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dimanche 12 juillet 2026

Que la mort nous frôle (Michel Bussi)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Presses de la Cité (16 Avril 2026)

446 pages 

ISBN-10:2258214467 

ISBN-13:978-2258214460 

Genre: Thriller

Lu le: 18 Mai 2026

Ma note: 15/20






Résumé/4ème de couverture:

Quand on frôle la mort, ce n'est pas son passé que l'on voit défiler.

Ce sont les rêves que l'on ne pourra pas réaliser.

Près de Lausanne, Jeanne, jeune psychiatre spécialisée dans les traumatismes, rejoint le manoir des Amarantes qui, depuis 1945, abrite des pensionnaires brisés par la guerre. Parmi eux, Charly, adolescent imprévisible et paranoïaque, et Téréza, orpheline du ghetto de Varsovie, ont noué un lien très fort.

Mais ces dernières semaines, des événements inquiétants secouent les lieux : des pensionnaires disparaissent, de mort naturelle prétend-on ; des statues changent de place ; le docteur Gruber, directeur de l'établissement, mène des expériences mystérieuses.

Tandis que les ombres et les non-dits pèsent sur ce manoir hors du temps, le danger est partout.

Derrière ce décor faussement paisible, entre les rives du Léman et les sommets alpins, le passé peut-il encore tuer ?

Mon avis:


         Dans ce thriller psychologique, Michel Bussi nous plonge auprès d'adolescents qui vivent dans un orphelinat, dans un huis clos en pleine période d'après-guerre. Ces enfants, délaissés ou dépourvus de parents, ont déjà vécu des choses difficiles et souffrent aussi de certaines défaillances physiques ou psychologiques. J'ai été emportée dés le début par cette histoire, d'autant que les mystères sont tout de suite bien marqués et présents. Toute la mécanique du suspense est bien présente mais force est de constater que l'auteur n'a pas du tout réussi à me manipuler, ni même à me surprendre. Je ne sais pas si on peut appeler ça un twist final, mais en tout cas, les révélations de m'ont pas étonné. En effet, les différentes combines utilisées par l'auteur ne sont pas novatrices et je ne me suis pas laissée tomber dans le piège. Je ressors un peu déçue de cette illusion qui n'en est pas une et j'ai eu l'impression d'avoir lu un roman jeunesse pour adolescents. L'intrigue reste bonne, divertissante et haletante et les thématiques de la reconstruction juste après guerre, la mémoire, le cinéma muet ou encore le temps qui passe très intéressants font que l'on prend plaisir à naviguer dans cette ambiance. 


Merci aux éditions Presses de la Cité pour l'envoi de ce livre!

lundi 29 décembre 2025

Les ombres du monde (Michel Bussi)





Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Les Presses de la Cité (14 Août 2025)

576 pages

ISBN-10:2258212294

ISBN-13:978-2258212299

Genre: Contemporain 

Lu le: 31 Octobre 2025

Ma note: 18/20 


 



Résumé/4ème de couverture:

Octobre 1990.

Le capitaine français Jorik Arteta, en mission au Rwanda, rencontre Espérance, jeune professeure engagée dans la transition démocratique de son pays.

6 avril 1994.

Un éclair déchire le ciel de Kigali. Le Falcon du président rwandais explose en plein vol. Commencent alors cent jours de terreur et de sang. Les auteurs des tirs de missiles ne seront jamais identifiés. Quelqu'un, pourtant, connaît la vérité.

Noël 2024.

Jorik, sa fille et sa petite-fille s'envolent pour le Rwanda. Tous poursuivent leur propre quête, tourmentée par les fantômes du passé.

Mon avis:


        Pour ce premier roman de Michel Bussi sorti pour la rentrée littéraire et qui ne s'inscrit pas dans un registre de policier, l'auteur signe un roman incroyable et magistral! Je retardais de commencer cette lecture puisque je savais que Michel Bussi partait dans un genre différent et j'ai sûrement lu ce roman dans un moment idéal puisqu'il restera marqué en mémoire et sera l'une de mes plus belles lectures de l'année. Entre fiction et réalité et avec des personnages inventés comme d'illustres figures historiques, l'histoire nous ramène au coeur de cet épisode historique effroyable, qu'est le génocide au Rwanda. Mais le roman va bien au-delà d'une reconstitution historique : il s'agit là d'une histoire de famille, de secrets et de quête identitaire. Il lie ainsi parfaitement l'intime et l'historique dans cette fresque d'une ampleur hors norme tant l'auteur n'a rien laissé de côté, que se soit les aspects sociétaux, politiques, géographiques et culturels du Rwanda et du génocide. L'histoire vous prend continuellement par les émotions. Je me suis tellement bien immergée dans ce récit que j'ai eu l'impression que des années s'étaient écoulées et il est difficile de ressortir de cette histoire puissante. Un roman magistral comme on en fait peu!


Merci aux éditions Presses de la Cité pour l'envoi de ce livre!


Points de vue/Critiques:


    Le récit commence par une histoire de famille, des liens intergénérationnels et des éducations monoparentales avec Maé, la petite-fille et adolescente Normande, élevée par sa mère, qui est métisse et qui a du mal à trouver sa place. Parce qu'elle rêve d'aller voir les gorilles des montagnes, son grand-père Jorik lui offre ce cadeau et toute la famille part en direction du Rwanda, chacun n'ayant pas le même rapport avec ce pays qui traduit leur origine. Si pour la petite-fille c'est synonyme d'excitation et de réalisation de rêve, pour sa mère Aline c'est synonyme de crainte vis-à-vis de ce pays et pour le grand-père, considéré comme persona non grata, c'est carrément synonyme de danger. Dans ce voyage il ne faut pas oublier Espérance, la grand-mère que l'on va suivre grâce à son journal que Maé hérite. C'est donc à travers les yeux et les souvenirs de ces différents personnages que ce voyage de pèlerinage prend forme et qu'il va nous happer. L'auteur arrive dés le début à nous hypnotiser pour mieux nous attirer dans cet immense piège car j'ai rapidement su que cette histoire allait être un grand coup de coeur.


      Le roman, découpé en actes, se déroule sur trois époques différentes qui permettent d'assembler une vérité dont on ne ressort pas indemne. C'est une véritable fresque qui est peinte et qui prend vie sous nos yeux au fil des pages, où l'intime rejoint l'Histoire. Au fil des actes, l'intrigue avance par couches successives révélant tour à tour des secrets de famille, des manœuvres politiques ou encore des mensonges et des malversations personnels. On va de surprises en surprises, notamment avec l'ensemble des personnages croisés au fil du récit, puisque tout le monde porte un masque. Et lorsque celui-ci tombe, la vérité qui se cache derrière nous explose en pleine figure, à l'image de cette vérité finale, ce twist, cher à Michel Bussi, qui finit de nous époustoufler. Dés le début, on est ainsi manipulé et pris dans les filets de ce piège incroyable. 


        Le contexte historique du récit, qu'est le génocide au Rwanda, va bien au-delà de ce sujet. Car c'est aussi tous les enjeux géopolitiques, sociétaux, culturels, démographiques ou encore sanitaires que Michel Bussi dépeint à merveille. Avec des personnages inventés, comme d'illustres figures politiques, il lie magistralement bien la fiction avec des faits réels et fait s'unir la mémoire individuelle d'une famille avec la mémoire collective de tout un pays. On ressent toute la documentation incroyable dont a fait preuve l'auteur et avec sa plume tellement fluide, toutes ces considérations géopolitiques qui ne sont pas simples à appréhender deviennent claires et limpides. Le Rwanda est aussi parfaitement décrit comme un personnage à part entière avec ses collines verdoyantes, ses forêts de renommée mondiale, son hôtel mythique et ses villes de mémoire. On apprend donc énormément de choses sur ce pays qui nous emporte facilement à travers ses villages, ses habitants, ses chants et son Histoire. C'est ainsi que l'on comprend aisément à quel point ce décor porte une charge émotionnelle forte qui se retranscrit tout au long de notre lecture. Transmission, rédemption, devoir de mémoire, culpabilité, poids du secret, sont autant de valeurs et de sentiments véhiculés par tous les personnages. En mêlant l'intime avec l'historique, tout en conservant cette notion de thriller et d'enquête pesante et haletante, Michel Bussi signe là un roman magistral, aussi bouleversant que percutant et haletant, qui reste gravé en mémoire.


En bref:


        En sortant un peu des sentiers battus auxquels il nous avait habitué, Michel Bussi signe avec "Les ombres du monde"  un roman incroyable, un immense coup de coeur. Entre fiction et réalité et avec des personnages inventés comme d'illustres figures historiques, l'histoire nous ramène au coeur du génocide au Rwanda, mais le roman va bien au-delà d'une reconstitution historique. Histoire de famille, de secrets et de quête identitaire, Michel Bussi lie parfaitement l'intime et l'historique dans cette fresque d'une ampleur hors norme tant il n'a rien laissé de côté, que se soit les aspects géopolitiques, sociétaux, culturels et démographiques du Rwanda et du génocide. Il arrive dés le début à nous hypnotiser pour mieux nous attirer dans cet immense piège car au fur et à mesure que les masques portés par tous les personnages tombent, les vérités révélées nous explose en pleine figure, à l'image de cette vérité finale, ce twist, cher à Michel Bussi, qui finit de nous époustoufler. Ce décor fabuleusement bien dépeint du Rwanda porte une charge émotionnelle forte qui se retranscrit tout au long de notre lecture. Transmission, rédemption, devoir de mémoire, culpabilité, poids du secret, sont autant de valeurs et de sentiments véhiculés par tous les personnages. La mémoire individuelle d'une famille est ainsi liée à la mémoire collective de tout un pays et, tout en conservant cette notion de thriller et d'enquête pesante et haletante, Michel Bussi signe là un roman époustouflant, aussi bouleversant que percutant et haletant, qui reste gravé en mémoire. Un roman magistral comme on en fait peu!

lundi 2 décembre 2024

Les assassins de l'aube (Michel Bussi)





Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Presses de la Cité (10 octobre 2024)

399 pages

ISBN-10:2258210607

ISBN-13:978-2258210608

Genre: Thriller

Lu le: 28 Octobre 2024

Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

La Guadeloupe, une île paradisiaque... terre de tous les dangers


Sous le soleil des Caraïbes, trois touristes sont retrouvés assassinés, un harpon de plongée planté en plein cœur. Trois meurtres commis à l’aube, accompagnés d’une mise en scène macabre et glaçante. Pourtant, aucun lien n’unit les victimes, qui séjournaient pour la première fois dans l’île…


Plus étonnant encore, un étrange vieillard prédit à chaque fois les crimes dans leurs plus imprévisibles détails. Magie noire ou machination diabolique ?

S’engage alors pour le commandant Valéric Kancel et ses deux adjoints une course contre la montre, dans une île au bord du chaos. Jusqu’où les entraînera leur enquête vertigineuse ?


Avec ce pur thriller, Michel Bussi nous plonge dans les secrets passés de la Guadeloupe. Et nous offre un voyage aussi intense que dépaysant.

Mon avis:

        Dépaysement total et inédit dans le nouveau livre de Michel Bussi, puisque l'auteur nous emmène dans une enquête au sein de l'île de la Guadeloupe. Avec ses paysages sublimes et son climat de chaleur tropicale, l'île de la Guadeloupe apporte véritablement une touche singulière à l'intrigue. Ce roman s'inscrit dans la digne veine de Michel Bussi avec une histoire prenante très bien ficelée composée de différents points de vue et des chapitres courts qui dynamisent le récit et qui nous tiennent en haleine. Ce roman permet d'aborder les thèmes de l'héritage et de la mémoire, de la transmission, de l'égalité sociale et de l'identité et l'appartenance culturelle. Une intrigue aussi bien sociale que policière. Roi des twists finaux, je dois avouer que pour cette fois, l'auteur ne m'a véritablement surprise et ne m'a pas retourné le cerveau. Cela reste un très bon final, mais pas époustouflant. 

Merci aux éditions Presses de la Cité pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

        "Les assassins de l'aube" nous emmène en voyage au sein de l'île de la Guadeloupe et l'on est immédiatement propulsé dans une atmosphère de chaleur moite et lourde dés les premières pages. Cette sensation de chaleur tropicale ne nous lâche pas et cette ambiance particulière ne se limite pas aux considérations climatiques et météorologiques de l'île, puisque c'est également toute la culture et l'Histoire de la Guadeloupe qui y sont pleinement abordés et qui font de l'île un vrai personnage à part entière. Au milieu des mangroves, c'est surtout la dimension historique liée à l'esclavagisme que l'on va retrouver sans oublier toute ces croyances spirituelles avec notamment les quimboiseurs qui était très intéressant. 

        L'île de la Guadeloupe va ainsi se retrouver au coeur de l'intrigue par son aspect sociétal. En effet, l'héritage de son histoire liée à l'esclavagisme, crée une diversité culturelle et ethnique forte et entraînant des fractures sociales et raciales tout aussi marquées. Cela va donc amener à s'interroger sur la question de l'identité et de l'appartenance culturelle, sans compter le conflit permanent, aussi bien dans le quotidien des habitants que dans l'enquête en cours, entre la modernité et les traditions ancestrales. La Guadeloupe amène une dimension sociologique indéniable, ce qui laisse une empreinte forte et intéressante.

        L'intrigue policière est classiquement composée de faux indices, de révélations et de suspicions autour de tous les personnages tout en s'interrogeant sur la crédibilité de la partie mystique. Et en alternant les chapitres avec ceux qui nous plongent du point de vue du tueur, rien de tel pour nous maintenir en haleine. Les évènements s'enchaînent rapidement et j'ai aimé voir le fait que les inspecteurs, même en étant originaires de l'île, semblaient perdus et pataugeaient complétement dans la résolution de ces meurtres. Et puisqu'eux mêmes ont des facettes multiples et que l'on a du mal à les cerner, cela accentue ce suspense psychologique qui nous fait douter de tout et tout le monde. La résolution de cette intrigue intervient en cascade et si tout est parfaitement maitriser et plaisant, je dois avouer que je n'ai été nullement surprise. Je n'ai pas cru un instant à ce qu'on voulait nous faire croire dans un premier temps et la seconde couche de révélation a confirmé mes doutes établis depuis un moment. 

En bref:

        Dépaysement total et inédit dans le nouveau livre de Michel Bussi, puisque l'auteur nous emmène dans une enquête au sein de l'île de la Guadeloupe. Avec ses paysages sublimes et son climat de chaleur tropicale, l'île de la Guadeloupe apporte véritablement une touche singulière à l'intrigue qui est aussi bien sociale que policière. Car au-delà des considérations climatiques et météorologiques de l'île, c'est également toute la culture et l'Histoire de la Guadeloupe qui y sont abordés avec les thèmes de l'héritage et de la mémoire, de la transmission, des traditions ancestrales, des croyances spirituelles, de l'égalité sociale, et de l'identité et l'appartenance culturelle. En alternant les chapitres avec ceux qui nous plongent du point de vue du tueur, l'intrigue policière nous tient en haleine. Les personnages sont tous suspects, y compris les enquêteurs qui ont de multiples facettes, accentuant ce suspense psychologique qui nous fait douter de tout et tout le monde. Roi des twists finaux, je dois avouer que pour cette fois, l'auteur ne m'a pas véritablement surprise et ne m'a pas retourné le cerveau. Cela reste un très bon final, mais pas époustouflant. 

mercredi 28 février 2024

Mon cœur a déménagé (Michel Bussi)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Presses de la Cité (11 janvier 2024)

390 pages

ISBN-10: 2258208408

ISBN-13:978-2258208407

Genre: Thriller

Lu le: 21 Janvier 2024

Ma note: 16/20 






Résumé/4ème de couverture:


La mort d'une mère La quête d'une fille Une vengeance implacable "Papa a tué maman. " Rouen, avril 1983. Ophélie a - presque - tout vu, du haut de ses sept ans. Mais son père n'est pas le seul coupable. Un autre homme aurait pu sauver sa mère. Dès lors, Ophélie n'aura plus qu'un but : retrouver les témoins, rassembler les pièces du puzzle qui la mèneront jusqu'à la vérité. Et, patiemment, accomplir sa vengeance...

Enfant placée en foyer, collégienne rebelle, étudiante évoluant sous une fausse identité, chaque étape de la vie d'Ophélie sera marquée par sa quête obsessionnelle et bouleversante. Dans une intrigue qui mêle roman d'amour et d'amitiés, récit initiatique et manipulations, Michel Bussi dessine aussi une fresque sociale inédite des années 1990.

Mon avis:

        Quel bonheur de retrouver un nouvel opus de Michel Bussi, car je sais quelque soit le sujet, les thématiques, la construction ou que sais-je d'autre, je sais que je vais passer un très bon moment de lecture. J'ai particulièrement aimé le graphisme et les couleurs de cette couverture et j'ai adoré retrouver une histoire qui se passe de nouveau en Normandie et cette fois-ci à Rouen. L'intrigue se place dans un contexte social et familial particulier et si elle se passe dans les années 90, elle permet de trouver écho avec les enjeux sociétaux toujours actuels. Au gré de l'enquête et des rebondissements, l'auteur nous entraîne avec facilité dans une grande dimension humaine qui nous fait sans cesse douter. La balade d'une piste à une autre prend fin avec un dénouement qui nous surprend jusqu'à la toute dernière ligne.

Merci aux éditions Presses de la Cité pour l'envoi de ce livre! 

Points de vue/Critiques:

        Avec ce nouveau titre de Michel Bussi, je me suis plongée tête et corps dans cette histoire, qui avait pour moi un petit air de nostalgie. En effet, l'histoire se déroule durant les années 90 où l'on replonge dans cette ambiance avec les grands évènements sociétaux et politiques de l'époque et elle se déroule dans la ville de Rouen que je connaît bien. Il y a donc instantanément, dés que l'on commence cette lecture, un sentiment de proximité attachant qui se créée. De plus, l'auteur a choisi d'utiliser la deuxième personne du singulier, le "tu", pour narrer son histoire ce qui fait que le lecteur a vraiment l'impression que les personnages s'adresse à lui. Même si cela n'est pas le cas, puisqu'il représente Ophélie, l'héroïne, cela instaure une proximité non négligeable. Une méthode narration maîtrisée qui nous harponne et qui fait qu'on ne peut plus lâcher le livre. 

    Bien que le récit alterne le point de vue de plusieurs personnages, c'est bien l'enfance d'Ophélie qui est raconté, ce qu'elle a vécu de dramatique puis sa vie qui s'est construit autour de cet évènement et de sa soif de vengeance. Son histoire permet de mettre en lumière de forts enjeux sociétaux à travers cette fresque familial dramatique et si elle se place dans les années 80-90, on ne peut que malheureusement constater qu'une telle histoire a toujours sa place dans notre société actuelle. Il va ainsi être question de violences domestiques, de difficultés familiales, de foyers d'éducation, d'éducateurs et de tous les acteurs évoluant dans le monde social auprès des enfants. On plonge ainsi dans un système et un univers qui fait parfois mal au cœur mais l'auteur nous montre aussi à quel point certains hommes et femmes ont un rôle important et essentiel dans l'éducation et la résilience de certains jeunes, qui n'ont pas pu se construire normalement auprès d'une famille.  

        Ophélie est emportée et ne vit que pour sa quête obsessionnelle et rancunière de la vérité. Elle nous entraîne avec facilité dans ses recherches et dans sa vengeance, qui est tout à fait compréhensible. Dans son entreprise, tout au long de sa vie, les rebondissements et les faits sont marquants et successifs. C'est une véritable fresque vengeresse qui se met en place mais cette partie est contrebalancée par cette recherche de la vérité, que l'on oublie pas. Et puis ce n'est pas uniquement la colère et le ressentiment qui sont illustrés à travers Ophélie.  L'auteur n'oublie pas que l'amour et surtout l'amitié et l'aide, avec toute les promesses et l'engagement que cela peut entraîner, sont aussi important lors de l'enfance et quand il est difficile de se construire. Entre les actions tout feux tout flamme, l'enquête pour connaître la vérité et savoir ce qu'il s'est réellement passé progresse et l'on est sans cesse pris de doutes au fil des découvertes qui relance certaines idées. On est une nouvelle fois aisément balader d'une piste à l'autre jusqu'au dénouement, qui a su me surprendre mais je ne qualifierai pas de véritable twist, même si un dénouement peut en cacher un autre! 

En bref:

         "Mon cœur a déménagé" nous entraine dans les années 80-90, en plein cœur de Rouen mais aussi dans une véritable fresque sociale et familiale, qui a malheureusement toujours sa place dans notre société actuelle. Michel Bussi maitrise une nouvelle fois sa méthode de narration qui nous harponne et qui fait qu'on ne peut plus lâcher le livre. Bien que le récit alterne le point de vue de plusieurs personnages, c'est bien l'enfance d'Ophélie qui est raconté, avec ce qu'elle a vécu de dramatique et comment elle a pu ensuite se construire. C'est donc tout un pan humain qui est mis en lumière avec tout le système social faits d'hommes et de femmes qui ont un rôle important et essentiel dans l'éducation et la résilience de certains jeunes. Mais c'est aussi montrer l'importance de l'amour et de l'amitié quand il est difficile de se construire. On suit ainsi Ophélie qui est emportée dans sa quête obsessionnelle et rancunière de la vérité. C'est une véritable fresque vengeresse, faites d'actions et de rebondissements qui se met en place mais cette partie est contrebalancée par cette recherche de la vérité, que l'on oublie pas. On est sans cesse pris de doutes au fil des découvertes, on est une nouvelle fois aisément balader d'une piste à l'autre jusqu'au dénouement, qui n'est pas un véritable twist, même si un dénouement peut en cacher un autre! 

lundi 31 juillet 2023

N.E.O., tome 4 : les moulins de Pandore (Michel Bussi)





Nationalité de l’auteur: Française

Editions PKJ (1er juin 2023)

496 pages

ISBN-10:‎ 2266320653

ISBN-13:‎ 978-2266320658

Genre: Jeunesse

Lu le: 29 Juin 2023

Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

Ogénor a réussi à étendre son emprise bien au-delà des frontières de Paris. Il règne désormais d’une main de fer sur un peuple divisé en castes. Et malheur à ceux qui osent désobéir aux lois ! Tels Bill et Chrysanthe, qui sont traqués sans relâche dans tout l’empire, pour avoir enlevé au dictateur ce qui lui était le plus précieux. Quant à Alixe, Zyzo et les autres, ils sont considérés comme des hors-la-loi dangereux et recherchés eux aussi.

Car, en découvrant l’origine du nuage toxique qui a autrefois tué tous les adultes, les rebelles pourraient avoir révélé les desseins bien plus sombres du tyran. Une course contre la montre s’engage alors entre ceux qui se battent pour la liberté et le terrible engrenage mis en branle  par Ogénor. Mais arriveront ils à temps pour sauver ce qui reste de l’humanité ?

Mon avis:

    Ce quatrième tome de la série jeunesse "N.E.O" est le tome de conclusion et il termine parfaitement cette super saga. Plus accès sur la politique et sur la rébellion tant attendue, l'histoire répond à toutes les interrogations soulevées tout au long de la série. Avec l'étendue des personnages, les actions, l'aventure et les rebondissements sont encore plus nombreux. On vibre avec chacun d'entre eux et ils nous procurent diverses émotions. Cette série ne m'a jamais déçue, avec des tomes tous aussi intéressants et travaillés les uns que les autres. C'est une très bonne série jeunesse que je prendrais plaisir à relire, palpitante et aventureuse à souhait qui nous mets face à tous les défauts de la société.

Merci aux éditions Pocket Jeunesse (PKJ) pour l'envoi de ce livre et de toute la série!

Points de vue/Critiques:

         C'est un plaisir de retrouver Alixe, Zyzo et toute la bande même s'il ont bien grandit depuis le début de la saga. Je suis d'ailleurs restée sur le fait qu'il avait plus 16 ans que 18 ou 20 ans. Leur psychologie s'est ainsi considérablement bien développée, les faisant évoluer d'enfant qui essayent de survivre dans un monde hostile à des jeunes adultes qui essayent de construire un nouveau monde meilleur. Je les imaginait dans ma tête encore adolescents et non pas comme des jeunes adultes. Cette belle et franche évolution m'a ainsi quelque fois décontenancée face à la tournure de certains évènements. C'est totalement personnel mais en revanche, depuis le premier tome, la palette des personnages s'est considérablement étoffée. Malgré un trop bref rappel des évènements passés et une description brève des personnages, j'aurais aimé plus de rappels afin d'avoir bien tous les éléments en tête à l'issue de ce final. Je me suis parfois posée des questions sur les rôles de certains personnages, qui ils étaient etc. C'est pourquoi je relirais avec plaisir cette série en enchaînant plus rapidement les tomes.

        Depuis le début de la série, chaque tome nous entraînant dans des aventures folles où les actions s'enchainaient. Et ce dernier tome ne fait pas exception à la règle. Il permet juste d'assembler toutes les pièces du puzzle disséminées depuis le début, que ce soit en ce qui concerne les personnages en eux-mêmes, la société d'avant et celle de maintenant, sans compter la mise en place du futur. Si le premier tome nous faisait davantage partir vers des considérations écologiques et environnementales, la série a petit à petit pris les chemins de l'aspect sociétal pour arriver clairement à un dernier tome à l'aspect très politique. Il est ainsi question de castes, de classes, de couleur de peaux, d'origine mais il y aussi et surtout une dictature, très développée dans ce le récit, menant ainsi à une guerre et une rébellion. L'auteur dénonce ainsi une société corrompue et pleine de défauts et de problématiques en tout genre, mais il le fait en réécrivant les choses sous un point de vue plus "enfantin" et surtout aventureux.

        C'est une véritable course contre la montre qui s'opère dans ce dernier tome. Avec des enfants qui ont grandit leurs enjeux et leurs combats sont devenus vitaux. Certains vont d'ailleurs y laisser leur peaux, ne faisant pas de cette série, une douce utopie, mais une dystopie parfois assez noire, voire réaliste dans certains aspects. De manière générale, tous les secrets trouvent réponses et c'est très plaisant de ne pas rester sur sa fin après 4 tomes. j'ai particulièrement aimé tout le dévoilements à propos des origines familiales de chacun des personnages apportant le moment tendre et touchant au milieu de toute cette frénésie. 

En bref:

        Ce quatrième tome de la série jeunesse "N.E.O" est le tome de conclusion et il termine parfaitement cette super saga jeunesse dystopique. Alixe, Zyzo et toute la bande ont bien grandit depuis le début de la saga passant d'enfants qui essayent de survivre dans un monde hostile à des jeunes adultes qui essayent de construire un nouveau monde meilleur. Leur psychologie s'est considérablement bien développée donnant une belle et franche évolution... parfois déconcertante. Si le premier tome nous faisait davantage partir vers des considérations écologiques et environnementales, on arrive ici clairement à un dernier tome à l'aspect sociétal très politique. Il est ainsi question de castes, de classes, de couleur de peaux, d'origine mais il y aussi et surtout une dictature menant ainsi à une guerre et une rébellion. On est de nouveau entraîné dans des aventures folles où les actions s'enchainent permettant d'assembler toutes les pièces du puzzle disséminées depuis le début. L'histoire répond à toutes les interrogations soulevées tout au long de la série. Cette série ne m'a jamais déçue, avec des tomes tous aussi intéressants et travaillés les uns que les autres. C'est une très bonne série jeunesse que je prendrais plaisir à relire, palpitante et aventureuse à souhait qui nous mets face à tous les défauts de la société.

mardi 25 juillet 2023

Ne lâche pas ma main (BD)





Scénario: Fred Duval d’après l’œuvre de Michel Bussi

Illustrations: Didier Cassegrain

Nationalité des auteurs: Française

Editions Dupuis (6 juin 2023)

Collection Aire Libre

136 pages

ISBN-13:‎ 979-1034749850

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 25 Juin 2023

Ma note: 16/20

 

Résumé/4ème de couverture:

Quand Liane disparaît de l'hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de 6 ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l'île, est lancée. Une officier de police opiniâtre pourra-t-elle appréhender le suspect ?


Après le succès de l'adaptation en bande dessinée de son roman Les Nymphéas noirs, Michel Bussi revient en compagnie de Fred Duval et Didier Cassegrain pour Ne lâche pas ma main, un thriller haletant au cœur de l'île de La Réunion. 

Mon avis:

        Je suis hyper contente d'avoir un nouvelle bande-dessinée adaptée des romans de Michel Bussi dans ma collection, d'autant plus qu'elle est une nouvelle fois réussi. Comme pour "Nymphéas noirs", on retrouve les mêmes auteurs aux commandes et j'adore leur travail. Non seulement le scénario est des plus fidèle au roman mais en plus, la palette de couleurs utilisée apporte une singularité incroyable. Les couleurs pastels sont magnifiques et cela donne une atmosphère chaude et colorée, idéale pour que l'ambiance s'emballe. Cette adaptation permet de redécouvrir l'histoire, mais presque sous un angle différent, tant les images jouent presque plus que les mots. Difficile alors de conseiller l'un ou l'autre format! On rentre rapidement dans l'ambiance et l'on est très vite happé par l'intrigue qui est bien ficelée, qui nous fait poser beaucoup de questions avec des personnages aussi antagonistes que mystérieux. Tous les ingrédients sont réunis pour vivre un vrai polar presque animé! 

Merci aux éditions Dupuis pour l'envoi de ce livre!