Nationalité de l’auteur: Française
Editions Eyrolles/Plon (3 Janvier 2019)
408 pages
ISBN-10: 2259265162
ISBN-13: 978-2259265164
Genre: Contemporain
Lu le: 8 Janvier 2019
Ma
note: 14/20
Résumé/4ème de couverture:
Meredith aime
Antoine. Éperdument. Mais elle n'est pas prête. Comédienne en devenir, ayant
l'impression d'être encore une esquisse d'elle-même, elle veut éviter à leur
histoire de tomber dans les mauvais pièges de Cupidon. Alors, il lui faut se
poser les bonnes questions : comment s'aimer mieux soi-même, aimer l'autre à la
bonne distance, le comprendre, faire vivre la flamme du désir ? Meredith pressent
qu'avec ce qu'il faut de travail, d'efforts et d'ouverture, on peut améliorer
sa capacité à aimer, son " Amourability ".
Son idée ?
Profiter de sa prochaine tournée avec sa meilleure amie Rose, pour entreprendre
une sorte de " Love Tour ". Un tour du Moi, un tour du Nous, un tour
de l'Amour.
Aussi, afin de
se préparer à vivre pleinement le grand amour avec Antoine, elle doit
s'éloigner. Prendre le risque de le perdre pour mieux le retrouver. Ils se
donnent 6 mois et 1 jour. Le compte à rebours est lancé, rythmé par les
facéties de Cupidon.
Meredith
trouvera-t-elle ses réponses avant qu'il ne soit trop tard ?
Mon avis:
Merci
beaucoup à Cécilia, attachée de presse, pour m’avoir contacté afin de recevoir
le prochain livre de Raphaëlle Giordano « Cupidon a des ailes en
carton » et pour m’avoir invitée à la soirée de lancement ! J’avais
déjà lu le premier livre de l’autrice « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une »
au succès retentissant. Je n’ai pas encore lu le deuxième (bah non il est pas
encore sorti en poche^^) mais si vous ne connaissez pas encore l’autrice,
sachez qu’elle a, à mon sens, apporter quelque chose de nouveau dans le domaine
de la littérature. En effet, par le biais d’une histoire de fiction, une
histoire romancée, elle y distille plein de conseils, de trucs et astuces,
d’idées et de concepts de développement personnel et psychologie et/ou de
philosophie. Ce dernier opus ne déroge pas à la règle et est même encore plus
ancré dans une philosophie de vie. Ce concept fonctionne à merveille puisque
l’on se divertit, avec l’histoire et les personnages, et on s’instruit en même
temps, même si cette fois-ci le côté philosophique plus poussé parfois m’a
donné des sentiments de longueurs.
Points de vue/Critiques:
Le concept de livre « développement personnel inclut dans une histoire romancée »
est pour moi quelque chose de totalement innovant et surtout de bluffant à
réaliser. Ecrire un roman n’est pas aisé, en écrire un autre pour véhiculer des
notions psychologies n’est pas une sinécure non plus, alors allier les
deux… !! Parce qu’elle s’est longtemps cherchée professionnellement, par
sa personnalité et son bagage personnel et éducatif, Raphaëlle Giordano s’est
lancée dans le coaching, mais pas n’importe lequel. Pourquoi ne pas faire un
livre avec cette approche du développement personnel mais éloigné des ouvrages
sérieux et protocolaires pour créer quelque chose de décalé et surtout de
ludique ! Et cette façon de transmettre les enseignements fonctionne à
merveille !
Sans compter qu’en plus, on retrouve dans
cette histoire un accent fort et un parallèle avec la culture. En effet, toujours lié à son bagage personnel
émotionnel et son parcours professionnel, Raphaëlle Giordano inclut l’art et la
peinture dans son histoire afin qu’ils puissent permettent au lecteur d’avoir
une idée visuelle du processus émotionnel qui est véhiculé.
Il est difficile d’identifier quels sont
réellement les thématiques véhiculées, bien que dans « Cupidon a des ailes en carton » c’est le concept « d’amourability »,
sa capacité à aimer, qui est le sujet principal, véhiculé à travers le
personnage de Meredith. Je trouve ce
concept formidable, même si au début on a du mal à situer ce concept, d’autant
plus que l’on peut ne pas comprendre la démarche de Meredith qui a tout pour
être heureuse (surtout en amour) et qui décide de faire un break afin de se
chercher et de se trouver par la biais d’un « Love Tour ». Puis peu à
peu, au fil des explications, on comprend la démarche de Meredith, qui s’est
posé les bonnes questions sur elle et son avenir, au bon moment, bien assez tôt
comparé à d’autres personnes qui auraient mis la tête dans le sable et qui
seraient aller droit dans le mur quelques années plus tard. Meredith est donc
quelqu’un de très réfléchi et surtout courageuse. Mais cette histoire ne serait
rien également sans sa meilleure amie
Rose, qui est la bouffée d’oxygène et le brin de folie qu’il fallait à
cette histoire. C’est un personnage haut en couleur, qui a du piment et qui
peut être même facilement plus attachante que Meredith. On retrouve également le fiancé de Meredith, Antoine, qui est
finalement le personnage que j’ai trouvé le moins crédible puisqu’il est à mon
sens beaucoup trop lisse, sans aucun défauts exposés, parfait en tout point de
vue, qui ne s’énerve jamais même dans les pires situations et qui va même
jusqu’à faire des choses hors normes pour prouver son amour à Meredith. Si ça,
ça pouvait exister, ça s’appellerait pas le Prince Charmant… ?
De nombreux conseils, concepts, trucs et
astuces sont donc véhiculés tout au long de cette histoire et que chacun peut
mettre en place dés maintenant dans sa vie, en témoigne le carnet pédagogique que l’on retrouve à la fin du livre. En
revanche, contrairement au premier livre de l’autrice où cet aspect de
développement personnel et surtout les conseils prodigués étaient
particulièrement bien ancrés dans l’histoire ce qui faisait qu’ils pouvaient
passés comme presque inaperçus, en tout cas, pas en tant que diktats, ici je
les ai moins ressentis, parfois, comme totalement inclus dans l’histoire. J’ai
donc senti par moment que l’on avait un paragraphe psychologique et/ou
philosophique et dans ces moments-là, mon attention décroissait grandement.
En bref:
Pour son troisième opus, Raphaëlle
Giordano reprend les codes de son concept novateur et ludique en terme de
littérature: créer une histoire romancée en y incluant du développement
personnel. Pour ce nouveau livre, c’est le concept
« d’amourability », notre capacité à aimer, qui sur le devant de la
scène. Avec des personnages très disparates, on comprend de mieux en mieux au
fil de l’histoire toutes les notions véhiculées, qui peuvent sembler floues au
départ. Même si parfois les notions de psychologie et de philosophie ne sont
pas très bien inclues dans l’histoire à mon sens, chacun pourra se faire une
idée toute personnelle de l’idée générale et d’en tirer ou pas des
conclusions !
Autour du livre:
- De la même autrice :
- Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une (ß chronique à retrouver ici)
J'avais lu et bien aimé son premier roman... Mais celui-ci (et l'autre aussi d'ailleurs) ne m'attire pas des masses.
RépondreSupprimerOui je peux comprendre. Les trois reprennent ce même principe d'avoir un concept de psychologie et/ou développement personnel dans une histoire romancée, mais après on accroche effectivement plus ou moins avec ce concept!
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