Mes derniers avis ROMANS:







Mes derniers avis BD & Mangas

  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

jeudi 16 juillet 2026

Ce que j'ai vu à Auschwitz



Scénario: Jean-David Morvan, Victor Matet

Illustrations : Rafael Ortiz

Nationalité des auteurs: Française et Argentine

Éditions Dupuis (27 Mars 2026)

Collection Grand Public

128 pages 

ISBN-10:2808513631  

ISBN-13:978-2808513630 

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 14 Juin 2026

Ma note: 16/20

 



Résumé/4ème de couverture:

La publication des cahiers d'Alter Fajnzylberg, détenu à Auschwitz-Birkenau d'avril 1942 à janvier 1945, forcé d'intégrer pendant dix-huit mois un Sonderkommando, constitue une contribution exceptionnelle à l'histoire de la Shoah. Ces écrits inédits, rédigés en polonais à son arrivée en France, entre l'automne 1945 et le printemps 1946, dans l'urgence de dire ce qu'il avait vu dans les camps, furent alors enfouis dans une boîte à chaussures - comme un secret brûlant. Il a fallu des décennies à son fils unique Roger pour les extirper du passé, les faire transcrire, traduire et les contextualiser grâce à l'aide de l'historien Alban Perrin.

Un témoignage d'autant plus important que les rescapés des Sonderkommandos sont très rares, les nazis ayant veillé à éliminer tous les témoins directs de leur abominable entreprise.

Le témoignage bouleversant d'Alter Fajnzylberg, Juif déporté et rescapé d'Auschwitz, est adapté en BD, pour lui rendre hommage, par deux scénaristes spécialistes du sujet, Jean-David Morvan (Madeleine, résistante, Adieu Birkenau) et Victor Matet (Adieu Birkenau), avec la complicité du dessinateur Rafael Ortiz (Sur le front de Corée). Ce témoignage est en outre contextualisé par l'historien Alban Perrin.

Mon avis:


        Cette bande dessinée est inspirée du livre du même nom que je ne connaissais pas. Elle retranscrit ainsi le témoignage de Alter Fajnzylberg, militant communiste et rescapé des camps. A Auschwitz-Birkenau, il travaille d’abord comme menuisier puis comme Sonderkommando au Krematorium et fait partie de ces prisonniers juifs obligés de participer à l’incinération des corps des déportés et des détenus. Même en ayant lus beaucoup de choses se rapportant aux camps et à cette période de l'histoire, c'est une nouvelle vision que je découvre et qui est tout aussi horrible. Mais hormis sa position particulière de prisonnier travailleur qui apporte encore un regard instructif, j'avoue n'avoir pas été happé par le récit d'Alter dont le témoignage m'a paru assez pauvre... Cela est renforcé par le fait que la bande dessinée est également construite par les échanges retranscrits entre l’historien Alban Perrin, qui travaille au Memorial de la Shoah et le fils d’Alter, Roger Fajnzylberg, qui constituent le fil rouge du livre, et apportant ainsi de nombreuses cassures dans le rythme et le témoignage. Ils discutent de la succession des événements et apportent des précisions historiques importantes, complétant ainsi les écrits d’Alter et leur donnant une vision plus générale. Cela renforce encore plus le coté instructif en précisant certaines choses ou en situant dans le temps et dans l’espace les événements dont il est question. J'aurais aimé retrouver uniquement le témoignage d'Alter avec sa vision de l'intérieur pour mieux ressentir son expérience et son vécu mais c'est le genre d'ouvrage nécessaire, qui reste aussi rude qu'instructif, chargé de mémoire et de douleur.


Merci aux éditions Dupuis pour l'envoi de ce livre!

Mamie Luger (BD)


TOME 1 : La tentation du mâle


Scénario et Illustrations : Nicolas Keramidas d’après l’oeuvre de Benoît Philippon

Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Casterman (13 Mai 2026)

80 pages 

ISBN-10:2203281812 

ISBN-13:978-2203281813 

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 13 Juin 2026

Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée par la police après avoir tiré sur un homme avec un Luger, un vieux pistolet allemand. Mais ce n’est que le début : au fil de l’interrogatoire, cette « petite mamie » au langage fleuri révèle un passé explosif, fait de cadavres, de secrets bien enfouis, et de luttes contre les violences faites aux femmes. Ce polar noir et burlesque à l’humour grinçant est un hommage à la justice par les armes d’une femme qui refuse de rester victime.

Entre rires et frissons, Mamie Luger est une ode déjantée à la liberté, à la vieillesse badass et à la vengeance sur fond de critique sociale.

Mon avis:


        Qu'est-ce que j'ai été agréablement surprise et super contente de voir l'adaptation en bande dessinée du super livre "Maie Luger"!!! Prévue en 3 tomes, c'est un véritable plaisir de relire et redécouvrir l'histoire de Berthe, cette mamie luger exceptionnelle, mais cette fois-ci en l'ayant vraiment sous les yeux. Nicolas Keramidas a parfaitement su retranscrire toutes les facettes de Berthe : tantôt mamie tendre et déboussolée quand elle veut amadouer son public, tantôt mamie explosive et acerbe quand il s'agit de se défendre. L'humour est bien évidement très présent et en partant de la fin, lorsque Berthe est arrêtée et interrogée par l'inspecteur Ventura, que les fils de l'histoire vont se démêler en remontant le passé via les souvenirs de Berthe.

Je ne peux que vous conseiller cette adaptation si vous aussi vous aviez adoré le roman, car c'est une autre façon de redécouvrir l'histoire, et je vous vous garantir que le plaisir est clairement bien présent!


Merci aux éditions Casterman pour l'envoi de ce livre!

Si je t'écris...



Scénario: Vincent Zabus

Illustrations : Denis Bobart

Nationalité des auteurs: Belge

Éditions Dupuis (7 Mai 2026)

Collection Grand Public

80 pages 

ISBN-13:979-1034752317 

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 9 Juin 2026

Ma note: 16/20 





Résumé/4ème de couverture:

En relouant la maison de vacances de ses 10 ans, alors qu'il est maintenant adulte et père de famille, Louis pensait rejoindre d'heureux souvenirs. Mais, replongé dans les lieux du passé, il va réaliser à quel point cette semaine avait été un moment essentiel pour lui. Les derniers jours de son enfance. Une semaine d'été seventies où, entre les rires, la plage et le soleil, il avait pu vivre cette résilience qui a construit l'adulte qu'il est devenu.

Émouvante, nostalgique et drôle, la reconstitution de vacances en bord de mer dans les années 70 par Denis Bodart et Vincent Zabus nous emmène dans les profondeurs de l'âme humaine. Un de ces moments suspendus où l'enfance cède le pas à l'âge adulte, et où derrière l'anecdote se joue des émotions qui parlent de notre humanité. Un récit qui touchera votre cœur et votre humanité.

Mon avis:


        Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec cette bande-dessinée qui ne révélait pas grand chose quand à son histoire. Et c'est ce qui fait que j'en ai été d'autant plus emballée et surprise. J'ai adoré cette histoire tendre et émouvante, pleine de nostalgie et de douceur, où il va être question de souvenirs et d'enfance. 

Adulte et père de famille, Louis, est de retour pour les vacances dans la maison où il passait l'été avec son père, son oncle et sa tante. En se promenant sur la plage, il replonge dans les souvenirs de l'été de ses 10 ans (anniversaire raté, relation tendue avec son père, absence pesante de sa mère, la vieille maison sur la falaise où habite une sorcière...). J'ai beaucoup aimé suivre la vie de ce petit garçon très touchant et le découvrir tout aussi touchant une fois adulte. La deuil et la détresse de l'enfant suite à la perte de sa mère et son construction dans sa vie d'adulte qui en découle sont parfaitement et subtilement très bien retranscrit. On ressent beaucoup d'émotions tout au long de cette histoire avec un final très beau et lumineux. Je ne m'attendais pas à une aussi belle histoire, toute en délicatesse et sensibilité, qui a été un petit coup de coeur.


Merci aux éditions Dupuis pour l'envoi de ce livre!

La reine des pantins



Titre original : Regina dei Buffoni

Traduction : Fanny Soubiran 

Scénario et Illustrations : Rosalia Radosti

Nationalité de l’auteur: Italienne

Éditions Dupuis (27 Mars 2026)

Collection Grand Public

200 pages 

ISBN-10:2808513445 

ISBN-13:978-2808513449 

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 7 Juin 2026

Ma note: 15/20 



Résumé/4ème de couverture:

1760. Jacques, un enfant à la constitution fragile, s'épuise pourtant aux champs sous le joug de ses parents bigots et violents. Pour échapper à la société de son temps, écrasée de fanatisme religieux et de brutalité, le petit garçon se réfugie dans l'intimité du monde onirique qu'il s'est imaginé. Là, entouré de sa cour de pantins « exclus », splendides créatures aussi attachantes que théâtrales, il peut se rêver en « princesse Jacqueline ». Une princesse qui, un jour, part en quête de la légendaire Robe d'or, censée exaucer tous les voeux. La seule chance pour Jacqueline de créer un royaume où les « exclus » seront chez eux...

Mon avis:


        J'ai été totalement charmée par la beauté de la couverture avec des illustrations pleines de douceur. L'histoire nous emmène entre la réalité et l'imaginaire et si cela est une très bonne idée pour mieux véhiculer les thématiques abordés, cela est parfois réalisé de manière maladroite, perdant ainsi le lecteur. Les passages de l'un à l'autre sont quelque fois décousus, avec des moments un peu mous ou répétitifs qui font en sorte de baisser l'attention du lecteur. Mais à la manière d'un conte, il faut voir et projeter au-delà de ce que l'on découvre textuellement en découvrant le récit. Ainsi, même si l'histoire se déroule en 1760, ce sont bien des thèmes actuels qui sont mis en scène tels que la quête d'identité, la violence, l'acceptation et la tolérance. J'ai été surprise par le dénouement final qui est aussi osé qu'émotionnellement fort, mais qui a cette part de logique et de réalisme qui permet d'accentuer et de rendre encore plus forts les thématiques engagées. 

Je trouve que l'ouvrage aurait pu avoir davantage de texte, mais les illustrations sont vraiment très belles avec un travail remarquable effectué au niveau de la colorisation qui fait partie du récit puisque l'on retrouve des couleurs fades et froides pour le monde réel et des couleurs vives pour le monde imaginaire. 


Merci aux éditions Dupuis pour l'envoi de ce livre!

Mon chat, mon guide (Véronique Aïache)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions First (5 Mars 2026)

Collection Témoins de l’extraordinaire

192 pages 

ISBN-10:2412095124 

ISBN-13:978-2412095126 

Genre: Témoignage

Lu le: 7 Juin 2026

Ma note: 15/20 



Résumé/4ème de couverture:


Depuis des millénaires, des liens indéfectibles se tissent entre les humains et les chats. À leur contact, nous apprenons la tempérance, la patience, l'art du " ici et maintenant " et les limites de l'abnégation. Nous comprenons davantage notre besoin de liberté et de spiritualité, leur prêtant volontiers un caractère sacré ou magique.

En franchissant les frontières de l'espace et du temps, Véronique Aïache dresse le portrait de cet animal fascinant, tour à tour perçu comme une divinité, un mauvais présage, le familier des sorcières, un porte-bonheur ou le plus mignon des compagnons. Outre ses capacités exceptionnelles (souplesse, équilibre, vision nocturne...), le chat possède des pouvoirs guérisseurs.


S'il est dit que les chats ont sept vies, le principe de réincarnation nous éclaire réellement sur l'amour instinctif que nos deux espèces se portent. 


Mon avis:


    Je suis ravie de retrouver l'autrice dans ce nouvel ouvrage de cette nouvelle collection étant donné que Véronique Aïache est connue pour avoir écrits de nombreux ouvrages autour des chats et du pouvoir bénéfique de la ronronthérapie. Ce livre est un témoignage dans lequel l'autrice va livrer à travers sa propre expérience, le lien qui peut se tisser entre humains et chats. On apprend ainsi comment le principe de la ronronthérapie lui est venue, en partant de sa rencontre avec Plume et de sa vie passée à ses côtés, qui lui a ouvert des nouveaux horizons qu'elle n'aurait jamais imaginés et soupçonnés. Il est aussi touchant que drôle de constater à quel point une personne pas du tout prédisposée à tomber sous le charme des chats a pû être happée et transformée grâce à une seule rencontre féline qui a su la conduire à la patience, à l'introspection et à la liberté intérieure. Le témoignage de l'autrice est aussi simple que constructif et n'importe quel humain ayant un chat à ses côtés pourra s'y retrouver et prendre le temps de s'arrêter, d'effectuer une petite introspection personnelle et d'avoir un certain recul plein d'analyse sur sa relation qu'il entretient avec son chat. 


Merci aux éditions First pour l'envoi de ce livre!

mercredi 15 juillet 2026

L'autre moi (Franck Thilliez)




Nationalité de l’auteur: Française

Editions Fleuve (28 Avril 2026)

450 pages 

ISBN-10:2265159077 

ISBN-13:978-2265159075 

Genre: Thriller

Lu le: 29 Mai 2026

Ma note: 16/20 






Résumé/4ème de couverture:

Ici, le cauchemar commence.

Longepin. Un endroit niché au cœur de la forêt de la Grande Chartreuse. Un site sur lequel militaires et civils travaillent à des projets classés secret-défense. Un cadre de vie d'exception, mais ultra-surveillé et régi par des règles étranges.

Sibylle vient d'arriver avec son compagnon, Erwann. Docteur en neurosciences, celui-ci a vu la possibilité d'intégrer cette communauté comme la chance de sa carrière. Comme un espoir, aussi, que là-bas des confrères parviennent à aider celle qu'il aime.

Car Sibylle, depuis l'accident qui a coûté la vie à son enfant et lui a valu une douloureuse reconstruction du visage, n'est plus la même. Elle souffre d'une amnésie post-traumatique et est sujette à des cauchemars aussi intenses que troublants, au point de ne plus toujours savoir distinguer le rêve de la réalité...

Mon avis:


        Fan inconditionnelle de Franck Thilliez, je ne pouvais être plus impatiente de découvrir ce nouveau roman qui s'intéresse en plus aux rêves et au domaine des neurosciences. J'ai évidemment passé un bon moment de lecture mais force est de constater que l'intrigue est un mélange de différents paramètres du thriller et qu'elle ne m'a pas du tout surprise. On retrouve ainsi une intrigue policière liée à la découverte de corps avec en parallèle, la vie étrange dans un lieu isolé où il est question de manipulation et d'expériences, le tout entrecoupé de flashbacks pour en apprendre davantage sur l'héroïne. Je ne me suis pas perdue dans une foule d'hypothèses et sur de fausses pistes mais l'auteur fait en sorte d'imbriquer son lecteur dans un chaos aussi propre et clair qu'il est complexe et manichéen, en laissant volontairement des zones d'ombres. Beaucoup de fils narratifs sont ainsi tissés et les pistes sont tout aussi nombreuses. Cela crée une atmosphère angoissante croissante qui fait que les pages défilent encore une fois très vite, même si je n'ai pas ressenti de grandes surprises lors des révélations finales, qui ne m'ont pas paru très poussées et recherchées, comme Franck Thilliez a pu le faire auparavant, nous conférant alors le sentiment d'avoir été parfaitement manipulé dès le début. J'ai passé tout de même un très bon moment de lecture avec ce roman qui certes très agréable et prenant à lire mais que je classerai davantage dans le genre des thrillers à la trame et à l'intrigue "classiques". 


Merci aux éditions Fleuve pour l'envoi de ce livre!

dimanche 12 juillet 2026

Les miroirs sourient à ceux qui s'aiment (Raphaëlle Giordano)





Nationalité de l’auteur: Française

Editions Récamier (23 Avril 2026)

240 pages 

ISBN-10:2385771209 

ISBN-13:978-2385771201 

Genre: Contemporain

Lu le: 22 Mai 2026

Ma note: 14/20 





Résumé/4ème de couverture:

Dans un monde où tout est apparence et image, Gaspard Palomino, lui, porte un regard singulier sur le corps. Il voit le Beau dans tout ce qui nous chagrine. Photographe, il reçoit une offre susceptible de changer sa vie : exposer dans une prestigieuse galerie new-yorkaise une série de photos inédites.

Les délais sont serrés, la pression est de taille.

En quête d'une inspiration forte, il trouve une muse inattendue en la personne d'Adèle, une institutrice divorcée au tempérament drôle et touchant, mais profondément complexée par le reflet de son corps dans le miroir.

À travers les yeux de Gaspard, Adèle va-t-elle réussir à s'accepter et à rayonner enfin pour elle-même ?

Un roman lumineux sur la force de l'authenticité et la magie de l'art lorsqu'il nous aide à nous réconcilier avec notre propre éclat. Une fois de plus, Raphaëlle Giordano excelle à révéler la beauté du réel, celle qui échappe aux standards et raconte ce que nous avons de plus vrai.

Mon avis:


        Avec ses derniers romans, Raphaëlle Giordano allie superbement le récit de fiction avec une notion de développement personnel, sans que celle-ci soit majoritaire et sans qu'elle ne s'accorde pas à l'histoire. Mais dans "Les miroirs sourient à ceux qui s'aiment" je n'ai pas forcément retrouver cette alliance parfaite. L'histoire explore les notions d'acceptation de soi et de son corps et le pouvoir bénéfique que peut avoir un regard bienveillant et encourageant. J'ai beaucoup aimé retrouver ces thématiques et l'utilisation de l'art de la photo et du body painting comme thérapies sont très bien pensées. Mais j'ai trouvé que l'ensemble n'était pas assez fourni dans le sens où je me suis assez ennuyée puisque l'histoire de fond avec celle qui concerne Adèle était assez plate. On ne retrouve pas vraiment d'intrigues ou de péripéties, au profit de petites actions et de grandes réflexions. Le roman m'a paru un peu trop lisse, pas assez complexe, sans compter sur le regard de Gaspard qui m'a paru parfois trop bienveillant pour être honnête. Mais le récit fait globalement du bien au moral et n'importe qui pourra y puiser une certaine identification et pourquoi pas se réconcilier ou porter un autre regard sur nos imperfections. 

Merci aux éditions Récamier pour l'envoi de ce livre!

Que la mort nous frôle (Michel Bussi)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Presses de la Cité (16 Avril 2026)

446 pages 

ISBN-10:2258214467 

ISBN-13:978-2258214460 

Genre: Thriller

Lu le: 18 Mai 2026

Ma note: 15/20






Résumé/4ème de couverture:

Quand on frôle la mort, ce n'est pas son passé que l'on voit défiler.

Ce sont les rêves que l'on ne pourra pas réaliser.

Près de Lausanne, Jeanne, jeune psychiatre spécialisée dans les traumatismes, rejoint le manoir des Amarantes qui, depuis 1945, abrite des pensionnaires brisés par la guerre. Parmi eux, Charly, adolescent imprévisible et paranoïaque, et Téréza, orpheline du ghetto de Varsovie, ont noué un lien très fort.

Mais ces dernières semaines, des événements inquiétants secouent les lieux : des pensionnaires disparaissent, de mort naturelle prétend-on ; des statues changent de place ; le docteur Gruber, directeur de l'établissement, mène des expériences mystérieuses.

Tandis que les ombres et les non-dits pèsent sur ce manoir hors du temps, le danger est partout.

Derrière ce décor faussement paisible, entre les rives du Léman et les sommets alpins, le passé peut-il encore tuer ?

Mon avis:


         Dans ce thriller psychologique, Michel Bussi nous plonge auprès d'adolescents qui vivent dans un orphelinat, dans un huis clos en pleine période d'après-guerre. Ces enfants, délaissés ou dépourvus de parents, ont déjà vécu des choses difficiles et souffrent aussi de certaines défaillances physiques ou psychologiques. J'ai été emportée dés le début par cette histoire, d'autant que les mystères sont tout de suite bien marqués et présents. Toute la mécanique du suspense est bien présente mais force est de constater que l'auteur n'a pas du tout réussi à me manipuler, ni même à me surprendre. Je ne sais pas si on peut appeler ça un twist final, mais en tout cas, les révélations de m'ont pas étonné. En effet, les différentes combines utilisées par l'auteur ne sont pas novatrices et je ne me suis pas laissée tomber dans le piège. Je ressors un peu déçue de cette illusion qui n'en est pas une et j'ai eu l'impression d'avoir lu un roman jeunesse pour adolescents. L'intrigue reste bonne, divertissante et haletante et les thématiques de la reconstruction juste après guerre, la mémoire, le cinéma muet ou encore le temps qui passe très intéressants font que l'on prend plaisir à naviguer dans cette ambiance. 


Merci aux éditions Presses de la Cité pour l'envoi de ce livre!

mardi 7 juillet 2026

Bilan de Juin 2026

 Bilan de JUIN : 10 romans (2877 pages) + 4 BD (488 pages)


Romans:


Mon chat, mon guide (Véronique Aïache)

D’autres printemps (Virginie Grimaldi)

Vamos! (Olivia Ruiz)

Noisulli (Poisson Fécond)

Journal d’une wedding planner (Sophie Jomain)

Le domaine aux secrets (Valentin Musso)

Le salon enchanté (Camille Collaudin)

Le café des rêves (Gavin’s Clemente Ruiz)

Allô, Hercule Poirot (Agatha Christie)

Séries:


Les mystères de Tante Dimity, tome 7 : Tante Dimity détective (Nancy Atherton)


Bande-dessinée:


La reine des pantins

Si je t’écris…

Ce que j’ai vu à Auschwitz, les cahiers d’Alter

Mamie Luger, tome 1


Challenges:


Challenge des 12 thèmes : 5/12

Challenge 120 mots pour 120 livres : 78/120

Challenge XYZ: 16/26

L’arche des animaux : 46

Case ta Lecture 2026 : 54/100


lundi 6 juillet 2026

Mes frères, nos fantômes et moi (Julien Sandrel)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Charleston (2 Avril 2026)

Collection Paradis Perdu

192 pages 

ISBN-10:2385295016 

ISBN-13:978-2385295011 

Genre: Témoignage

Lu le: 15 Mai 2026

Ma note: 16/20  



Résumé/4ème de couverture:

Depuis son enfance, Julien Sandrel est bercé par les récits de ses aïeux italiens du côté de son père. Pourtant, il n’a jamais mis les pieds à Naples, berceau de sa famille. Et si son paradis perdu était là-bas ? Accompagné de ses frères, il part en quête de la tombe de son arrière-grand-mère, qu’il n’a pas connue, et nous entraîne dans un voyage plein de complicité et de rebondissements inattendus, à la découverte des secrets de son histoire familiale.

Mon avis:


         L'invitation de la collection "Paradis perdu" est de partir à la découverte d'un lieu fondateur pour un auteur. Julien Sandrel est donc le premier à s'être prêté à cet exercice et c'est à Naples que l'auteur a choisi de nous emmener. Ce n'est pas un roman mais un véritable témoignage, un récit de vie dans lequel l'auteur se dévoile beaucoup, chose que je ne m'attendais pas et que j'ai beaucoup apprécié. Un récit intime et une enquête familiale étant donné que c'est avec ses deux frères que Julien Sandrel est parti sur les traces de leur arrière grand-mère et cette famille italienne pas connue, comme une sorte de quête identitaire. Si on ne ressent pas un réel manque à ce niveau là, c'est davantage une sorte de comblement et une recherche curieuse des racines italiennes de la famille. Et parce qu'il n'y a pas forcément de mal-être initial, on ressent d'autant plus le bonheur de l'auteur d'avoir renouer avec cette grande partie de la famille. Celle-ci étant assez étendue, Julien Sandrel a su écrire les choses simplement et rappeler les liens et qui était qui régulièrement, de sorte que l'on n'est jamais perdu dans cet arbre généalogique. Enfin, ce qui m'a particulièrement marqué, c'est cette délivrance et cette transparence sans phare avec la relation extraordinaire d'amitié, de partage et de plaisir entre les trois frères. Je ne m'attendais pas à ce que Julien Sandrel se dévoile autant et j'ai été être transportée en Italie et dans cette chaleureuse famille.


Merci aux éditions Charleston pour l'envoi de ce livre!