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vendredi 9 octobre 2026

Les boutiques fantastiques de la rue Fracastic


TOME 1 : LA BOUTIQUE CARNIVORE


Scénario: Carbone et Sydelia Guirao

Illustrations : Héliodore

Nationalité des auteurs: Française

Éditions Dupuis (28 Août 2026)

64 pages 

ISBN-10: ‎ 2808511426 

ISBN-13: ‎ 978-2808511421 

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 1er Septembre 2026

Ma note: 17/20 



Résumé/4ème de couverture:

La rue Fracastic... Un lieu mystérieux, en marge de la réalité, où poussent d'étranges boutiques vivantes, qui fabriquent les ingrédients nécessaires aux potions magiques : bave de crapaud, griffes de dragon, écailles de sirène... Un endroit fascinant mais dangereux, où s'aventurent normalement les Chalandeurs — les Sangs Rouges — jugés sans valeur et sacrifiés à ses dangers, tandis que les Sages, dont le précieux sang translucide sert d'engrais aux échoppes, restent à l'abri. Mais lorsque sa sœur est engloutie par une boutique carnivore, Gus, jeune Sage de Silvermoore, doit descendre dans la rue Fracastic. En rompant l'ordre établi, Gus va révéler les sombres secrets de Silvermoore... mais aussi ceux de sa propre famille.

Mon avis:


     Comment ne pas résister à cette magnifique couverture qui donne le ton d'un univers fantastique, accompagné d'un scénario de Carbone? C'est vraiment le début d'une très chouette série de bande dessinée pour les plus jeunes, dans une ambiance de magie qui s'annonce aussi riche et variée que Harry Potter et autres. En effet, le ton est clairement donné dés l'ouverture du livre puisque l'on retrouve les explications de ce monde imaginaire et pas si simple au recto de la couverture. Cette double-page est vraiment incroyable tant graphiquement que scénaristiquement. J'ai été impressionné par toute l'étendue imaginative des autrices car c'est vraiment tout un monde complet qui a été pensé : les différentes castes suivant la couleur du sang avec leurs règles et leurs fonctionnement propres, les boutiques vivantes qui ont elles aussi leur règles, les créatures hybrides animales... Il n'est d'ailleurs pas évident d'avoir bien en tête tous les principes de cette société en entamant la lecture, car le récit part bille en tête, et il n'y a pas de rappel ou de notions explicatives dans l'histoire. Il faut avoir bien lu la première double page de couverture et y revenir au besoin. Au moins, cela montre que l'histoire de ce premier tome n'est pas vraiment introductif : on suit d'ores et déjà les aventures de Gus avec ses nouveaux amis et sa famille. Concernant le scénario, j'ai passé un bon moment mais force est de constater que tout ce qu'on y retrouve sont de l'ordre du déjà-vu (une amitié rapide, l'enjeu des différentes castes, des dangers à éviter et un mystère familial à résoudre). Je ressors conquise par cette BD et particulièrement grâce à ses magnifiques illustrations et son univers original et extrêmement riche et foisonnant, et même si le scénario n'offre pas grand chose de neuf à l'horizon, on passe un bon moment et il répond parfaitement au public jeunesse.


Merci aux éditions Dupuis pour l'envoi de ce livre!

Mon petit doigt m'a dit (Agatha Christie)



Titre original : By the Pricking of my Thumb  

Traduction :  Janine Levy 

Nationalité de l’auteur: Anglaise

Éditions Le Livre de Poche (20 Novembre 2024)

334 pages 

ISBN-10: ‎ 2253939846 

ISBN-13: ‎ 978-2253939849 

Genre: Policier

Lu le: 30 Août 2026

Ma note: 16/20 




Résumé/4ème de couverture:

Dans ce livre nous retrouvons des héros familiers aux lecteurs d'Agatha Christie : Tommy et Tuppence Beresford qui, par goût de l'aventure, fondèrent une agence de détectives privés. Ils ont vieilli et, retirés des affaires, ils goûtaient des jours paisibles jusqu'au moment où ils se rendirent au " Coteau ensoleillé ", maison de retraite pour personnes âgées où vit une tante de Tommy, Ada.

Tante Ada s'éteint doucement et une pensionnaire - Mrs Lancaster - part dans des conditions si mystérieuses que Tuppence est intriguée. Malgré les moqueries de son mari, elle décide de retrouver cette Mrs Lancaster. Lorsque Tommy rentrera chez lui après avoir assisté à une conférence, ce sera pour apprendre que sa femme n'est pas rentrée de la mission qu'elle s'est imposée.

Mon avis:


          C'est un plaisir de retrouver Tommy et Tuppence, qui permette de changer d'Hercule Poirot et de Miss Marple. On retrouve le couple de détectives amateurs moins flambant et dans la fleur de l'âge même si ce n'est que le troisième opus de leur série. Néanmoins, ils ont conservés leur verve, leur ardeur et leur nez fin pour dénicher des intrigues et les résoudre! Tout commence presque exclusivement avec Tuppence qui croit déceler quelque chose de louche et qui entreprend seule les investigations. Heureusement, Agatha Christie a très bien conçu son intrigue puisque dans une seconde partie, on retrouve Tommy qui se retrouve a lui aussi enquêter sur les mêmes plates bandes, mais prises d'un autre côté de l'intrigue. Et là encore, le récit est bien construit puisque le lecteur ne va pas assister à toute la reconstruction, certes différente, des investigations, étant donné que le couple se rejoint rapidement sur l'affaire qui les occupe. J'ai beaucoup aimé l'intrigue faite de petites vieilles qui ont la tête qui flanche, d'une maison étrangement conçue, de locataires inquiétants et d'habitants du village aux abois. Il y a un petit côté glauque à cette histoire qui fonctionne très bien et qui apporte la petite touche de singularité à ce livre. J'ai également beaucoup aimé retrouver la complicité, la tendresse et l'affection mutuelle entre Tuppence et Tommy. J'aime de plus en plus ce couple et cette série que je prendrais plaisir à relire dans l'ordre.

lundi 28 septembre 2026

Un jour sans femme (Laëtitia Colombani)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions L’iconoclaste (7 Mai 2026)

385 pages 

ISBN-10: ‎ 2378804970 

ISBN-13: ‎ 978-2378804978 

Genre: Contemporain

Lu le: 25 Août 2026

Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

Islande. À la mort de sa meilleure amie, tuée par son compagnon, Katla se lance un défi inédit : organiser une grève des femmes dans le monde entier, pour dénoncer les violences et les inégalités.

Japon. Michiko, jeune salariée enceinte, est harcelée par son patron.

Salvador. Ana María, ouvrière à l'usine, se bat pour sa fille, condamnée à trente ans de prison pour suspicion d'avortement.

Sénégal. Hawa, urgentiste, tente de sauver une enfant quand le trauma de son passé ressurgit.

Katla, Michiko, Ana María et Hawa ne se connaissent pas, mais toutes décident de dire non. Elles étaient seules, elles seront des millions. Sans les femmes, le monde s'arrêtera-t-il de tourner ? Et s'il suffisait d'un jour pour tout changer ?

Mon avis:


          Dans cette nouvelle histoire, on retrouve un schéma quasi habituel chez Laëtitia Colombani, à savoir 4 femmes qui ne se connaissent pas et qui vivent sur 4 continents différents. On va suivre chacune d'entre elle dans leur quotidien de femme exploitée, sous-estimée, violentée, dénigrée etc... C'est cela et uniquement cela, leur condition de femme, qui est leur point commun. Pour chacune d'entre elle, être femme est synonyme de problématiques différentes imposées dans leur pays respectifs. J'ai aimé chacune de ces femmes, sans aucune préférence pour l'une ou l'autre. Laëtitia Colombani décrit la réalité sociale multiculturelle à travers le monde de manière extrêmement documentée, de façon à faire un récit de fiction très proche de la vérité. Les sujets abordés sont durs, difficiles mais le but est bien de dénoncer à quel point les femmes sont victimes de plein de choses différentes dans le monde, à quel point les disparités existent et à quel point le chemin est encore long. Et parce que ce récit est très proche de la réalité et parce que l'autrice le construit presque comme un véritable plaidoyer, je ressors de cette lecture en ayant l'impression d'avoir lu un essai. Néanmoins, on ne peut pas être insensible à cette histoire extrêmement puissante, avec ces femmes fortes, courageuses et déterminées à faire bouger les lignes. J'ai adoré la notion terminale de l'histoire, ces combats individuel qui se transforment en un combat mondial et revendicateur, qui permet d'illustrer plus concrètement le lien entre les 4 héroïnes et avec toutes les femmes du monde. Le final est peut-être un peu rapide et précipité mais ce roman reste un livre fort, engagé et nécessaire qui met en lumière la dure réalité et le combat vécu par les femmes à travers le monde, encore et toujours d'actualité...

Anne d'Ingleside (Lucy Maud Montgomery)



Titre original : Anne of Ingleside

Traduction : Patricia Barbe-Girault 

Nationalité de l’auteur: Canadienne

Éditions Monsieur Toussaint Louverture (24 Novembre 2022)

Collection Laventure

345 pages 

ISBN-10: ‎ 2381960678 

ISBN-13: ‎ 978-2381960678 

Genre: Classique

Lu le: 23 Août 2026

Ma note: 15/20 



Résumé/4ème de couverture:

Laissant derrière eux leur maison de rêve, Anne et Gilbert emménagent à Ingleside, à Glen St Mary. Et ils ne sont pas seuls ; désormais mère d’une fratrie de six enfants, entourée d’amis précieux et atypiques, la petite orpheline assoiffée d’amour et de tendresse semble avoir étanché sa soif.

Mon avis:


        On fait un sacré bond dans le temps avec ce sixième tome par rapport au précédent, puisque nous retrouvons maintenant Anne en mère de famille nombreuse de 6 enfants! Hormis ce joli changement, Gilbert est toujours un médecin réputé et largement dévoué à ses patients et Anne passe ses journées auprès de Susan qui l'aide avec les enfants et la maison ou auprès de X pour se balader, refaire le monde et continuer de s'émerveiller des petits bonheurs de la vie. C'est toujours un bonheur, emprunt de douceur et de nostalgique de se replonger dans l'univers de Anne, même si pour ce sixième tome, c'est comme si on s'éloignait d'Anne étant donné qu'elle n'est plus aussi présente sur le devant de la scène. Ce sont en effet sur ces enfants que l'histoire va se concentrer, comme une petite succession de mini récits prenants successivement chacun des enfants de Anne pour héros ou héroïne. Ces chapitres bourrés d'anecdotes et de péripéties en tout genre nous permettent de mieux découvrir chacun d'entre eux, ou presque. Certains sont vite éclipsés et on en retrouve d'autres plusieurs fois, et même si leur innocence d'enfant fait parfois redondance, on arrive à retrouver le caractère espiègle et plein d'imagination d'Anne dans l'éducation qu'elle a donné à ses enfants. Certains passages sont parfois long et un doux sentiment d'ennui apparaît dans ce tome. Le personnage d'Anne, ainsi que les personnages qui gravitent autour d'elle m'ont manqué mais ce sixième tome est synonyme de transmission des notions et des valeurs phares de la série, dont la nostalgie et la douceur sont toujours au rendez-vous.

La jurée (Claire Jéhanno)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Harper Collins (20 Mars 2024)

Collection Poche

293 pages 

ISBN-13: ‎ 979-1033917533 

Genre: Contemporain

Lu le: 20 Août 2026

Ma note: 16/20 




Résumé/4ème de couverture:

Anna Zeller a été tirée au sort pour devenir jurée aux assises. Une expérience aussi vertigineuse qu’inédite.

Appelée à juger un couple au casier vierge dans un procès pour empoisonnement et meurtre, la jeune femme va voir resurgir son passé. Un passé qui la transporte vingt ans plus tôt, sur une aire de jeux en Bretagne. Le jour où Anna Boulanger est devenue Anna Zeller.

Les jurés ont une semaine pour décider du destin des accusés et s’emparer de leur troublante histoire. C’est aussi le temps qu’il faudra pour que bascule la vie d’Anna.

Mon avis:


        J'ai fini par céder à découvrir ce livre dont je vois régulièrement de très bons avis, et cela depuis sa sortie. J'ai passé un bon moment de lecture mais je n'aurais pas un avis dithyrambique dessus, ayant eu un immense coup de coeur pour "Femmes en colère" qui reprend cette immersion au coeur d'un jury d'assises, à travers les yeux d'une jurée. Dans l'histoire de Claire Jéhanno, en plus de retrouver les coulisses du fonctionnement d'un procès et les sentiments totalement ambivalents d'une jurée, on s'intéresse également au procès en lui-même et aux accusés, en décortiquant leur vie passé. Difficile de faire notre propre jugement, mais notre parcours de lecteur, tout comme celui de Anna ne s'arrête pas à ces limites, puisque l'on va découvrir que l'affaire en question va bousculer la jeune femme et remettre en question beaucoup de choses de sa vie. C'est une replongée dans sa propre enfance que l'on va suivre et essayer de comprendre en parallèle et justement, j'ai eu plus ou moins de mal à comprendre et à identifier les parallèles, d'autant plus que certains me paraissait légers voire faciles. Entre le procès, les audiences, les débats, les interrogatoires, les questionnements, le jugement et l'enquête et les révélations personnelles de Anna, il m'a semblé qu'il y avait finalement beaucoup de choses dans ce récit, et qu'elles n'étaient que survolées. L'histoire reste assez prenante et est criblant de vérité. Elle interroge sur la notion  d'innocence comme de culpabilité, sur la responsabilité d'être juré, sur la complexité d'une affaire et sur la notion de vérité. Même si je n'ai pas été transportée et surprise, ce fut une bonne lecture.

Les choses qu'on dit (Mathou)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Pocket (25 Juin 2026)

211 pages 

ISBN-10: ‎ 2266359800 

ISBN-13: ‎ 978-2266359801 

Genre: Contemporain

Lu le: 18 Août 2026

Ma note: 16/20






Résumé/4ème de couverture:

Léa pensait avoir des parents comme tout le monde.

Mais chaque famille cache un secret, et celui aujourd'hui révélé lui fait l'effet d'une explosion.

La vie de Léa bascule le jour où son père lui révèle le secret de son enfance. La colère qui monte va bien au-delà de ce qu'elle attendait. À un moment décisif de sa vie, Léa va devoir trouver les mots pour se sauver elle-même. Et si parler à nos parents était une question de survie, que leur dirions-nous ?

Mon avis:


        Je suis une fan des illustrations, des mots et de l'univers de Mathou, mais l'écriture d'un roman est un tout autre exercice, et pourtant, là aussi, elle le réussi à merveille. La plume de Mathou est déjà vraiment très agréable à lire, avec une telle fluidité, que l'histoire vous glisse facilement et rapidement entre les doigts. C'est la première belle surprise que j'ai eu en entamant cette histoire, mais la deuxième belle surprise vient des thématiques abordées, auxquelles je ne m'attendais pas du tout. Si je pensais partir dans un récit plutôt feel-good, il n'en ai vraiment rien! En effet, ce sont des sujets très graves qui sont apportés tels que la maladie, le secrets de famille et l'acceptation de soi. Et c'est bien évidement la et les femme(s) qui est (sont) mis(es) en valeur. Mais malgré l'importance des thèmes véhiculés, on retrouve beaucoup de douceur et de sensibilité, sans avoir l'effet chappe de plomb. J'ai beaucoup aimé le personnage de Léa dont j'ai trouvé les réactions plutôt modérées face à tout ce qu'elle peut vivre, sans excès dans un sens ou dans l'autre. J'ai donc passé un très bon moment de lecture avec ce premier roman qui a su me surprendre par l'intensité de ces sujets et qui a donc parfaitement su me happer d'un bout à l'autre. Une jolie réussite!

lundi 21 septembre 2026

Les bouchères (Sophie Demange)





Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Collection Proche (7 Mai 2026)

259 pages 

ISBN-10: ‎ 2487891297 

ISBN-13: ‎ 978-2487891296 

Genre: Contemporain

Lu le: 16 Août 2026

Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

Rouen, quartier Jouvenet. Impossible de rater la devanture rose bonbon de la nouvelle boucherie, tenue par trois femmes aux ongles pailletés qui découpent les escalopes en souriant. Elles seules savent ce qui les lie : une enfance estropiée, une adolescence rageuse et un secret. Lorsque plusieurs hommes du quartier s'évaporent sans laisser de traces, la panique gagne les habitants. La police enquête et les rumeurs enflent… Les bouchères seraient-elles plus dangereuses qu'elles en ont l'air ?

Mon avis:


        Qu'est-ce que j'ai adoré cette histoire! C'est le genre de livre que l'on regrette de ne pas avoir découvert plus tôt! J'ai déjà eu l'agréable surprise de voir que le récit se déroulait à Rouen. Il m'a fallu un petit temps d'adaptation pour bien m'imprégner de l'histoire que j'avais un peu de mal à situer au niveau des personnages mais aussi au niveau de la temporalité puisque j'étais partie avec l'idée d'un récit historique, alors qu'il s'agit d'une histoire contemporaine. Passé cela, je me suis plongé dans les aventures de ces remarquables bouchères et j'ai très vite englouti le livre. Car ces trois femmes vivent une multitude de choses et même si certaines surprises et évènements sont un peu grossier et facile, on passe outre car là n'est pas l'essentiel. Si ce sont des femmes et de véritables et bonnes professionnelles, elles ont été malmenées par la vie et maltraitées par les hommes. Mais elles ont décidé que ce temps était révolu et elles ont bien l'intention de ne plus se laisser conter. Cela va les amener à vivre et à faire face à des situations rocambolesques avec des moments qui sont parfois crus et violents. Néanmoins, j'ai adoré la force de leurs caractères et elles m'ont bien fait sourire. Et sous ses airs d'aventures un peu loufoque et pas très crédible, ce roman permet avant tout et surtout de mettre en avant la force au féminin et la sororité. Ce livre est excellent, c'est un uppercut féministe aussi singulier et trash que drôle.

Les filles d'Oxford (Joanna Miller)



Titre original : The Eights

Traduction : Christel Gaillard-Paris 

Nationalité de l’auteur: Anglaise

Éditions Robert Laffont (23 Avril 2026)

493 pages 

ISBN-10: ‎ 2221273605 

ISBN-13: ‎ 978-2221273609 

Genre: Historique

Lu le: 15 Août 2026

Ma note: 15/20 




Résumé/4ème de couverture:

Oxford, 1920. Pour la première fois en mille ans d'existence, la plus célèbre université du monde autorise l'inscription d'étudiantes. Quatre jeunes femmes y feront leur entrée. Elles viennent d'horizons très différents, mais le hasard – ou le destin – va les lier d'une amitié aussi improbable qu'inoubliable.

Après avoir perdu son frère et son fiancé sur le champ de bataille, Dora s'inscrit à Oxford à leur place, décidée à donner un sens à leur absence.

Beatrice, fille d'une célèbre suffragette, voit dans ces murs prestigieux l'occasion de tracer sa propre route .

Otto, mondaine insouciante, espère que le luxe dont elle s'entoure la préservera des souvenirs douloureux de la guerre.

Quant à Marianne, discrète et brillante fille d'un pasteur de campagne, elle cache un secret qu'elle devra taire à tout prix .

Mais, en 1920, à l'ombre des tours d'Oxford, entre la misogynie toujours omniprésente, la grippe espagnole qui continue de sévir et les fantômes de la Grande Guerre hantent toujours les esprits, le groupe tente de trouver sa place et leur amitié deviendra plus précieuse que jamais.


Mon avis:


           J'avais hâte et je misais beaucoup sur ce récit qui allie l'Histoire et les Femmes et qui parle d'érudition dans une université mythique. Je n'ai pas du tout été déçue par la promesse annoncée puisque le roman aborde parfaitement bien, en étant très documenté, l'arrivée des premières étudiantes à Oxford. On apprend énormément de choses concernant le fonctionnement de l'université, son architecture, ses traditions qui côtoient bien évidemment, pour l'époque, la misogynie, l'injustice sociale et les affres de l'Après-Guerre. L'aspect et le contexte historique m'ont donc totalement conquise mais mon intérêt pour ce roman s'est malheureusement limité à cela. En effet, je n'ai pas tout réussi à m'attacher à Béatrice, Otto, Marianne et Dora, pour lesquelles j'ai toujours fait preuve d'un instant de concentration et de réflexion pour me situer sur qui était qui au fil des différents chapitres qui leur donne la voix. Ces 4 femmes sont toutes différentes les unes des autres, elles ont des profils très intéressants et l'on découvre l'histoire personnelle de chacune d'entre elle, tout en assistant à leur formidable amitié et entraide, alors que rien ne les en prédestiné. Ce sont des héroïnes, des précurseurs et leur sororité est aussi forte que belle. Leur quotidien est rythmé par leurs déboires personnels et par leur combat en tant que femme étudiante. Mais je dois avouer que cela a été malheureusement long, très long... Je ne sais pas vraiment si c'est une histoire de fond ou de forme, ou à cause d'un manque d'attachement, mais je n'ai rien trouvé qui dynamitait et accrochait vraiment le lecteur. Je suis frustrée par ce petit quelque chose qui m'a manqué et qui m'a donné ce sentiment de longueur alors que le contexte historique est top et intéressant puisque ce roman est un bel hommage à ces héroïnes qui ont contribué à faire évoluer la place des femmes dans la société.


Merci aux éditions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre!