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  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

mercredi 20 octobre 2021

La guerre des Lulus, tome 7: Luigi




Scénario: Régis Hautière

Illustrations: Hardoc

Nationalité des auteurs: Française

Editions Casterman (27 janvier 2021)

64 pages

ISBN-10:‎ 2203159278

ISBN-13:‎ 978-2203159273

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 1er Octobre 2021

Ma note: 16/20

 



Résumé/4ème de couverture:

Janvier 1919. Les combats ont cessé mais la paix n’est toujours pas signée et les traces se la guerre sont encore bien présentes. Lucien et Luigi voyagent à travers ses paysages dévastés. Ils cheminent vers Valencourt, là où tout a commencé, espérant y retrouver Lucas et Ludwig. Malgré les sombres nouvelles apportées par Luigi, concernant le comte et les Gentils Hommes, les deux Lulus sont persuadés que leurs amis sont vivants et ils sont prêts à tout pour les retrouver !  

Mon avis:

        Même si la guerre est terminée et que cette série ne devait que suivre des enfants durant la guerre, la fin des échauffourées ne signifie pas pour autant un retour immédiat à la normale, d'où le fait de retrouver un septième tome. Avec ce tome, c'est donc une sorte de nouveau cycle qui commence. Et les auteurs débutent ce nouveau rendez-vous avec un partie du quatuor, les deux plus grands de la bande, Luigi et Lucien, et ils les ramène là où tout à commencer, à l'orphelinat où ils espèrent retrouver la trace de leur camarades et amis. Mais c'est un pays ravagé qu'ils découvrent et ce nouveau chemin sera également long à emprunter. 

        Après avoir navigué au cœur de la guerre, cette histoire commence lentement et permet de constaté à quel point tout est maintenant que désolations et destructions. Le temps de la reconstruction, dans les deux sens du terme, commence. Pour Luigi et Lucien, c'est un retour aux sources et c'est pourquoi, on peut constater des familiarités et des similitudes d'avec le premier tome. Ce tome reste donc assez introductif et l'on a hâte de savoir ce que sont devenus les autres Lulus, s'ils vont pouvoir se retrouver et ce qu'ils vont faire maintenant de leur vie d'adulte et d'après guerre. 

mardi 19 octobre 2021

Le passager sans visage (Nicolas Beuglet)





Nationalité de l’auteur:
 Française 

Editions XO (16 septembre 2021)

361 pages

ISBN-10:‎ 2374483614

ISBN-13: ‎978-2374483610

Genre: Thriller

Lu le: 28 Septembre 2021

Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

" Tu n'es pas seule à chercher "...

Ce mot anonyme laissé sur son paillasson est plus qu'un appel : un électrochoc. Cette fois, l'inspectrice Grace Campbell le sait, elle n'a pas le choix. Elle doit ouvrir la porte blindée du cabinet situé au fond de son appartement. Et accepter de se confronter au secret qui la hante depuis tant d'années... 


Des confins de la campagne écossaise aux profondeurs de la Forêt-noire où prend vie le conte le plus glaçant de notre enfance, jamais Grace n'aurait pu imaginer monter dans ce train surgi de nulle part et affronter le Passager sans visage...  

Mon avis:

        Peu de temps après ma lecture de "Le dernier message", je retourne auprès de l'inspectrice Grâce Campbell et dans les torpeurs de la douce plume envoutante, prenante et passionnante de Nicolas Beuglet pour retrouver la suite de ses aventures. Dans cette histoire, l'intrigue est toujours trépidante et nous entraine encore dans un voyage fou aux quatre coins du monde. L'auteur dénonce un scandale atroce et méconnu: le tout est véritablement glaçant. Ce thriller est une nouvelle fois un vrai page-turner de réussite et qui nous donne une fin, mais une fin, tellement inattendue et chouette que l'on trépigne encore plus d'impatience pour connaître la suite!

Merci beaucoup les éditions XO (Marine) pour l'envoi de ce livre! 

Points de vue/Critiques:

            Ce livre fait suite au "dernier message" que je conseille de lire, car même si les intrigues sont différentes dans chacune des histoires, le dénominateur commun est l'inspectrice Grâce Campbell que l'on découvre, pleine de mystères, dans le premier tome et qui vont être révélés dans cette suite. Donc si vous ne voulez pas avoir de train de retard et pour bien avoir toute cette ambiance un peu impénétrable, il est préférable de commencer par le premier volume. 

            En plus de la dimension très mystérieuse qui plane autour de l'inspectrice et qui fait que cette intrigue prend immédiatement une tournure intimiste et personnelle, l'auteur n'oublie pas d'y mêler ses ingrédients fétiches. L'ambiance est folle et nous entraine aux quatre coins du monde, dans différents pays et dans divers moyens de transports. Il n'y a pas de répit dans l'action et dans l'aventure, on est perpétuellement en mouvement, et en quête d'indices et de réponses, où chaque découverte va permettre d'aller loin dans les investigations et les trouvailles. L'histoire repose ainsi continuellement sur une cascade d'actions en chaîne faisant en sorte qu'il est très difficile de s'arrêter un instant. L'intrigue va pointer du doigt des thématiques très actuelles qui font froid dans le dos:  Nicolas Beuglet va se baser sur un évènement ou un fait historique peu connu et le mettre en lumière en le mêlant à une affaire actuelle. Et quand cette affaire touche personnellement Grâce Campbell, l'horreur est décuplé et il devient impossible de décrocher de cette histoire si mystérieuse et immersive. On notera que l'auteur va également utiliser l'aura des contes de fées et quel mystérieux et sinistre conte que "le joueur de flûte d'Hamelin" pour illustrer cette intrigue! J'ai beaucoup aimé cet aspect, découvrir l'histoire originale, les éléments de véracité de bases illustrant ce conte, ses interprétations possibles et sa retransposition dans l'intrigue.

           Si Grâce Campbell avait initialement des caractéristiques qui faisaient que l'on s'attachait à elle, il y avait toujours cette mystérieuse porte qu'elle cachait chez elle et qui instaurait tout de même une part de méfiance vis-à-vis d'elle et de son passé, en se demandant ce qu'elle peut bien garder aussi caché aux yeux de tous. Ce voile est levé dans cette intrigue et cette découverte engendre une myriade d'émotions, entre peur, dégoût, compassion et effroi. Les sujets évoqués dans cette histoire sont ainsi durs et sensibles, et sans entrer dans les détails, cela reste crédible et surtout glaçant. 

        Après avoir révélé les tenants et aboutissants de l'histoire, les surprises ne s'arrêtent pas là et je n'étais pas préparée à çà! En effet, la toute fin du livre, au lieu de conclure sur la vie qui continue pour Grâce Campbell, elle reçoit la visite d'une personne que je m'attendais pas à retrouver et cela inaugure tellement de belles choses pour la suite, que se soit au niveau des personnages ou de l'intrigue, c'est trop bien et j'ai trop hâte!!!

En bref:

        Si dans le premier tome, nous avions découvert une Grâce Campbell singulière et attachante, une grande part de mystère continuait de planer sur elle. La suite de ses aventures permet de lever complétement le voile sur l'inspectrice. L'intrigue, qui est toujours trépidante, prend ainsi une tournure plus personnelle et intimiste.  Nicolas Beuglet se base une nouvelle fois sur un un scandale atroce et méconnu et il le met en lumière en le mêlant à une affaire actuelle. Et quand cette affaire touche personnellement Grâce Campbell, l'horreur est décuplé et une myriade d'émotions émerge entre peur, dégoût, compassion et effroi. Au niveau de l'action, il n'y a pas de répit, l'ambiance est folle et il devient impossible de décrocher de cette histoire si mystérieuse et immersive, un véritable page-turner. L'auteur va aussi utiliser l'aura des contes de fées à travers le conte du jouer de flûte de Hamelin, qui n'est pas pour nous déplaire et qui renforce cette empreinte glaçante. Et que dire de cette fin...! Mais cette fin!!! Tellement chouette et inattendue!!! Cela promet de si belles choses en perspectives qu'il va être très difficile d'attendre! J'ai très hâte!

Autour du livre:

 Tome 1 : Le dernier message (<-- chronique à retrouver ici) 

vendredi 15 octobre 2021

N'oublie pas les fleurs (Genki Kawamura)




Titre original: Hyakka

Traduction: Diane Durocher

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Fleuve (23 septembre 2021)

295 pages

ISBN-10: ‎2265155063

ISBN-13: ‎978-2265155060

Genre: Contemporain

Lu le: 26 Septembre 2021

Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Le soir du 31 décembre, Izumi rend visite à sa mère Yuriko pour les fêtes de fin d’année, mais cette dernière est absente. Il la retrouve finalement perchée sur la balançoire d’un parc voisin, où elle semble perdue. Cet événement n’est que le premier signe de la maladie qui la ronge : quelques mois plus tard, il apprend qu’elle est atteinte d’Alzheimer.

À mesure que les souvenirs de Yuriko s’estompent, ceux de l’enfance d’Izumi ressurgissent. En prenant soin de sa mère – au moment où lui-même s’apprête à devenir père – Izumi tente de comprendre ce qui l’a éloigné d’elle au fil du temps, s’interroge sur le sens de leur relation. Pour retrouver l’essentiel de ce qui leur reste à présent. 

Mon avis:

        Le club de lecture des éditions Fleuve repart de plus belle en septembre et c'est avec ce titre qu'il fait sa rentrée. J'avas hâte de découvrir ce roman qui est le deuxième opus de l'auteur japonais qui avait écrit le fameux "Et si les chats disparaissaient du monde". Dans cette nouvelle histoire, on change totalement de registre puisqu'il va être question de la maladie d'Alzheimer abordée entre une mère et son fils. Un livre qui promet de belles choses et de jolies émotions. Néanmoins, je suis restée totalement hermétique sentimentalement parlant. Avec certaines choses qui me paraissent illogiques et d'autres pas assez poussées, c'est une lecture sympathique et rapide, mais sans plus. 

Points de vue/Critiques:

            Même si la maladie d'Alzheimer est un thème très récurrent en littérature, il y a toujours moyen de faire de belles choses avec ce thème. L'auteur a choisit de mettre en scène une mère, Yuriko, et son fils, Izumi, et d'appréhender leur relation avec la maladie qui s'invite comme un véritable troisième personnage. Izumi va devoir apprendre à faire face à la maladie, il doit s'adapter et faire de son mieux pour rendre la plus de sa mère la plus douce et la plus sereine possible tout en gérant sa vie professionnelle et en préservant sa vie privée, lui va va bientôt devenir père. On sent incontestablement la charge physique et surtout psychologique de Izumi, qui se démène et qui est sur tous les fronts. C'est donc Izumi qui va être finalement le personnage principal de cette histoire, d'autant plus que le récit au présent sera régulièrement entrecoupé par des souvenirs d'Izumi, lorsqu'il était enfant et qu'il vivait avec sa mère. Ces flashbacks dynamisent le récit et apportent bon nombre d'explications et d'éclaircissement quand à la relation qu'il a avec sa mère. Néanmoins, ces souvenirs arrivent dés le début du livre alors qu'il n'apprend la maladie de sa mère qu'au bout d'un tiers de l'histoire : je trouve qu'il y a là quelque chose d'illogique. De plus, j'imagine plutôt la personne atteinte d'Alzheimer pour tenter de nous fournir tous les souvenirs qui lui reviennent et qui lui sont encore disponibles. Je ne suis donc pas convaincue par le choix et la façon dont est centrée cette histoire. 

            Avec ce sujet de la maladie, le fait de se rappeler des souvenirs, il est vrai que tout est fait pour nous promettre de belles choses et de l'émotion, et le livre est d'ailleurs clairement mis en avant pour cela. Mais force est de constater que je suis restée totalement hermétique au niveau des émotions (come bien souvent dans la littérature japonaise). Je ne sais pas si cela vient de moi, mais j'ai plutôt le sentiment que l'auteur (tout comme les auteurs japonais de manière générale) émet une certaines retenue, de la réserve sentimentalement parlant. Une sorte de pudeur, une gêne de se dévoiler (un trait de caractère quai se retrouve d'ailleurs dans la culture nippone). Il y a donc comme une barrière qui s'installe immédiatement entre e lecteur et les personnages et histoire, un mur hermétique qui se s'abat jamais. Les mots et les situations choisies sont effectivement choisies en conséquence, mais cela ne fonctionne pas. Peut-être que cela reste trop factuel et que la poésie, la tendresse et l'émotion ne sont pas présents et donc pas véhiculés. 

En bref:

            Après avoir parler de chats, l'auteur japonais revient avec un tout autre thème: celui de la maladie d'Alzheimer et nous ormet une histoire riche en émotions avec de belles choses en perspective. Mais force est de constater que toutes ces promesses n'ont pas été au rendez-vous, d'autant plus sur un sujet maint et maint fois vue dans la littérature. L'auteur met en scène une mère et son fils et va appréhender leur relation avec la maladie qui s'invite entre eux deux. Entre adaptation, compréhension, acceptation et gestion, la charge, surtout psychologique pour le fils est très lourde. Les souvenirs qu'il se remémore sont intéressants pour la compréhension et dynamisent le récit, mais teintés d'un certain illogisme. De plus, je suis restée totalement hermétique au niveau des émotions que tente de véhiculer l'auteur, dont le texte est peut-être trop factuel et qui manque de poésie, de tendresse, bref de choses qui permettent d'abattre ce mur distancié de retenue et donc de toucher le lecteur. Une lecture sympathique et rapide qui n'a pas su me toucher mais qui pourra trouver tout de même son public.

jeudi 14 octobre 2021

L'enfant dormira bientôt (François-Xavier Dillard)





Nationalité de l’auteur:
 Française 

Editions Plon (23 septembre 2021)

334 pages

ISBN-10:‎ 2259306489

ISBN-13:‎ 978-2259306485

Genre: Thriller

Lu le: 24 Septembre 2021

Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:


L'homme remonte l'escalier de la cave. Il a la démarche saccadée et chancelante d'un automate brisé. Il tient dans ses mains deux petits sacs poubelles recouverts de cristaux de givre qui s'éparpillent en miette évanescentes sur les marches de pierre. Des larmes coulent sur ses lèvres et sa lente progression est stoppée, parfois, par des sanglots abrupts qui ressemblent à des hauts le cœur. Il y a quelques instants, son costume, ses certitudes, son armure, sa famille idéale, tout ce qu'il a construit depuis des années s'est brisé en une fraction de seconde. Au moment précis où il a ouvert la porte du grand congélateur.


Quinze ans après sa découverte macabre, Michel Béjard tente de mener une vie normale avec son fils Hadrien, un jeune adulte perturbé qui ne guérira jamais du drame familial qui a envoyé sa mère en prison et l'a rendu handicapé à vie. Son père passe la majeure partie de son temps à la Fondation Ange qu'il a créé pour la protection de l'enfance et l'aide à l'adoption et tente de surmonter son chagrin et sa culpabilité en achetant une poupée reborn, étrange bébé plus vrai que nature. Un matin, Michel Béjard voit débarquer le commissaire Jeanne Muller en charge d'une enquête très particulière. Deux nourrissons viennent d'être enlevés dans des maternités parisiennes. Leur point commun ? La proximité de leurs parents avec la Fondation Ange...


Un thriller poignant sur la résilience impossible, sur la maternité et ce qu'elle porte en elle de si puissant et de si bouleversant. Une intrigue haletante dans laquelle personne n'est vraiment innocent, à part peut-être, les enfants...


Mon avis:

        C'est l'année dernière avec son roman "Prendre un enfant par la main" que j'avais découvert l'auteur et quelle découverte! car j'avais énormément apprécié l'histoire, très prenante et très psychologique, bien construite et qui vous étonne page après page. J'étais donc ravie de pouvoir continuer ma découverte et me plonger dans "L'enfant dormira bientôt". Une fois de plus, j'ai adoré cette lecture, prenante, bien immersive, difficile dans les sujets abordés et étonne par son dénouement.

Merci aux éditions Plon (et Estelle) pour la proposition et l'envoi de ce service presse!

Points de vue/Critiques:

            Le roman est constitué de chapitres courts, faisant en sorte que l'on a un très bon rythme de lecture une fois que l'on pris dans l'histoire. Fort heureusement, car pour être happé par le récit, force est de constater qu'il faut bien attendre une cinquantaine de pages, et cela constituera ma seule petite critique sur ce livre. Cela est en effet due au fait que l'auteur construit son récit en abordant le point de vue de tous les personnages de l'histoire. On retrouvera ainsi un chapitre en italique où l'on découvre une famille en plein horreur, puis un chapitre avec une femme qui se comporte étrangement, puis un chapitre sur une famille allant avoir un bébé, puis un autre sur Michel Béjard et encore un chapitre sur une autre famille aisée qui vient d'avoir un bébé. Dés le début il y a donc un sentiment de dispersion, on ne sait plus où se placer et l'on n'arrive même pas à savoir quels seront finalement le ou les personnages principaux, ni même quels recoupements il y a entre eux. Il faut donc s'accrocher un peu au début et pourquoi pas, avoir le temps nécessaire pour ne lire que d'un bloc ces premières pages. Une fois que l'on a plus ou moins identifier les personnages redondants et quelques recoupements qui nous permettent de mettre un peu d'ordre dans tout ça, la machinerie est lancée. 

            De nombreux et de très difficiles sujets sont abordés tout au long de cette histoire. C'est surtout un aspect très particulier de la maternité qui est abordé, et non seulement ce n'est pas une perspective que l'on retrouve très souvent lorsqu'il est question de livre ayant pour thème la maternité, mais en plus, l'auteur ne surfe pas sur un phénomène de "mode" puisque ces fais divers maternels ont été médiatiquement plus courant il y a quelques années. Et le retournement de situation imaginé par l'auteur fait en sorte de bouleverser nos convictions et nous pousse à ne pas se fier aux apparences. C'est très bien pensé et c'est magistral. La question de l'handicap est aussi une figure de proue de l'histoire, et combiné à la maternité, c'est les conséquences de différents actes que l'auteur et en scène à travers ses personnages et surtout à travers leur psychologie, une fois de plus, très bien développée. 

        Comme l'auteur nous fait rentrer dans leur tête, nous les dévoile intimement, on se laisse prendre au jeu de leurs pensées et c'est comme cela que l'on se fait magistralement berné et que l'on tombe de surprise, lorsque ces personnages lève le voile sur les véritables agissements et intentions. C'est une véritable toile qui se tisse sur nos yeux et l'on se laisse prendre au piège par les différents personnages, que l'on croit connaître et avoir compris et leur multitude fait en sorte de gentiment nous éparpiller, nous endormir dans le bon sens du terme et de nous détourner l'attention.  

En bref:

            Si les premières pages de ce livre nécessitent de s'accrocher un peu tant les chapitres mettent en scène le point de vue d'une multitude de personnages, pas toujours identifiés et dont on ne connaît pas encore leur importance dans l'histoire ou leurs recoupements les uns les autres, passer cette introduction, la machinerie est lancée et l'on est peu à peu pris dans le piège remarquablement bien tissé par l'auteur. Avec des sujets nombreux et difficiles, tournant autour de la maternité, François-Xavier Dillard développe grandement la psychologie de ses personnages. On croit les connaitre, les avoir compris mais on se laisse gentiment berné pour mieux nous étonner dans le dénouement. L'auteur nous montre ainsi que les apparences sont trompeuses dans cette histoire prenante et bien immersive. 

Autour du livre:

° Prendre un enfant par la main (--> chronique à retrouver ici)

mercredi 13 octobre 2021

Le dernier message (Nicolas Beuglet)





Nationalité de l’auteur:
 Française 
Editions Pocket (16 Septembre 2021) 
400 pages
ISBN-10: 2266316194 
ISBN-13: 978-2266316194 
Genre: Thriller
Lu le: 21 Septembre 2021
Ma note: 17/20 



Résumé/4ème de couverture:

Voulez-vous vraiment connaître la vérité ? Le dernier message pourrait vous plonger dans des abysses d'angoisse et de folie...


Île d'Iona, à l'ouest de l'Ecosse. des plaines d'herbes brunes parsemées de roches noires. Et au bout du " Chemin des morts ", la silhouette grise du monastère.


Derrière ces murs suppliciés par le vent, un pensionnaire vient d'être retrouvé assassiné. Son corps mutilé de la plus étrange des façons. C'est l'inspectrice écossaise Grace Campbell qui est chargée de l'enquête. Après un an de mise à l'écart, elle joue sa carrière, elle le sait.


Sous une pluie battante, Grace pousse la lourde porte du monastère. Elle affronte les regards fuyants des cinq moines présents. De la victime, ils ne connaissent que le nom, Anton. Tous savent, en revanche, qu'il possédait un cabinet de travail secret aménagé dans les murs. Un cabinet constellé de formules savantes...


Que cherchait Anton ? Pourquoi l'avoir éliminé avec une telle sauvagerie ? Alors qu'elle tente encore de retrouver confiance en elle, Grace ignore que la résolution d'une des énigmes les plus vertigineuses de l'humanité repose tout entière sur ses épaules... 

Mon avis:

            Parce que je savais que j'allais recevoir le dernier livre de Nicolas Beuglet, je voulais absolument lire avant le premier tome de la série Grace Campbell. Qu'est-ce que c'était une nouvelle fois excellent. L'auteur me bluffe livre après livre. Les actions ne s'arrêtent pas, le personnage principal est intéressant et on donne réellement la part belle aux femmes, puisque l'on ne retrouve pas de personnage masculin (et quand on parle d'enquêteur ou d'inspecteur, c'est assez rare), le sujet est à la fois intéressant et terriblement glaçant d'autant plus que l'auteur part une nouvelle fois sur un sujet réel, et la plume est tellement agréable et fluide...!! Bref, encore un vrai bonheur partagé avec ce livre!

Points de vue/Critiques:

         Pour cette nouvelle série, Nicolas Beuglet garde tous ses merveilleux ingrédients utilisés pour sa trilogie du cri avec l'inspectrice Sarah Geringën et qui fonctionnent parfaitement bien. A la tête de cette saga, on retrouve une nouvelle femme: Grace Campbell. C'est donc une connotation très féminine qui est encore donné à cette série, puisque l'on ne retrouvera que des femmes en tête d'affiche et pour une fois où l'on a une femme comme héroïne, notamment en thriller, elle n'est pas rejointe par un homme pour former un duo. Elle peut se débrouiller seule et très bien! Et Grace Campbell casse encore plus les codes puisque l'on apprend dés le début qu'elle a été rétrogradé pour avoir laisser échapper un suspect... ne pouvant pas courir après lui parce qu'elle était obèse! Après avoir "réglé" ce petit soucis, on retrouve une inspectrice bien dans sa peau, prête pour l'effort mais qui garde tout de même une silhouette ronde. Et quand on apprend qu'elle cache une mystérieuse pièce secrète dans son appartement, et qui sera un point angulaire de l'intrigue, elle ne peut qu'aiguiser notre curiosité. 

        On ne peut pas dire que Nicolas Beuglet utilise des thèmes plan-plan pour construire son intrigue: il utilise un fait scientifique et réel afin d'imaginer une histoire glaçante d'effroi, terriblement efficace et qui nous glace le sang tant on se dit que l'on est surement pas si loin de la réalité et de ce qui peut se produire. Le message délivré derrière cette intrigue n'est pas à prendre à la légère et certains faits étant avérés, on se dit que certaines choses extrêmes pourraient être possible, l'éthique étant encore heureusement très présente dans le monde scientifique. Car l'auteur n'imagine pas des choses farfelues, tout reste dans le domaine du véritablement possible, et le message véhiculé est d'autant plus frappant lorsqu'il est mis en place dans une histoire addictive et terrifiante. Le côté scientifique ne doit pas faire peur puisqu'il est amené peut à petit et les explications sont brèves, concises et vraiment bien expliquées, faisant ainsi en sorte qu'elles soit percutantes. 

            L'histoire de ce thriller nous fait partir d'un monastère isolé sur la petite île de Iona en Ecosse et nous embarque dans un véritable périple. Car comme toujours les actions s'enchaînent (peut-être trop rapidement pour certains). Ainsi, la découverte d'un indice va emmener Grace à se déplacer afin d'aller sur place pour constater des choses ou interroger des personnes. L'enquête est constituée ainsi façon boule de neige. Une découverte ou un indice va en entraîner d'autres. Les chapitres étant courts et finissant bien souvent par une phrase façon cliffhanger, on ne peut que vouloir continuer. Si on ajoute à cela, une plume extrêmement fluide (j'ai d'ailleurs pris le recul nécessaire pour me dire que Nicolas Beuglet était sûrement l'auteur français de thrillers qui a l'écriture la plus fluide, tout en étant suffisamment travaillé), la lecture s'effectue très rapidement. 

En bref:

            Après avoir quitter l'excellente série du Cri avec l'inspectrice Sarah Geringën, Nicolas Beuglet revient avec cette nouvelle série qui s'avère être tout aussi excellente et prenante et construite sur le même modèle. On retrouve ainsi une nouvelle inspectrice, tout aussi forte de caractère, atypique et qui change de ce que l'on voit d'ordinaire dans les polars français. L'intrigue est aussi tout aussi singulière, exit les thèmes plan-plan et déjà vus. L'auteur utilise un fait scientifique et réel, où tout est clairement expliqué, de manière concise, rendant les choses encore pus percutantes. Car l'histoire est glaçante d'effroi, terriblement efficace, palpitante et le message délivré n'est pas à prendre à la légère. Il y a de quoi réfléchir, surtout quand on constate que la réalité n'est pas si éloignée de la fiction puisque ce qu'imagine l'auteur n'est en rien farfelue. Il n'y a qu'un pas à franchir... Grace Campbell nous entraine donc dans un véritable périple où les actions s'enchainement à une vitesse folle tant chaque indice amène l'enquêtrice vers d'autres contrées et découvertes. Hâte de retrouver cette héroïne pour lever le voile sur ses mystères personnels...!

mardi 12 octobre 2021

Les promises (Jean-Christophe Grangé)





Nationalité de l’auteur:
 Française 

Editions Albin Michel (8 septembre 2021)

652 pages

ISBN-10: ‎2226439439

ISBN-13: ‎978-2226439437

Genre: Policier, Historique

Lu le: 19 Septembre 2021

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

Les Promises, ce sont ces grandes Dames du Reich, belles et insouciantes, qui se retrouvent chaque après-midi à l'hôtel Adlon de Berlin, pour bavarder et boire du Champagne, alors que l'Europe, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, est au bord d'imploser. 

Ce sont aussi les victimes d'un tueur mystérieux, qui les surprend sur les rives de la Sprée ou près des lacs, les soumettant à d'horribles mutilations...

Dans un Berlin incandescent, frémissant comme le cratère d'un volcan, trois êtres singuliers vont s'atteler à l'enquête. Simon Kraus, psychanalyste surdoué, gigolo sur les bords, toujours prêt à faire chanter ses patientes. Franz Beewen, colosse de la Gestapo, brutal et sans pitié, parti en guerre contre le monde. Mina von Hassel, riche héritière et psychiatre dévouée, s'efforçant de sauver les oubliés du Reich. 

Ces enquêteurs que tout oppose vont suivre les traces du Monstre et découvrir une vérité stupéfiante. Le Mal n'est pas toujours là où on l'attend.

Mon avis:

        Après avoir écrit deux livres qui restaient dans l'univers des Rivières Pourpres, Jean-Christophe Grangé revient cette année avec un nouveau roman très puissant, qui nous plonge en plein cœur de l'Allemagne nazie. Ce livre s'apparente plutôt à un policier historique qu'à un vrai thriller, mais il sonne en tout cas comme un vrai retour aux sources de la part de l'auteur.

Merci aux éditions Albin Michel pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

            Les précédents livres de l'auteur étaient bons mais sans plus, avec cette impression que l'auteur jouait l'efficacité avec des romans assez courts et avant de primer la qualité. Mais pour ce nouvel ouvrage, on retrouve un beau pavé de 650 pages, avec énormément de densité dans le texte et l'ambiance de cette histoire nous plonge en plein cœur de l'Allemagne nazie, au milieu de toutes les atrocités véhiculées et appliquées par les plus haut fonctionnaires du Reich. Cette plongée dans Berlin nous fait vivre la terreur qui y règne à chaque instant puisque l'on côtoie tous les milieux, qu'ils soient riches ou pauvres, saint d'esprit ou pas, ou partisans ou non du régime nazi. Afin de s'imprégner au mieux de cette sombre ambiance et identifier les personnages très ambivalents de cette histoire, l'auteur use de nombreuses descriptions. Celles-ci peuvent parfois paraître de trop à certains moments, créant ainsi quelques longueurs. Quoiqu'il en soit, entre cette mise en place de l'atmosphère, des personnages et avec l'intrigue en elle-même qui trouve de nombreuses pistes et rebondissements, un sentiment de densité plane sur ce livre, accentué par le fait que même si l'on retrouve des chapitres, ceux-ci s'enchaînent à la suite des uns et des autres.

        Les trois personnages principaux de cette histoire sont vraiment charismatiques. Je ne pense pas que l'on s'attache véritablement à eux, au vue de leur personnalités très complexes, mais je ne pense pas que cela soit le but, et cela n'entache en rien le plaisir que l'on prend à tenter de démêler les fils de cette intrigue. Entre leurs caractères et leurs fonctions, tout les oppose mais puisque l'auteur fait en sorte de bien décortiquer leur personnalité apparente, on voit au-delà de leur préjugés et la magie opère pour que le trio fonctionne parfaitement. On découvre ainsi Simon Kraus, un psychanalyste un peu gigolo sur les bords qui prend un malin plaisir à enregistrer les séances des grandes dames du Reich afin de les faire chanter et de s'enrichir sur le dos des nazis. La touche féminine, Mina Von Hassel, vient d'une riche famille héritière de Berlin mais on la découvre complétement alcoolique et dirigeant un hôpital psychiatrique. Enfin, l'inspecteur Franz Beewen est l'archétype de homme brutal et exécuteur de Gestapo et qui enquête sur une série de meurtres. Les préjugés que l'on peut avoir d'eux au premier abord ne sont pas bons, mais également entre eux mêmes, les débuts seront difficiles tant leurs jugements seront conséquents. Mais l'auteur va formidablement bien joué avec leurs personnalité finalement fragile psychologiquement parlant. C'est ainsi qu'ils vont apprendre à se connaitre, s'apprécier et surtout s'entraider étant donné qu'ils partagent au final la même vision du monde. 

        L'intrigue est prenante puisque l'on va rencontrer de nombreuses fausses pistes avec parfois l'impression que les protagonistes ont épuisé toutes leurs pistes. Le régime nazie, le contrôle des naissances, le cinéma, les tziganes sont autant d'éléments qui vont s'imbriquer les uns les autres. Chacun des protagonistes va apporter sa pierre à l'édifice et le dénouement terrible nous prend de courts tant les personnages et l'auteur se sont jouer de nous. On retrouve quelques éléments phares de l'auteur, notamment quelques descriptions bien gores. Cela dit, cette histoire tient un peu moins du thriller que du policier historique, même si le danger de l'enquête est constamment présent. 

En bref:

            "Les promises" signent un retour aux sources de la part de l'auteur qui nous propose ici un bon thriller de 650 pages qui s'apparent plus à un policier historique. Cette histoire nous plonge directement à Berlin, en 1939, en plein cœur de l'Allemagne nazie et de ses exactions. L'ambiance sombre est parfaitement retranscrite avec de nombreuses descriptions, qui apportent parfois un peu de longueurs, mais qui renforcent la densité de ce livre. Les trois personnages principaux sont charismatiques et sont de véritables anti-héros. Difficile de s'attacher à eux, mais l'auteur révèle peu à peu leurs personnalités très complexes et psychologiquement fragiles et nous force à voir au-delà de leurs apparences. On prend le temps de les connaitre et de les comprendre. Ces trois écorchés de la vie vont réussir à se souder et à s'épauler afin de résoudre cette affaire complexe qui les mènera sur de nombreuses fausses pistes avec de multiples éléments qui vont s'imbriquer les uns les autres. L'intrigue est donc prenante, elle nous dévoile les pires horreurs du Reich, dans ses plus hautes sphères. 

jeudi 7 octobre 2021

Les sœurs de Montmorts (Jérôme Loubry)





Nationalité de l’auteur:
 Française 

Editions Calmann-Lévy (25 août 2021)

414 pages

ISBN-10:‎ 270218006X

ISBN-13:‎ 978-2702180068

Genre: Thriller

Lu le: 10 Septembre 2021

Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

Novembre 2021. Julien Perrault vient d’être nommé chef de la police de Montmorts, village isolé desservi par une unique route. Alors qu’il s’imaginait atterrir au bout du monde, il découvre un endroit cossu, aux rues d’une propreté immaculée, et équipé d’un système de surveillance dernier cri.

Mais quelque chose détonne dans cette atmosphère trop calme.

Est-ce la silhouette menaçante de la montagne des Morts qui surplombe le village ? Les voix et les superstitions qui hantent les habitants ? Les décès violents qui jalonnent l’histoire des lieux ?

Et si nos amitiés d’antan devenaient en grandissant des miroirs de nos propres vertiges ?

Mon avis:

        J'avais découvert l'auteur avec "Les refuges" qui m'avait littéralement retourner le cerveau après avoir été magistralement manipulée par l'auteur. J'espérais donc retrouver toutes ces choses avec ce nouvel opus, et même en sachant que l'on est menée par le bout du nez tout le long du récit, cela ne m'a pas empêchée d'être soufflée par ce final impressionnant et époustouflant. C'est un roman avec une fin très efficace, même si avec le recul, on pourrait deviner certaines choses, surtout lorsque l'on est plutôt coutumier avec l'auteur. Au niveau de la surprise, ce roman se résume à "ça passe ou ça casse".

Merci beaucoup aux éditions Calmann-Lévy pour ce partenariat et l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

            Le début du roman nous place dans une ambiance de petit village qui se veut calme et paisible, où tous les habitants se connaissent, où le bar est l'endroit fédérateur et où il ne se passe pas grand chose au quotidien, encore moins au niveau de la criminalité. C'est ce que va découvrir le personnage principal Julien Perrault, le nouveau chef de la police locale, qui va être extrêmement surpris par la relative quiétude de cet endroit, ce qui le change radicalement de la délinquance urbaine auquel il était habitué. En tant que lecteur, on se retrouve ainsi dans la même position de découverte que le personnage. Et comme lui, on devient vite étonné de la gestion de ce village, qui roule sur l'or et où tout semble trop beau pour être vrai. Rapidement, des doutes émergent sur les habitants, sur le fonctionnement du village, sur ce qu'il cache et encore plus quand les rares mais sombres affaires resurgissent. Dés les premières lignes, on est donc pris dans un véritable piège, un joli traquenard qui nous entraînent dans bon nombre d'interrogations et dont on veut absolument connaître tous les tenants et aboutissants. 

        L'ambiance de l'histoire va être de plus déstabilisante puisqu'elle nous entraîne aux frontières du mysticisme avec l'émergence d'une légende mettant en avant les sorcières, ou encore l'apparition de voix chuchotant à l'oreille de plusieurs personnages. Et puis les personnages ont aussi de quoi nous désarçonner, car tout est fait pour que nos convictions apparentes soient ébranlées. Ainsi, si un personnage nous apparait sympathique, innocent et victime, l'auteur nous donne discrètement quelques éléments qui nous mettent le doute. Plus les pages défilent, moins on voit comment ces ficelles peuvent se dénouer. L'auteur maîtrise ainsi le suspense, du début à la fin, et dans chacune des lignes. Tout est savamment dosé et dompté d'une main de maître afin de mieux nous assommer avec la sentence finale qui vous retourne le cerveau et nous épate tant vous vous rendez compte que l'auteur a merveilleusement bien joué avec vous. Lorsque les révélations arrivent, on est littéralement soufflé. Pour le final, j'avoue même avoir pris le temps de bien lire afin de bien comprendre certaines phrases, à faire des pauses et à revenir partiellement en arrière. Non pas qu'elle soit véritablement complexe, mais elle remet beaucoup de choses en question, où il faut voir ce que l'on a lu depuis le début avec des perspectives différentes. Sur le moment et aussi avec le recul, même si j'ai été particulièrement estomaquée, je pense que certaines personnes pourront aisément deviner le twist final. Avec honnêteté, même si le tout fonctionne très bien, le tout s'éloigne un peu de la crédibilité et certaines choses sont assez tirées par les cheveux.  

En bref:

         En plongeant au cœur du petit village, d'apparence tranquille, de Montmorts, on ne s'attend pas à être immergé très rapidement dans une ambiance envoûtante qui devient de plus en plus oppressante. Les doutes autour du village et des personnages surgissent peu à peu, sans compter que l'on flirte régulièrement avec les frontières du mysticisme, puisque sorcières et voix étranges se mêlent à l'intrigue. Ce thriller devient vite haletant et au fil des rebondissement, nos convictions s'étiolent et l'histoire nous désarçonne ainsi fréquemment. L'auteur maîtrise son suspense d'une main de maître puisque tout est savamment dosé et dompté afin de mieux nous entraîner dans ce piège qui se referme petit à petit sur nous, faisant en sorte de mieux nous assommer et nous retourner le cerveau par la sentence finale époustouflante. Certains pourront plus aisément dénouer correctement les ficelles et être ainsi moins surpris, d'autant plus que, il faut l'avouer, certaines choses sont un peu tirées par les cheveux. Mais personnellement, j'ai été emportée par ce joli traquenard dont le dénouement m'a bluffé.

Autour du livre:

° Les refuges (--> chronique à retrouver ici) 
° Le douzième chapitre (--> chronique à retrouver ici)