin's Clemente Ruiz! Et pour ce nouveau titre, assez court, il laisse place au mystère car pour une fois, le résumé de 4ème de couverture ne révèle rien, étant donné qu'il n'y a qu'une seule phrase issue du roman. Je me suis donc plongé dans cette histoire qui semble nous entrainer vers les thématiques de la famille, des amis auquel se mêle peut-être un drame. Si l'on se laisse très facilement emmener en barque dans ce récit, il a surtout le mérite de nous cueillir et de nous estomaquer dans les dernières phrases. Cette cerise sur le gâteau amène bon nombre de réflexions et d'interrogations. Je ne sais donc pas trop quoi penser de ce livre, si ce n'est que 'l'histoire est bonne mais que la chute l'est beaucoup moins.

Points de vue/Critiques:

    Dés le début du récit, on fait la connaissance du personnage principal de Jérôme qui ne laisse place à aucun doute, puisqu'il nous montre clairement le chemin que va prendre cette histoire. Ce fait va ainsi être une sorte de point de départ afin de savoir ce qui l'a amené à cela et de mieux comprendre sa vie. Pour cela, on va surtout faire connaissance avec sa femme (leurs enfants) et sa bande d'amis. A la façon d'un roman chorale, les différents personnages apporteront leur vision de la personnalité et du caractère de Jérôme, tout en nous racontant toutes les histoires du passé qui ont façonné leur amitié. Car entre affinités, couple qui se forment et qui se séparent, aléas de la vie, c'est véritablement toute l'histoire d'une amitié de quarantenaires que nous découvrons. Suivre cette bande de potes est un vrai régal et les pages défilent très rapidement. On découvre de temps en temps quelques petites et très subtiles allusions à la personnalité de Jérôme, mais pris par la frénésie de leurs relations à tous, on en fait presque abstraction.

        Avec ce que nous révèle d'emblée Jérôme, on se doute instinctivement du pourquoi du comment et l'on pense logiquement le découvrir au fur et à mesure du récit, par le biais de la découverte de sa bande d'amis. Mais force est de constater que cette quasi certitude n'arrive pas. Mais par contre, cette dernière phrase...!!! Elle a de quoi surprendre, car je pense que l'auteur ne nous mettait pas forcément sur cette voie là. C'est donc une belle cerise sur le gâteau, mais cette cerise serait plus digeste et réellement belle, s'il y avait des explications derrière et si elle ne soulevait pas bon nombre d'interrogations (qui ne trouvent pas vraiment réponse) et de réflexions qui finalement m'ont agacé. En effet, après ce coup de grâce final, l'histoire s'arrête: presque comme une fin ouverte, libre au lecteur de faire son propre avis et de réfléchir. Heureusement que j'ai pu en débattre avec Marie (@leslecturesdeknut) car cette révélation a eu l'audace de nous faire cogiter. Il s'est avéré que cette révélation montre une sorte de renaissance pour Jérôme. Mais le problème ne vient pas du fond mais de la forme, de la manière dont il en est arrivé là. Je trouve sa démarche tellement égoïste et malsaine pour sa famille, ses enfants et ses amis. Il ne faut pas oublier que l'histoire portée sur l'amitié a montré avant tout que Jérôme est une personne très entourée. Alors pourquoi cette manière de faire...? Ce roman me laisse donc très perplexe avec un sentiment mi-figue mi-raisin.

En bref:

        Quelle belle surprise que de retrouver un livre de Gavin's Clemente Ruiz et de renouer avec plaisir avec sa plume! Dans cette histoire dont on ne connaît rien au départ d'après sa 4ème de couverture, on plonge dans la découverte d'une bande de potes avec Jérôme comme personnage principal qui nous annonce d'emblée une certaine directive à son histoire. Ce roman choral va permettre de découvrir tous les liens qui unissent chacun des personnages constituant cette bande d'amis, ainsi que la personnalité de chacun. Cet entrain amical et cet esprit bon enfant nous font passer de jolis moments de lecture. Mais arrive cette phrase finale qui remet tout en question. Cette véritable révélation que l'on ne voit pas venir vous explose à la figure et a le mérite de vous désarçonner. Car puisque rien ne suit après, elle va soulever bon nombre de questions et de réflexions. Outre l'image que j'ai pu comprendre, je n'ai pas du tout aimé la manière que Jérôme a employé, qui est, à mon sens, très égoïste et terriblement malsain pour son entourage, alors que l'histoire nous a bien montré préalablement que c'était une personne très bien entourée. Ce roman me laisse donc grandement perplexe avec un sentiment mi-figue mi-raisin.