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jeudi 16 juin 2022

Des matins heureux (Sophie Tal Men)





Nationalité de l’auteur: Française

Editions Albin Michel (30 mars 2022)

289 pages

ISBN-10:‎ 2226470212

ISBN-13:‎ 978-2226470218

Genre: Contemporain

Lu le: 14 Mai 2022

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

Dans le quartier du Montparnasse à Paris, Elsa, Marie et Guillaume se croisent sans le savoir. Si le jour, leur quotidien les éloigne, le soir, tous trois affrontent une même peur de la nuit. 


Elsa se réfugie dans le bus pour éviter la violence de la rue, Marie, qui vient de quitter Brest, multiplie les gardes à l'hôpital pour combler son vide sentimental, et Guillaume retarde la fermeture de son bar afin de fuir la solitude. 


C'est au détour d'un Lavomatic, d'un irish pub ou par le biais d'une annonce sur Leboncoin qu'ils finiront par se trouver. Mais parviendront-ils, ensemble, à aller jusqu'au bout de leur nuit ? À se reconstruire ?


Des matins heureux est le roman des nouveaux départs, la rencontre de trois personnages blessés, touchants dans leur fragilité, inspirants dans leur force de résilience. 

Mon avis:

            C'est toujours un plaisir de retrouver le nouveau livre de Sophie Tal Men, surtout quand on sait que l'on va naviguer encore une fois autour de l'univers de sa trilogie "Les yeux couleur de pluie", puisque l'autrice reprend les personnages secondaires de cette série pour leur attribuer une histoire à part entière. J'ai beaucoup aimé retrouver le personnage de Marie, que j'avais beaucoup apprécié à l'époque, qui est charismatique et qui m'avais marqué. Et avec de nouveaux personnages qui vont finir par se croiser, on obtient une jolie histoire humaine dans laquelle les destins s'entremêlent et s'unissent.

Points de vue/Critiques:

         A part pour la trilogie "Les yeux couleurs de pluie" que j'avais adoré, les romans suivant de Sophie Tal Men ont toujours été de bonnes lectures, sans surprise, mais faisant passer de bons moments de lecture. Mais "Des matins heureux" a ce petit truc en plus qui a fait qu'il se démarque un peu et qu'il restera davantage gravé en mémoire. Cela tient avant tout par le personnage principal qu'est Marie. Je me souvenais parfaitement d'elle, puisque dans la trilogie, on découvre un petit bout de femme, énergique et pétillante, au service de tous ses amis et collègues, chef de file des internes et prenant soin de tout le monde. Du côté professionnel, on découvre une jeune femme sérieuse et investit dans sa spécialisation qu'est la gynécologie, prenant vraiment particulièrement soin des femmes qu'elle soigne. Le récit abordera ainsi la thématique du cancer du sein et plus particulièrement ce qui se passe après. C'est un aspect très intéressant auquel prête attention et s'investit Marie et j'aurais aimé le voir plus développé. 

        Dans cette histoire, l'autrice nous fait quitter la Bretagne pour s'installer dans le 14ème arrondissement de Paris. Parce que c'est un quartier que je connais bien, je n'ai pas eu de mal à imaginer tous les lieux décrits. C'est dans ces quartiers aux petits air de village, que Marie va croiser le chemin de deux autres personnes: Elsa et Guillaume. Si je n'ai pas accroché plus que cela à Guillaume, Elsa m'a en revanche beaucoup touché. Elle est farouche, craintive et sensible et elle va peu à peu être apprivoisée. Son évolution et son histoire sont touchantes. Ces trois personnages vont voir leur chemin se croiser au moment importun dans leur vie. Leurs doutes, leurs interrogations ou le coup de pouce nécessaire à modifier leur vie se trouveront donc dans la chance ou le destin qui a fait en sorte de les mettre sur le chemin des uns et des autres. Chacun d'entre eux permettra d'aborder plusieurs thématiques comme la violence, la vie dans la rue, la maladie, l'estime de soi, l'amitié ou encore l'amour.

En bref:

             Parmi les romans qui suivent la trilogie "les yeux couleur de pluie", "Des matins heureux" est sûrement celui qui se démarque et qui a su le plus retenir mon attention. En effet, on retrouve avec grand plaisir, le personnage de Marie, une jeune femme emblématique par sa gentillesse, sa dévotion et son professionnalisme dans sa spécialité de la gynécologie. Elle permettra d'aborder le thème de la reconstruction après un cancer du sein, très intéressant mais peut-être pas assez approfondi. Son chemin finit par croiser deux autres personnages et leurs destins vont s'entremêler et s'unir afin que chacun se relève face à leurs doutes, leurs interrogations ou leur passé. Chacun d'entre eux permettra d'aborder plusieurs thématiques comme la violence, la vie dans la rue, la maladie, l'estime de soi, l'amitié ou encore l'amour. Le trio de personnages nous offre ainsi une jolie histoire humaine et bienveillante sur la résilience et la reconstruction. 

mercredi 15 juin 2022

Luna (Serena Giuliano)





Nationalité de l’auteur: Italienne et Française

Editions Le Livre de Poche (2 mars 2022)

256 pages

ISBN-10:‎ 2253262633

ISBN-13:‎ 978-2253262633

Genre: Contemporain

Lu le: 12 Mai 2022

Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

Parfois, on pense trouver le soleil en août, mais c'est la lune qu'on trouve en mars.

Luna arrive à Naples contre son gré : son père est gravement malade. Rien, ici, ne lui a manqué. Ses repères, ses amies, son amour sont désormais à Milan. Alors pourquoi revenir ? Pourquoi être au chevet de son papà, au passé trouble, et avec lequel elle a coupé les ponts ?

Mais Napoli est là, sous ses yeux : ses ruelles animées et sales, ses habitants souriants et intrusifs, sa pizza fritta, délicieuse et tellement grasse, son Vésuve, beau et menaçant...

Est-il seulement possible de trouver la paix dans une ville si contrastée ? Mais si ce retour aux sources sonnait finalement l'heure de l'apaisement ?

Mon avis:

            J'ai adoré "Luna" qui est incontestablement mon roman préféré de l'autrice. On y trouve une histoire touchante, emprunte de bonnes ondes dans laquelle on y trouve de la joie, de la bonne humeur et beaucoup d'humour. Et contrairement aux autres romans de l'autrice, j'ai trouvé cette histoire plus ancrée dans la réalité, avec beaucoup moins de clichés. Un bon roman dépaysant!

Points de vue/Critiques:

            Pour commencer, ce roman est un véritable voyage au coeur de l'Italie, en plein Naples. Pas besoin d'y aller, on a la sensation d'y être. Entre la description des paysages, les nombreuses expressions italiennes que l'on découvre avec beaucoup de plaisir et une grande délectation et la délicieuse gastronomie italienne qui nous est régulièrement distillée, on a tout pour faire un roman savoureux, que l'on déguste avec bonheur.

            Dés les premières pages, j'ai aimé le personnage de Luna. Si elle s'est éloignée de ses origines, elle décide de retourner aux sources dans sa ville natale afin d'être auprès de son père hospitalisé malgré qu'elle n'ai plus de contacts avec lui depuis bien longtemps. J'ai aimé son déchirement entre ses convictions et son humanité: elle ne veut plus avoir à faire avec son père, mais étant la seule personne à pouvoir être à son chevet, elle se doit d'y aller. Je me suis plus ou moins identifiée à elle, grâce à de petits détails et elle m'a ainsi touché rapidement. Ce n'est que plus tard que l'on va découvrir la raison de cette cission. 

            Mais toute la dose de bonheur, de bonne humeur et d'humour vient incontestablement du groupe d'amies de Luna. Qu'est-ce que c'est un plaisir de les suivre!! Leur jeu du "Titre" est juste excellent à souhait! Elle offre une belle démonstration et une jolie définition de ce qu'est l'amitié en apportant une vraie gaité dans l'éloignement de Luna. Et à Naples, on retrouve également une autre figure féminine qui apportera aussi beaucoup à l'évolution du regard de Luna: la voisine Filomena. Si on y ajoute la chat Filomena et Gina la voisine de chambre du père de Luna, c'est tout un panel de femmes enjouées et positives qui vont permettre à Luna de changer d'avis sur sa ville natale, d'éclaircir certains souvenirs et de remettre tout simplement des couleurs dans sa vie. 

            Si l'on découvre petit à petit davantage Luna et son passé, il plane tout le long du récit un petit mystère concernant sa vie amoureuse. Ce n'est pas prédominant, ce n'est pas le sujet principal du livre et j'ai beaucoup aimé cette subtilité. J'ai deviné une partie de ce mystère un peu avant les révélations mais je me suis laissée quand même surprendre par cet aspect. On ne voit pas cette révélation arriver, la surprise est donc totale. Peut-être que le thème ainsi abordé n'est pas approfondi, mais cela ne m'a pas posé, problème bien au contraire. Pourquoi ne pas avoir une histoire avec cette thématique qui reste en surface, superficielle, synonyme de normalité plutôt que toujours aller en profondeur pour expliquer certaines choses comme si elles nécessitaient des explications?

En bref:

         J'ai adoré ce livre, à tel point qu'il se classe incontestablement comme mon livre préféré de l'autrice. J'ai trouvé cette histoire plus ancrée dans la réalité, avec beaucoup moins de clichés. J'ai adoré découvrir Luna, avec son passé qui se dévoile peu à peu et son présent puisque son déchirement entre ses convictions vis-à-vis de son père et son devoir de fille m'ont touché. Son petit secret m'a bien surprise même si j'en avais deviné une partie. C'est subtil et la surprise apporte un peu plus non négligeable à l'histoire. Le regard et les convictions de Luna vont changer et elle va retrouver des couleurs dans sa vie grâce à un beau panel de femmes qui l'entourent. Entre la voisine, la femme de l'hôpital et son groupe d'amies, on a une bonne grosse dose de bonheur, de bonne humeur et d'humour. Par leur jeu ou les expressions italiennes que l'on découvre, on rigole clairement au fil des pages. Ajoutez à cela, les fabuleuses descriptions des paysages et de la gastronomie italienne, on a un roman savoureux, que l'on déguste avec bonheur. Un excellent roman dépaysant!

lundi 13 juin 2022

La petite couturière du Titanic (Kate Alcott)




Titre original:The Dressmaker

Traduction: Sebastian Danchin

Nationalité de l’auteur: Américaine

Editions Archipoche (6 septembre 2017)

448 pages

ISBN-10:‎ 2377350585

ISBN-13:‎ 978-2377350582

Genre: Historique

Lu le: 12 Mai 2022

Ma note: 14/20




Résumé/4ème de couverture:

Avril 1912. Tess Collins, une jeune servante anglaise, est venue à Cherbourg vivre de sa passion, la couture. Hélas, la maison qui l’emploie la traite comme une domestique.

Lorsqu’elle apprend qu’un paquebot se dirigeant vers les Etats-Unis va faire escale à Cherbourg, elle décide d’embarquer pour tenter l’aventure. À bord du Titanic, elle fait connaissance de Lucy Duff Gordon, célébrité de la haute couture anglaise, qui s’apprête à présenter sa nouvelle collection à New York. Sa femme de chambre lui ayant fait faux bond, elle décide d’employer Tess. En première classe du navire, Tess découvre un monde fastueux. Elle fait la rencontre de deux hommes, Jim, un marin, et Jack, un self-made-man américain. Mais, tandis qu’un triangle amoureux s’installe, le paquebot, sans que ses occupants s’en doutent, fonce vers un iceberg… Réchappant à la catastrophe, Tess découvre que sa maîtresse a embarqué à bord d’un autre canot de sauvetage. Mais celle-ci a-t-elle survécu aux dépens d’autres passagers ? Elle se trouve bientôt face à un dilemme : rester fidèle à sa maîtresse ou dire ce qu’elle a découvert des circonstances du drame ?

Mon avis:

            Ayant vu passer quelques fois ce titre, j'étais ravie d'avoir l'occasion de le découvrir pour le club de lecture des Dissidentes. Si l'histoire se base sur des faits réels qui sont très intéressants, force est de constater qu'il y a tromperie sur la marchandise et plus particulièrement sur le titre du roman. En effet, le récit exploite de manière approfondie l'après-naufrage alors qu'il survole totalement le drame en lui-même. Découvrir le procès pour tenter de savoir ce qu'il s'est passé dans les canots de sauvetage de la première classe est intéressant, mais on y trouve des longueurs. Les personnages sont assez creux et le triangle amoureux classique est lassant. Une lecture moyennement agréable.

Points de vue/Critiques:

         Le début du roman commence on peut peu se l'imaginer, à la manière du film. On découvre ainsi une jeune femme, Tess Collins, qui décide sur un coup de tête de voyager à bord du Titanic sans avoir de place réservée. Le hasard fait qu'elle sera employée comme femme de chambre pour une des plus célèbre styliste du moment. Pour Tess qui rêve de devenir elle-même styliste, c'est un très heureux hasard et une chance inouïe. On va ainsi suivre la vie de Tess à bord du bateau jusqu'à la tragédie. Mais ces moments arrivent très rapidement dans le récit et fait plus étonnant, le naufrage du Titanic ne tient qu'en deux pages grand maximum. On a ainsi le sentiment que la tragédie est vite expédiée, ce qui est d'autant plus déconcertant par rapport au titre du livre. Et c'est comme cela que l'on se rend compte que l'histoire se concentre finalement sur l'après drame et plus spécifiquement sur le procès qui s'ensuivra. 

            Le roman va donc se pencher sur les conséquences la catastrophe. Le contexte historique et suivre le procès est très intéressant à suivre, d'autant plus que l'autrice s'est basée sur des faits réels. Il est flagrant de constater que le drame repose sur toutes une série de petites choses qui n'allaient pas, qui n'étaient pas optimales ou qui n'étaient pas bien pensé et qui se sont malencontreusement accumulées pour arriver à cette catastrophe. Et humainement parlant, on découvre sans grande surprise à quel point les différences de classes sociales se sont répercutées sur les survivants. Toutes ses questions techniques et humaines font réfléchir et sont plutôt bien exploitées et présentées.

            A côté de l'aspect juridique, on va suivre la vie de Tess et de sa patronne. Que se soit pour l'une ou pour l'autre, leur histoire n'est pas transcendante car de manière générale, ces personnages sont assez creux et peu intéressants. Tess est prise dans un triangle amoureux classique et banal qui n'apporte strictement rien au récit et qui a du mal à s'insérer dans le contexte historique du roman, sa patronne doit se justifier et voit ses affaires diminuer suite au naufrage, son mari semble absent et débonnaire et on retrouve un journaliste qui fouille partout pour tenter de découvrir la vérité sur ce qu'il s'est passé sur ces fameux canaux de sauvetage. Ces aspects ne nous emportent pas du tout, on y trouve des longueurs et on s'ennuie.

En bref:

             Une lecture décevante car le problème de "La petite couturière du Titanic" vient de son titre qui est mensonger. En effet, l'héroïne n'est pas couturière sur le Titanic puisqu'on ne retrouve le bateau que très brièvement au début avec le naufrage décrit et bâclé en deux pages. C'est donc sur l'après-drame que va se concentrer l'autrice dans le récit, en relatant notamment le procès qui s'ensuivra. Ce contexte historique est plutôt intéressant à suivre car on va s'attarder sur l'enquête, les auditions, les jugements des membres d'équipage et des rescapés et les émotions suscitées. L'autrice se basant des faits réels, c'est incontestablement l'aspect le plus intéressant du livre. Cela permet également de décrire une Amérique en pleine mutation avec l'impact des différences sociales, la vieille Aristocratie, le travail des femmes et de critiquer le monde de la mode. Et à côté de tout cela, on retrouve des personnages fades, creux et sans beaucoup d'importance avec une héroïne qui est molle, qui manque cruellement de profondeur et d'éclat et qui se retrouve dans un triangle amoureux classique et insipide qui n'apporte rien à l'histoire. C'est ainsi que l'on trouve beaucoup de longueurs et que l'on s'ennuie une bonne partie du roman.

Sorceline


Sorceline, tome 1: un jour, je serais fantasticologue


Scénario: Sylvia Douyé
Illustrations: Paola Antista
Nationalité des auteurs: Française et Italienne
Editions Vents d’Ouest (21 Mars 2018)
48 pages
ISBN-10: 2749308526
ISBN-13: 978-2749308524
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 15 Janvier 2019
Ma note: 17/20



L’histoire:

        Sorceline vient d’entrer à l’école de cryptozoologie pour développer sa passion : l’étude des animaux légendaires ! Analyses de comportements, soins magiques ou dressage sont au menu. Mais les places sont chères et la compétition rude pour obtenir le précieux diplôme. En plus des gorgones, vampires et autres griffons, Sorceline va devoir apprendre à mieux connaître ses nouveaux camarades. Certains deviendront ses amis ; d’autres, ses rivaux.

Mon avis:

            Parce que j’ai adoré la base de l’histoire et que j’aurais adoré être à la place de Sorceline afin de faire des études de zoologie appliquées aux animaux fantastiques, j’ai beaucoup aimé cette bande-dessinée, malgré de nombreux défauts.

Avec un graphisme très attrayant, la base de l’histoire est très bien pensée et construite. Nous évoluons dans un pays de fantaisie, peuplé de mille et unes créatures fantastiques et l’histoire mêle à la fois le fantastique et le policier puisqu’une enquête mystérieuse s’ouvre. Entre Harry Potter, les Animaux Fantastiques et Miss Pérégrine et les enfants particuliers, cette série de bande-dessinée part sur de bonnes bases très intéressantes!
Néanmoins, sous cette surface très attrayante, de nombreuses petites choses déplaisantes viennent mettre leur grain de sable dans ce rouage initial entraînant. En effet, les personnages sont malheureusement très clichés et leur trait de caractère est vraiment poussé dans se sens, ce qui est très dommage puisque l’on se demande si ils ne sont pas caricaturaux! De plus, toujours concernant les personnages, leurs présentation sont plus que floues, car ils arrivent bien souvent comme un cheveu sur la soupe et au final, on apprend leur prénom que plus tard, un peu par hasard. 

En bref:

            Avec un très joli graphisme, la découverte de Sorceline est très prometteur puisque nous mettons les pieds dans un monde fantastique qui est très agréable à arpenter, un univers immersif à la jonction entre Harry Potter, les Animaux Fantastiques et Miss Peregrine. C’est autant ingrédients qui font de ce premier tome quelque chose de prenant et d’intéressant et un régal pour les yeux. Néanmoins, les personnages clichés et la narration parfois expéditive nous donne parfois l’impression d’avoir une histoire trop survolée qui manque de base et d’apaisement.


SORCELINE, TOME 2: LA FILLE QUI AIMAIT LES ANIMONSTRES

Scénario: Sylvia Douyé
Illustrations: Paola Antista
Nationalité des auteurs: Française
Editions Vents d’Ouest (24 Avril 2019)
48 pages
ISBN-10: 2749308976
ISBN-13: 978-2749308975
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 4 Mars 2020
Ma note: 16/20


Résumé/4ème de couverture :

        Les élèves poursuivent leur stage de fantasticologie chez le professeur Archibald Balzar. Mais Sorceline est rongée par la culpabilité. En effet, comme elle pense être responsable des disparitions de ses camarades, elle peine à se concentrer en classe et perd toutes ses capacités. Il lui est alors de plus en plus difficile de cacher ses états d’âme surtout face à Alcide qui est un peu trop prévenant, Willa, trop curieuse, ou Mérode... décidément très étrange. Pourtant Sorceline n’est pas la seule à faire des cachotteries. Et d’ailleurs quand sonnera l’heure des révélations, personne ne sera épargné par la stupéfaction !

Mon avis:

            Retrouver cet univers mêlant à la fois le fantastique, la sorcellerie, les animaux et autres créatures que l’on a pas forcément l’habitude de voir dans ce genre, est toujours un pur bonheur, d’autant plus que dans ce deuxième tome, on a enfin le fin mot de l’histoire entamé au premier tome puisque on obtient beaucoup de réponses aux intrigues et à l’enquête initiée en début de saga. Le tout reste dans une colorisation magnifique. 
On notera tout de même en bémol le fait que parfois le déroulement est beaucoup trop rapide et que les ellipses temporelles sont fréquentes et importantes au point de légèrement perturber la lecture et vérifier que l’on a pas sauté de pages…


SORCELINE, TOME 3: AU COEUR DE MES ZOORIGINES

Scénario: Sylvia Douyé
Illustrations: Paola Antista
Nationalité des auteurs: Française et Italienne
Editions Vents d’Ouest (14 Octobre 2020)
48 pages
ISBN-10: 2749309204
ISBN-13: 978-2749309200
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 29 Janvier 2021
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture :

        Maintenant que tout le monde sait enfin qui transformait les êtres vivants en statues de verre, on se demande bien comment le coupable a procédé. Tandis que Willa tente d'éclaircir les zones d'ombres qui planent encore au-dessus de ce mystère, Sorceline part à la conquête de ses origines en cherchant à découvrir d'où vient cet étrange animal qu'elle est la seule à voir. Malgré tout, il faut aussi s'occuper des créatures en détresse. Justement, l'arrivée d'un nouveau malade et la découverte de sa véritable nature vont jeter un voile trouble sur la ténébreuse île de Vorn...

Mon avis:

            J'ai trouvé ce tome un cran en dessous des autres du point de vue de l'intrigue. En effet, j'ai eu l'impression que l'histoire découlait totalement du second tome, que l'histoire avait été coupé en deux et comme la lecture du tome 2 remonte à presque 1 an, il est difficile de se replonger dans le récit comme si on l'avait quitté la veille. L'histoire se rattrape à la toute fin avec une révélation fracassante que je n'avais pas vu venir et qui va relancer totalement la série, qui tient ses promesses et le lecteur en haleine.



 TOME 4: RÊVE ET CAUCHEMORT


Scénario: Sylvia Douyé

Illustrations: Paola Antista

Nationalité des auteurs: Française et Italienne

Editions Vents d’Ouest (13 octobre 2021)

48 pages

ISBN-10:‎ 2749309476

ISBN-13:‎ 978-2749309477

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 10 Mai 2022

Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture :

        Rêve et cauchemort ! Sorceline est en danger ! L’animal fantastique qu’elle est la seule à voir est un augure. Il est dit que la personne devant laquelle il apparait doit bientôt mourir... Plongée dans un profond coma, Sorceline s’accroche tant bien que mal à la vie. Elle ne sait pas qu’un secret la concernant vient d’être révélé. Pourquoi n’en a-t-elle jamais rien su ? Son pouvoir est-il lié à ses origines ? Et surtout, se pourrait-il que Sorceline soit… maléfique ? Les réponses viendront, mais le Professeur Balzar doit avant tout penser à sauver Sorceline. L’école ne connait plus de repos ! D’autant qu’un nouveau stagiaire débarque sur Vorn, que Mérode est toujours coincé en statue de verre, et que les secrets de l’île sont loin de tous être dévoilés…


Mon avis:

           Après le magnifique cliffhanger à la fin du troisième tome dont je me souviens parfaitement, on repart sur la suite de la recherche des origines de Sorceline avec ce quatrième tome. Si j'ai trouvé que les créatures fantastiques avaient peut-être une place moins importante dans ce tome, le récit continue de mettre en avant un fort de grande envergure: celui de la famille. Le scénario ,navigue sur un rythme un peu différent des précédents opus puisque Sorceline est absente durant la moitié des l'histoire. Cela permet aux autres personnage de prendre de l'importance (je dois avouer que j'ai parfois oublié les caractéristiques de certains^^) comme le mentor Balzar, mais aussi un nouveau protagoniste qui apparaît. Ce dernier aura d'ailleurs un rôle important pour la compréhension du dénouement qui nous laisse encore une fois sur un cliffhanger! "Sorceline" est typiquement le genre de série qui ne s'essouffle aucunement dans chacun des tomes qui sortent et qui reste toujours aussi qualitative sur tout les plans en nous donnant de plus en plus l'envie d'en découvrir davantage.

Autour du livre:

  • Livres empruntés à la bibliothèque