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  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

lundi 10 juin 2024

Les effacées (Bernard Minier)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions XO (4 avril 2024)

Collection Thriller

410 pages

ISBN-13:2374485455

ISBN-13:978-2374485454

Genre: Thriller

Lu le: 24 Avril 2024

Ma note: 15/20 





Résumé/4ème de couverture:


La nouvelle enquête de Lucia Guerrero !

En Galice, un tueur kidnappe des femmes qui se lèvent tôt pour aller travailler. Des invisibles. Des effacées.

À Madrid, un autre assassin s’en prend à des milliardaires et laisse sur les murs de leurs résidences ce message : « TUONS LES RICHES ».

Deux tueurs.

Deux mondes.

Et le spectre d’un embrasement général, d’une confrontation de classes inédite et explosive.

Les enjeux, qui se dévoilent peu à peu à Lucia Guerrero, enquêtrice de la Guardia civil, sont vertigineux.

Quand, à son tour, elle reçoit les messages d’un expéditeur anonyme, la question se pose : serait-elle devenue un simple jouet entre les mains des deux tueurs ?


Mon avis:

        Ayant (enfin) découvert l'auteur il y a deux ans avec le premier tome de sa nouvelle saga au nom de son héroïne, Lucia Guerrero et que j'avais adoré, j'étais impatience de retrouver cette année, le deuxième volume. Toujours en Espagne, mais dans deux régions distinctes, on va retrouver deux affaires différentes, sur laquelle Lucia va devoir travailler. Entre ces femmes kidnappées d'un côté et ces corps retrouvés et mis en scène à  la façon d'une œuvre d'art, il n'en fallait pas plus pour avoir d'excellentes bases pour un thriller qui s'annonce bien sanglant et complexe. Mais force est de constater que la mayonnaise ne prend pas, du fait de retrouver deux histoires, une de trop, mal maîtrisées dans leur ensemble. De plus, les thématiques liées aux affaires nous amènent vers des sujets assez inattendus, peu intéressants et débarquant un peu comme un cheveu sur la soupe, n'étant pas assez appondis, quitte à se concentrer sur moins de thématiques. Je dois avouer que je ne me souviens plus du final, si ce n'est qu'il m'a convaincu dans ma déception. L'auteur est resté dans les codes classiques du déjà-vu du thriller et est capable de mieux.

Merci aux éditions XO pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

        Nous retrouvons tout d'abord Lucia Guerrero en Galice, où elle est dépêcher afin d'élucider l'affaire d'un tueur en série qui kidnappe et tue des femmes qui se lèvent tôt pour aller travailler (d'où le titre du roman). Cette histoire m'a tout de suite happée et intéressée, malheureusement notre héroïne est rapidement rappelée à Madrid pour une autre affaire plus urgente où un meurtrier met en scène ses victimes comme des œuvres d'art. Les descriptions de ces scènes sont morbides, très détaillées et donc très cinématographique. Autant de points de départ qui m'ont beaucoup plu, en sachant que l'enquêtrice de la Guardia Civil ne lâchera aucune des deux affaires. On se demande d'ailleurs s'il existe un lien entre ces deux affaires et en enquêtant sur les deux fronts, Lucia est loin de nous laisser sur le bord de la route. Mais au fil des pages tournées selon un bon rythme, dû à des chapitres relativement courts et au va et viens entre les deux affaires, je dois avouer que mon engouement est retombé à petits feu jusqu'au dénouement final qui n'a rien comblé ou sauvé.

        La première enquête, très intéressante, en Galice, passe finalement progressivement à la trappe, même si Lucia continue de s'occuper de l'affaire à distance. Mais puisque ce n'est pas vraiment elle qui enquête sur le terrain, cela donne une effet plouf et l'on se pose la question de l'intérêt et de la nécessité de cette affaire. L'auteur a choisi de nous proposer deux histoires en parallèle, mais peut-être y en a-t-il une de trop... C'est donc la deuxième affaire qui va prendre plus d'importance étant donné que les victimes sont riches. Et c'est bien là tout l'enjeu du roman, puisque l'auteur va ainsi exploité ces thématiques liées à la société fracturée entre les riches d'un côté et les pauvres de l'autre, créant des inégalités certaines soutenues par des instances politiques qui y voient là une certaine influence et intérêts personnels. Ajoutez à cela d'autres thématiques comme les Incels, les violentes faites aux femmes, le cyberharcèlements et la gestion politiques des priorités et vous obtenez un très large panel de sujets abordés. Si certains m'ont intéressés et d'autres moins, force est de constater que là encore, l'auteur semble s'éparpiller en ne creusant pas assez chacune des thématiques. Entre les enquêtes et les sujets, vous avez une sorte de melting-pot balancé afin de ne pas avoir la dente creuse, mais pas assez  concentré et réfléchi.

        Le dénouement ne m'a malheureusement pas fait changé d'avis et permis de relevé le niveau, puisque en plus de ne pas m'en souvenir distinctement, j'ai été déçue de retrouver là encore un clivage entre les deux affaires, qui me confirment mon interrogation sur l'intérêt d'avoir deux histoires dans un seul roman, qui ne se justifient pas. 

En bref:

        Après avoir adoré Lucia dans le premier tome de cette saga éponyme de Bernard Minier, j'avais hâte de retrouver l'héroïne dans un deuxième tome (qui peut se lire indépendamment). C'est un plaisir de retrouver l'enquêtrice de la Guardia Civil et j'espère que l'on pourra la découvrir vraiment plus en profondeur. Elle nous entraîne dans deux affaires en parallèles, dont les bases, assez sanglantes et cinématographiquement bien détaillées par l'auteur, a de quoi happé le lecteur afin de l'entraîner sur les chemins de l'excellent thriller. Mais force est de constater que la mayonnaise ne prend pas, du fait de retrouver deux histoires, une de trop, mal maîtrisées dans leur ensemble et leur cohésion. Les thématiques abordées et liées aux affaires nous amènent vers des sujets assez inattendus, parfois intéressants, mais eux aussi peut-être trop nombreux et donc pas assez creusées. Ce roman est donc une sorte de meelting-pot dans lequel l'auteur semble s'être éparpillé tout en gardant les codes classiques mais efficaces du thriller. Dommage que le dénouement facilement oubliable ne réponde pas à l'interrogation de l'intérêt d'avoir deux histoires dans un seul roman... 

lundi 3 juin 2024

Petit Pays (BD)



Scénario: Sowa Marzena d’après l’œuvre de Gaël Faye

Illustrations: Sylvain Savoia

Nationalité des auteurs: Française et Polonaise

Éditions Dupuis (12 avril 2024)

Collection Aire Libre

128 pages

ISBN-13: 979-1034737369

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 20 Avril 2024

Ma note: 16/20 




Résumé/4ème de couverture:


Exilés au Burundi, Gaby et Ana, enfants métis franco-rwandais, voient leur quotidien joyeux bousculé par la guerre civile. Alors que leur famille se déchire, le génocide des Tutsi au Rwanda voisin vient mettre un terme à leur innocence. D'ailleurs, déjà à l'école, Gaby assiste à une bagarre entre un Tutsi et un Hutu, que rien ne semble pourtant séparer si ce n'est ? d'après son père ? la forme de leur nez...

Mené par Marzena Sowa et Sylvain Savoia, l'adaptation du best-seller à résonance autobiographique de Gaël Faye, prix Goncourt des lycéens 2016, qui a lui-même choisi les auteurs de Marzi parmi les nombreux projets présentés. Aussi magnifique que poignant.

Mon avis:

        "Petit pays" est un roman de Gaël Faye largement vu, mais que je n'avais pas encore eu l'occasion de découvrir. C'est donc un plaisir d'enfin connaître l'histoire de l'enfance de l'auteur à travers cette adaptation graphique. L'histoire porte donc sur la jeunesse de Gaël Faye au Burundi, lors du génocide des Tutsis et à travers le personnage de Gaby, né d'un père français et d'une mère rwandaise. Il est très intéressant de voir tout ce qui a pu se passer à travers les yeux d'un enfant, qui ne comprend absolument pas ce qui se passe et qui continue de vivre une vie normale, alors que la tension entre les Hutu et les Tutsis monte. Sa joie de vivre et son insouciance contraste d'autant plus avec la menace, la peur, l'horreur et la tension quotidienne.

        L'auteur raconte ainsi son histoire comme lui l'a vécu, avec les émotions ressenties. De ce fait, on peut ne pas comprendre tous les enjeux politiques qui se déroulent sous nos yeux et tous les tenants et aboutissants de ce conflit, si on n'en sait pas un peu plus dessus avant. L'histoire peut donc souffrir un peu de manque de contexte. On assiste donc à toutes les conséquences de cette guerre, de façon aussi crue avec des scènes particulièrement difficiles, qu'émouvantes. Si l'histoire se focalise sur l'enfance de Gaby, j'ai apprécié le fait de le retrouver adulte afin de revenir sur les traces du génocide et ainsi avoir une sorte de continuité pour lui et pour savoir ce que sont devenus tous les personnages suite au génocide. Un témoignage puissant et essentiel.

Merci aux éditions Dupuis pour l'envoi de ce livre!


Bilan de Mai 2024

 Bilan de MAI: 15 romans (5 353 pages) +  3 Mangas (541 pages) 


Romans:


Plus grand que le ciel de Virginie Grimaldi

Promis, juré de Isabelle Lagarrigue

La meute de Olivier Bal

La robe du jaguar de Valérie Fayolle

Beaucoup d’amour et quelques cendres

Là où les souvenirs de révèlent de Delphine Giraud

Un meurtre est-il facile? de Agatha Christie

Ce qui manque à l’amour de Alizé Cornet

Norferville de Franck Thilliez

La chance de sa vie de Sophie Astrabie


Sagas:


Le secret des Agapanthes, tome 1 : Flora & Joséphine de Clarisse Sabard 

La folle destinée des Kerdelec, tome 1 : Un secret bien gardé de Aurore Drécourt

Le club des amateurs de romans policiers, tome 3 : Meurtre sous les étoiles de Christina Larmer


Mangas:


Le voyage d’Ours-Lune

Ma mamie adorée, tome 1

La forêt magique de Hoshigahara, tome 1


Challenges:


Challenge des 12 thèmes : 5/12

Challenge 120 mots pour 120 livres : 66/120

Challenge XYZ: 15/26

Expédition Livresque: 36/50

Défi Lecture 2024 : 56/100


Quand le soleil se lèvera (Heather Morris)



Titre original : Sisters Under the Rising Sun

Traduction: Jessica Shapiro

Nationalité de l’auteur: Néo-Zélandaise

Éditions Charleston (12 avril 2024)

448 pages

ISBN-13: 2385291703

ISBN-13:978-2385291709

Genre: Historique

Lu le: 22 Avril 2024

Ma note: 16/20 



Résumé/4ème de couverture:


En pleine Seconde Guerre mondiale, alors que Singapour tombe aux mains des soldats japonais, le Vyner Brooke lève l’ancre pour évacuer blessés, femmes et enfants.


Mais bombardé par l’aviation impériale, il coule le long de la côte indonésienne. Rescapées du naufrage, Norah Chambers, une jeune musicienne britannique, et Nesta James, une infirmière australienne, sont capturées et transférées dans un camp de prisonniers au cœur de la jungle.


C’est là, au milieu de la famine, de la violence et de la maladie, que les deux femmes forgeront une amitié qui leur permettra de survivre à l’enfer.

Mon avis:

        Si j'ai déjà lu beaucoup de romans sur la Seconde Guerre Mondiale qui se déroulait plutôt en Europe, je n'avais encore jamais découvert d'histoires qui se déroulaient du côté du Pacifique. Et puisque je n'avais pas encore eu l'occasion de lire un livre de Heather Morris, j'étais curieuse de découvrir "Quand le soleil se lèvera". Le récit nous entraîne dans l'enfer des camps de prisonnières. L'histoire de Nesta et de Norah est très touchante et cette lecture l'a été davantage au fur et à mesure que les pages se tournaient et d'autant plus lorsque l'on met des photos et des histoires véridiques personnelles derrière ces femmes qui ont réellement existé. L'autrice s'inspire donc librement d'une histoire vraie et permet de mettre en lumière ces femmes héroïques, un pan particulier de la Guerre. J'ai eu tout de même un peu de mal avec la plume de l'autrice en début d'ouvrage et l'on peut déploré une certaine absence de liant dans tout le récit, ayant parfois des scènes et un enchainement des évènements trop hachés. 

Merci aux éditions Charleston pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

        Pour raconter le destin poignant des ces centaines de femmes faites prisonnières dans des camps à Singapour, l'autrice commence son récit sur l'évacuation d'hommes, de femmes et d'enfants, de l'île de Singapour, face à l'invasion des soldats japonais, à bord de bateaux. Mais ces derniers vont rapidement être pris pour cible et échoué, donnant lieu à un certain regroupement de femmes, qu'elles soient civiles ou infirmières, et qui seront finalement faites prisonnières et retenues dans des camps par les japonais, jusqu'à la fin de la guerre. Ce préambule de l'histoire, avant de suivre tout le quotidien au sein des différents camps, s'effectue très rapidement. J'ai alors eu beaucoup de mal à suivre l'histoire tant celle-ci avançait très rapidement et par la plume de l'autrice qui fait en sorte de quasiment sauter du coq à l'âne, d'une situation donnée à une autre totalement différente, en un claquement de doigt et en une seule petite phrase. J'ai été davantage captée par une certaine stabilisation du récit à partir du moment où l'on commence à être dans les camps.

        L'autrice va donc nous permettre de suivre pendant quatre ans tout un groupe de femmes prisonnières, qui vont successivement changer par 4 fois de camps, jusqu'à la fin de la guerre marquant leur libération. Le focus est davantage mis sur Norah Chambers, une jeune musicienne britannique et sur Nesta James, une infirmière australienne. Mais c'est avant tout l'histoire de toutes ces femmes qui ont vécu l'enfer, fait de brimades, d'humiliation, de malnutrition et de manque de soins et d'hygiène. Il est parfois très difficile de suivre et de ressentir les horreurs qu'elles ont vécu, mais on retrouve aussi régulièrement de très beaux moments de solidarité, de sororité et de joie. Ces femmes vont en effet se serrer les coudes et faire preuve d'un immense courage pour chercher par tous les moyens tous les petits bonheurs possibles. Cela passe notamment par ces orchestres vocaux incroyables, mais aussi par l'élaboration d'un potager ou par des cadeaux de Noël à s'échanger. Je suis admirative de l'imagination dont elles ont su faire preuve, tout comme de leur force de cohésion qui leur a aussi permis de tenir tête face aux Japonais. 

        Cette histoire est presque un témoignage puisqu'à la fin du roman, on découvre brièvement la vie et des photos de ces femmes qui ont réellement existé. J'en ai été d'autant plus émue et touchée, puisque le récit prend un poids et une importance supplémentaire. Et ce pan de l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale est très méconnu et ce livre a donc l'avantage de mettre en lumière cet aspect. Plus les pages avançaient et plus j'ai été par cette histoire. Mais force est de constater qu'il manque quand même une sorte de liant puisque la succession des différents camps m'a créer une cassure à chaque fois. Je pense que la plume de l'autrice fait aussi en sorte d'avoir parfois un enchaînement des évènements trop rapides et des scènes trop hachées. L'histoire de ces extraordinaires femmes n'en reste pas moins inoubliable et déchirant. 

En bref:

        "Quand le soleil se lèvera" nous permet de découvrir un pan méconnu de la Seconde Guerre Mondiale, à savoir, ces centaines de femmes, faites prisonnières dans le Pacifique, dans des camps dirigés par les Japonais. En se basant sur des faits réels et des femmes ayant réellement existées, l'autrice nous entraîne dans l'enfer de ces camps fait de brimades, d'humiliation, de malnutrition et de manque de soins et d'hygiène mais avec des femmes incroyablement courageuses et résilientes qui vont faire preuve de solidarité et de sororité, en serrant les coudes coûte que coûte. La force de cohésion est très émouvante et l'on est admiratif devant l'imagination dont elles ont su faire preuve afin de survivre mais aussi pour chercher par tous les moyens tous les petits bonheurs possibles. On découvre des photos et la vraie vie de ces femmes à la fin du roman, lui conférant presque une aura de témoignage mais surtout un poids et une importance touchante supplémentaire. J'ai eu beaucoup de mal avec la plume de l'autrice où l'on a parfois un enchaînement des évènements trop rapides et des scènes trop hachées, ce qui donne l'impression d'un manque de liant. Mais l'histoire de ces extraordinaires femmes n'en reste pas moins inoubliable et déchirant. 

Sur scène (Carène Ponte)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Fleuve (4 avril 2024)

240 pages

ISBN-10: 226515802X

ISBN-13:978-2265158023

Genre: Contemporain

Lu le: 19 Avril 2024

Ma note: 16/20 






Résumé/4ème de couverture:


Le nouveau roman de Carène Ponte vous embarque à New York sur les planches de Broadway !

Ginger a toujours été une battante dans la vie. Partie de rien, elle a créé avec succès son restaurant et l’a géré de main de maître pendant dix ans. Quand le cancer a pointé son nez, il n’était donc pas question de se laisser aller. Mais ce matin-là, alors que le médecin lui annonce une récidive, Ginger accuse le coup.

La soirée piano-bar dans laquelle sa meilleure amie Lola l’entraîne lui fait oublier un instant la mauvaise nouvelle. De retour chez elle, nostalgique, Ginger déniche dans un carton de souvenirs une vidéo où elle chante un extrait de comédie musicale, réalisée par sa mère pour démarcher des producteurs. C’était son grand rêve à 15 ans : chanter sur une scène à Broadway.

Elle se couche, sans trouver le sommeil. Elle ne le sait pas encore, mais elle a pris sa décision. Au diable les traitements et les médecins, elle veut profiter du temps qui lui reste.

Elle va partir à New York, avec Lola. Et elle chantera à Broadway.


Mon avis:

        Avec sa magnifique couverture pétillante et pleine de couleurs et qui change de l'univers feel-good qui pouvait se dégager des précédentes, Carène Ponte nous annonce clairement qu'elle va nous entraîner sur les planches de Broadway avec "Sur scène". On partage des moments très agréables aux côtés de Ginger et de Lola, qui permettent de célébrer la vie à travers des effusions de rires et des chansons de comédies musicales. Elles nous divertissent avec brio en nous offrant une belle histoire d'amitié, mais l'autrice réussit une nouvelle fois à allier parfaitement ces magnifiques instants avec des moments d'émotions qui vous serrent le cœur. On passe donc un très bon moment même si l'histoire n'apporte aucune surprise puisque l'on connaît le dénouement dès le début. Le récit m'a paru un peu trop court, il aurait mérité plus d'approfondissement notamment pour mieux s'attacher aux personnages et notamment à la fin qui s'effectue très rapidement.

Merci aux éditions Fleuve pour l'envoi de ce roman!

Points de vue/Critiques:

     Ce roman c'est avant tout l'histoire de Ginger qui ne fait pas de cas de figure puisque sa rechute de son cancer du sein est le point de départ, mais c'est surtout sa volonté d'en finir avec les traitements qui sera le point déclencheur de toute la suite. Cette décision de ne plus vouloir se battre peut peut-être s'avérer incompréhensible mais il s'agit là d'une décision personnelle et qui est pleinement justifiée et expliquée. L'autrice a fait en sorte d'être concise et brève à ce sujet puisque cette histoire n'est pas là pour illustrer le choix de se battre ou de renoncer face à la maladie, qui n'est que le prétexte pour montrer l'importance de réaliser ses rêves. Et si l'on pourrait croire que Ginger est donc un personnage lâche, il n'en n'est rien puisque prendre une telle décision et subir le déclin autant que la peur, le doute et les terribles douleurs s'avère très courageux. Ginger est donc pleinement déterminée mais c'est surtout sa décision de tout plaquer pour tenter de réaliser son rêve d'enfant qui est très important. Elle nous montre donc qu'il ne faut pas avoir de regrets dans la vie. 

        Dans son aventure, Ginger ne pense pas qu'à elle en embarquant Lola. Cette jeune femme est tellement hyperanxieuse qu'elle découpe et régit sa vie en fonction des unités d'anxiété qu'elle s'est créée. Elle a littéralement peur de tout, de chaque action, parfois anodine du quotidien que cela en devient ridicule je trouve. Lola m'a clairement agacé une bonne partie du roman et ce n'est pas un personnage que j'ai apprécié dans l'ensemble. Heureusement, Ginger est là pour penser à elle et l'a justement emmener à New York pour qu'elle se confronte à ses peurs. Toujours prévenante envers elle et soucieuse des actions qu'elles entreprennent, tout en essayant de la pousser dans ses retranchements, Ginger est une amie modèle et durant longtemps dans le récit, on se demande qui est en soutien de qui. Elles montrent là une belle amitié avec un mode de fonctionnement particulier mais avec une belle complicité.

        Les rêves de Ginger vont donc l'emmener à côtoyer Broadway et le récit nous fait chanter continuellement avec les très nombreuses références aux différentes comédies musicales. On espère tellement qu'elle va pouvoir réaliser son rêve que l'on vibre à chacune de ses émotions, notamment avec la peur et la douleur terriblement présentes, en espérant que notre espoir puisse la porter jusqu'à ce moment. En sachant son choix dés le début du roman, il n'y a donc pas de surprise concernant son échéance... Malgré cela, avec Lola ce sont des instants de joie et de rire qu'elle nous communique, tout en célébrant finalement la vie. Cependant, j'ai trouvé que la fin et le dénouement étaient trop rapides et trop vite expédiés. Il est vrai que j'aurais aimé que l'autrice creuse un peu plus les choses, en premier lieu en ce qui concerne les personnages afin de s'y attacher davantage, mais aussi en, prenant plus de temps de développer le dénouement.

En bref:

        Avec sa magnifique couverture pétillante et pleine de couleurs Carène Ponte nous annonce clairement qu'elle va nous entraîner sur les planches de Broadway avec "Sur scène". Au gré des nombreuses références aux comédies musicales, on partage des moments très agréables aux côtés de Ginger et de Lola. Si le personnage de Lola m'a largement agacé, elles nous offre là une belle amitié avec une belle complicité avec de jolis instants de rire et de joies. Mais l'autrice sait maintenant très bien allier ces doux sentiments avec des émotions plus fortes et douloureuses, notamment avec la décision intransigeante et très courageuse de Ginger. On découvre ainsi une femme courageuse et déterminée qui illustre l'importance de réaliser ses rêves et le fait de ne pas avoir de regrets dans la vie. Même si l'histoire n'apporte pas de surprise quand au dénouement, un très bon moment. Dommage qu'il soit un peu trop court car il aurait mérité plus d'approfondissement pour mieux s'attacher aux personnages et pour développer la fin qui s'effectue très rapidement.

Angélique (Guillaume Musso)





Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Le Livre de Poche (5 Mars 2024)

384 pages

ISBN-10: 225310664X

ISBN-13: 978-2253106647

Genre: Thriller

Lu le: 16 Avril 2024

Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

Paris, Noël 2021.

Après un accident cardiaque, Mathias Taillefer se réveille dans une chambre d’hôpital. Une jeune fille inconnue se tient à son chevet. C’est Louise Collange, une étudiante venue jouer bénévolement du violoncelle aux patients. Lorsqu’elle apprend que Mathias est flic, elle lui demande de reprendre une affaire un peu particulière. D’abord réticent, Mathias accepte finalement de l’aider, les plongeant dès lors, tous les deux, dans un engrenage mortel. Ainsi commence une enquête hors du commun, dont le secret tient à la vie qu’on aurait voulu mener, l’amour qu’on aurait pu connaître, et la place qu’on espère encore trouver.

Mon avis:

        A l'occasion de la sortie l'année dernière de ce livre, j'avais eu la chance de faire une visite guidée privée de l'Opéra de Paris, cadre du livre de Guillaume Musso. Il me tardait donc d'enfin découvrir cette histoire et je suis contente de ce récit puisque l'on retrouve la plume et l'univers de Guillaume Musso, faits de différents méandres qui vous entraîne pour mieux vous surprendre. Sans être tiré par les cheveux, je me suis laissée porter par tous ces personnages dont on découvre peu à peu les liens. Je ne peux pas dire que j'ai été surprise par cette histoire, mais sa richesse et ses différentes imbrications ont su pleinement me captiver pour me faire passer un très bon moment de lecture avec mon auteur favori.  

Merci au Livre de Poche pour l'envoi de ce roman!

Points de vue/Critiques:

        Ce roman va être divisé suivant les trois personnages principaux que l'on va suivre, à savoir Louise Collange, une jeune femme voulant que la lumière soit faire sur le suicide de sa mère, une célèbre danseuse étoile, Mathias Taillefer, un ancien flic très bourru et caractériel qui va être intéressé de reprendre cette affaire et enfin la fameuse Angélique Charvet, qui sera finalement une sorte de trait d'union afin d'apporter tous les éclaircissements à cette intrigue. j'ai beaucoup aimé les personnages féminins qui sont très intéressants et pour lesquels on doute autant qu'on veut leur faire confiance. Il y a cette part de manipulation ou de jeu féminin qui nous fait dire qu'elles jouent peut-être un double jeu et elles nous entraînent facilement dans leurs histoires et leurs récits respectifs. En revanche, le personnage de Mathias est très, voire trop archétypé, au point de devenir caricatural et pas attachant. De plus, il a une facilité trop grande et pas trop crédible de trouver des indices et des informations déterminantes pour faire avancer une enquête déjà menée par la police. 

    Chaque partie et chaque personnage m'a emporté avec facilité dans son récit au point d'oublier d'essayer de faire des suppositions de liens et sans pour autant avoir l'impression d'être perdue et de lire des histoires différentes. C'est ainsi que j'en ai oublié le titre du roman pour lequel je ne me suis posé aucune questions alors qu'il prend du sens que vers la fin du roman. L'enquête étant assez riche avec plein de rebondissements, on ne sort pas facilement la tête de cette histoire pour essayer de deviner certaines choses. Ce n'est que progressivement, et finalement quand l'auteur l'a décidé, que les pièces du puzzle commencent à s'imbriquer. L'ensemble est concordant puisque l'on se rend compte que des indices étaient disséminés et que l'on s'est fait doucement berné. Je n'ai pas vraiment été surprise par le dénouement puisqu'il n'y a pas bombe dévoilée à la fin, c'est véritablement une imbrication de différents éléments qui se met doucement en place. Un jeu de construction rudement efficace qui fait passé un très bon moment, un plaisir de retrouver Guillaume Musso dans une histoire sobre et qui tient la route, qui va plus s'apparenter à une histoire policière qu'à un thriller.

En bref:

        C'est un plaisir de retrouver Guillaume Musso dans une histoire, plutôt policière que thriller, assez sobre mais très bien construite et qui tient donc la route pour nous faire passer un très bon moment de lecture. Construit en trois parties, correspondant chacun à un personnage que l'on suivre, le roman va nous entraîner avec facilité dans une intrigue riche et pleine de rebondissements. Il y a une sorte d'envoûtement qui fait en sorte que l'on ne prend pas la peine de s'arrêter afin d'essayer de deviner certaines choses.  Ce n'est que progressivement que les pièces du puzzle commencent à s'imbriquer, alors que des indices étaient disséminés... On se fait ainsi doucement berné jusqu'à comprendre tous les tenants et aboutissants, mais sans avoir de réelle surprise quand aux révélations finales. Une habile et subtile manipulation pour cette histoire aux airs de jeu de construction, rudement efficace.