Mes derniers avis ROMANS:

Mes derniers avis BD & Mangas

  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

lundi 28 septembre 2026

Un jour sans femme (Laëtitia Colombani)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions L’iconoclaste (7 Mai 2026)

385 pages 

ISBN-10: ‎ 2378804970 

ISBN-13: ‎ 978-2378804978 

Genre: Contemporain

Lu le: 25 Août 2026

Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

Islande. À la mort de sa meilleure amie, tuée par son compagnon, Katla se lance un défi inédit : organiser une grève des femmes dans le monde entier, pour dénoncer les violences et les inégalités.

Japon. Michiko, jeune salariée enceinte, est harcelée par son patron.

Salvador. Ana María, ouvrière à l'usine, se bat pour sa fille, condamnée à trente ans de prison pour suspicion d'avortement.

Sénégal. Hawa, urgentiste, tente de sauver une enfant quand le trauma de son passé ressurgit.

Katla, Michiko, Ana María et Hawa ne se connaissent pas, mais toutes décident de dire non. Elles étaient seules, elles seront des millions. Sans les femmes, le monde s'arrêtera-t-il de tourner ? Et s'il suffisait d'un jour pour tout changer ?

Mon avis:


          Dans cette nouvelle histoire, on retrouve un schéma quasi habituel chez Laëtitia Colombani, à savoir 4 femmes qui ne se connaissent pas et qui vivent sur 4 continents différents. On va suivre chacune d'entre elle dans leur quotidien de femme exploitée, sous-estimée, violentée, dénigrée etc... C'est cela et uniquement cela, leur condition de femme, qui est leur point commun. Pour chacune d'entre elle, être femme est synonyme de problématiques différentes imposées dans leur pays respectifs. J'ai aimé chacune de ces femmes, sans aucune préférence pour l'une ou l'autre. Laëtitia Colombani décrit la réalité sociale multiculturelle à travers le monde de manière extrêmement documentée, de façon à faire un récit de fiction très proche de la vérité. Les sujets abordés sont durs, difficiles mais le but est bien de dénoncer à quel point les femmes sont victimes de plein de choses différentes dans le monde, à quel point les disparités existent et à quel point le chemin est encore long. Et parce que ce récit est très proche de la réalité et parce que l'autrice le construit presque comme un véritable plaidoyer, je ressors de cette lecture en ayant l'impression d'avoir lu un essai. Néanmoins, on ne peut pas être insensible à cette histoire extrêmement puissante, avec ces femmes fortes, courageuses et déterminées à faire bouger les lignes. J'ai adoré la notion terminale de l'histoire, ces combats individuel qui se transforment en un combat mondial et revendicateur, qui permet d'illustrer plus concrètement le lien entre les 4 héroïnes et avec toutes les femmes du monde. Le final est peut-être un peu rapide et précipité mais ce roman reste un livre fort, engagé et nécessaire qui met en lumière la dure réalité et le combat vécu par les femmes à travers le monde, encore et toujours d'actualité...

Anne d'Ingleside (Lucy Maud Montgomery)



Titre original : Anne of Ingleside

Traduction : Patricia Barbe-Girault 

Nationalité de l’auteur: Canadienne

Éditions Monsieur Toussaint Louverture (24 Novembre 2022)

Collection Laventure

345 pages 

ISBN-10: ‎ 2381960678 

ISBN-13: ‎ 978-2381960678 

Genre: Classique

Lu le: 23 Août 2026

Ma note: 15/20 



Résumé/4ème de couverture:

Laissant derrière eux leur maison de rêve, Anne et Gilbert emménagent à Ingleside, à Glen St Mary. Et ils ne sont pas seuls ; désormais mère d’une fratrie de six enfants, entourée d’amis précieux et atypiques, la petite orpheline assoiffée d’amour et de tendresse semble avoir étanché sa soif.

Mon avis:


        On fait un sacré bond dans le temps avec ce sixième tome par rapport au précédent, puisque nous retrouvons maintenant Anne en mère de famille nombreuse de 6 enfants! Hormis ce joli changement, Gilbert est toujours un médecin réputé et largement dévoué à ses patients et Anne passe ses journées auprès de Susan qui l'aide avec les enfants et la maison ou auprès de X pour se balader, refaire le monde et continuer de s'émerveiller des petits bonheurs de la vie. C'est toujours un bonheur, emprunt de douceur et de nostalgique de se replonger dans l'univers de Anne, même si pour ce sixième tome, c'est comme si on s'éloignait d'Anne étant donné qu'elle n'est plus aussi présente sur le devant de la scène. Ce sont en effet sur ces enfants que l'histoire va se concentrer, comme une petite succession de mini récits prenants successivement chacun des enfants de Anne pour héros ou héroïne. Ces chapitres bourrés d'anecdotes et de péripéties en tout genre nous permettent de mieux découvrir chacun d'entre eux, ou presque. Certains sont vite éclipsés et on en retrouve d'autres plusieurs fois, et même si leur innocence d'enfant fait parfois redondance, on arrive à retrouver le caractère espiègle et plein d'imagination d'Anne dans l'éducation qu'elle a donné à ses enfants. Certains passages sont parfois long et un doux sentiment d'ennui apparaît dans ce tome. Le personnage d'Anne, ainsi que les personnages qui gravitent autour d'elle m'ont manqué mais ce sixième tome est synonyme de transmission des notions et des valeurs phares de la série, dont la nostalgie et la douceur sont toujours au rendez-vous.

La jurée (Claire Jéhanno)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Harper Collins (20 Mars 2024)

Collection Poche

293 pages 

ISBN-13: ‎ 979-1033917533 

Genre: Contemporain

Lu le: 20 Août 2026

Ma note: 16/20 




Résumé/4ème de couverture:

Anna Zeller a été tirée au sort pour devenir jurée aux assises. Une expérience aussi vertigineuse qu’inédite.

Appelée à juger un couple au casier vierge dans un procès pour empoisonnement et meurtre, la jeune femme va voir resurgir son passé. Un passé qui la transporte vingt ans plus tôt, sur une aire de jeux en Bretagne. Le jour où Anna Boulanger est devenue Anna Zeller.

Les jurés ont une semaine pour décider du destin des accusés et s’emparer de leur troublante histoire. C’est aussi le temps qu’il faudra pour que bascule la vie d’Anna.

Mon avis:


        J'ai fini par céder à découvrir ce livre dont je vois régulièrement de très bons avis, et cela depuis sa sortie. J'ai passé un bon moment de lecture mais je n'aurais pas un avis dithyrambique dessus, ayant eu un immense coup de coeur pour "Femmes en colère" qui reprend cette immersion au coeur d'un jury d'assises, à travers les yeux d'une jurée. Dans l'histoire de Claire Jéhanno, en plus de retrouver les coulisses du fonctionnement d'un procès et les sentiments totalement ambivalents d'une jurée, on s'intéresse également au procès en lui-même et aux accusés, en décortiquant leur vie passé. Difficile de faire notre propre jugement, mais notre parcours de lecteur, tout comme celui de Anna ne s'arrête pas à ces limites, puisque l'on va découvrir que l'affaire en question va bousculer la jeune femme et remettre en question beaucoup de choses de sa vie. C'est une replongée dans sa propre enfance que l'on va suivre et essayer de comprendre en parallèle et justement, j'ai eu plus ou moins de mal à comprendre et à identifier les parallèles, d'autant plus que certains me paraissait légers voire faciles. Entre le procès, les audiences, les débats, les interrogatoires, les questionnements, le jugement et l'enquête et les révélations personnelles de Anna, il m'a semblé qu'il y avait finalement beaucoup de choses dans ce récit, et qu'elles n'étaient que survolées. L'histoire reste assez prenante et est criblant de vérité. Elle interroge sur la notion  d'innocence comme de culpabilité, sur la responsabilité d'être juré, sur la complexité d'une affaire et sur la notion de vérité. Même si je n'ai pas été transportée et surprise, ce fut une bonne lecture.

Les choses qu'on dit (Mathou)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Pocket (25 Juin 2026)

211 pages 

ISBN-10: ‎ 2266359800 

ISBN-13: ‎ 978-2266359801 

Genre: Contemporain

Lu le: 18 Août 2026

Ma note: 16/20






Résumé/4ème de couverture:

Léa pensait avoir des parents comme tout le monde.

Mais chaque famille cache un secret, et celui aujourd'hui révélé lui fait l'effet d'une explosion.

La vie de Léa bascule le jour où son père lui révèle le secret de son enfance. La colère qui monte va bien au-delà de ce qu'elle attendait. À un moment décisif de sa vie, Léa va devoir trouver les mots pour se sauver elle-même. Et si parler à nos parents était une question de survie, que leur dirions-nous ?

Mon avis:


        Je suis une fan des illustrations, des mots et de l'univers de Mathou, mais l'écriture d'un roman est un tout autre exercice, et pourtant, là aussi, elle le réussi à merveille. La plume de Mathou est déjà vraiment très agréable à lire, avec une telle fluidité, que l'histoire vous glisse facilement et rapidement entre les doigts. C'est la première belle surprise que j'ai eu en entamant cette histoire, mais la deuxième belle surprise vient des thématiques abordées, auxquelles je ne m'attendais pas du tout. Si je pensais partir dans un récit plutôt feel-good, il n'en ai vraiment rien! En effet, ce sont des sujets très graves qui sont apportés tels que la maladie, le secrets de famille et l'acceptation de soi. Et c'est bien évidement la et les femme(s) qui est (sont) mis(es) en valeur. Mais malgré l'importance des thèmes véhiculés, on retrouve beaucoup de douceur et de sensibilité, sans avoir l'effet chappe de plomb. J'ai beaucoup aimé le personnage de Léa dont j'ai trouvé les réactions plutôt modérées face à tout ce qu'elle peut vivre, sans excès dans un sens ou dans l'autre. J'ai donc passé un très bon moment de lecture avec ce premier roman qui a su me surprendre par l'intensité de ces sujets et qui a donc parfaitement su me happer d'un bout à l'autre. Une jolie réussite!

lundi 21 septembre 2026

Les bouchères (Sophie Demange)





Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Collection Proche (7 Mai 2026)

259 pages 

ISBN-10: ‎ 2487891297 

ISBN-13: ‎ 978-2487891296 

Genre: Contemporain

Lu le: 16 Août 2026

Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

Rouen, quartier Jouvenet. Impossible de rater la devanture rose bonbon de la nouvelle boucherie, tenue par trois femmes aux ongles pailletés qui découpent les escalopes en souriant. Elles seules savent ce qui les lie : une enfance estropiée, une adolescence rageuse et un secret. Lorsque plusieurs hommes du quartier s'évaporent sans laisser de traces, la panique gagne les habitants. La police enquête et les rumeurs enflent… Les bouchères seraient-elles plus dangereuses qu'elles en ont l'air ?

Mon avis:


        Qu'est-ce que j'ai adoré cette histoire! C'est le genre de livre que l'on regrette de ne pas avoir découvert plus tôt! J'ai déjà eu l'agréable surprise de voir que le récit se déroulait à Rouen. Il m'a fallu un petit temps d'adaptation pour bien m'imprégner de l'histoire que j'avais un peu de mal à situer au niveau des personnages mais aussi au niveau de la temporalité puisque j'étais partie avec l'idée d'un récit historique, alors qu'il s'agit d'une histoire contemporaine. Passé cela, je me suis plongé dans les aventures de ces remarquables bouchères et j'ai très vite englouti le livre. Car ces trois femmes vivent une multitude de choses et même si certaines surprises et évènements sont un peu grossier et facile, on passe outre car là n'est pas l'essentiel. Si ce sont des femmes et de véritables et bonnes professionnelles, elles ont été malmenées par la vie et maltraitées par les hommes. Mais elles ont décidé que ce temps était révolu et elles ont bien l'intention de ne plus se laisser conter. Cela va les amener à vivre et à faire face à des situations rocambolesques avec des moments qui sont parfois crus et violents. Néanmoins, j'ai adoré la force de leurs caractères et elles m'ont bien fait sourire. Et sous ses airs d'aventures un peu loufoque et pas très crédible, ce roman permet avant tout et surtout de mettre en avant la force au féminin et la sororité. Ce livre est excellent, c'est un uppercut féministe aussi singulier et trash que drôle.

Les filles d'Oxford (Joanna Miller)



Titre original : The Eights

Traduction : Christel Gaillard-Paris 

Nationalité de l’auteur: Anglaise

Éditions Robert Laffont (23 Avril 2026)

493 pages 

ISBN-10: ‎ 2221273605 

ISBN-13: ‎ 978-2221273609 

Genre: Historique

Lu le: 15 Août 2026

Ma note: 15/20 




Résumé/4ème de couverture:

Oxford, 1920. Pour la première fois en mille ans d'existence, la plus célèbre université du monde autorise l'inscription d'étudiantes. Quatre jeunes femmes y feront leur entrée. Elles viennent d'horizons très différents, mais le hasard – ou le destin – va les lier d'une amitié aussi improbable qu'inoubliable.

Après avoir perdu son frère et son fiancé sur le champ de bataille, Dora s'inscrit à Oxford à leur place, décidée à donner un sens à leur absence.

Beatrice, fille d'une célèbre suffragette, voit dans ces murs prestigieux l'occasion de tracer sa propre route .

Otto, mondaine insouciante, espère que le luxe dont elle s'entoure la préservera des souvenirs douloureux de la guerre.

Quant à Marianne, discrète et brillante fille d'un pasteur de campagne, elle cache un secret qu'elle devra taire à tout prix .

Mais, en 1920, à l'ombre des tours d'Oxford, entre la misogynie toujours omniprésente, la grippe espagnole qui continue de sévir et les fantômes de la Grande Guerre hantent toujours les esprits, le groupe tente de trouver sa place et leur amitié deviendra plus précieuse que jamais.


Mon avis:


           J'avais hâte et je misais beaucoup sur ce récit qui allie l'Histoire et les Femmes et qui parle d'érudition dans une université mythique. Je n'ai pas du tout été déçue par la promesse annoncée puisque le roman aborde parfaitement bien, en étant très documenté, l'arrivée des premières étudiantes à Oxford. On apprend énormément de choses concernant le fonctionnement de l'université, son architecture, ses traditions qui côtoient bien évidemment, pour l'époque, la misogynie, l'injustice sociale et les affres de l'Après-Guerre. L'aspect et le contexte historique m'ont donc totalement conquise mais mon intérêt pour ce roman s'est malheureusement limité à cela. En effet, je n'ai pas tout réussi à m'attacher à Béatrice, Otto, Marianne et Dora, pour lesquelles j'ai toujours fait preuve d'un instant de concentration et de réflexion pour me situer sur qui était qui au fil des différents chapitres qui leur donne la voix. Ces 4 femmes sont toutes différentes les unes des autres, elles ont des profils très intéressants et l'on découvre l'histoire personnelle de chacune d'entre elle, tout en assistant à leur formidable amitié et entraide, alors que rien ne les en prédestiné. Ce sont des héroïnes, des précurseurs et leur sororité est aussi forte que belle. Leur quotidien est rythmé par leurs déboires personnels et par leur combat en tant que femme étudiante. Mais je dois avouer que cela a été malheureusement long, très long... Je ne sais pas vraiment si c'est une histoire de fond ou de forme, ou à cause d'un manque d'attachement, mais je n'ai rien trouvé qui dynamitait et accrochait vraiment le lecteur. Je suis frustrée par ce petit quelque chose qui m'a manqué et qui m'a donné ce sentiment de longueur alors que le contexte historique est top et intéressant puisque ce roman est un bel hommage à ces héroïnes qui ont contribué à faire évoluer la place des femmes dans la société.


Merci aux éditions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre!

Comment tuer son mari (Sue Hincenbergs)



Titre original : The Retirement Plan  

Traduction : Françoise-Anne Laporte 

Nationalité de l’auteur: Canadienne

Éditions Le Cherche Midi (21 Mai 2026)

453 pages 

ISBN-10: ‎ 2749181186 

ISBN-13: ‎ 978-2749181189 

Genre: Contemporain, Policier

Lu le: 11 Août 2026

Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

Marlene jeta un œil à la porte de garage où son mari de trente ans venait de trouver la mort et lâcha : " J'espère que sa dernière pensée a été : "Marlene avait raison.' "

Amies depuis trente ans, Pam, Shalisa, Nancy et Marlene avaient tout pour vivre une retraite heureuse. Leurs maris ont hélas eu la mauvaise idée d'investir ensemble toutes leurs économies... et de tout perdre. Depuis, l'ambiance n'est plus au beau fixe dans les couples. À la soixantaine, tous chacun s'épuise à travailler dans des emplois minables. Jusqu'au jour où le mari de Marlene meurt dans un tragique accident, à la suite duquel elle hérite d'une belle assurance, qui lui permet de refaire sa vie au soleil. De quoi faire réfléchir ses amies. Et si le seul obstacle entre elles et leur vie de rêve était... leurs maris terriblement ennuyeux ? Elles font alors ce que ferait toute femme sensée – elles décident de s'en débarrasser. Reste à trouver la bonne façon de les éliminer sans éveiller les soupçons.

Mon avis:


      Avec son titre éloquent qui fait tout de suite mouche, ce premier roman a de quoi se faire remarquer! Il faut préciser qu'il ne s'agit pas là d'un tutoriel, mais bien d'une histoire fictive que l'on peut ranger dans la catégorie des policiers cosy crime à laquelle s'ajoute l'étiquette de l'humour. J'ai passé un bon moment de lecture avec ce récit dont le suspense est loin d'être intenable ; c'est davantage la curiosité et l'intérêt général porté à l'histoire qui nous accrochent. La particularité de ce livre que j'ai beaucoup aimé est le fait de retrouver des personnages retraités : l'histoire n'aurait pas résonnée avec le même humour si l'on transposait leur vie quotidienne et leurs péripéties à des personnages plus jeunes. On va ainsi suivre 4 couples retraités et amis qui vont voir leur train train quotidien chamboulé et se transformer en une séries de situations aussi loufoques que cocasses. Tout est de l'ordre du rocambolesque avec plein d'imbroglios, de heureux hasards et de quiproquos, qui sont loin d'être inédit mais qui nous font bien sourire et passé un moment très divertissant. Sous ses airs burlesque, l'histoire permet également de pointer du doigt la thématique de l'amour durable et de la nécessité d'entretenir au quotidien son couple. Si les personnages ne sont pas des saints, ils sont humains et aussi tendre que touchants dans leurs différentes excentricités. Sous son fond de cosy crime, ce livre est distrayant en nous faisant passer un bon moment où l'humour est omniprésent grâce à des personnages humains et tendre qui vivent mille et une péripéties et quiproquos que l'on voit venir mais qui assurent l'amusement.


Merci aux éditions Le Cherche Midi pour l'envoi de ce livre!

lundi 14 septembre 2026

Les enracinés (Claire Norton)


TOME 1 : DES RACINES ET DES ARMES


Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Robert Laffont (13 Août 2026)

424 pages 

ISBN-10: ‎ 2221288602 

ISBN-13: ‎ 978-2221288603 

Genre: Historique

Lu le: 8 Août 2026

Ma note: 17/20 





Résumé/4ème de couverture:

Été 1912.

Dans un champ de blé, une charrette bascule, une femme meurt.

Mais les larmes n'ont pas leur place dans ce monde paysan, où la vie tient au travail incessant des bras et des saisons : à dix-sept ans, Marie Guillou doit taire sa peine et assurer la suite de sa mère, apprendre à son tour le labeur des champs, conduire la demeure familiale. Au sein de ce modeste hameau où vit sa famille, les jeunes filles n'ont pas la possibilité de se plaindre, encore moins d'aimer ou de rêver.

Pourtant, Marie sent en elle le désir d'une autre vie. Attachée à sa terre, émancipée par les romans qu'elle découvre à l'insu de sa famille et secrètement amoureuse, elle avance, silencieuse et révoltée. La guerre qui approche, bouleversant un peu plus encore l'ordre établi, va l'amener à faire des choix qui vont changer son destin, et celui de son village.

Mon avis:


        J'avais très hâte de découvrir le premier tome de cette duologie, une première série et une première fiction historique de la part de l'autrice, qui avait déjà d'excellents retours bien avant sa sortie! Une saga familiale, aux prémices de la guerre et dont l'accent est mis sur les femmes sont autant d'ingrédients réunis pour un grand livre et Claire Norton a merveilleusement bien réussi sa recette! Deux choses m'ont particulièrement plu dans cette histoire et qui en font des particularités que l'on voit rarement : que l'histoire se déroule avant et aux prémices de la Première Guerre Mondiale et que l'on mette l'accent sur la vie rurale et cette nécessité et cette importance vitale de travailler la terre. L'autrice montre parfaitement à quel point la vie à la campagne, pour tous les habitants d'un village et pour tous les membres d'une même famille dépend entièrement de ce que la terre donne ou pas... Et quand on est une femme comme Marie qui doit prendre sa place autant dans les champs qu'à la maison, on ne peut qu'être bouleversé par son courage, son abnégation mais aussi par son intelligence. C'est une héroïne remarquable, aussi inspirante que vibrante, qui vous marque comme peu peuvent le faire. J'aurais juste aimé que le récit de Marie à la campagne soit parfois plus dynamique et/ou que les parties où l'on retrouve les homme sur le front de la Guerre soient à part et plus développer car j'ai eu parfois l'impression d'avoir une lecture hachée. Néanmoins, Claire Norton a parfaitement réussi son exercice de style puisque l'immersion est totale. Elle nous décrivant à merveille les coutumes et la façon de vivre à cette époque et dans ce terroir, une jolie remontée dans le temps pleine de vibrations et d'émotions.


Merci aux éditions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre!