Mes derniers avis ROMANS:

Mes derniers avis BD & Mangas

  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

vendredi 14 novembre 2025

Transylvania (Nicolas Beuglet)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions XO (18 Septembre 2025)

352 pages

ISBN-10: 2374489213

ISBN-13: ‎978-2374489216

Genre: Thriller

Lu le: 15 Septembre 2025

Ma note: 16/20 




Résumé/4ème de couverture:

Il était une fois…

Encore aujourd’hui, on prétend que le château de Bran, en Transylvanie, était la propriété du comte Dracula. Rares sont ceux qui s’arrêtent dans cet hôtel reculé, cerné par la neige et la glace. L’endroit paraît habité par des fantômes depuis la nuit des temps.

C’est là que la jeune inspectrice Mina Dragan est envoyée pour enquêter sur un meurtre étrange. Un cadavre gît dans une chambre. Celui de l’unique client de l’établissement. À ses côtés traîne une vieille malle verrouillée. Avant de disparaître, l’assassin a inscrit un tatouage énigmatique sur la main de sa victime.

Mina Dragan ne le sait pas mais c’est pour elle le début d’un jeu de piste terrifiant qui lui fera découvrir la face cachée et peut-être pas si imaginaire des contes de fées de notre enfance.

Et si la clé de tous ces mystères se trouvait dans un seul livre ?

Un livre fondateur. Il était une fois Transylvania…

Mon avis:


        J'étais ravie et impatiente de retrouver Nicolas Beuglet dans un nouveau thriller et d'entamer un nouveau chapitre avec un nouveau personnage principal. Avec "Transylvania" l'auteur nous promet de nous embarquer dans l'univers de Dracula, par son ambiance et son château, couplée aux contes de fées Grimm, mais plutôt en version macabres et interdit aux enfants. On plonge effectivement dans cette atmosphère glaçante et "Draculéenne" avec une intrigue qui commence par une sorte de huis clos. J'ai beaucoup aimé cette entame et j'aurai aimé que cette trame perdure, puisque le roman prend une direction totalement inattendue, qui rompt la promesse du résumé de 4ème de couverture. On peut donc être assez déçue de cette tournure, d'autant plus que l'on perd de plus en plus de crédibilité dans l'aventure et les actions de l'héroïne. L'intrigue s'oriente ainsi vers des sujets de société actuels et mêlé à la belle documentation de l'auteur, cela reste intéressant. Dommage que le tout ne soit pas mieux amalgamé pour éviter les longueurs et le côté moralisateur. J'ai quand même passé un bon moment de lecture, même s'il faut avouer que le roman reste décevant par rapport à ce qui est annoncé et par des petites frustrations qui s'accumulent. 


Merci aux éditions XO pour l'envoi de ce livre!


Points de vue/Critiques:


      J'ai beaucoup aimé comment l'intrigue de ce roman prenait place. On ressent immédiatement le côté "Draculéen" puisque Mina va se retrouver au beau milieu de la Transylvanie, dans le château supposé du célèbre comte Dracula, dans lequel un meurtre étrange s'est déroulé et où elle se retrouve quasiment seule et très mal reçue de la part de la propriétaire. Une ambiance glaçante, un endroit totalement isolé, un meurtre à résoudre et un début d'enquête difficile : il n'en fallait pas moins pour happer le lecture. La promesse est donc bien présente et l'on bascule assez rapidement avec l'univers des contes de fées. L'alliance entre les contes, Dracula et le monde réel est donc très bien fait et j'aurais aimé que cette dynamique perdure, mais il n'en est malheureusement pas le cas.


        L'histoire prend alors une tournure tout autre, s'écartant radicalement fait et jusqu'ici respectée du résumé de 4ème de couverture et faisant en sorte que l'on peut être vite déçu. En effet, l'enquête de Mina va la conduire aux quatre coins du monde... et cela en quelques jours. Si l'on ajoute à cela que l'on avait découvert jusqu'ici une policière qui est envoyée seule pour enquêter dans un coin reculé et qui est supérieurement intelligente, forte, courageuse et belle, cela commence à faire beaucoup au niveau invraisemblable. Et au niveau de l'intrigue, il est vrai que le jeu de pistes orchestré par un individu est assez prenant, mais outre le fait de connaître son identité qui nous tient un tant soit peu en haleine, on se rend compte avec le recul qu'il ne s'agit finalement qu'une course poursuite de pays en pays entre le méchant et la police qu'il mène par le bout du nez. Dés que ce jeu de pistes débute réellement, on s'éloigne alors de l'esprit des contes de fées macabres qui avait été annoncé : l'auteur exploite ainsi des sujets de société actuels, non dénués d'intérêts et qui permettent de réfléchir. Mais a-t-on véritablement envie de retrouver les thématiques de l'intelligence artificielle qui aurait tendance à remplacer l'humain ou du fléau de l'omniprésence des portables qui font en sorte de reléguer les livres au plan de l'ancien...? 


        Entre la personnalité de l'héroïne trop axée Wonder Woman, la succession des actions qui se déroulent aux quatre coin de la planète en quelques jours et l'intrigue qui n'est là que pour illustrer des sujets sociétaux relatés parfois de manière statistiques et documentaires, on se retrouve avec une histoire totalement décousue, dans laquelle il manque des liants. La désillusion avec l'idée de départ peut ainsi être bien réelle. Néanmoins, même avec ce recul et cette analyse, j'ai quand même passée un bon moment de lecture, qui a su me divertir et me faire considérablement partir à l'aventure. 


En bref:


     "Transylvania" nous plonge dans cette atmosphère glaçante et à la sauce "Draculéenne" avec une intrigue qui commence par une sorte de huis clos, dans le château supposé du célèbre comte Dracula, isolé et austère. L'intrigue bascule assez rapidement avec l'univers des contes de fées Grimm, mais plutôt en version macabres et interdit aux enfants. Cette entame est vraiment plaisante et accrocheuse car l'alliance entre les contes, Dracula et le monde réel est donc très bien fait. J'aurais aimé que cette promesse de 4ème de couverture et cette dynamique perdurent, mais il n'en est malheureusement pas le cas. En effet, avec une héroïne à la personnalité et aux actions aux quatre coins du monde qui n'ont rien de crédible, on va se retrouver dans une véritable course poursuite autour du monde avec un méchant qui déroule un simple jeu de piste pour pouvoir jouer au chat et à la souris avec la police. Ces aventures permettent à l'auteur d'exploite des sujets de société actuels, non dénués d'intérêts et qui permettent de réfléchir. Mais a-t-on véritablement envie de retrouver ces thématiques relatées parfois de manière statistiques et documentaire en entamant ce livre? On a donc une histoire totalement décousue, dans laquelle il manque des liants. La désillusion avec l'idée de départ peut ainsi être bien réelle. Néanmoins, même avec ce recul et cette analyse, j'ai quand même passée un bon moment de lecture, qui a su me divertir et me faire considérablement partir à l'aventure. 

La petite échoppe des jours heureux (Kim Jiyun)



Traduction : Marion Gilbert

Nationalité de l’auteur: Sud-Coréenne

Éditions J’ai Lu (3 Septembre 2025)

352 pages

ISBN-10: ‎ 2290411418

ISBN-13: ‎ 978-2290411414

Genre: Contemporain

Lu le: 22 Septembre 2025

Ma note: 16/20 






Résumé/4ème de couverture:

    Dans un ancien quartier de Séoul envahi par les boutiques à la mode, une petite échoppe fait de la résistance. Une petite laverie qui, pour certains habitants, est un havre de paix dans une époque où tout change trop vite. Ici, ils trouvent des étagères pleines de livres, un éclairage chaleureux et l'odeur du café qui se mélange à celle du linge fraîchement lavé. Et puis un jour, un carnet est oublié sur la table. Un par un, des clients commencent à écrire dans ce journal leurs joies, leurs chagrins et leurs espoirs. Un homme âgé qui ne sait pas comment réparer sa relation avec son fils ; une mère menacée d'expulsion ; une jeune femme prisonnière d'une relation toxique... Des voisins qui n'étaient autrefois que des visages anonymes choisissent de répondre et, peu à peu, de s'entraider. La petite laverie devient le lieu de rencontres précieuses qui vont bouleverser la vie de ceux qui en poussent la porte.

Mon avis:


        Si je n'accroche pas particulièrement à la littérature asiatique, j'ai passé un très bon moment avec ce roman coréen à plusieurs voix. On retrouve beaucoup d'humanité dans cette histoire avec des personnages qui reflètent les sentiments de tout le monde au quotidien. J'ai beaucoup aimé chacune des histoires et surtout le fait qu'elles ne s'arrêtent pas à de simples récits indépendants. En effet, on va retrouver un lien secondaire entre les personnages, mais ils vont également se retrouver liés à ce petit carnet mis à disposition de tous dans une laverie automatique et où chacun pourra y coucher ses peurs, ses angoisses, ses désirs ou ces espoirs, mais également y répondre. Si cette anonymat permet de libérer la parole, tous ces acteurs de quartier vont finalement se retrouver pour vivre une très chouettes aventure pour clôturer ce roman. Le côté positif du roman est très présent et fonctionne à merveille. 


Merci aux éditions J'ai Lu pour l'envoi de ce livre!


Points de vue/Critiques:


        Ce roman va être construit à la manière de bons nombre de romans asiatiques, puisque l'on va retrouver différents chapitres, qui sont quasiment indépendants les uns des autres, car ils vont constituer une histoire bien à eux, avec différents personnages principaux. On va ainsi retrouver une jeune mère épuisée, qui jongle entre son travail et son rôle de parent; un jeune couple touché par l'inflation et qui restreint leurs rêves ou encore un vieux monsieur qui veut jouir de son indépendance et autonomie au grand damne de son fils. Or, ces différents tranches de vie ne sont pas totalement indépendantes, car on retrouve toujours un lien indirect au niveau des personnages d'un chapitre à l'autre : un personnage secondaire, voire tertiaire du premier chapitre, va devenir le personnage principal du chapitre suivant et ainsi de suite. De plus, chaque héros et héroïne va finir par se retrouver dans cette laverie automatique dans laquelle repose un carnet vert, dans lequel chacun peut y consigner ses différents états d'âmes. 


        J'ai beaucoup aimé chacune de ces histoires, ainsi que leur relatives indépendances et leurs liens fins. Chacun des personnages rencontrés illustre les diverses réalités de la vie quotidienne: les difficultés d'argent, la précarité du logement, les séparations, le désir d'indépendance, la volonté de protéger ou encore les blessures invisibles. Ils m'ont tous touché à travers les confidences qu'ils nous partagent. Chaque rencontre est synonyme de vie et la positivité rejaillit à chaque histoire et cela fait du bien. On est ainsi pris de bons sentiments, on sourit et on se reconnaît. J'ai beaucoup aimé le dernier chapitre qui permet de réunir tout ce petit monde qui apprend à se connaître réellement, au-delà du carnet vert de la laverie. Même si leur aventure est vraiment rocambolesque, cela apporte de l'aventure, du dynamisme et de l'humour. Le tout est porté par une plume délicate, même si l'on notera tout de même des soucis de traductions de temps en temps. Une lecture douce et pleine de tendresse.


En bref:


        Si je n'accroche pas particulièrement à la littérature asiatique, j'ai passé un très bon moment avec ce roman coréen à plusieurs voix. Chaque chapitre va constituer une histoire quasiment indépendante l'une de l'autre mais ces tranches de vie seront tout même liées par un lien indirect au niveau des personnages et par cette laverie automatique dans laquelle repose un carnet vert, dans lequel chacun peut y consigner ses différents états d'âmes. J'ai beaucoup aimé chacune de ces histoires où chacun des personnages rencontrés illustre les diverses réalités de la vie quotidienne. Ils m'ont tous touché à travers les confidences qu'ils nous partagent. Chaque rencontre est synonyme de vie et la positivité rejaillit à chaque histoire et cela fait du bien. On est ainsi pris de bons sentiments, on sourit et on se reconnaît. Le dernier chapitre permet de conclure en beauté de manière rocambolesque et il apporte de l'aventure, du dynamisme et de l'humour. Le tout est porté par une plume délicate, même si l'on notera tout de même des soucis de traductions de temps en temps. Une lecture douce et pleine de tendresse.

lundi 10 novembre 2025

Pierre Bayard, détextive privé, tome 2 : Enquête sur Peter Pan (Clémentine Beauvais)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Sarbacane (3 Septembre 2025)

240 pages

ISBN-13: ‎ 979-1040806417

Genre: Jeunesse, Policier

Lu le: 12 Septembre 2025

Ma note: 16/20 







Résumé/4ème de couverture:


Qui n’a pas rêvé de mener l’enquête dans ses livres préférés ?

Un nouveau mystère est venu taper à la porte de Pierre Bayard et Édith !

Une lettre surgie du passé les lance sur la piste du meurtrier d’un jeune soldat de la Première Guerre mondiale. Mais les seuls indices laissés par le jeune homme s’appuient sur un livre mystérieux dont notre détextive et sa stupéfiante associée eux-mêmes n’ont jamais entendu parler.

Qu’à cela ne tienne ! Voilà Bayard, Édith, Bas-de-Casse et Minuit-Pile partis en quête de réponses : qui a tué Fromentin du Blutoir ? Et quel est le fameux roman inconnu qui pourrait permettre de démasquer le coupable ?

Direction Londres et une bien inquiétante maison pour tenter d’élucider cette nouvelle énigme…


Mon avis:


          Si la découverte du premier tome de cette nouvelle série jeunesse signée par la talentueuse Clémentine Beauvais avait été génialissime, j'ai retrouver tout autant de plaisir avec ce second tome, qui peut tout à fait se lire indépendamment. Résoudre un mystère d'un grand classique de la littérature jeunesse entraîne cette fois-ci Pierre Bayard et tous ses acolytes dans l'œuvre de Peter Pan. C'est une nouvelle aventure pleine de rebondissements qui permet de s'intéresser à la lecture et à ses mécanismes, tout en décortiquant avec amusement un célèbre classique. La réalité littéraire tournant autour de l'œuvre de James Barrie, de l'auteur en lui-même et même autour d'autres ouvrages littéraires se mêle parfaitement à la fiction et aux petites touches de fantaisie qui ponctue le récit. On retrouve les personnages hauts en couleurs, tous fantasques et entre leurs farces, calembours, péripéties et jeux de mots, l'humour est toujours omniprésents et contribuent au fait de passer un bon moment. On notera tout de même que ce deuxième tome a un ton un petit peu plus sombre et qu'un mystère sous-jacent se développe.


Merci aux éditions Sarbacane pour l'envoi de ce livre.


Points de vue/Critiques:


        Pierre Bayard repart pour une nouvelle aventure afin de résoudre une vieille affaire datant de la Première Guerre Mondiale et qui semble liée à un mystère tournant autour de l'œuvre de James Barrie "Peter Pan". Accompagné de ses fidèles acolytes, toujours aussi singuliers et hauts en couleurs, il va devoir partir sur les traces de l'auteurs et de l'œuvre littéraire en Angleterre. L'enquête de Bayard va donc l'amener à devoir décortiquer ce classique de la littérature jeunesse et si nous connaissons l'histoire originale de ce conte, écrite par James Barrie, il n'en est rien pour les personnages du roman. Et quand bien même nous connaissons cette histoire, éloignée du conte de Disney en présentant de sombres éléments, nous apprenons tout de même certaines choses. Ainsi, le monde créée par Clémentine Beauvais est de plus en plus jouissif, puisqu'il mêle parfaitement la fiction, parfois très fantaisiste, grandiloquente et s'éloignant de la réalité, et le réel en nous faisant de très nombreux clins d'œil autour de la littérature. 


        C'est un plaisir de retrouver tous les personnages, tous plus fantasques et drôles les uns que les autres. Le duo Pierre Bayard et Edith est indissociable, Minuit-Pile fait preuve d'une grande inventivité et de trouvailles brillantes et Bas-de-Casse nous régale avec ses répliques percutantes et sa répartie. Avec toute cette petite troupe, l'humour est omniprésent et entre les farces, calembours, péripéties et jeux de mots, on passe un très bon moment. Néanmoins, parce que l'histoire originale de Peter Pan n'est pas toute rose, c'est un terreau fertile pour incorporer quelques nuances plus sombres dans ce récit et on accentue ainsi les mystères autour de Pierre Bayard et de son passé.


En bref:


          Pour ce deuxième tome, qui peut se lire indépendamment, Clémentine Beauvais met le focus sur Peter Pan afin de décortiquer l'œuvre et ses mystères, qui est le principe de cette série jeunesse, extrêmement bien pensée et réalisée et qui égaye les petits comme les plus grands. Pierre Bayard et tous ses acolytes partent dans cette nouvelle aventure pleine de rebondissements qui permet de s'intéresser à la lecture et à ses mécanismes, tout en décortiquant avec amusement ce célèbre classique. Le monde créée par Clémentine Beauvais est de plus en plus jouissif, puisqu'il mêle parfaitement la fiction, parfois très fantaisiste et grandiloquente avec le réel en nous faisant de très nombreux clins d'œil autour de la littérature. On retrouve avec délectation les personnages hauts en couleurs, tous fantasques et entre leurs farces, calembours, péripéties et jeux de mots, l'humour est toujours omniprésents et contribuent au fait de passer un bon moment. On notera tout de même que ce deuxième tome a un ton un petit peu plus sombre et qu'un mystère sous-jacent se développe. Une lecture toujours divertissante, parfois instructive et amusante qui nous fait souvent sourire.

mercredi 5 novembre 2025

Bilan Octobre 2025

Bilan de OCTOBRE : 10 romans (3 558 pages) + 1 BD (160 pages)


Romans:


A l’hôtel Bertram (Agatha Christie)

La honte (Arttu Tuominen)

Le chien d’Ulysse et autre récits (Baptiste Beaulieu & Laure de Chantal)

La maison des silences (Donato Carrisi)

Il en faut peu pour être heureux (Marilyse Trécourt)

Une histoire d’amour sans caribou (Charlie Wat)

Mort au château : Un mystère de Noël (Collectif)

Monsieur Brown (Agatha Christie)

Les ombres du monde (Michel Bussi)


Séries:


Le club des amateurs de romans policiers, tome 6 : Meurtre en famille (Christina Larmer)


BD:


Marcel et Monsieur Pagnol


Challenges:


Challenge des 12 thèmes : 8/12

Challenge 120 mots pour 120 livres : 76/120

Challenge XYZ: 16/26

Expédition Livresque: 46/50

Case ta Lecture 2025 : 87/100


La ballerine de Kiev (Stéphanie Pérez)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Pocket (4 Septembre 2025)

240 pages

ISBN-10: ‎ 226635115X

ISBN-13: ‎ 978-2266351157

Genre: Contemporain

Lu le: 9 Septembre 2025

Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

Février 2022, comme toute l'Ukraine, aux premiers jours du conflit, les danseurs du ballet de l'Opéra national de Kiev sont happés par la guerre. Dmytro, danseur étoile, s'engage dans l'armée sans hésiter. Une fois la terreur dépassée, Svitlana, sa femme également étoile, devient secouriste. Eux qui menaient une existence centrée sur leur corps et leur art découvrent la solidarité, la résistance, mais aussi la peur et la mort. Les corps parfaits sont mutilés, les amitiés qui semblaient solides sont brisées par la trahison.

La guerre bouleverse les certitudes et pousse à faire des choix impossibles. Comment remonter sur scène ? Danser a-t-il encore du sens face à la barbarie ? L'art est-il un moyen de résister et de se reconstruire ?

Une seule certitude : Svitlana ne dansera plus jamais comme avant...

Mon avis:


        J'avoue que j'avais passé mon tour lorsque ce livre était sorti en grand format, lorsque j'ai vu que cette histoire parlait de la guerre en Ukraine, et que je n'avais pas envie de me divertir avec une fiction qui rejoignait la réalité. Or, ce livre a immédiatement suscité un engouement certain et je me suis dit que j'étais peut-être passée à côté d'une pépite. Heureusement, le format poche m'a permis de rattraper ce lapsus et j'ai effectivement passé un très bon moment avec l'histoire de Svitlana et Dmytro qui peut refléter celle de milliers d'autres Ukrainiens. On plonge certes au coeur de la guerre comme je m'y attendais, mais l'autrice fait en sorte de surtout s'intéresser aux personnages en eux-mêmes et il s'en dégage une histoire profondément humaine et bouleversante. Par différentes actions, le peuple Ukrainien fait preuve d'une grande résilience et chacun des protagonistes va dévoiler son vrai visage. En plus de mettre en avant les différents destins tourmentés, Stéphanie Perez pose aussi la question de l'utilité de l'art (ici la danse) en temps de guerre. C'est un très joli texte qui met en lumière la jolie humanité des résistants et des résilients en tant de guerre, sans que se soit celle-ci que l'on retienne dans l'ensemble. 


Points de vue/Critiques:


        Je n'étais pas emballée pour découvrir cette histoire lorsque j'ai vu le livre paraître l'année dernière, n'ayant pas envie de lire et de me divertir avec une histoire de fiction qui reprenait le conflit Russo-Ukrainien, une réalité quotidienne anxiogène. Face aux retours dithyrambiques et aux prix remportés, je me suis tout de même laissée tentée et j'ai été agréablement par cette histoire, que je n'imaginais pas du tout comme telle. Stéphanie Perez concentre avant tout son histoire sur les personnages, sur ces personnes lambda du quotidien contraintes de voir leur vie quotidienne chamboulée du jour au lendemain par l'arrivée de la guerre. Cette dernière n'est pas donc véritablement au centre de l'histoire ce qui permet d'avoir un récit véritablement humain et assez bouleversant.


        Avec Svitlana et Dmytro, ce couple et personnages principaux, l'autrice offre deux visions, deux axes différents pour illustrer comment est vécu la guerre. Tous les deux sont danseurs étoiles et ne vivent que de leur métier-passion jusqu'à ce que la guerre éclate et qu'ils deviennent du jour au lendemain, l'archétype des victimes collatérales. Dmytro se déclare alors comme soldat volontaire et va partir au front, sans être un guerrier dans l'âme et sans véritablement d'entrainement militaire. Il est seulement porté par sa volonté farouche de défendre sa patrie, sa nation, ses valeurs et sa liberté. Les chapitres s'intéressant au jeune home sont les moins nombreux mais sûrement les plus difficile à vivre puisqu'on le suivre sur les lignes de front. Svitlana est celle que l'on va le plus suivre, car la jeune femme fait tout pour continuer à danser durant la guerre. Non pas pour ignorer ce qu'il se passe dans son pays, et ne pouvant pas combattre avec les armes, c'est dans l'art et dans la danse que Svitlana et d'autres danseurs font tout pour que cette mécanique artistique perdure, afin qu'un peu de bonheur, de la joie soient toujours présents et tout simplement pour montrer que la vie doit reprendre ses droits. On suit également d'autres personnages secondaires, afin de montrer que chaque personne qui subit cette guerre va agir différemment, selon ses convictions, ses envies, et ses possibilités; chacun montrant ainsi son véritable visage.


        Stéphanie Perez met donc en lumière cette génération d'Ukrainiens, fauchés dans leur vie par l'arrivée de cette guerre et qui va avoir le courage de sacrifier bon nombre de choses pour ne pas abandonner leur pays et leur liberté. Elle apporte également une vision pour la génération suivante par le biais de ces lettres/journaux qui ponctue le récit et qui sont très mystérieux tout le long du roman. Si le récit en lui-même est très beau et humain, ces retranscriptions manuscrites apportent énormément d'émotions en plus et ont su me toucher.


En bref:


        Si j'avais peur de lire une fiction autour de la guerre en Ukraine, "La ballerine de Kiev" est bien plus complexe que cela et a su me surprendre. On plonge certes au coeur de la guerre mais l'autrice fait en sorte de surtout s'intéresser aux personnages en eux-mêmes, ces personnes lambda du quotidien contraintes de voir leur vie quotidienne chamboulée du jour au lendemain par l'arrivée de la guerre. On rencontre notamment Svitlana et Dmytro, un couple de danseurs de ballet, contraints de voir leur vie quotidienne chamboulée du jour au lendemain par l'arrivée de la guerre. Par leurs différentes actions et réactions, ils sont l'archétype des victimes collatérales et peuvent refléter les vies le de milliers d'autres Ukrainiens. Stéphanie Perez met donc en lumière cette génération d'Ukrainiens qui va avoir le courage de sacrifier bon nombre de choses pour ne pas abandonner leur pays et leur liberté.

En plus de mettre en avant les différents destins tourmentés, elle pose aussi la question de l'utilité de l'art (ici la danse) en temps de guerre. Cette dernière n'est pas donc véritablement au centre de l'histoire ce qui permet d'avoir une histoire profondément humaine et bouleversante.