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  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

mardi 30 avril 2019

Elévation (Stephen King)




Titre original: Elevation
Traduction: Michel Pagel
Nationalité de l’auteur: Américaine
Editions Le Livre de Poche (3 Avril 2019)
numéro 35348
144 pages
ISBN-10: 2253820075
ISBN-13: 978-2253820079
Genre: Fantastique
Lu le: 16 Avril 2019
Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

À Castle Rock, Scott Carey est affecté par un mal étrange. Il perd rapidement du poids tout en conservant extérieurement la même masse corporelle. Avec l'aide du docteur Bob Ellis, il tente de comprendre cet inquiétant phénomène. Parallèlement à cela, Carey a un litige avec ses voisines concernant le chien de celles-ci. Si l'une de ces voisines, Missy, est très amicale, l'autre, Deirdre, est glaciale. Toutes deux essaient de lancer un restaurant mais le fait qu'elles soient ouvertement mariées provoque l'hostilité d'une bonne partie des habitants de la ville. Apprenant leur problème et confronté au sien, Carey décide de les aider à vaincre les préjugés de la population locale

Mon avis:

            Quand Le livre de Poche propose de recevoir une nouvelle inédite du maître King, il n’y a pas à hésiter très longtemps. Merci donc Le livre de Poche pour cette parution et cet envoi !
Je me suis rendue compte que comme pour mes auteurs fétiches, je lisais un roman de l’auteur par an, plus ou moins au printemps ! Néanmoins, malgré ces lectures, je n’ai toujours pas la sensation de connaître vraiment la plume et les caractéristiques phares de Stephen King. Et en lisant « Élévation », cette constatation s’est affirmée : j’ai passé un bon moment de lecture (en compagnie de Flo du blog Flo and books, lecture commune que nous avons fait réellement ensemble, à la minute prés !) en compagnie de Scott et de ses amis, je n’ai pas réussi à être autant emballé ou autant touché que ce qui était « normalement » attendu.

Points de vue/Critiques:
            J’ai beaucoup aimé l’idée de base de cette histoire : un homme perd chaque jour du poids sur sa balance, mais rien de change au niveau de son physique. Un phénomène incroyable et inexplicable qui touche Scott Carey et qui donne tout de suite le ton mystérieux et surtout fantastique de l’histoire. Happée par cette mise en bouche tout de suite immersive, de nombreuses questions déboulent alors : comment est-ce possible ? à quoi cela est dû ? Réalité ou fiction ? Comment cela va se terminer ? C’est une véritable course contre la montre qui est engagée : haletant et prenant !
Sans compter qu’au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire et donc que Scott perd de plus en plus de poids, Stephen King a l’art d’y inclure et de dénoncer certaines choses. Dans cette petite bourgade de Castle Rock, du fin fond des Etats-Unis, c’est l’homophobie qui fait rage, et les rumeurs virevoltantes et les idées reçues peuvent faire souffrir de bien des manières. Heureusement, le fait de s’élever au-dessus de ces mentalités peut faire naître l’amitié.

Plus Scott perdait du poids, et plus mon engouement se perdait aussi. En effet, on voit rapidement vers quoi veut nous amener Stephen King et ce n’est évidemment pas ce à quoi je m’attendais ou plutôt ce à quoi j’espérais. Mon esprit rationnel et moi voulions évidemment des explications à cette dimension fantastique. Mais non, là n’est pas le but : le fantastique reste ce qu’il est et l’histoire se conclue sur une note onirique, laquelle n’a pas su me touchée.

En bref:


            Avec un œil très avisé et même dénonciateur qui fait du bien, sur les problèmes de société, Stephen King applique ce principe et le condense ici dans une courte histoire à la dimension fantastique très présente. Avec sa petite dose de surnaturel, l’imagination pétillante du King fait en sorte de nous subjuguer et de nous happer dés le début de cette histoire mystérieuse. Si la fin ne m’a pas convaincue, puisqu’elle ne répond pas à la rationnalité, sa touche onirique saura, j’en suis sûre, toucher bon nombre de lecteurs et de fans de l’auteur !

Cadavre exquis





Scénario et Illustrations: Pénélope Bagieu
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Gallimard
Collection Bayou
124 pages
ISBN-13: 9782070627189
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 14 Avril 2019
Ma note: 16/20




L’histoire:

            Zoé a un boulot pas drôle : elle est hôtesse d'accueil dans les salons — de l'automobile ou du fromage — et doit faire bonne figure, debout toute la journée avec des chaussures qui font mal aux pieds. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, la vie semble enfin lui sourire. Mais pourquoi Thomas ne sort-il jamais de son grand appartement parisien ? L'amour peut-il vivre en huis clos ? Et quel est dans cette histoire le rôle d'Agathe, la belle, froide et machiavélique éditrice de l'écrivain ?

Mon avis:

             Avec les opus signés Pénélope Bagieu, on peut dire que ça passe ou ça casse. Hormis les excellentissimes « Culottées » qui sont hors catégorie, j’avais bien aimé « California dreamin’ ». En revanche, pour « Stars of the stars » et « La page blanche », on repassera, puisque je n’avais rien compris. Alors, dans quelle catégorie se placera « Cadavre exquis » ? Et bien dans la première, puisque non seulement j’ai bien aimé toute l’histoire en générale, que j’ai trouvé très complète, mais en plus, elle m’a offert une jolie surprise à la fin !

Points de vue - Critiques:

            Contrairement à d’autres histoires de l’autrice c’est sûrement avec « Cadavre exquis » que je me suis le plus vite plongée dans l’histoire, car on est rapidement touché par la vie morne et presque déprimante de Zoé, qui finalement, peut ressembler à n’importe qui. Puis la rencontre avec Thomas va enclencher certains petits mystères. L’arrivée de X va ensuite nous faire hésiter, on ne sait pas sur quel pied danser par rapport à son attitude et à ses intentions. Et pour conclure, la fin est tout simplement étonnante et jubilatoire ! Ainsi, le scénario est très bien construit, ce qui rend la lecture fluide et très agréable.

Concernant les illustrations, on reste typiquement dans la signature caractéristique de Pénélope Bagieu, avec un trait assez simple qui mise davantage sur les expressions des personnages qui sont très marquées.

En bref:


            Avec un scénario très réaliste et très bien construit, « Cadavre exquis » nous fait passer un très bon moment de lecture, servit par Zoé pour qui on se prend vite d’affection. L’arrivé des quelques personnages de l’histoire offre à chaque fois une émotion différente. Grosso modo, les hommes en prennent pour leur grade dans cette histoire, et le final étonnant et jouissif y contribue largement et n’est pas pour nous déplaire !  

lundi 29 avril 2019

Histoires pour garçons qui veulent changer le monde (Ben Brooks)





Nationalité de l’auteur: Anglaise
Editions Mazarine (31 Octobre 2018)
208 pages
ISBN-10: 2863744976
ISBN-13: 978-2863744970
Genre: Album
Lu le: 12 Avril 2019
Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

Récits biographiques de cent hommes qui ont changé le monde en montrant de la compassion, de la générosité et de la confiance en soi, de Galilée à Louis Armstrong en passant par Nelson Mandela et Arthur Rimbaud, loin des clichés de la masculinité propagés par la plupart des livres pour enfants.

Mon avis:

            Après les superbes albums à succès du duo féminin italien « Histoires du soir pour filles rebelles » qui nous propose un très joli récap de la vie et du destin de nombreuses femmes qui ont marqué ou qui marque toujours actuellement le monde de leur empreinte, de quelque nature que ce soit, Ben Brooks et les éditions Mazarine ont eu l’excellente idée de publié le même genre d’ouvrage mais version masculine ! Bah oui parce que quand on est féministe, ce n’est pas synonyme d’être « anti-masculin » et si on veut l’égalité des sexes, ça passe aussi dans l’autre sens. Donc « histoires pour garçons…. » est un formidable album à mettre entre toutes les mains!         

Points de vue/Critiques:

            Qu’ils soient super connus ou inconnus, qu’ils soient contemporains ou non et quelque soit leur nationalité ou leur domaine d’action, « Histoires pour garçons… » met en lumière des presque vrais super-héros, qui n’ont pas de pouvoirs mais qui restent tout de même exceptionnels par ce qu’ils font ou ont fait des choses incroyables ou parce que qu’ils vivent ou ont vécu des choses courageuses. Ben Brooks a donc eu l’excellente et l’intelligente idée de nous présenter ces destins véridiques. Chacun de ces hommes formidables qui marquent ou qui ont marqué l’Histoire et leur époque de leur empreinte nous est présenté par une courte biographie sur la page de gauche et une illustration sur la page de droite. On se trouve donc en présence d’un ouvrage qui mise sur la simplicité mais aussi sur l’efficacité faisant en sorte qu’une certaine addiction s’installe afin de découvrir ou mieux connaître de nouveaux portraits.

En bref:


            A l’image de son homologue féminin  « Histoires du soir pour filles rebelles », «Histoires pour garçons qui veulent changer le monde » est tout aussi formidable.  Quelque soit leur domaine (sciences, sport, politique, social, artiste), cet album retrace le destin de cent hommes aussi exceptionnels et courageux les uns que les autres, de supers et vrais héros qui ont marqué ou qui marque l’Histoire de leur empreinte.

jeudi 25 avril 2019

La prisonnière du temps (Kate Morton)




Titre original: The clockmaker’s daughter
Traduction: Anne-Sylvie Homassel
Nationalité de l’auteur: Australienne
Editions Presses de la Cité (4 Avril 2019)
624 pages
ISBN-10: 2258115655
ISBN-13: 978-2258115651
Genre: Historique
Lu le: 14 Avril 2019
Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

            À l'été 1862, un groupe de jeunes peintres proches des Préraphaélites, menés par le talentueux Edward Radcliffe, s'installe au Birchwood Manor, sur les rives de la Tamise. Là, inspiré par sa muse, la sulfureuse Lily avec qui il vit une passion ravageuse, Edward peint des toiles qui marqueront l'histoire de l'art. Mais à la fin de sa retraite, une femme a été tuée, une autre a disparu, un inestimable diamant a été dérobé, et la vie d'Edward Radcliffe est brisée. Plus d'un siècle plus tard, Elodie Winslow, jeune archiviste à Londres fiancée à un golden-boy qui l'ennuie, découvre dans une vieille sacoche deux objets sans lien apparent : le portrait sépia d'une femme à la beauté saisissante en tenue victorienne, et un cahier de croquis contenant le dessin d'une demeure au bord de l'eau. Pourquoi le Birchwood Manor semble-t-il si familier à Elodie ? L'inconnue de la photo pourra-t-elle enfin livrer tous ses secrets ? Et si, en l'entraînant sur les traces d'une passion d'un autre siècle, son enquête l'aidait à percer le mystère de ses propres origines et à enfin mener la vie qu'elle désire ?

Mon avis:

            Je ne connaissais pas encore Kate Morton, dont j’avais beaucoup entendu parler, les fans étant nombreuses. C’est donc avec son dernier livre « La prisonnière du temps » que j’ai demandé aux Presses de la Cité que je me suis lancé à la découverte de la jeune autrice australienne. Quoi de mieux qu’un beau pavé de 600 pages avec une couverture magnifique ? Histoires de famille, secrets, passé lointain et mystères, qui sont a priori les références de Kate Morton, sont bien au rendez-vous dans ce nouvel opus qui se lit assez rapidement vu que l’on plonge dans une histoire prenante. Mais les personnages nombreux et les époques qui s’entremêlent les uns aux autres font que l’on doit tout de même être assez concentré durant sa lecture. Et même si j’ai compris l’assemblage des pièces du puzzle, certaines interrogations et doutes persistent tout de même….

Points de vue/Critiques:

            Si finalement Birchwood Manor, cette demeure mystérieuse, hantée et vieille de plusieurs siècles, est un personnage à part entière, principal même, de nombreux autres personnages gravitent autour et cela à différentes époques. Nous commençons, à notre époque, par connaître l’histoire d’Elodie, archiviste, sur le point de se marier et qui vit dans l’ombre de sa célèbre mère disparue. Puis nous suivons l’histoire d’Edward Radcliffe, un peintre victorien prometteur, issu d’une roche famille et propriétaire de Birchwood Manor. Au fil des époques, puisque la demeure deviendra successivement un pensionnat de jeunes filles et une résidence pour artiste, on fera également la connaissance de Ada, de Lilly, de Lucy et de Léonard. Sans compter Juliet, une mère de famille qui fut la guerre avec ses 3 enfants et trouve refuge au manoir. Et tous ces personnages que l’on suit sont régulièrement entrecoupé d’un autre personnage récurrent et principal : celui du fantôme qui hante Birchwood Manor.
Avec ces personnages nombreux et ces différentes époques, tout est mêlé, tout s’entremêlent et il est vrai que parfois on s’emmêle les pinceaux. On ne sait plus qui à rencontrer qui, à quelle époque on se situe, qu’est-ce qui est antérieur ou postérieur à une autre chose : on est parfois perdu dans le temps mais tout vient s’éclairer à un moment ou a un autre. Et c’est justement l’histoire qui veut cela, puisque c’est le temps qui est au cœur de l’intrigue. Des petites pauses sont donc nécessaires pour se refaire une synthèse récapitulative dans sa tête et on se prend alors au jeu des hypothèses.

            Dans la deuxième partie du livre, alors que l’on fait connaissance avec d’autres personnages à une époque antérieure par rapport à ce qu’on a découvert dans la première partie, on se demande à un moment au milieu du livre, quand tout cela va s’imbriquer. Il y a donc eu une petite longueur entre les pages 200 et 400, puis à partir de là, les liens se tissent et tout va alors très vite ! On comprend les liens entre les personnages, les desseins des différents objets clés, les mystères autour de Birchwood Manor : l’atmosphère envoutante autour du manoir nous submerge et révèle progressivement ses secrets.

En bref:


            Avec « La prisonnière du temps » qui est une découverte de Kate Morton pour moi, je pense maintenant avoir une bonne idée du talent de conteuse de l’autrice qui tisse sa toile d’une jolie manière, pour mieux vous prendre dans ses filets. En effet, sur fond de secrets de famille et d’époques plus ou moins lointaines, et avec de très nombreux personnages avec lesquels nous faisons connaissances et nous voyageons dans le temps, de nombreuses petites intrigues sont disséminées tout le long du chemin de l’histoire jusqu’au point d’orgue du roman où tous les noeuds se délient et où toutes les pièces du puzzle forme enfin un ensemble. Un roman dense et complexe qui nécessite de la concentration et parfois de la réflexion pour se prêter au jeu de pistes de cette histoire envoutante !