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jeudi 28 février 2019

Les soeurs Carmine, tome 2: Belle de gris (Ariel Holzl)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Mnémos (16 Novembre 2017)
Collection Naos
265 pages
ISBN-10: 2354086032
ISBN-13: 978-2354086039
Genre: Fantasy
Lu le: 21 Février 2019
Ma note: 18/20




Résumé/4ème de couverture:

Trois semaines séparent Tristabelle Carmine du Grand Bal de la Reine. Trois semaines pour trouver la robe de ses rêves, un masque, une nouvelle paire d’escarpins… et aussi un moyen d’entrer au Palais. Car Tristabelle n’a pas été invitée. Mais ça, c’est un détail. Tout comme les voix dans sa tête ou cette minuscule série de meurtres qui semble lui coller aux talons.

En tout cas, elle ne compte pas rater la fête. Quitte à écumer les bas-fonds surnaturels de Grisaille, frayer avec des criminels, travailler dans une morgue ou rejoindre un culte. S’il le faut, elle ira même jusqu’à tuer demander de l’aide à sa petite sœur. Car Tristabelle Carmine est une jeune femme débrouillarde, saine et équilibrée. Ne laissez pas ses rivales ou ses admirateurs éconduits vous convaincre du contraire. Ils sont juste jaloux. Surtout les morts.

Mon avis:

            On ne présente plus cette formidable saga qu’est « Les soeurs Carmine » sortie de l’imagination d’Ariel Holzl, tant sa particularité est savoureuse à souhait et qu’elle a insufflé un grand bol d’air frais dans la littérature. La preuve personnelle en est, c’est que j’ai craqué et que j’ai acheté ce deuxième tome en grand format! Et pompom sur le manège, j’ai lu « Belle de gris » en lecture commune avec Florence du blog « Flo and books ».
Alors qu’en général, les tomes 2 des sagas s’inscrivent plutôt dans le creux de la vague et ne sont pas les tomes les plus intéressants, ici pour les Soeurs Carmine, le fait d’avoir la terrible et horripilante Tristabelle comme personnage principal arrive à faire surpasser dans l’excellence ce tome comparé au premier! J’ai adoré ce livre, bien plus encore que premier!! Vivement le troisième! Et le quatrième, le cinquième…!!!

Points de vue/Critiques:

            Si vous avez aimé, apprécié ou adoré le premier tome, avec cette suite, la barre est encore plus haute! Pour le tome 1, j’avais, je pense, énormément apprécié tout l’univers créé autour des Soeurs Carmine, avec la ville de Grisaille et tous ses us et coutumes courantes dans laquelle la compassion, la bonté, la gentillesse, le droit, la justice etc ne sont pas de main mise, au profit de vols, de meurtres, de violence etc, ancrés dans les moeurs, le tout baignant dans beaucoup d’humour et de second degré, n’insufflant pas une atmosphère morbide à tout cela. Et cette découverte s’était faite avec la cadette des soeurs, Merryvère, qui ne m’avait pas vraiment marqué. Et en sachant que l’on découvre sa soeur ainée, Tristabelle, comme quelqu’un de froid, imbu d’elle-même, cruelle et machiavélique, je n’étais pas tout à fait enthousiaste à l’idée de savoir que l’on retournerait à Grisaille dans ce tome 2 avec la vision de Tristabelle. Au final, cette dernière a un caractère, certes extrêmement particulier, mais que l’on prend plaisir à découvrir, et qui s’insert parfaitement à l’ambiance de Grisaille!!!

Comment décrire la majestueuse Tristabelle? Cruelle, dépourvue d’humanité, indétronable, imbue d’elle-même, prétentieuse, auto-centriste, bref, elle a tout pour être détestable. Mais, il y a un mais et c’est l’auteur lui-même, puisqu’à l’image de la ville de Grisaille avec son ambiance très noire, sombre, voire morbide qui passe crème et que l’on affectionne, c’est la même chose pour Tristabelle: elle est tout simplement détestablement sympathique! Si ce tour de passe-passe est rende possible, c’est en partie grâce à l’humour omniprésent, et quand celui-ci vient de la bouche de Tristabelle, c’est cruellement drôle!!! De plus, dés le début du récit, elle prend le lecteur à parti, lequel fait donc parti du scénario en quelque sorte. C’est une remarquable idée pour nous rendre proche de ce personnage, au premier abord antipathique! Et parce que le caractère de Tristabelle n’est pas tout simplement là pour pimenter l’histoire, la cerise sur le gâteau vient du fait qu’à la toute fin, on voit son armure se fissurer et l’on découvre une personne qui possède tout de même des sentiments… On ne peut donc qu’affectionner Tristabelle, certainement plus que sa soeur cadette. Reste à voir pour la petite Dolorine, qui promet elle aussi de belles choses.

Pas seulement par le personnage principal, mais c’est aussi par l’intrigue que j’ai plus apprécié ce deuxième tome. En effet, elle est différente de celle proposée dans le premier tome dans le sens où comme les soeurs n’ont pas du tout les mêmes centres d’intérêt, il y a un changement d’ambiance radical et c’est salvateur! On retrouve tout de même des liens qui sont identifiables, mais l’essentiel est neuf et ça renouvelle agréablement l’histoire et la série. Les enjeux sont aussi distincts, et même si ce tome comporte moins d’action que le précédent, le récit reste très accrocheur.

En bref:

            A la question « dans quelle série peut-on avoir un deuxième encore meilleur que le premier » je répond les Soeurs Carmine!!! Car après une excellente entrée en matière avec « Le complot des corbeaux » mettant en avant Merryvère, la soeur cadette, « Belle de gris » se concentre sur l’ainée des soeurs, Tristabelle, au caractère antipathique. Mais l’humour mordant et incisif d’Ariel Holzl nous la rend tout simplement détestablement sympathique. Et quand le masque de cette jeune femme égocentrique se fendille, l’auteur nous cueille! On ajoute à tout cela une intrigue à l’ambiance changeante mais salvatrice, et très accrochante, et on obtient une superbe lecture confirmant que cette série est juste fantastiquement délicieuse!

Autour du livre:

  • Tome 1: Le complot des corbeaux (<— chronique à retrouver ici)

mercredi 27 février 2019

Toute la ville en parle (Fannie Flagg)




Titre original: The Whole Town's Talking
Traduction: Jean-Luc Piningre
Nationalité de l’auteur: Américaine
Editions Le Cherche Midi (7 Février 2019)
512 pages
ISBN-10: 274915796X
ISBN-13: 978-2749157962
Genre: Contemporain
Lu le: 17 Février 2019
Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

            L'auteur de Beignets de tomates vertes nous conte, dans ce roman choral, l'histoire d'un petit village du Missouri, Elmwood Springs, depuis sa fondation en 1889 jusqu'à nos jours. Les années passent, les bonheurs et les drames se succèdent, la société et le monde se transforment, mais les humains, avec leurs plaisirs, leurs peurs, leurs croyances, leurs amours, ne changent guère. Et c'est la même chose au cimetière puisque, loin de jouir d'un repos éternel, les défunts y continuent leurs existences, sous une forme particulière. Au fil des décès, ils voient ainsi arriver avec plaisir leurs proches et leurs descendants, qui leur donnent des nouvelles fraîches du village. Tout irait ainsi pour le mieux dans ce monde, et dans l’autre, si d'inexplicables disparitions ne venaient bouleverser la vie, et la mort, de cette paisible petite communauté.

Mon avis:

            Merci beaucoup à Benoît des éditions du Cherche-Midi pour m’avoir envoyé le tout dernier opus de Fannie Flagg « Toute la ville en parle » qui me faisait de l’oeil….!! Je n’ai lu que « Beignets de tomates vertes » de l’autrice, mais si ce dernier livre m’attirait beaucoup, ce n’est peut-être pas pour rien, puisque je l’ai engloutit en une journée. Suivre les habitants d’une petite ville du fin fond des Etats-Unis, qui se succèdent de génération en génération, depuis ses fondateurs à ses contemporains, apporte une réelle touche de cocon familial, à laquelle on ajoute un soupçon de mysticisme touchant, procure une très agréable lecture addictive. Sous des faux airs de « La petite maison dans la prairie », on est vite embarqué dans la vie d’Elmwood Springs. 

Points de vue/Critiques:

            Un peu à la manière de « Beignets de tomates vertes », Fannie Flagg reprend les codes de société rurale Américaine d’antan. Avec « Toute la ville en parle », on part du tout début: la création d’Elmwood Springs, un petit village du fin fond du Missouri qui deviendra rapidement une ville moderne à part entière. Pour cela, nous allons suivre les créateurs de cette ville: Lordor Nordstrom et Katrina Olsen, deux colons suédois. Puis, grâce à leur descendance, nous suivons l’évolution d’Elmwood Springs à travers les générations qui se succèdent les unes aux autres. Ces deux premiers fondateurs sont vraiment attachants, leur travail, leur bienveillance et leur altruisme est réconfortant et la ville prenant de plus en plus d’ampleur, au fil des personnages que l’on rencontre, on reste tout de même plus attentionnés lorsqu’il s’agit de personnes venant de la lignée de Lordor et Katrina. 
Toute cette petite communauté éveille un esprit communautaire et de partage qui n’est pas sans rappeler tout ce que l’on peut retrouver dans « La petite maison dans la prairie ». Les valeurs profondes de la société américaine sont donc retranscrites mais c’est avant tout un portrait réaliste et amusant d’une société qui évolue au fil des années, pour arriver à des villes comme nous pouvons les connaître actuellement. 

Mais parce que nous faisons la connaissance des créateurs d’Elmwood Springs pour arriver aux habitant d’Elmwood Springs des années 2020, les personnages rencontrées au fil des années sont très nombreux et c’est là que peut se poser un problème: il devient parfois difficile de se rappeler les filiations!!! Il vaut donc mieux ardemment lire ce livre le plus rapidement possible pour conserver toutes ces informations en tête. Une lecture espacée avec ce roman devrait poser problème. 

Mais ce livre ne serait pas aussi ce qu’il est si Fannie Flagg n’avait pas ajouté un petit élément atypique et mystique dans son récit. Car la vie que nous suivons à Elmwood Springs se poursuit également dans son cimetière! Au fil des morts, les habitants vont de retrouver avec étonnement dans le cimetière et vont ainsi pouvoir surveiller d’un regard bienveillant la vie qui continue de se dérouler à Elmwood Springs. Cet aspect de l’histoire m’a surprise, mais elle est drôlement amusante et ajoute une petite dimension fantastique très agréable puisque cette petite notion de l’au-delà n’est pas le sujet du livre. 

En bref:

            Avec « Toute la ville en parle », Fannie Flagg nous fournit une chronique sociétale de l’Amérique profonde avec tendresse, humour, attachement et même fantasy. Partant des créateurs d’Elmwood Springs, les personnages se succèdent aux fils des générations et des années où chacun va contribuer à développer la société et une ville, bref, le monde, comme nous le connaissons aujourd’hui. Divers sujets sont donc traités sous la plume fine et malicieuse de l’autrice, allant de l’humour à la gravité et se terminant par une pointe de nostalgie grâce à la petite touche de fantastique donné au récit. 

Autour du livre:
  • De la même autrice:
    • Beignets de tomates vertes ( <— chronique à retrouver ici)

mardi 26 février 2019

Maura Murray a disparu (James Renner)




Titre original: Addict
Traduction: Caroline Nicolas
Nationalité de l’auteur: Américaine
Editions Pocket (7 Février 2019)
numéro 17340
416 pages
ISBN-10: 2266287478
ISBN-13: 978-2266287470
Genre: Policier
Lu le: 16 Février 2019
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

Imaginez une jeune femme sur une route du Nord. Derrière elle, les montagnes de la Nouvelle-Angleterre et quelques tracas de la vie quotidienne : une rupture, des problèmes d'argent, et maintenant une sortie de route... 
Un voisin lui demande si elle a besoin d'aide. La jeune fille refuse, elle a déjà appelé les secours. Saisi d'un doute, il prévient la police qui arrive sept minutes plus tard : la voiture est toujours là mais la conductrice, elle, s'est volatilisée. 
Elle s'appelait Maura Murray ; elle avait 21 ans. On ne la reverra plus jamais. 

De cette énigme absolue, impénétrable et ordinaire, James Renner va remonter cent pistes, recueillir des témoignages, échafauder des plans, jusqu’à l'obsession... 

Mon avis:

            Initialement paru sous le nom « Addict » ce livre particulier n’a sûrement pas trouvé son public et son succès en raison du choix de ce titre et de la couverture. En effet, « Addict » avec sa couverture montrant une femme aux yeux et à la bouche bandés reflète mal l’histoire de ce livre atypique. Il ne s’agit pas en effet, d’une histoire d’addiction (quelqu’elle soit) mais l’histoire vraie de l’auteur, James Renner, journaliste et passionné de faits divers non résolus, qui raconte l’enquête qu’il a reprise de lui-même et qu’il a mené sur Maura Maurray, une jeune femme qui a disparu sans laisser de traces et dont l’affaire reste toujours irrésolue aujourd’hui. 
Cette histoire, une narrative non-fiction, est donc quelque chose d’atypique et d’inédit, et qui s’est avérée tout aussi addictive qu’elle l’a été pour l’auteur! 

Points de vue/Critiques:

            Cette narrative non-fiction est presque à prendre comme un témoignage. L’auteur se livre tel que dans un journal intime, parlant de lui, de sa famille et surtout de ses pistes, ses hypothèses, ses voyages, ses démarches et surtout tout ce que cela a entraîné sur sa vie personnelle, au point que cette enquête l’a obsédé complètement, le rendant presque fou et monomaniaque. Il a consacré une bonne partie de sa vie à essayer de répondre à cette question que tout le monde se pose: où est passée Maura Maurray?
Malgré toutes les recherches entreprises, cette question reste encore aujourd’hui sans réponse. Est-elle morte? A-t-elle été enlevée et séquestrée? Est-elle partie de son plein gré pour refaire sa vie? Quels sont ses secrets?

Du début à la fin, et de manière très chronologique, James Renner nous fait part de tout concernant l’affaire: toutes les questions, toutes les pistes, toutes les preuves, tous les infimes détails, toutes les incompréhensions. Les interrogatoires et les voyages sont nombreux et même si le nouvelles technologies apportent quelques éléments de réflexions et quelques indices, ils ne permettent pas répondre aux multiples questions concernant Maura Murray. Du fait que James Renner nous raconte son entreprise d’enquête, la narration est vraiment très importante et est parfois déconcertante puisque nous retrouvons très peu de dialogues. Malgré le faut d’avoir rencontrer de nombreuses personnes à interroger, tout nous est retranscrit de manière narrative alors que dans une histoire plus « lambda », les dialogues seraient plus de mise afin de dynamiser le récit.

En bref:

            Avec « Maura Murray » James Renner nous offre un récit réellement particulier et atypique: une narrative non-fiction. Aux limites de l’autobiographie, du témoignage et du documentaire, l’auteur nous raconte une partie de sa vie durant laquelle il a entreprise de reprendre à zéro les recherches concernant la disparition inexpliquée de Maura Murray. La jeune femme n’est donc pas le personnage principal de ce livre, puisque c’est l’enquête en elle-même qui est au coeur du récit. Toutes les clés nous sont délivrées: les questions, les hypothèses, les preuves, les faits etc, mais savoir ce qu’est devenu Maura reste à ce jour, toujours un mystère irrésolu. 

lundi 25 février 2019

Mon dernier continent (Midge Raymond)




Titre original: My Last Continent
Traduction: Carole Hanna
Nationalité de l’auteur: Américaine
Editions Le Livre de Poche (30 Mai 2018)
numéro 34946
320 pages
ISBN-10: 225307120X
ISBN-13: 978-2253071204
Genre: Contemporain
Lu le: 9 Février 2019
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

Deb et Keller se retrouvent chaque année au cœur des eaux froides de l’Antarctique pour étudier les manchots empereurs et les Adélie. Dans ce bout du monde entouré de glaciers et d’icebergs, ils oublient pour un temps les chagrins de leurs vies. Mais l’Antarctique, comme leur amour, est fragile et menacé.
Une nouvelle saison commence. Au moment de lever l’ancre, Keller n’est pas à bord du Cormoran, le bateau qui doit les conduire à la station de recherches. Peu après, le Cormoran reçoit un signal de détresse d’un paquebot de croisière prisonnier des glaces...
Un voyage inoubliable aux confins du continent blanc, territoire à la beauté âpre où le moindre faux pas peut se révéler tragique.

Mon avis:

            Savoir que ce livre faisait parti de la sélection pour le prix des lecteurs Livre de Poche 2018 m’a fait intéressé au résumé, qui a finit par me convaincre. Cette histoire est prenante et elle nous emporte avec beaucoup d’intensité dans une très belle histoire d’amour. Mais cela sort du commun dans le fait que l’autrice nous embarque dans le monde enchanteur du continent blanc et glacé, délivrant ainsi un magnifique message écologique, sans moralisation.

Points de vue/Critiques:

            Nous baladant entre le chaud et le froid, ce livre a l’art de mêler les genres et de nous faire voyager ! Entre amour, passion, drame, catastrophe, danger écologique, survie des espèces, nature à préserver, cette histoire nous emporte littéralement à des milliers de kilomètres de l’endroit où l’on se trouve, nous transperce le coeur et nous piège dans ses filets de glace.
Avec une écriture juste, sans aucune dénonciation ou discours moralisateurs, Midge Raymond décrit tout simplement tout ce qui ce passe actuellement autour du grand continent blanc de nos jours, suite à réchauffement climatique, éveillant ainsi naturellement notre conscience écologique. Il suffit de donner quelques informations par ci par là, concernant le mode de vie des espèces qui changent au fil du temps, les conséquences que cela entraîne, les activités et les habitudes humaines, la nécessité d’une telle immensité de glace, etc, pour que tout cela prennent sens dans notre esprit et que l’on en soit touché.

Au fil des chapitres, nous suivons Deb, son parcours, sa vie en dehors de ses missions, la naissance de sa passion pour l’Antarctique, ses rencontres humaines et animales, ses questionnements, ses désillusions et ses espoirs. Sa vie, c’est aussi sa rencontre avec Keller qui aboutira à une histoire d’amour que l’on suivra entre leurs travails respectifs, les départs, les retrouvailles etc…

La seule petite chose qui pourrait poser problème dans ce livre c’est la construction du récit. En effet, l’histoire est construire par des chapitres qui s’enchaînent façon compte à rebours pour nous rapprocher de plus en plus de LA catastrophe. Mais ce compte à rebours est aussi utilisé dans les nombreux chapitres qui se référent à la vie passé de Deb, que se soit en terme de mois ou d’années qui s’intercalent avec les chapitres du présent. Bref, la temporalité de l’histoire n’est pas simple et il vaut mieux être vigilant dans sa lecture, qu’il faut peut-être évitée de hachée.

En bref:


            « Mon dernier continent » est une formidable découverte que je conseille vivement par sa thématique environnementale majeure qui fait sortir ce livre des sentiers battus. A travers une intense histoire d’amour, nous sommes embarqué dans le monde enchanteur et apaisant du grand continent blanc nous alertant sur la préservation de l’Antarctique. L’autrice maîtrise parfaitement l’alliance des genres, voici donc une belle réussite à découvrir expressément si vous rêvez de voyages, de dépaysement, de calme et si le froid ne vous fait pas peur !