Mes derniers avis ROMANS:

Mes derniers avis BD & Mangas

  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

vendredi 16 octobre 2026

Code Yesterday (Michel Bussi)





Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Presses de la Cité (3 Septembre 2026)

350 pages 

ISBN-10: ‎ 2258215277 

ISBN-13: ‎ 978-2258215276 

Genre: Policier

Lu le: 3 Septembre 2026

Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

Lonely McKenzie, jeune musicienne de Liverpool, trouve dans la maison de ses grands-parents, rue Penny Lane, une partition griffonnée du premier tube des Beatles.

A-t-elle découvert un secret aussi précieux que la couronne d'Angleterre ?

Un secret que tentera de lui arracher Smoky Slug, journaliste spécialisé dans le rock, vieux limier misogyne qui n'a jamais cru au mythe des Fab Four.

Car Smoky le sait : pendant les années de folie du groupe, les Beatles ont été entourés de morts, presque toujours violentes, souvent inexpliquées...

Mon avis:


        "Code Yesterday" ne restera pas comme le roman le plus magistral de la bibliographie de Michel Bussi, avec un final retentissant, mais c'est le genre de lecture hyper plaisante et divertissante, grâce à son univers de Beattlemania, et qui apportera en plus, un petit côté nostalgique non négligeable aux personnes de cette génération. L'auteur imagine une histoire assez rocambolesque autour des Beattles avec parfois certaines choses qui semblent invraisemblables et grossières. Ce petit côté loufoque, associé à une petite dose d'humour et que moquerie, apporte une légèreté indéniable au récit alors que paradoxalement, on se retrouve tout de même dans une réelle enquête avec des morts à clé. Le tout fait que l'on se prend au jeu de ce mystérieux secret et l'histoire se dévore autant qu'elle se déguste. N'étant pas de cette génération et ne connaissant pas plus de choses sur les Beattles que cela, j'ai appris pas mal de détails insolites et d'anecdotes, puisque l'on retrouve une base véridique. Michel Bussi mêle donc parfaitement faits réels et fiction et l'on peut saluer le joli travail de recherches. Sans être une intrigue à rebondissement avec beaucoup de surprises, ce roman est un joli mélange de doutes, d'incertitudes, de questionnements, de fascination et d'engouement pour connaître la vérité autour du groupe mythique, et l'on ressort en se disant que l'on aimerait tout ceci soit véridique ou presque.

lundi 12 octobre 2026

Ensemble on aboie en silence (BD)



Scénario : Gaët's d'après l'œuvre de Gringe

Illustrations : Julien Monier

Nationalité des auteurs: Française

Éditions Dupuis (21 Août 2026)

Collection Grand Public

144 pages 

ISBN-10: ‎ 2808505795 

ISBN-13: ‎ 978-2808505796 

Genre: Bande-dessinée, Autobiographie

Lu le: 6 Septembre 2026

Ma note: 14/20 



Résumé/4ème de couverture:

Ils sont deux frères, Guillaume l'aîné et Thibault le cadet. Guillaume est le rageur, Thibault le candide.

En 2001, Thibault est diagnostiqué schizophrène. À cela, son grand frère, son protecteur de toujours, ne peut rien. Voilà le point de départ de cette histoire hors du commun, une histoire de famille qui aurait pu tourner à la tragédie mais qui se transforme en voyage de découverte de l'un et de l'autre. Une sorte de virée initiatique qui invite les deux garçons à forger d'autres liens, hors des conventions, au travers d'une fraternité forte et de l'acception de l'autre et de ses différences.

Cette bascule, Guillaume devait la raconter, avec la complicité de Thibault. Et aussi la culpabilité, les traitements, la honte, les visions, l'amour, les voyages, les rires, la musique et l'espoir. Alors Thibault a accepté de livrer ses folles histoires. Et ses voix qui l'habitent se sont unies à celle de son frère.

Contre une maladie qui renferme tous les maux, les clichés, les fardeaux, ils ont livré bataille.

À partir d'une tragédie universelle, ils ont composé un livre où douleur et mélancolie côtoient la plus vibrante tendresse.

Et finalement, celui qui doit protéger l'autre n'est pas forcément celui auquel on pense.

Une lettre d'amour bouleversante du rappeur Gringe à son frère cadet atteint de schizophrénie, mise en images par Gaët's et Julien Monier, le tandem d'auteurs de la série à succès RIP.

Mon avis:


        C'est en total novice que j'ai découvert cette BD, puisque je ne connaissais pas le roman, ni même le rappeur Gringe. J'avais beaucoup aimé l'ambiance et les couleurs de la couverture et avide de découvrir la vision d'un frère sur la schizophrénie. Et je ressors de cette lecture finalement assez déçue car je ne l'ai pas trouvé très aboutie et bien construite. En effet, il est très difficile au début de comprendre que ce sont les deux frères qui sont les narrateurs de l'histoire, mais qu'en plus, ils ont tout les deux la parole presque en même temps. On se retrouve parfois avec leurs deux voix dans une seule case. J'ai ainsi eu beaucoup de mal à comprendre certaines choses et cette manière de passer de l'un à l'autre, simultanément et sans distinction est très déroutant, perturbant et donne l'impression d'une lecture hachée. Par la suite, lorsque l'on suit les deux frères dans leur vie d'adulte, j'ai trouvé l'histoire assez plate : il ne se passe pas grand chose et leur rapport avec la maladie n'est finalement pas du tout approfondie et au coeur du récit. Leur fraternité et leur complicité est en revanche très jolie et touchante à voir et les émotions sont très bien retranscrites sur les traits des personnages. 


Merci aux éditions Dupuis pour l'envoi de ce livre!

Les cerisiers fleurissent aussi la nuit (Garance Solveg)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions J’ai Lu (4 Février 2026)

539 pages 

ISBN-10: ‎ 2290434795 

ISBN-13: ‎ 978-2290434796 

Genre: Contemporain, Historique

Lu le: 27 Août 2026

Ma note: 18/20






Résumé/4ème de couverture:

1993, Japon.

Comme son père avant elle, Yuna est une médecin renommée à l’hôpital central de Kyoto. Ce jour-là, une patiente toute particulière entre dans son bureau. Sa sœur, Ama, dont elle est sans nouvelles depuis 30 ans, a besoin d’une greffe urgente. Alors que Yuna se porte immédiatement volontaire, une vérité enfouie depuis des années éclate : Ama a été adoptée.

Une course contre la montre s’engage alors pour trouver un donneur, et Yuma part sur les traces de la famille biologique d’Ama.

Cette quête la mène jusqu’en Chine, où l’histoire de la jeune Hiromi, journaliste pendant la Seconde Guerre mondiale, pourrait bien faire étroitement écho à la sienne.

Mon avis:


          Avec son prix et son histoire aux deux temporalités, qui nous entraine dans l'Histoire du Japon et au coeur de la Seconde Guerre Mondiale, je savais que ce livre me plairait et qu'il était fait pour moi, mais je ne m'attendais pas non plus à ce si joli coup de coeur. J'ai lu beaucoup de romans sur cette période historique, et pourtant Garance Solveg a réussi à s'emparer et à nous informer sur une période encore plus sombre et funeste que ne l'a été la 2GM. Elle y dévoile en effet, un pan très méconnu de l'Histoire du Japon et de la Chine, que nous découvrons grâce à Hiromi en 1944 à Harbin et qui fait le parallèle avec Yuna, en 1993 au Japon. L'histoire de ces deux femmes se tissent au fur et à mesure que les éléments s'emboîtent et au gré des tensions politiques, du contexte sociétal et des enjeux scientifiques. Le début du roman peine un peu à décoller mais le récit est maîtrisé et l'alternance des époques fait que l'on est progressivement happé par cette histoire. Au delà des deux héroïnes courageuses, tout les personnages sont charismatiques et attachants, même dans leurs pires exactions. J'ai adoré cette histoire et j'adore découvrir ce genre de pépite! Merci à Garance Solveg d'avoir mis à nu la domination du Japon et les atrocité commises pendant la Seconde Guerre Mondiale à travers ce livre magistral.

Voyages extraordinaires au Muséum national d'Histoire Naturelle (Nicolas Gilsoul et Jacques Cuisin)




Nationalité des auteurs: Française

Éditions Robert Laffont (13 Mai 2026)

368 pages 

ISBN-10: ‎ 2221280539 

ISBN-13: ‎ 978-2221280539

Genre: Documentaire

Lu le: 3 Septembre 2026

Ma note: 14/20





Résumé/4ème de couverture:

N'avez-vous jamais rêvé d'arpenter les recoins insoupçonnés du Muséum national d'histoire naturelle, où sont conservées aujourd'hui plus de 68 millions de spécimens ?

Délégué à la conservation des collections du Muséum, Jacques Cuisin m'a ouvert les portes d'un monde inespéré.

Notre promenade est devenue une expédition à travers le temps et l'espace, une odyssée où se répondent curiosité émerveillée et urgence écologique.

Nous avons vu des girafes, des hippocampes, des lycaons. Navigué au large des terres australes, embrassé les glaces des pôles. Croisé le rhinocéros de Louis XV et le lémurien de l'impératrice Joséphine.

S'il n'en reste parfois qu'une plume, un os ou une dent sur la planète tout entière, toutes les espèces que nous avons rencontrées racontent l'histoire du monde qui nous abrite.

C'est le récit de ces aventures que vous tenez entre vos mains.

Mon avis:


       Malheureusement, je n'ai pas aimé ce livre que j'ai terminé de lire rapidement et en diagonale, mais cela s'explique par le fait qu'il n'est pas construit comme je l'imaginais et comme je l'espérais. Si je pensais lire un documentaire, dans lequel les auteurs aller nous faire voyager au coeur des coulisses du MNHN en nous racontant les différentes anecdotes sur les différents spécimens ou pièces, ce n'est pas tout à fait le cas dans la réalité. En effet, c'est davantage un récit romancé que l'on trouve, de part ses descriptions, des dialogues et sa structure et grâce à la place importante que prend l'aspect poétique. La poésie n'étant pas quelque chose à laquelle j'adhère, notamment en littérature, j'adhère encore moins quand on parle de sciences et de choses concrètes. Et comme la poésie prend forme à travers les déambulations de l'auteur qui les narre à la façon d'un voyage, j'avoue que je n'ai strictement rien compris à tout ceci. J'ai donc été complétement déphasée, croyant trouver là un ouvrage scientifique, plus ou moins vulgarisé. On retrouve tout de même quelques (trop courtes) anecdotes concernant un objet précis de la collection et sur lesquelles je me suis attardée et pris du plaisir. L'ouvrage ne se cantonne pas aux collections, mais il s'ouvre aussi à d'autres domaines afin de passer en revue tout ce qui constitue le MNHN. On découvre ainsi les coulisses et les réserves du Museum, l'aspect architectural du bâtiment ou encore des biographies de certains personnages. Ce livre est donc très complet et pourra ravir tous les amoureux du Museum, même s'il n'est pas scientifique, grâce à cette visite plutôt inédite et originale. 

vendredi 9 octobre 2026

Les boutiques fantastiques de la rue Fracastic


TOME 1 : LA BOUTIQUE CARNIVORE


Scénario: Carbone et Sydelia Guirao

Illustrations : Héliodore

Nationalité des auteurs: Française

Éditions Dupuis (28 Août 2026)

64 pages 

ISBN-10: ‎ 2808511426 

ISBN-13: ‎ 978-2808511421 

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 1er Septembre 2026

Ma note: 17/20 



Résumé/4ème de couverture:

La rue Fracastic... Un lieu mystérieux, en marge de la réalité, où poussent d'étranges boutiques vivantes, qui fabriquent les ingrédients nécessaires aux potions magiques : bave de crapaud, griffes de dragon, écailles de sirène... Un endroit fascinant mais dangereux, où s'aventurent normalement les Chalandeurs — les Sangs Rouges — jugés sans valeur et sacrifiés à ses dangers, tandis que les Sages, dont le précieux sang translucide sert d'engrais aux échoppes, restent à l'abri. Mais lorsque sa sœur est engloutie par une boutique carnivore, Gus, jeune Sage de Silvermoore, doit descendre dans la rue Fracastic. En rompant l'ordre établi, Gus va révéler les sombres secrets de Silvermoore... mais aussi ceux de sa propre famille.

Mon avis:


     Comment ne pas résister à cette magnifique couverture qui donne le ton d'un univers fantastique, accompagné d'un scénario de Carbone? C'est vraiment le début d'une très chouette série de bande dessinée pour les plus jeunes, dans une ambiance de magie qui s'annonce aussi riche et variée que Harry Potter et autres. En effet, le ton est clairement donné dés l'ouverture du livre puisque l'on retrouve les explications de ce monde imaginaire et pas si simple au recto de la couverture. Cette double-page est vraiment incroyable tant graphiquement que scénaristiquement. J'ai été impressionné par toute l'étendue imaginative des autrices car c'est vraiment tout un monde complet qui a été pensé : les différentes castes suivant la couleur du sang avec leurs règles et leurs fonctionnement propres, les boutiques vivantes qui ont elles aussi leur règles, les créatures hybrides animales... Il n'est d'ailleurs pas évident d'avoir bien en tête tous les principes de cette société en entamant la lecture, car le récit part bille en tête, et il n'y a pas de rappel ou de notions explicatives dans l'histoire. Il faut avoir bien lu la première double page de couverture et y revenir au besoin. Au moins, cela montre que l'histoire de ce premier tome n'est pas vraiment introductif : on suit d'ores et déjà les aventures de Gus avec ses nouveaux amis et sa famille. Concernant le scénario, j'ai passé un bon moment mais force est de constater que tout ce qu'on y retrouve sont de l'ordre du déjà-vu (une amitié rapide, l'enjeu des différentes castes, des dangers à éviter et un mystère familial à résoudre). Je ressors conquise par cette BD et particulièrement grâce à ses magnifiques illustrations et son univers original et extrêmement riche et foisonnant, et même si le scénario n'offre pas grand chose de neuf à l'horizon, on passe un bon moment et il répond parfaitement au public jeunesse.


Merci aux éditions Dupuis pour l'envoi de ce livre!

Mon petit doigt m'a dit (Agatha Christie)



Titre original : By the Pricking of my Thumb  

Traduction :  Janine Levy 

Nationalité de l’auteur: Anglaise

Éditions Le Livre de Poche (20 Novembre 2024)

334 pages 

ISBN-10: ‎ 2253939846 

ISBN-13: ‎ 978-2253939849 

Genre: Policier

Lu le: 30 Août 2026

Ma note: 16/20 




Résumé/4ème de couverture:

Dans ce livre nous retrouvons des héros familiers aux lecteurs d'Agatha Christie : Tommy et Tuppence Beresford qui, par goût de l'aventure, fondèrent une agence de détectives privés. Ils ont vieilli et, retirés des affaires, ils goûtaient des jours paisibles jusqu'au moment où ils se rendirent au " Coteau ensoleillé ", maison de retraite pour personnes âgées où vit une tante de Tommy, Ada.

Tante Ada s'éteint doucement et une pensionnaire - Mrs Lancaster - part dans des conditions si mystérieuses que Tuppence est intriguée. Malgré les moqueries de son mari, elle décide de retrouver cette Mrs Lancaster. Lorsque Tommy rentrera chez lui après avoir assisté à une conférence, ce sera pour apprendre que sa femme n'est pas rentrée de la mission qu'elle s'est imposée.

Mon avis:


          C'est un plaisir de retrouver Tommy et Tuppence, qui permette de changer d'Hercule Poirot et de Miss Marple. On retrouve le couple de détectives amateurs moins flambant et dans la fleur de l'âge même si ce n'est que le troisième opus de leur série. Néanmoins, ils ont conservés leur verve, leur ardeur et leur nez fin pour dénicher des intrigues et les résoudre! Tout commence presque exclusivement avec Tuppence qui croit déceler quelque chose de louche et qui entreprend seule les investigations. Heureusement, Agatha Christie a très bien conçu son intrigue puisque dans une seconde partie, on retrouve Tommy qui se retrouve a lui aussi enquêter sur les mêmes plates bandes, mais prises d'un autre côté de l'intrigue. Et là encore, le récit est bien construit puisque le lecteur ne va pas assister à toute la reconstruction, certes différente, des investigations, étant donné que le couple se rejoint rapidement sur l'affaire qui les occupe. J'ai beaucoup aimé l'intrigue faite de petites vieilles qui ont la tête qui flanche, d'une maison étrangement conçue, de locataires inquiétants et d'habitants du village aux abois. Il y a un petit côté glauque à cette histoire qui fonctionne très bien et qui apporte la petite touche de singularité à ce livre. J'ai également beaucoup aimé retrouver la complicité, la tendresse et l'affection mutuelle entre Tuppence et Tommy. J'aime de plus en plus ce couple et cette série que je prendrais plaisir à relire dans l'ordre.

lundi 28 septembre 2026

Un jour sans femme (Laëtitia Colombani)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions L’iconoclaste (7 Mai 2026)

385 pages 

ISBN-10: ‎ 2378804970 

ISBN-13: ‎ 978-2378804978 

Genre: Contemporain

Lu le: 25 Août 2026

Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

Islande. À la mort de sa meilleure amie, tuée par son compagnon, Katla se lance un défi inédit : organiser une grève des femmes dans le monde entier, pour dénoncer les violences et les inégalités.

Japon. Michiko, jeune salariée enceinte, est harcelée par son patron.

Salvador. Ana María, ouvrière à l'usine, se bat pour sa fille, condamnée à trente ans de prison pour suspicion d'avortement.

Sénégal. Hawa, urgentiste, tente de sauver une enfant quand le trauma de son passé ressurgit.

Katla, Michiko, Ana María et Hawa ne se connaissent pas, mais toutes décident de dire non. Elles étaient seules, elles seront des millions. Sans les femmes, le monde s'arrêtera-t-il de tourner ? Et s'il suffisait d'un jour pour tout changer ?

Mon avis:


          Dans cette nouvelle histoire, on retrouve un schéma quasi habituel chez Laëtitia Colombani, à savoir 4 femmes qui ne se connaissent pas et qui vivent sur 4 continents différents. On va suivre chacune d'entre elle dans leur quotidien de femme exploitée, sous-estimée, violentée, dénigrée etc... C'est cela et uniquement cela, leur condition de femme, qui est leur point commun. Pour chacune d'entre elle, être femme est synonyme de problématiques différentes imposées dans leur pays respectifs. J'ai aimé chacune de ces femmes, sans aucune préférence pour l'une ou l'autre. Laëtitia Colombani décrit la réalité sociale multiculturelle à travers le monde de manière extrêmement documentée, de façon à faire un récit de fiction très proche de la vérité. Les sujets abordés sont durs, difficiles mais le but est bien de dénoncer à quel point les femmes sont victimes de plein de choses différentes dans le monde, à quel point les disparités existent et à quel point le chemin est encore long. Et parce que ce récit est très proche de la réalité et parce que l'autrice le construit presque comme un véritable plaidoyer, je ressors de cette lecture en ayant l'impression d'avoir lu un essai. Néanmoins, on ne peut pas être insensible à cette histoire extrêmement puissante, avec ces femmes fortes, courageuses et déterminées à faire bouger les lignes. J'ai adoré la notion terminale de l'histoire, ces combats individuel qui se transforment en un combat mondial et revendicateur, qui permet d'illustrer plus concrètement le lien entre les 4 héroïnes et avec toutes les femmes du monde. Le final est peut-être un peu rapide et précipité mais ce roman reste un livre fort, engagé et nécessaire qui met en lumière la dure réalité et le combat vécu par les femmes à travers le monde, encore et toujours d'actualité...

Anne d'Ingleside (Lucy Maud Montgomery)



Titre original : Anne of Ingleside

Traduction : Patricia Barbe-Girault 

Nationalité de l’auteur: Canadienne

Éditions Monsieur Toussaint Louverture (24 Novembre 2022)

Collection Laventure

345 pages 

ISBN-10: ‎ 2381960678 

ISBN-13: ‎ 978-2381960678 

Genre: Classique

Lu le: 23 Août 2026

Ma note: 15/20 



Résumé/4ème de couverture:

Laissant derrière eux leur maison de rêve, Anne et Gilbert emménagent à Ingleside, à Glen St Mary. Et ils ne sont pas seuls ; désormais mère d’une fratrie de six enfants, entourée d’amis précieux et atypiques, la petite orpheline assoiffée d’amour et de tendresse semble avoir étanché sa soif.

Mon avis:


        On fait un sacré bond dans le temps avec ce sixième tome par rapport au précédent, puisque nous retrouvons maintenant Anne en mère de famille nombreuse de 6 enfants! Hormis ce joli changement, Gilbert est toujours un médecin réputé et largement dévoué à ses patients et Anne passe ses journées auprès de Susan qui l'aide avec les enfants et la maison ou auprès de X pour se balader, refaire le monde et continuer de s'émerveiller des petits bonheurs de la vie. C'est toujours un bonheur, emprunt de douceur et de nostalgique de se replonger dans l'univers de Anne, même si pour ce sixième tome, c'est comme si on s'éloignait d'Anne étant donné qu'elle n'est plus aussi présente sur le devant de la scène. Ce sont en effet sur ces enfants que l'histoire va se concentrer, comme une petite succession de mini récits prenants successivement chacun des enfants de Anne pour héros ou héroïne. Ces chapitres bourrés d'anecdotes et de péripéties en tout genre nous permettent de mieux découvrir chacun d'entre eux, ou presque. Certains sont vite éclipsés et on en retrouve d'autres plusieurs fois, et même si leur innocence d'enfant fait parfois redondance, on arrive à retrouver le caractère espiègle et plein d'imagination d'Anne dans l'éducation qu'elle a donné à ses enfants. Certains passages sont parfois long et un doux sentiment d'ennui apparaît dans ce tome. Le personnage d'Anne, ainsi que les personnages qui gravitent autour d'elle m'ont manqué mais ce sixième tome est synonyme de transmission des notions et des valeurs phares de la série, dont la nostalgie et la douceur sont toujours au rendez-vous.