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lundi 11 juillet 2022

Le plus beau lundi de ma vie tomba un mardi (Camille Andrea)





Nationalité de l’auteur: Française

Editions Plon (19 mai 2022)

224 pages

ISBN-10:‎ 2259312012

ISBN-13:‎ 978-2259312011

Genre: Contemporain

Lu le: 6 Juin 2022

Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

    Noah, 10 ans, entra dans la vie de Jacob avec la force d’une tempête. Une rencontre qui changera tout et qui donnera la plus improbable des amitiés.

Une étude des plus sérieuses a démontré que l’on se fait une idée des gens en quatre secondes et cinquante centièmes. Quatre secondes et cinquante centièmes. C’est le temps que Noah, enfant métisse de 10 ans, a pour convaincre chaque personne du voisinage qu’il sera le prochain président des Etats-Unis. C’est peu, quatre secondes et cinquante centièmes, mais ce fut suffisant pour Jacob Stern, vieil homme de confession juive de soixante-quinze ans.

Noah venait d’entrer dans la vie de Jacob avec la force d’une tempête, l’abreuvant de jolis mots et de belles espérances. Une rencontre entre deux générations, deux visions du monde et de l’avenir. Un vieil homme qui a perdu goût à la vie et en proie au vide destructeur, et un enfant ambitieux, lumineux, au discours d’un politicien de cinquante ans. Ils n’ont en commun que les souvenirs qu’ils ont créés ensemble autour de donuts au chocolat et de grands verres de lait. Souvenirs que Jacob oubliera un jour et que Noah ressassera toujours.

Une rencontre qui changera tout et rien. Elle ne ralentira pas la perte de mémoire de Jacob, elle ne rendra pas forcément Noah président. Mais elle leur fera réaliser que rien n’est écrit. Et qu’il suffit de le comprendre assez tôt pour ne pas subir sa vie, mais au contraire la construire. 

Mon avis:

        J'avais découvert ce mystérieux auteur ou autrice avec son premier livre au nom tout aussi à rallonge de "Le sourire contagieux des croissants au beurre" avec lequel j'avais passé un bon moment. J'étais donc ravie de découvrir l'existence d'un second opus, et toujours intéressée par celui-ci. Avec son long titre qui prête encore à sourire, on passe un bon moment de tranquillité de lecture, sur un mode de feel-good durant la première moitié de l'histoire où il ne se passe finalement pas grand chose. Et puis à mi-parcours, le récit prend un étonnant virage qui fait que le feel-good se mue en quelque chose de véritablement surprenant, sombre et finalement plus humain et réfléchi. On note donc un petit déséquilibre pour ce livre qui cache bien son jeu!

Merci aux éditions Plon pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

         Avec sa couverture flashy et toute guillerette, ce livre s'inscrit visuellement dans la lignée des livres feel-good. Mais il est avant tout surprenant par toute la palette d'émotions qu'il provoque et par les surprises que nous délivre l'histoire au fil des pages tournées. 

        Tout commence par des bases agréables, bienveillantes avec un brin de loufoquerie. On découvre Noah, un jeune garçon de 10 ans qui a un but précis, et presque une conviction dans sa vie: devenir président des Etats-Unis. Il y croit dur comme fer et à toutes les réponses aux nombreuses questions que doit traiter un président... même si elles sont issues de l'imagination d'un enfant. Mais la conviction et la détermination de Noah sont touchantes et l'on aimerait l'aider, le soutenir pour réaliser son rêve. C'est ainsi qu'il se retrouve en face de Jacob Stern, un vieux monsieur solitaire afin de lui présenter son programme et surtout pour le convaincre de signer sa pétition pour pouvoir candidater à la présidence. Les solitudes de ces deux héros vont se compléter: une amitié va peu à peu se nouer entre eux, autour de goûters et de grands débats sur le monde. Dans cette partie du roman, on éprouve beaucoup d'empathie à la fois pour Jacob, un vieil homme solitaire qui retrouve une sorte de contact social avec Noah, et aussi pour Noah qui affirme ses opinions et qui construit ses idées. Les conversations entre eux deux sont profondes, même si elles sont parfois matinées d'humour et de loufoquerie. Je dois avouer que j'ai trouvé cette partie assez longue et parfois ennuyeuse

        Et puis, au milieu du roman, le récit prend un virage à 180° que l'on ne voit pas arriver et qui vous laisse comme deux ronds de flan. C'est avec le personnage de Jacob que l'ambiance va changer et que le roman va prendre une connotation beaucoup plus sombre qu'il n'y paraît puisque l'on va progressivement découvrir le passé de vieil homme et qui il est en réalité. On bascule alors dans l'interrogation et les révélations et les surprises vont s'enchainer. Non seulement je ne m'attendais pas à retrouver des sujets aussi douloureux, mais en plus, le personnage de Jacob incite le lecteur à réfléchir. On a donc deux poids deux mesures avec cette histoire que l'on pourrait diviser en deux: il y a un certain déséquilibre entre la première et la deuxième moitié du roman. J'ai beaucoup aimé ce changement de situation car il est totalement inattendu et imprévisible, ce qui fait que ce roman nous prend par surprise et qu'il montre qu'il ne faut pas uniquement se fier à une couverture et à un sentiment qui s'en dégage. 

En bref:

         Avec sa couverture flashy et toute guillerette, "Le plus beau lundi de ma vie tomba un mardi" vous surprendra plus d'une fois! Comme le sentiment agréable et bienveillant qui se dégage de prime abord, la première partie du roman nous entraine dans une histoire feel-good. On y découvre un petit garçon de 10 ans, aussi réfléchi que loufoque, qui se rêve être président des Etats-Unis et qui va rencontrer Jacob, un vieux monsieur solitaire. Entre eux nait une jolie relation amicale et suivre leurs conversations profondes dans cette première moitié provoque de l'empathie mais aussi un peu d'ennui du fait de sa longueur. Mais à mi-parcours, le récit prend un étonnant virage que l'on ne voit pas arriver et qui vous laisse comme deux ronds de flan. Le feel-good se mue en quelque chose de véritablement surprenant, sombre et finalement plus humain et réfléchi. J'ai beaucoup aimé ce changement de situation car il est totalement inattendu et imprévisible. Un livre étonnant par toute la palette d'émotions qu'il provoque et par les surprises que nous délivre l'histoire au fil des pages tournées.

Autour du livre:

Du même auteur:
Le sourire contagieux des croissants au beurre (--> chronique à retrouver ici)

Le patient





Scénario et Illustrations: Timothé Le Boucher

Nationalité de l’auteur: Française

Editions Glénat (10 avril 2019)

Collection 1000 feuilles

292 pages

ISBN-10:‎ 2344028072

ISBN-13:‎ 978-2344028070

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 2 Juin 2022

Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

À quoi bon se souvenir qu’on a vécu l’enfer ?


La police arrête une jeune fille errant dans la rue, couverte de sang, un couteau à la main. En se rendant chez elle, les agents découvrent avec effroi une scène de massacre : toute sa famille a été assassinée... 6 ans plus tard, Pierre Grimaud, l’unique survivant du « massacre de la rue des Corneilles », se réveille d’un profond coma. L’adolescent de 15 ans qu’il était au moment des faits est aujourd’hui un jeune homme de 21 ans. Désorienté, encore paralysé et souffrant d’amnésie partielle, il est pris en charge par le docteur Anna Kieffer, psychologue spécialisée sur les questions de criminologie et de victimologie. Pendant leurs séances, Anna tente de l’amener à se souvenir des circonstances du drame, malgré ses pertes de mémoire. Pierre lui évoque la présence mystérieuse d’un « homme en noir » qui hante ses rêves, probable réponse inconsciente à son traumatisme. Après plusieurs rendez-vous, Anna découvre en Pierre un être sensible et très intelligent. Touchée par son histoire, elle se met même à le prendre en affection. Petit à petit, une véritable complicité s’installe entre eux. Anna n’imagine pas à quel point ce patient va changer sa vie…  

Mon avis:

        Les bandes-dessinées signées Timothé Le Boucher, que l'on peut plutôt qualifiées de romans graphiques, sont toujours de très grande qualité, bien développés et surtout très surprenantes. 

        Dans "Le patient" on retrouve un jeune homme de 21 ans, Pierre, qui sort de 6 ans de coma. On va ainsi suivre son parcours physiologique mais surtout psychologique à l'hôpital, grâce à une psychiatre qui va travailler avec lui afin de comprendre ce qui s'est passé suite à son amnésie et son réveil. L'histoire est une nouvelle fois bien construite, travaillée et développée. Je m'attendais à quelque chose de très psychologique, voire un peu effrayant. Et il est vrai que l'on est clairement en présence d'un thriller psychologique très bien mené. Je me suis laissée aisément entrainée par cette histoire, mais je dois avouer que je n'ai pas ressenti de peur particulière. J'avais davantage un sentiment malaisant sur la psychiatre et sur Pierre qui ne m'a finalement pas surprise et pour lequel je me suis méfiée constamment. Je n'ai donc pas été surprise par le final et je trouve que le revirement de situation s'est effectué trop brutalement. Mais avec cette histoire, ce qui compte réellement, c'est toute la noirceur et la complexité des personnages que l'on va rencontrer puisqu'ils nous montrent que personne n'est lisse ou prévisible, qu'il soit un ange ou un démon de prime abord.

samedi 9 juillet 2022

Après l'océan (Laurence Peyrin)





Nationalité de l’auteur: Française

Editions Calmann-Lévy (6 avril 2022)

486 pages

ISBN-10:‎ 2702166210

ISBN-13:‎ 978-2702166215

Genre: Historique

Lu le: 3 Juin 2022

Ma note: 15/20


 


Résumé/4ème de couverture:

    En avril 1912, Letta et Molly Alistair, deux jeunes sœurs rescapées du naufrage du Titanic dans lequel le reste de leur famille a péri, débarquent à New York. Molly, absente, est plongée dans un profond mutisme. Letta doit puiser très loin en elle pour survivre dans cette ville qu'elle n'aime pas. Elle trouve un poste de vendeuse dans la pharmacie-apothicaire C.O. Bigelow. 

Mon avis:

        Les livres de Laurence Peyrin sont toujours agréable à lire mais je n'ai jamais été véritablement follement transportée par de ses récits ni eu de réel coup de cœur. Je passe un agréable moment le temps de la lecture, mais force est de constater que j'oublie très vite ces histoires. Et "Après l'océan" ne fera malheureusement pas exception à cette règle toute personnelle. L'autrice développe une sympathique histoire où les femmes sont mises à l'honneur et où il est question de rebond dans la vie, de reconstruction, d'amour fraternel et de volonté propre. Néanmoins, on notera une histoire encore une fois assez plate, sans réels rebondissements qui dynamiseraient le récit et des personnages peu approfondis auxquels on a du mal à s'attacher. 

Merci aux éditions Calmann-Lévy pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

         Le contexte historique de ce récit est très intéressant. En effet, l'histoire repose sur le naufrage du plus grand paquebot au monde, normalement insubmersible, qu'est le Titanic, en 1912. L'autrice choisit la famille Alistair pour montrer à quel point cet élément novateur est synonyme d'accomplissement de rêves, puisque cette famille, composée de 6 membres au total, décide de tout quitter et de miser toutes leurs économies dans l'achats de billets afin d'établir une nouvelle vie aux Etats-Unis, à New York. Malheureusement, seules les deux sœurs, Letta et Molly survivent au naufrage. Le destin étant parfois cruel, on va alors suivre la nouvelle vie de ces rescapés, bien loin de ce qu'elles avaient imaginer. Pour Letta qui avait une vie de femme mariée toute tracée, elle devient alors orpheline, veuve, et tutrice de sa sœur cadette qui se retrouve totalement muette en conséquence du choc psychologique subi. Letta est ainsi touchante puisqu'après avoir tout perdu, elle doit immédiatement se relever et ne pas s'abattre pour sa petite sœur afin de reconstruire une vie dans une vie qui leur est inconnue. La chrysalide devient rapidement papillon par la force des choses et j'ai aimé voir son courage.

            Même si l'on assiste à une sorte de survie et de rebond dans la vie de Letta, en particulier pour sa sœur, on navigue dans leur chagrin et leur solitude. L'autrice nous immerge ainsi dans leur deuil, difficile à comprendre pour tous alors que tout le monde est au courant de la catastrophe et semble par conséquent et par automatisme, comprendre leur douleur. Letta est ambitieuse et avec beaucoup de force, elle fait tout pour rebondir face à cette épreuve que la vie à placer sur son chemin. Néanmoins, on ne peut que remarquer qu'il n'y a pas de réels et grands rebondissements donnant parfois une impression de lassitude, de stagnation et d'ennui. 

            Aux côtés de Letta et Molly, l'autrice accentue cette volonté de mettre en avant les femmes à travers ses héroïnes, en mettant aussi des femmes comme personnages secondaires en avant. En les croisant avec la réalité et le contexte historique, cela donne des références comme Nellie Bly ou encore l'utilisation du laudanum et des pharmacies ancestrales à) base de remèdes concoctés par les femmes, qui était un sujet vraiment intéressant à retrouver. Cependant, pour tous les personnages, il me manque toujours une certaine profondeur. Il m'est alors difficile de ressentir des émotions à travers eux, d'y être attachée et d'être véritablement transportée dans leur histoire assez plate. Et ce n'est pas par exemple, le personnage totalement muet de Molly qui améliore ici la situation et qui n'apporte pas grand chose à l'histoire hormis le fait d'être la raison et la motivation de la reconstruction de Letta. 

En bref:

             "Après l'océan" nous place dans un contexte historique très intéressant, celui de l'après-naufrage du Titanic. Et c'est une nouvelle fois en plaçant les femmes au cœur de ce récit que Laurence Peyrin nous raconte une histoire de résilience et de renaissance. A travers les deux sœurs rescapées, il est question de reconstruction de soi et d'une nouvelle vie lorsque le destin, parfois cruel, place des obstacles imprévus sur le chemin. L'autrice nous immerge dans leur deuil mais le personnage de Letta est ambitieuse et courageuse car elle se relève et se dépasse pour offrir la meilleure vie possible à sa petite sœur. Dans cette quête, il sera alors question de différences, de rejet et d'exclusion, d'égalités et d'inégalités. Mais force est de constater que j'ai une nouvelle fois ressenti les mêmes choses que pour les autres romans de l'autrice, c'est-à-dire un manque de profondeur dans l'histoire et dans les personnages. Le récit est assez plat, sans réels rebondissements qui dynamiserait le tout et qui apporte plutôt un sentiment de lassitude. Et les personnages véhiculent peu d'émotions. Le roman reste bon dans sa globalité mais le tout mériterait d'être creusé.

Les sorcières de la fin du monde


TOME 1


Titre original : Sekai no owari to majo no koi

Traduction: Claire Olivier

Scénario et Illustrations: Kujira

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Akata (23 septembre 2021)

Collection M

142 pages

ISBN-10:‎ 2382120622

ISBN-13:‎ 978-2382120620

Genre: Manga

Lu le: 24 Mars 2022

Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

        Mari est une sorcière, mais jusqu'à récemment, elle ne le savait pas ! Dans sa nouvelle école pour magiciennes, elle provoque très vite la jalousie de ses nouvelles camarades : comment est-il possible qu'une adolescente issue du monde des humains puisse intégrer cette prestigieuse académie ? Rejetée par les autres élèves, elle va pourtant se rapprocher d'Alice, sa tutrice. Cette dernière, en découvrant le pouvoir unique de la nouvelle élève, ne peut s'empêcher d'éprouver… de la curiosité ? A moins qu'il ne s'agisse d'autre chose… 

Mon avis:

            Avec sa magnifique couverture et sa thématique des sorcières, je ne pouvais pas passer à côté de la découverte de cette série. On retrouve ainsi des jeunes sorcières qui font leur apprentissage dans une école qui leur est dédiée. Mari qui vient de découvrir récemment sa nature va faire planer de nombreuses interrogations car elle semble avoir un pouvoir véritablement extraordinaire. Elle va ainsi susciter de la jalousie de la part de ses camarades, notamment des meilleures de l'école dont l'une d'elle va devenir sa tutrice. 

        Même si ce premier tome reste introductif, on découvre certaines choses qui aiguisent notre curiosité. Un élément m'a surprise, ce qui donne une touche d'originalité à cette série. De plus, le fait que les sorcières soient élevées dans la haine des humains dont elle souhaite se venger donne un aspect politique intéressant. L’histoire est donc intrigante et ce premier volume soulève pas mal d’interrogations, tout en restant dans une atmosphère toute douce. 




TOME 2


Titre original : Sekai no owari to majo no koi, book 02

Traduction: Claire Olivier

Scénario et Illustrations: Kujira

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Akata (25 novembre 2021)

142 pages

ISBN-10:‎ 2382120630

ISBN-13:‎ 978-2382120637

Genre: Manga

Lu le: 2 Juin 2022

Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

       Avant que je ne perde mes pouvoirs, je dois... Suite aux évènements qui se sont produits au sein de l'académie Mari et Alice ont été téléportées dans le monde des humains. Cette fois-ci c'est donc à la jeune Japonaise de servir de guide à sa camarade. À cette occasion les deux sorcières se rapprochent... peut-être un peu trop ! En effet comme toutes leurs semblables elles n'ont pas le droit de tomber amoureuses. Pendant ce temps de nouveaux bouleversements secouent leur école...



TOME 3


Titre original : Sekai no owari to majo no koi, book 03

Traduction: Claire Olivier

Scénario et Illustrations: Kujira

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Akata (10 février 2022)

141 pages

ISBN-10:‎ 2382120649

ISBN-13:‎ 978-2382120644

Genre: Manga

Lu le: 4 Juin 2022

Ma note: 14/20



Résumé/4ème de couverture:

Quel est l'ultime souhait d'un être humain ?

Myriam a été démasquée et emprisonnée. Mari va lui rendre visite pour essayer de comprendre son comportement. C'est alors que sa camarade lui révèle une vérité qu'elle ignorait : quand une sorcière tombe amoureuse, elle perd ses pouvoirs. Mais la jeune Japonaise a bien du mal à le croire, ayant vu encore récemment Alice utiliser la magie…

Mon avis:

            Après un bon tome introductif qui posait les bases et qui éveiller la curiosité, cette courte série perd malheureusement en qualité dans les tomes suivants, au lieu de monter en intensité. Le deuxième tome est poussif, il ne s'est rien passé de fondateur et l'on se demande comment l'autrice peut développer davantage l'intrigue en donnant très rapidement un dénouement... Et le tome final pêche... On se rend compte finalement que les héroïnes ne sont pas attachantes car elles sont lisses, elles manquent de profondeur, de reliefs, tout comme leurs sentiments, dont l'enjeu diffère du fait de leur statut de sorcière mais qui sont banals et vus et revus. Pour ce qui est de l'intrigue, les évènements de bousculent tout à coup dans le dernier tome et cela va trop vite. C'est brouillon, c'est bâclé et pas approfondi.

Le grimoire d'Elfie



 TOME 1: L’ÎLE PRESQUE


Scénario: Audrey Alwett et Christophe Arleston

Illustrations: Mini Ludvin

Nationalité des auteurs: Française

Editions Drakoo (3 février 2021)

80 pages

ISBN-10:‎ 2490735101

ISBN-13:‎ 978-2490735105

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 1er Juin 2022

Ma note: 17/20



Résumé/4ème de couverture:

            Elfie et Magda vivent depuis la mort de leur mère chez une tante acariâtre. Mais un jour leur sœur aînée revient de Londres : elle a transformé un bus anglais en librairie ambulante pour aller de village en village. Une nouvelle vie commence ! Leur première étape les amène dans une île bretonne où de vieilles rancœurs secouent la population, pour un mystérieux timbre perdu. Mais surtout, Elfie découvre qu’elle a hérité des talents de sorcière de sa mère, et d’un grimoire qu’elle doit nourrir de ses écrits.  



TOME 2: LE DIT DES CIGALES


Scénario: Audrey Alwett et Christophe Arleston

Illustrations: Mini Ludvin

Nationalité des auteurs: Française

Editions Drakoo ( 17 novembre 2021)

80 pages

ISBN-10:‎‎ 2382330058

ISBN-13:‎‎ 978-2382330050

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 2 Juin 2022

Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

        Une aventure touchante qui plonge les trois soeurs dans le passé de leur mère, Mélusine. Elfie et ses deux soeurs, Louette et Magda, arrivent avec leur bus-librairie à Gonerbes, un village de Provence écrasé par le soleil. Elles y rendent visite à Alistair Kinloch, un écrivain autrefois ami de leur mère. Mais Alistair ne parvient plus à écrire. Sa machine à écrire a été volée et son inspiration avec. 

Dans cette bourgade où ne manquent pas les fortes personnalités, Elfie enquête. Qui en veut à Alistair ? Et pourquoi ? Grace à son grimoire qu'elle doit recharger d'histoires, Elfie va pouvoir compter sur l'aide de la magie... Une aventure touchante qui plonge les trois soeurs dans le souvenir de leur mère, Mélusine. 

Mon avis:

            Avec ses magnifiques couvertures, il me tardait de découvrir enfin cette série où il est clairement question de magie. J'ai déjà beaucoup aimé retrouver des ouvrages qui font 80 pages: cela permet de dérouler pleinement toute l'intrigue entre mettre en place des choses, le développement de l'intrigue et son dénouement. Il y a aucune frustration de longueur et l'on a le temps de bien s'immerger dans l'ambiance et l'intrigue pour notre plus grand plaisir. Car découvrir la vie et l'univers des sœurs est un vrai ravissement. 

            On découvre d'un côté le quotidien de cette fratrie et l'on aborde plusieurs thématiques bien ancrées dans la réalité comme le deuil parental, la question de la garde des mineurs, le fait de subvenir aux besoins et faire l'éducation des enfants etc... Il sera aussi question de handicap et je dois avouer que je ne m'attendais pas à retrouver cet aspect et encore moins à découvrir un tel handicap chez un enfant. Ce parti pris est osé, est le bienvenue et quand en plus il n'est pas mis au centre de l'histoire, l'incluant aux limites d'une certaine normalité, je trouve cela honorable et vraiment super chouette. A côté de cet aspect purement "humain", on retrouve le côté surnaturel. Et c'est notamment avec Elfie, qui se découvre des pouvoirs magiques hérités de sa mère, que l'on va naviguer dans cet univers. 

           L'histoire mélange merveilleusement les deux pôles de la série (réalisme et magie). C'est au travers d'une véritable intrigue et enquête qui sera menée principalement par Elfie qu'est construit chacun des tomes. On plonge immédiatement et très facilement dans cet univers et l'on prend plaisir à voyager aux côtés de ces trois sœurs attachantes et émouvantes. Les histoires sont douces, tendres et délicates et c'est un vrai ravissement de vivre des aventures fantastiques au gré d'illustrations magnifiques.

jeudi 7 juillet 2022

Les égarés (Zoé Brisby)





Nationalité de l’auteur: Française

Editions Michel Lafon (12 mai 2022)

340 pages

ISBN-10:‎ 2749949521

ISBN-13:‎ 978-2749949529

Genre: Contemporain

Lu le: 1er Juin 2022

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

            Un être humain peut vivre trois semaines sans nourriture, trois jours sans eau et trois minutes sans oxygène. Ils sont sept et ne se sont jamais rencontrés. Ils ont tous reçu une invitation pour participer à un stage de survie en Corse. Le long du GR20, leur randonnée s'annonce sous les meilleurs auspices jusqu'au moment où leur guide disparaît. Pour avancer, ils devront s'adapter et comprendre qui est à l'origine de ce piège. Un paysage idyllique, un groupe hétéroclite, un lien qui les unit : survivre.

Mon avis:

        Avec sa magnifique couverture, il me tardait de découvrir ce nouveau roman de Zoé Brisby, qui sont toujours synonymes d'humour. Avec "Les égarés" on part en montagne avec un groupe de personnes où le stage de survie va vite dépasser la réalité lorsque leur guide disparaît. On se rend vite compte qu'il y aune sorte de mystère derrières tout cela et l'on a hâte de découvrir toute la vérité. Ce jeu de pistes et la deuxième moitié du roman est hyper prenant et intéressant et tout va très vite. En revanche, je déplore les personnages extrêmement caricaturaux, qui m'a franchement agacé. Et malgré le bon moment général passé, je n'ai malheureusement pas vraiment retrouver d'humour. 

Merci à Zoé Brisby et aux éditions Michel Lafon pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

        Le début du roman ne partait pas sur de bonnes bases et c'est parce que l'histoire était plaisante et que je voulais savoir pourquoi ces sept hommes et femmes avaient été réunis intentionnellement pour ce stage de survie que j'ai continué le récit. Car, ces personnages m'ont franchement agacée, tant ils sont clichés, caricaturaux et tant ces traits de caractère sont poussés à l'extrême, sans lissage ou nuances de leur personnalité. On retrouve ainsi la blonde mannequin, très belle et bien gaulée, le vieux veuf, seule et taciturne qui ne connaît rien aux nouvelles technologies, la femme adepte de bien-être, de yoga, vegan et pour qui tout doit être healthy, l'homme extrémiste et survivaliste ou encore le jeune de banlieue, incapable d'aligner deux mots de français correct, bête à bouffer du foin et qui commence toutes ces phrases par "la vie de ma mère" ou "frère". Ce dernier m'a vraiment insupporté et il était très désagréable à lire. 

        Heureusement, ces personnalités évoluent un peu au fil de l'histoire et par chance, cette dernière titille suffisamment la curiosité pour nous donner l'envie de progresser et savoir pour quelle raison, tous ces personnages ont été réunis. Car dés le début du roman, nous savons que le guide de ce stage de survie en montagne ne les a pas choisit au hasard et qu'il leur a tendu un piège. On se demande vraiment quel est le point commun entre tous. Est-ce une vengeance?  Lorsqu'ils sont abandonnés par leur guide, chacun va un peu plus se dévoiler. En racontant leur vie, on se rend déjà compte que chacun a vu sa vie basculé à un moment donné... jusqu'à ce que l'on comprenne que cet élément constitue leur point commun. Je ne m'attendais vraiment pas à avoir cette direction dans le point commun à tous les personnages, ni à retrouver ce genre d'évènement. Une fois connu, une partie du roman revient sur ce qu'a vécu chacun des personnages dans ce passé commun et c'était très intéressant et bien fait pour approfondir et marquer ce évènement majeur qui a fait basculer leur vie. Si leurs traits de caractère n'évoluent pas forcément de manière franche, on les comprend beaucoup mieux car une explication est trouvée. On a donc une histoire de résilience et de vie qui se met progressivement en place et que l'on ne voit pas venir au premier abord avec le début du roman!

En bref:

             "Les égarés" c'est une histoire de résilience et de vie qui se met progressivement en place et que l'on ne voit pas venir au premier abord avec le début du roman! En effet, les premières pages nous présente des personnages extrêmement clichés et caricaturaux dont les traits de caractères sont poussés à l'extrême, sans lissage ou nuances de leur personnalité et qui m'ont franchement agacés. Heureusement, découvrir pourquoi ces sept hommes et femmes ont été réunis intentionnellement pour ce stage de survie donne envie de continuer le récit. On se demande vraiment quel est le point commun entre tous et celui-ci nous est dévoilé petit à petit jusqu'à ce qu'on est clairement identifié cet évènement majeur qui a fait basculé leur vie. Je ne m'attendais pas à cette direction prise, c'est agréablement étonnant et très bien fait. Les surprises sont au rendez-vous. Je n'ai pas retrouvé l'humour fun et caustique de l'autrice dans ce récit mais ce roman m'a finalement et progressivement convaincu alors que ce n'était pas gagné!