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  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

jeudi 23 septembre 2021

Les demoiselles (Anne-Gaëlle Huon)





Nationalité de l’auteur:
 Française 

Editions Le Livre de Poche (3 mars 2021)

numéro 36038

352 pages

ISBN-10: ‎2253103608

ISBN-13: ‎978-2253103608

Genre: Contemporain

Lu le: 31 Août 2021

Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

« "Il n’y a que trois règles ici. La première : ne jamais tomber amoureuse. La deuxième : ne jamais voler l’homme d’une autre. La dernière : ne boire que du champagne millésimé."

De ces trois règles, une seule pourtant serait respectée. »

Rosa a quinze ans quand elle prend la route, un froid matin d’automne, avec une seule idée en tête : rejoindre le Pays basque pour devenir couseuse d’espadrilles et échapper à son destin. Mais au bout du chemin, elle rencontre les Demoiselles. Des femmes fantasques et mystérieuses vivant au milieu des livres, des jarretières et des coupes de champagne. Qui sont-elles ? Quel secret cachent-elles ? Libres et incandescentes, accompagnées d’un majordome plus grand qu’une cathédrale, d’un chauffeur louche et d’un perroquet grivois, les Demoiselles n’auraient jamais dû croiser la route de Rosa. Pourtant, ces femmes vont changer sa vie.

Mon avis:

            Jusqu'à présent, j'avais lu et beaucoup apprécié les livres de Anne-Gaëlle Huon, mais sans pour autant avoir de petits coups de cœur. J'avais ainsi hâte de découvrir "Les demoiselles" dont les avis ont toujours été très élogieux, sûrement le livre de l'autrice le plus apprécié. Et je vais me ranger de l'avis général, puisque j'ai adoré cette histoire, forte dans toutes les thématiques abordées, qui a su me surprendre et me faire vivre bon nombre d'émotions. 

Points de vue/Critiques:

        Si cette histoire a su me surprendre et me captiver, c'est par toutes les actions et les aventures que va vivre Rosa tout au long de sa vie et par la dimension historique et féministe du récit. C'est aussi toute une culture régionale qui est mis en avant en même temps que son aspect historique: un bel hommage à un terroir. On découvre donc Rosa, une jeune adolescente qui va s'exiler de ses terres espagnoles pour gagner de l'argent dans le pays basque français. Mais sa vie va prendre une toute autre tournure et c'est une toute nouvelle vie, sans véritablement d'horizons bien définis, qui va s'ouvrir pour la jeune fille qui fait ainsi face à l'adversité. Elle s'installera alors à Mauléon, afin de couvre des espadrilles. Tous ces faits sont historiques, dont je ne connaissais rien et qui s'avèrent être vraiment passionnant. 

        Si la nouvelle vie de Rosa débute à Mauléon durant son adolescence, c'est toute sa vie entière que l'on va ensuite suivre, et quelle vie passionnante! Car ce n'est pas seulement à travers elle que l'on va vivre une histoire pétillante, vivante et exaltante, c'est aussi à travers toutes les femmes de cette histoire qui se partagent les rôles principaux. Les femmes sont ainsi sur le devant de la scène et des femmes extraordinaires, empruntent de liberté et qui ont fait l'Histoire. Un brin féministe, c'est donc avant tout un roman féminin. Et pour illustrer cette vision au fil de l'histoire et de l'Histoire, on va aborder de nombreux sujets comme les cocottes parisiennes des années 20, le charleston des années 30, le développement de la mode et de la haute couture, le travail des femmes durant la Seconde Guerre Mondiale participant à l'effort de guerre, ou encore l'émancipation des femmes après-guerre. On va ainsi croiser Charlie Chaplin et même Christian Dior et avoir un pied dans cette fresque narrative historique, certes fictif, est un vrai bonheur. C'est un voyage généreux avec des femmes qui s'affranchissent des conventions sociales de l'époque et qui dénotent en prenant leur destin en main. 

        Chacune de ces femmes va nous faire vivre des émotions multiples, entre l'aventure du quotidien, les secrets inavoués, les amitiés qui se font et se défont, les amours obtenus ou perdus, les ambitions accomplies et détruites. On retrouve donc des montagnes russes en plein cœur des Pyrénées car l'histoire parfois tantôt joyeuse eut s'avérer vite être dramatique tant les fêlures de chacune sont nombreuses et prêtes à s'agrandir. 

En bref:

        Voici sûrement le livre d'Anne-Gaëlle Huon qui m'a le plus convaincu, qui a su me surprendre et me faire vivre bon nombre d'émotions tant cette histoire est entraînante et passionnante. Avec Rosa, l'autrice débute son récit avec un aspect historique local très intéressant et elle fournit là une belle ode à toute une culture régionale. En suivant toute la vie de Rosa, faite d'innombrables aventures et rencontres, on vibre à travers une histoire vivante et exaltante où des femmes extraordinaires, empruntent de liberté en s'affranchissant des conventions sociales de l'époque, vont prendre leurs destins en main pour nous entraîner dans un fabuleux et pétillant voyage à travers l'Histoire avec un grand H. Années folles, charleston, seconde guerre mondiale, naissance de la mode et rencontres avec des figures historiques vont rythmer cette promenade enchanteresse, faite de montagnes russes en plein coeur du pays Basque. Un très beau roman résolument féminin

mardi 21 septembre 2021

Erectus (Xavier Müller)





Nationalité de l’auteur:
 Française 

Editions Pocket (2 janvier 2020)

498 pages

ISBN-10:‎ 2266299786

ISBN-13:‎ 978-2266299787

Genre: Thriller

Lu le: 29 Août 2021

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

À Richards Bay, en Afrique du Sud, c'est le choc. Un homme s'est métamorphosé. Il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus. Bientôt, à New York, Paris, Genève, des Homo erectus apparaissent en meutes, semant la panique dans la population. De quel virus s'agit-il ? Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ? 

Une scientifique française se lance dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l'humanité. Partout, la question se pose, vertigineuse : les erectus sont-ils encore des hommes ? Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ou des bêtes sauvages à éliminer ? 

Et si nos amitiés d’antan devenaient en grandissant des miroirs de nos propres vertiges ?

Mon avis:

        J'avais un peu peur de découvrir ce livre à sa sortie à cause du mélange entre le côté science-fiction et l'aspect scientifique. Mais la sortie poche et les avis plutôt bons que j'ai pu voir dessus m'ont convaincu et puis lire cette histoire de pandémie après celle que l'on a réellement vécu, apporte une saveur toute particulière. Je n'ai finalement pas vu concrétiser mes a priori dans la lecture de ce livre qui réussi à mêler subtilement le coté science-fiction et qui maîtrise plutôt bien l'aspect scientifique malgré quelques facilités et impossibilités. L'auteur a voulu montrer pleins de points de vue et d'aspects différents dans la pandémie, mais cette vision est beaucoup trop large et n'apporte finalement pas grand chose à l'histoire. 

Points de vue/Critiques:

            Le synopsis de cette histoire avait de quoi, à la fois m'intriguer et de quoi me faire peur. En effet, on va parler de science mais mêlé à de la science-fiction et si je suis adepte et exigeante pour le premier, je suis beaucoup moins fan du deuxième. Xavier Müller imagine donc notre société terrassée par un virus qui se propage à la vitesse de la lumière, qui touche les hommes mais aussi le monde végétal et animal et qui a pour conséquence de faire régresser tous les organismes à l'époque de la Préhistoire. Cette idée de base est donc parfaitement bien imaginée car elle allie parfaitement l'aspect biologique avec tout ce qui concerne le virus, sa propagation et son mécanisme avec l'aspect science-fiction qui se limite, seulement, à la conséquence régressive du virus. L'auteur ne va pas partir en digressions futuristes et totalement fantasques: le scénario tient tout de même la route et le récit est ainsi captivant puisqu'une véritable course contre la montre s'engage.

        Si ce scénario tient tout de même la route du réalisme, c'est que l'aspect scientifique est plutôt bien maitrisé. L'auteur explique sa survenue, tous ses mécanismes d'action et toutes les conséquences que cela va entraîner. Les descriptions sont justes et les explications scientifiques sont simples et parfaitement compréhensibles pour tout le monde. Le sujet est ainsi très bien réfléchi, de bout en bout, car même si cela reste un virus imaginaire, le fonctionnement viral reste une base claire et connue. En revanche, il est vrai que certaines petites choses tombent dans la facilité voire dans l'impossibilité, comme le fait que la propagation du virus est vraiment très rapide, qu'il reste stable et qu'il réussisse à toucher et à infecter de la même façon les animaux, et surtout les végétaux (!!!). On s'interroge aussi sur le mécanisme de propagation entre espèces différentes dans un laps de temps aussi court. Ces petits couacs, un peu inévitables quand on aborde, en seulement un roman, un sujet aussi large et complexe, ne sont cependant pas tout gênant dans la lecture et n'entache en rien l'histoire qui reste prenante et dont les ficelles sont maîtrisées. 

        Là où j'ai en revanche été plus déçue, et qui me fait douter sur le fait de lire ou non la suite, c'est dans le fait que l'auteur s'est pas mal éparpillé dans les trop nombreux aspects et visions qu'il a voulu abordé et montré. En effet, en plus d'avoir la dimension scientifique et sociétal de base relatives au récit et que l'on attend, l'auteur va aller plus loin que cela. On retrouve ainsi une dimension politique avec la vision des dirigeants des institutions mondiales, un aspect socio-économique avec les répercussions budgétaire, l'angle de la santé publique est abordé avec tout ce qui doit se mettre en place pour la gestion des cas déclarés. Au niveau des personnages, on aura également la vision des journalistes, celle des internautes avec l'angle et l'influence des réseaux sociaux, celle des personnes lambda qui se retrouvent dans la peur et dans la gestion de l'infection ou encore l'aspect plus personnel qui mettra le personnage principal féminin en porte-à-faux. Même si aborder ces différentes visions est une bonne idée et joute du poids et de la maîtrise dans le sujet, il y a ici trop de choses et/ou pas assez exploité. On se retrouve ainsi à suivre trop régulièrement de nouveaux personnages, que l'on ne rencontre que sur 2 ou 3 chapitres maximum, et que l'on ne retrouve pas du tout par la suite. Ces visions n'apportent ainsi pas grand chose au récit, si ce n'est la frustration de l'utilité. Ces digressions nous sortent un peu de l'élan prenant de l'histoire et apportent des longueurs. 

En bref:

        Si l'alliance entre aspect scientifique et science-fiction avait de quoi me faire peur, l'histoire s'avère être finalement très efficace puisque l'auteur a réussi à allier parfaitement ces deux thématiques initiales. Le récit est bon, prenant et l'on ressent une certaine nervosité face à ce virus qui fait régresser tout le règne humain, animal et végétal et qui nous fait penser que ses conséquences ne seraient pas si éloignées de la fiction. Le suspense est tangible et tout le coté scientifique reste crédible, bien décrit, expliqué de manière claire et parfaitement compréhensible. Le sujet est très bien réfléchi de bout en bout même si quelques facilités et impossibilités peuvent être relevées, mais qui ne sont aucunement gênants. J'ai été en revanche plus déçue sur les trop nombreux aspects et visions que l'auteur a abordé, avec des interventions de personnages épisodiques, donnant un sentiment de dispersion. Ces digressions sont au final, peu utiles et nous sortent de l'élan prenant de l'histoire en apportant des longueurs. "Erectus" reste quand même un bon thriller scientifique d'anticipation.

Autour du livre:

Tome 2: L'armée de Darwin

dimanche 19 septembre 2021

J'ai failli te manquer (Lorraine Fouchet)




Nationalité de l’auteur: Française
Editions Le Livre de Poche (31 mars 2021)

numéro 36079

384 pages

ISBN-10: ‎2253079723

ISBN-13: 978-2253079729

Genre: Contemporain

Lu le: 24 Août 2021

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

     Lise et Cerise n’ont en commun que la rime. Tout oppose la mère et la fille. D’ailleurs c’est simple, Lise voulait un garçon. À la mort d’Axel, mari et père adoré, les deux femmes se retrouvent en tête à tête, et se repoussent comme des aimants réfractaires. Mais une inconnue s’invite dans l’équation. Elle efface tout, même les ressentiments, et apporte d’inespérées retrouvailles. Car il n’est jamais trop tard pour s’aimer… Dans la famille Venoge, on se déchire avec panache. Pourtant, la tendresse est bien là, en embuscade, et lorsqu’elle s’engouffre enfin dans la brèche, elle transforme les années perdues en heures gagnées.

Mon avis:

        En partant toujours d'un drame, les histoires écrites par Lorraine Fouchet sont toutes de vrai bonheur à lire, où l'optimisme et le bien-être sont au rendez-vous, tout en nous emmenant sur les terres bretonnes. "J'ai failli te manquer" ne déroge pas à cette règle où cette histoire de famille va nous entraîner dans des méandres de secrets, de non-dits et d'incompréhension, entre la Bretagne et l'Afrique. Une bonne lecture mais dans laquelle quelques petites anicroches sont à souligner. 

Points de vue/Critiques:

        Drame, famille et Bretagne sont les maître mots des histoires de Lorraine Fouchet que j'ai pu lire jusqu'ici, et ce nouveau livre s'inscrit dans la même dynamique. A la mort de son père qui était tout pour elle, la jeune Cerise est désemparée et va fuir la domicile conjugal. On découvre ainsi une jeune fille puis une femme qui aura toujours eu une relation conflictuelle avec sa mère Lise. Pour mieux appréhender cette relation mère-fille très difficile, nous suivrons de temps en temps le personnage de Lise. Un personnage véritablement détestable. Ses pensées et ses dires à propos de sa fille sont vraiment très durs et à aucun moment, il n'y aura d'excuses ou d'explications quand à ce drôle de comportement vis-à-vis de sa fille. Lise n'est donc pas là pour créer un lien avec elle, mais elle est seulement le reflet d'un certain type de mère et il faut la prendre telle qu'elle est, aussi horrible soit-elle. Si je n'ai pas compris ou eu d'attachement avec cette femme, son personnage est tout de même intéressant. En effet, il incarne un type de mère, certes pas habituel et courant, mais qui existe très certainement. C'est pourquoi, l'autrice illustre à travers ce récit une relation mère-fille assez inédite basée sur le conflit, aux antipodes de ce qu'on a l'habitude de voir mais qui n'est pas irréaliste pour autant. 

        Si Lise fait tout pour garder sa fille auprès d'elle, Cerise quand à elle, fait le minimum pour s'en occuper et fait en sorte de mettre le plus de distance avec elle quitte à aller jusqu'en Afrique. Mais lorsque la maladie va s'immiscer dans la relation conflictuelle des deux femmes, les choses vont irrémédiablement changer.  Si distinctes l'une de l'autre, leur différences vont d'effacer devant cette nouvelle arrivée. Le récit devient alors plus touchant et cet aspect n'aurait pas eu toute son importance si l'on avait pas construit au départ cette étrange relation, qui va avoir son importance et qui va soulever bon nombre de choses pour arriver à voir l'amour triompher.

        Un petit point concernant la plume de l'autrice qui est toujours fluide et  agréable à suivre mais pour laquelle, j'ai eu plus de difficultés dans cette histoire. En effet, dans le premier quart du livre, on retrouve quelque chose de très haché et d'impersonnel, faisant en sorte de ressentir un détachement vis-à-vis de l'histoire et accentuant encore plus le côté détestable de Lise. Mais cet aspect a peut-être été fait justement pour coller au personnage de Lise... Lorsque Cerise grandit et que l'on suit la vie de la jeune femme, on retrouve davantage la plume de l'autrice avec ce côté véritablement récit. De plus, et de manière générale dans tout le livre, on peut retrouver un manque de repères temporels qui est assez dommage et qui parfois nous fait réfléchir et nous fait poser des questions.

En bref:

        Entre l'incontournable Bretagne, et cette fois-ci l'Afrique du Sud, Lorraine Fouchet illustre encore une fois une jolie histoire de famille. Les bases de cette histoire sont hors norme et sont déconcertantes: entre la mère, Lise et la fille Cerise, la relation n'est jamais au beau fixe et est souvent conflictuelle. Le personnage de Lise est ainsi antipathique et détestable à souhait mais permet d'illustrer de manière inédite un type de relation peu habituel mais pas irréaliste pour autant. Cette étrange relation va avoir son importance dans la construction de la vie d'adulte de Cerise et lorsque la maladies arrive entre les deux femmes, elle rebat les cartes et une tout autre histoire se met en place. Le récit devient alors plus touchant afin d'arriver à montrer que l'amour triomphe de tout. Une bonne lecture dans laquelle on notera tout de même une plume particulière au début et un manque cruel de repères temporels. 

jeudi 16 septembre 2021

Anne de Green Gables (Lucy Maud Montgomery)




Titre original:
 
Anne of green gables 
Traduction: Hélène Charrier

Nationalité de l’auteur: Canadienne

Editions Monsieur Toussaint Louverture (22 octobre 2020)

382 pages

ISBN-10: ‎2381960082

ISBN-13: ‎978-2381960081

Genre: Jeunesse, Classique

Lu le: 22 Août 2021

Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

    Née en Nouvelle-Écosse. orpheline à trois mois. Anne est récupérée par une famille d'accueil. Malgré la pauvreté, elle parvient à s'évader de sa sombre existence grâce à son imagination débordante. Elle lutte pour rendre les circonstances acceptables. recherche des âmes sœurs et trouve dans les livres une certaine consolation, tout en rêvant de fonder un jour sa propre famille. Curieuse, inventive, amoureuse de la vérité, Anne fait déjà preuve du sens de l'émerveillement et de l'espoir qui la caractériseront sa vie durant. Ce roman relate les événements à la fois tristes et loufoques de la vie de la rouquine à l'esprit débridé avant qu'elle ne se rende chez les Cuthbert, à l'Île-du-Prince-Edouard...

Mon avis:

        Ne connaissant pas ce grand classique de la littérature jeunesse, j'ai découvert Anne à travers la série télé Netflix et cette petite fille est si attachante et son monde est tellement délicieux et passionnant, que je ne pouvais pas ne pas la découvrir à travers les romans de son autrice. En plus d'avoir un magnifique livre objet dans les mains, suivre l'histoire et l'enfance d'Anne dans cette maison aux pignons verts est un réel délice et l'on a pas envie, ni de la voir grandir, ni de lui dire au revoir en refermant ce livre.

Points de vue/Critiques:

        Comment ne pas commencer à décortiquer cette histoire en démarrant avec Anne. Au début de l'histoire, nous faisons la connaissance d'une petite fille, qui a des airs de Fifi Brindacier par sa couleur de cheveux et sa personnalité volubile, et qui a surtout de quoi agacer au premier abord. En effet, si elle montre un caractère plutôt franc et volontaire, on découvre bien vite son très grand flot de paroles, qui nous donne l'impression qu'il ne va jamais s'arrêter et l'entraînant bien souvent dans des digressions. Sa manière de parler est aussi très particulière puisque non seulement elle dit tout ce qui lui passe par la tête mais en plus, elle s'exprime avec de grands mots et de grandes phrases. Mais progressivement, au fil des rencontres, de son quotidien et de ses aventures et surtout au fur et à mesure qu'elle grandit, Anne va prendre conscience de son aspect volubile et parfois agaçant pour devenir plus sage et beaucoup plus réfléchie. Il n'empêche que la petite fille ne perd jamais son entrain, sa positivité, son énergie débordante et sa joie de vivre. C'est une des raisons pour laquelle elle nous devient très rapidement attachante. Sa vision de la vie est tellement portée sur l'optimisme et la joie que sa bonne humeur est communicative. De plus, Anne est une personne qui a une imagination sans limites: si cela pourra lui jouer des tours quelque fois, ce trait de caractère restera ce qui la définit le mieux. Avec cet imaginaire débordant, Anne accentue son intelligence et en voyant toujours le monde délicieux et passionnant, comme elle aime le répéter, elle analyse parfaitement le monde qui l'entoure et nous offre ainsi, de très belles réflexions sur le vie. 

        Dans son nouveau quotidien à la ferme avec Matthew et Marilla, Anne va apprendre de multiples choses et passé par de nombreuses émotions. En dehors de son travail à la ferme et l'école, on suit Anne dans ses aventures et ses mésaventures. Ainsi, la petite fille connaitra l'espoir, l'amitié, la rancœur, la honte, la joie, la peur, le chagrin, le doute et le bonheur. A chaque situation vécue, Anne apprendra une certaine morale à l'histoire et c'est au fil de ses péripéties qu'elle va mûrir. La relation, différente, qu'elle entretient avec Matthew et Marilla apporte énormément de tendresse à  l'histoire. Si l'un est guimauve et tout de suite conquis par Anne, l'autre a plutôt la casquette de gendarme et se montre plus distante. Mais le charme d'Anne opère immédiatement sur Marilla qui ne se laisse pas conter fleurette et qui maintient le cadre nécessaire à l'éducation et à la canalisation d'Anne. Même si cette famille est atypique, l'éducation donnée à Anne est exemplaire et cela n'empêche pas à l'amour et à la tendresse de déborder dans chacune des situations même si les sentiments ne sont pas clairement exprimés. 

            La condition de la femme va être abordée à travers le personnage d'Anne. En effet, la petite fille étudie farouchement, excelle dans presque tous les domaines et n'a que faire des conventions dictant que la femme doit restait à la maison et s'occuper du foyer. Anne se donne les moyens pour arriver à hauteur de son ambition: celle de devenir institutrice. Si le récit se concentre sur l'enfance d'Anne, dans le dernier tiers du roman, on sent une sorte d'accélération temporelle pour arriver justement au rêve d'Anne. Dans cette dernière partie, c'est dorénavant une jeune femme qui poursuit ses études et j'aurais aimé que l'autrice prenne plus de temps pour décrire et suivre la vie d'Anne durant ses études, quitte à en faire l'histoire du deuxième tome. 

En bref:

            En plus du magnifique objet livre, comment ne pas succomber à ce grand classique de la littérature jeunesse avec en plus, le charme de la tendre et jeune Anne? Si au premier abord, on découvre une petite file volubile un brin agaçante, elle devient très vite attachante. Avec son imagination sans limites, sa joie de vivre, son optimisme, sa vision du monde délicieux et passionnant, sans compter son analyse juste et pertinente de la vie, Anne nous entraine dans son quotidien de petite fille fait d'aventure et de mésaventures. On voit ainsi grandir la petite Anne qui va également mûrir grâce aux expériences de la vie. Débordante de tendresse, l'éducation donnée par les Cuthbert poussera la petite fille à poursuivre son rêve d'émancipation, afin de devenir une jeune femme mature et réfléchie, mais toujours aussi solaire. Ce classique intemporel est un incontournable pour petits et grands qui nous fait passer un très bon moment de lecture, pleine de joie et de pétillant. Un enchantement pur!

mercredi 15 septembre 2021

Un(e)secte (Maxime Chattam)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Pocket (4 février 2021)

numéro 16668

552 pages

ISBN-10:‎ 2266269119

ISBN-13: ‎978-2266269117

Genre: Thriller

Lu le: 19 Août 2021

Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux? À s'organiser? Nous ne survivrions pas plus de quelques jours.

Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux? À s'organiser? Nous ne survivrions pas plus de quelques jours. Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d'une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s'entremêler. Et les confronter à une vérité effrayante. Des montagnes de Los Angeles aux bas-fonds de New York, un thriller implacable et documenté qui va vous démange.

Mon avis:

        Après la très belle (re)découverte l'année dernière de l'auteur avec "Le signal" qui m'avait tellement entrainé et que j'avais adoré, je me réservais un de ses derniers opus pour mes vacances. Je savais qu'il était question de petites bêtes rampantes, et même en n'ayant pas peur de ces animaux, je suis assez contente de ne pas avoir lu ce livre dehors tant l'auteur n'a pas son pareil pour insuffler de l'effroi et de l'horreur, même avec des choses pour lesquelles vous n'avez pas initialement peur! J'ai beaucoup aimé ce livre dont l'histoire reste somme toute assez classique dans son genre, mais qui fonctionne à merveille! 

Points de vue/Critiques:

      Pour cette nouvelle histoire, Maxime Chattam s'est intéressé aux communautés fascinantes et pleines d'intelligence des insectes. Je trouve qu'établir une histoire sombre et flippante avec ces communautés nombreuses, très hiérarchisées, pleines de caractéristiques et empruntes souvent d'une forte organisation, était une très bonne idée puisqu'il y avait matière à imaginer plein de choses. Et je trouve que l'auteur a pleinement réussi son pari. De plus, même en n'ayant pas forcément de craintes, de peur ou d'appréhension vis-à-vis des insectes, il réussi tout de même à nous insuffler de l'effroi et à instaurer progressivement une certaine peur (bon il faut dire aussi qu'avec les insectes de l'histoire, l'auteur a rajouté des araignées et là...^^!!). Maxime Chattam est sûrement un des rares auteurs à réussir ce tour de force, en partant initialement de quelque chose de très lambda mais en nous faisant arriver à des niveaux de tension très poussés, et tout cela s'effectue progressivement, en prenant bien son temps sur prés de 600 pages. Une bonne façon de s'imprégner pleinement de l'ambiance et pour mieux nous prendre dans ses filets jusqu'à 'assaut final.

        La base de cette histoire repose une nouvelle fois sur un petit côté science-fiction, mais pas si éloignée de la réalité. L'auteur pousse une caractéristique réelle vers un peu de fiction et il réussi ainsi pleinement à conserver cette balance entre réalisme et fiction. J'aime beaucoup retrouver cet équilibre qui nous pousse à nous dire que la fiction n'est pas si lointaine de la réaliste et qu'il suffit parfois d'un simple coup de pouce. Nous suivons deux personnages principaux distincts : le détective Atticus Gore (ce nom^^!) et la privée Kat Kordell ; et si chacun était intéressant à suivre, j'ai trouvé que la fusion de leur histoire (qui est évidente) tardait à venir. A partir de cet instant, le dénouement est haletant et les pages défilent encore plus vite. Quoiqu'il en soit, l'écriture fluide avec des chapitres percutants, des phrases courtes donne envie est une nouvelle fois efficace. Les descriptions sont parfois bien détaillées et visuelles ce qui accentuent le sentiment de peur, d'horreur et de dégoût (et qui donnera du fil à retordre pour toutes les personnes phobiques des insectes). De plus, les explications scientifiques, utiles et pertinentes à l'histoire, sont présentes comme il faut, soulignant le travail de recherches de l'auteur.

En bref:

        A l'image de ces petites bêtes rampantes qui les sont les stars de ce roman, l'histoire rampe petit à petit sur nous pour s'insinuer progressivement et nous tenir en haleine tout le long. Même en ayant aucune réticence envers les insectes, Maxime Chattam arrive d'une main de maître à insuffler de l'effroi et une certaine peur au lecteur. C'est un tour de force réussi puisqu'il arrive en plus à bien exploiter les caractéristiques fascinantes des communautés  d'insectes qui peuvent être largement exploiter. De plus, on retrouve une nouvelle fois ce petit côté science-fiction mais pas si éloigné de la réalité et cet équilibre, parfois instable et terrifiant, entre réalisme et fiction est délectable à souhait et fonctionne à merveille. L'histoire, plutôt classique dans son genre, est prenante et frissonnante et elle donne un roman solide et efficace. Bref, une histoire qui pique et qui fait mouche!

mardi 14 septembre 2021

Un grain de moutarde (Laila Ibrahim)




Titre original: Mustard seen

Traduction: Marie-José Thériault

Nationalité de l’auteur: Américaine

Editions Charleston (17 Août 2021)

342 pages

ISBN-10:‎ 2368126937

ISBN-13:‎ 978-2368126936

Genre: Historique

Lu le: 16 Août 2021

Ma note: 16/20

 


Résumé/4ème de couverture:

États-Unis, 1868

Dix ans se sont écoulés depuis que Lisbeth Johnson a trahi sa famille et quitté la riche plantation de son enfance pour épouser un abolitionniste. Dix ans au cours desquels elle a espéré chaque jour recevoir un signe de pardon – en vain. Jusqu’à cette fin d’après-midi où une lettre la convoque au chevet de son père mourant.


Est-il enfin l’heure, alors que la guerre de Sécession a pris fin depuis trois ans déjà, de panser les plaies du passé ? Sans hésiter, Lisbeth entreprend le voyage vers son Sud natal.


Mais à Fair Oaks, le temps semble s’être arrêté. Et lorsque Lisbeth croise le chemin de son ancienne nourrice, Mattie Freedman, elle-même de retour avec sa fille Jordan dans la plantation où elles ont connu l’esclavage, les trois femmes se retrouvent confrontées

Mon avis:

        Il y a peu de temps, je découvrais "Le crocus jaune" dans sa version poche, un timing parfait puisque sa sortie "Un grain de moutarde" était programmé chez Charleston cet été. Et même si le premier tome avait une fin, c'est un plaisir de replonger dans cette suite et retrouver les personnages 20 ans après, quand l'abolition de l'esclavage est établie mais où on se rend compte que les choses évoluent peu et lentement. Certains des personnages dont on avait pas la destinée dans le premier tome ont donc leur fin à eux avec cette suite tout aussi prenante et angoissante om la liberté est le maître mot.

Merci les éditions Charleston pour cet envoi!

Points de vue/Critiques:

        Ce deuxième tome se place dans un contexte historique tout aussi intéressant que le premier mais différent. Nous sommes ici après la guerre de Sécession, où l'esclavage est désormais aboli et où les Noirs peuvent vivre librement... normalement. En effet, la réalité est tout autre et les personnages vont s'en rendre compte rapidement compte. On retrouve différentes situations de la conditions des Noirs après la Guerre. On va avoir des Noirs qui vont pouvoir vivre leur vie pleinement comme avec Mattie et sa famille, puisque sa fille est devenue une des première institutrice noire et des Blancs qui vont penser et élever leurs enfants dans l'idée et la conviction que chaque homme, quelque soit sa condition ou sa couleur de peau, peut vivre librement, à l'image de Lisbeth et de sa famille. Mais les mentalités et les actions n'ont que rarement encore évolués à cette époque et l'on constate que dans les territoires où l'esclavage était profondément ancré, la plupart des esclaves le sont toujours. Leur véritable liberté n'est pas rendue et faute d'avenir ou par les menaces de la part des "propriétaires", ces anciens esclaves sont restés où ils ont toujours vécus. Cette situation est à l'image de la cousine de Mattie dont la délivrance sera le but de ce récit et qui permettra à Mattie et à Lisbeth de se retrouver en Virginie. 

        Si le but du voyage en Virginie de Mattie et de sa famille est de ramener avec eux Sarah, le but de Lisbeth n'est initialement pas le même, puisqu'elle se rend au chevet de son père mourant. Pour les deux femmes, ce voyage est une façon de repartir sur les traces du passé, afin d'effacer ce qu'il reste à effacer et à oublier et pouvoir enfin aller librement de l'avant. Et ce récit va ainsi montrer les conséquences de l'éducation donnée aux enfants par rapport à cette situation d'esclavage et mettre en avant les conflits générationnels. En effet, si Lisbeth a donné une éducation moderne et ouverte d'esprit à ses enfants, chez ses propres parents toujours aussi virulents et cruels envers les Noirs et qui n'acceptent pas le nouveau monde qui se profile, on assiste à une tout autre facette. Les enfants de Lisbeth seront totalement chamboulés et décontenancés. Leur détresse et leurs interrogations sont touchantes et on comprend leur incompréhension quand ils voient que leurs parents et leurs grand-parents ont des visions totalement opposées. Leur discernement et leur opinions propre qu'ils peuvent retirer de ce constat est exemplaire. 

        Même si Lisbeth va participer au sauvetage de Sarah, le récit s'intéresse plus au côté intimiste et familial de celle-ci, qui est obligée de couper définitivement les ponts avec sa famille, à qui elle a donné une dernière chance, un mal nécessaire afin d'élever ses enfants selon ses convictions. Pour ce qui est de Mattie, cette dernière apporte de l'action et de l'aventure à cette histoire. Leur stratégie pour libérer une personne s'effectue contre vents et marées et c'est tous ensemble, tous réunis, avec leur force de cohésion qu'ils parviennent à franchir tous les obstacles qui ponctuent leur objectif final. Leur volonté, leur force commune et leur cohésion est très belle à voir et apporte du courage également au lecteur puisque notre cœur vacille au fil des péripéties et du sauvetage. On peut dire que cette mission à haut risque tient ses promesses, nous maintient en haleine et nous soulève le cœur.

En bref:

        Si le premier opus "Le crocus jaune" traitait de l'esclavage, cette suite va plutôt aborder les conséquences de cette période et offrir un contexte historique différent mais tout aussi intéressant. C'est 20 ans après que l'on retrouve les personnages du premier tome, après l'abolition de l'esclavage, et même si certains visions et convictions ont favorablement évolué, ils vont se rendre compte, au travers d'un voyage qui les ramèneront en Virginie, que la réalité est tout autre. Cette expédition sur les traces du passé permet de connaitre le devenir de certains personnages que l'on avaient laissé en suspens. D'un côté, le récit montre les conséquences de l'éducation donnée aux enfants par rapport à l'esclavage et de mettre en avant les conflits générationnels. De l'autre, on va retrouver de l'action et de l'aventure qui nous fait palpiter, une mission à haut risque qui tient ses promesses, nous maintient en haleine et nous soulève le cœur. Une histoire toujours aussi addictive et qui prône la liberté et la foi en l'avenir.

Autour du livre:

Tome 1: Le crocus jaune (--> chronique à retrouver ici)

lundi 13 septembre 2021

Unsung Cinderella: Midori, pharmacienne hospitalière


TOME 1


Titre original : Ansang Cinderella Hospital Pharmacist Aoi Midori, book 1

Traduction:  Camille Duret 

Scénario et Illustrations: Mamare Arai

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Meian (17 décembre 2020)

192 pages

ISBN-10:‎ 2368779914

ISBN-13:‎ 978-2368779910

Genre: Manga

Lu le: 25 Août 2021

Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

    Midori Aoi est pharmacienne hospitalière depuis maintenant deux ans. Énergique et motivée, elle prend son travail très à coeur, mais est également frustrée de ne pas pouvoir aider plus directement les patients. Du fait de sa profession, elle se retrouve systématiquement en second plan, derrière les médecins, alors qu'elle est habitée par la même volonté que ces derniers : aider les patients. Elle passe par conséquent beaucoup de temps avec chacun d'entre eux, ce qui lui vaut régulièrement des remontrances de sa hiérarchie, sans pour autant entamer sa détermination !

Bien qu'ils jouent un rôle secondaire, ils constituent le "dernier rempart" qui protège notre quotidien.  

Mon avis:

        L’histoire de « Unsung Cinderella » sort du lot et j’avais hâte de découvrir cet aspect médical très intéressant, cela de la pharmacie à l’hôpital (sans compter le thème des soins médicaux japonais). On retrouve une belle diversité dans ce manga que se soit entre les caractères des personnages qui sont très variés, entre les professions que l’on retrouve à l’hôpital entre les médecins, infirmiers et pharmaciens ou entre les patients et leurs pathologies. Ainsi, même si Aoi est le personnage principal de cette histoire, c’est tout l’univers de l’hôpital qui est représenté et c’est l’humain qui est avant tout mis en avant, bien avant l’aspect purement médical avec une maladie et des soins à donner. On retrouve ainsi des médecins fainéants ou ingrats envers tout personnel soignant non médecin, des infirmiers peu aimables ou encore des patients qui sont pénibles: si cela peut paraître cliché au premier abord, c’est avant tout une triste réalité. Heureusement, ces traits de caractères ne sont qu’anecdotiques et ne sont pas au centre de l'histoire.

        On passe d’une histoire à l’autre au fil des chapitres qui correspondent à un patient et donc à un cas médical (femme enceinte, adolescente diabétique, enfant malade). Et pour chacun de ces patients, la présence de Aoi va être déterminante. Avec ces différents cas, l’auteur met en vent le fait qu’être pharmacien est un domaine de compétences et d’expertise propre, au même titre que les autres corps de métiers présents dans un hôpital. Et qu’un travail complémentaire et en équipe entre ces différentes professions médicales est ce qu’il y a de plus profitable à la guérison des patients. Avec Aoi, qui est en plus une jeune femme totalement dévouée dans son métier, qui a une conscience professionnelle forte et qui est presque passionnée par les médicaments pourrait-on dire, on apprend l’importance d’un médicament que se soit dans sa prescription et sa posologie, son aspect, son goût ou encore ses associations possibles.