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mardi 6 octobre 2020

Le début des haricots (Fanny Gayral)



 
Nationalité de l’auteur: Française 
Editions Le Livre de Poche (24 Avril 2019) 
224 pages
ISBN-10: 2253237892 
ISBN-13: 978-2253237891 
Genre: Contemporain
Lu le: 3 Septembre 2020
Ma note: 16/20 





Résumé/4ème de couverture:

Entre son métier de médecin urgentiste, ses histoires d'amour qui tombent à l'eau, son père qui la terrorise, Anna n'a plus le temps de penser à elle. Alors quand, par hasard, elle tombe sur ce panneau : Stage de psychothérapie intégrative. Thème de la semaine : courageux. L'être, le devenir ? elle se dit qu'il n'est peut-être pas trop tard pour reprendre sa vie en main. Mieux vaut sombrer dans l'ésotérisme que dans la dépression ! Et si, pour vous aussi, ce genre de thérapie c'était... le début des haricots ?

Mon avis:

            Je ne connaissais pas du tout ce livre, cette autrice et cette couverture, mais au détour d’une librairie, entre son titre façon jeu de mots et son résumé de 4ème de couverture qui promettaient tout deux de passer un agréable moment de chick-lit ponctué d’humour, je n’ai pas résisté à découvrir ce livre. Et « Le début des haricots » a parfaitement rempli son rôle puisque l’histoire passe du triste au drôle, en passant par le touchant et sa petite pointe de morale qui prône le courage.

Points de vue/Critiques: 

« Le début des haricots » c’est typiquement le genre d’histoire où certaines choses sont assez prévisibles et où il se passe des péripéties dignes des séries que l’on ne retrouve heureusement pas dans la vie de tous les jours, mais le fait que l’on ne met pas vraiment un pied dans la réalité, on le sait très bien en entamant ce genre de lecture, c’est ce que l’on cherche et cela ne gâche en rien le livre! 

Anna est une urgentiste trentenaire que j’ai aimé suivre mais que j’aurai voulu secouer à plusieurs reprises. En effet, c’est une femme très consciencieuse qui passe sa vie à davantage s’occuper des autres que d’elle-même. Du coup, sa gentillesse a tendance à la desservir parfois et elle se laisse marcher sur les pieds, notamment lorsqu’on la découvre avec son père. Mais cela est un bon point de départ pour mieux comprendre comment elle va arriver à faire ce stage pour devenir courageuse. Car qui ne s’est jamais retrouver dans cette situation où tout ce qu’on aurait souhaité dire à une personne au moment opportun n’arrive pas et que tout cela vient plus tard, mais trop tard…? C’est donc à travers un stage avec de simples exercices et des personnes avenantes sans jugements, mais surtout en prenant tout simplement du temps pour elle, qu’Anna va apprendre à être courageuse et oser s’affirmer. 

Du fait du métier de médecin urgentiste, on retrouve pas mal de vocabulaire ancré dans le domaine médical. Si cela est totalement justifié lorsque l’on suit Anna avant le début de sa thérapie, les termes propres à la médecine qui sont distillés avec parcimonie durant le stage de psychothérapie intégrative sont beaucoup moins adéquats dans cette situation et ils font penser à un sentiment de supériorité malvenu puisque ce n’est pas ce qui véhiculé. Pour les profanes d’un tel milieu, retrouver et connaître par exemple le nom scientifique de la morve, avant de qualifier celle-ci par son nom courant de tous les jours, peut certes apporter un brin d’humour et coller avec la personnalité scolaire et professionnelle de Anna, mais le terme tranche avec la dynamique du récit. 

En bref:

Qui n’a pas rêver de s’exprimer correctement et courageusement, au bon moment avec les bons mots, face à quelqu’un? Anna, une jeune urgentiste consciencieuse et professionnelle, qui fait tout pour être gentille et ne pas faire de vagues nul part, va se retrouver dans un stage thérapeutique pour apprendre à être courageuse. A travers des exercices faciles et des rencontres simples et chaleureuses, la jeune femme va vivre une sorte de cataclysme salvateur. Il y a donc sûrement des petites choses utiles à retirer de cette histoire qui nous entraîne de péripéties en moments plus prévisibles mais toujours humour et plaisir qui ne gâche en rien la lecture de cette chouette histoire (dans laquelle nous apprendrons au passage un peu de vocabulaire scientifique et médical assez drôle sur des choses très courantes)!




lundi 5 octobre 2020

La librairie des coeurs brisés (Robert Hillman)



Titre original: The Bookshop of the Broken Hearted
Traduction: Françoise Adelstain
Nationalité de l’auteur: Australienne
Editions Pocket (2 Juillet 2020)
numéro 17802
320 pages
ISBN-10: 2266306731
ISBN-13: 978-2266306737
Genre: Historique
Lu le: 2 Septembre 2020
Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

Hometown, sud de l'Australie. Tom Hope est un homme simple et plutôt solitaire. Son verger, ses brebis suffisent à son bonheur. Et puis il y a Peter, ce fils qui n'est pas le sien mais qu'il élève comme tel. Un soir, sous la véranda, Tom reçoit cette lettre : 
Cher Mister Hope, Je suis Hannah Babel. Vous ne me connaissez pas mais je vais ouvrir une librairie et j'ai besoin de quelqu'un – vous – pour faire certains travaux. " 
S'agirait-il de cette belle Hongroise, juive et rescapée d'Auschwitz, nouvelle dans le pays ? 
Entre ces deux cœurs brisés, l'espoir peut-il renaître ? 

Mon avis:

            J’aurais sûrement aimé plus de normalité et d’énergie dans cette histoire d’amour à laquelle se mêle les livres qui nous invite au voyage. Mais on est finalement dans un récit emprunt de fragilité, le tout porté par une plume douce et un rythme qui prend son temps (parfois trop). On vit donc au rythme de la chaleur étouffante du bush australien pour une histoire qui fait pensé à la fois à « Sur la route de Madison » et à « La librairie des coeurs cabossés ».

Points de vue/Critiques:

            Sous ces allures de roman feel-good de part son résumé de 4ème de couverture, je pense qu’il faut plutôt de fier à la couverture, plus sombre en terme de couleur, qui correspond très bien à l’histoire. En effet, l’auteur explore en profondeur la psychologie de ces deux êtres blessés par la vie: Tom Hope qui est décrit comme le bon et brave gars du coin, qui n’a jamais eu de chance dans la vie et en amour ; et Hannah, une mystérieuse jeune femme qui arrive avec ses bagages et son passé dans ce petit coin du Sud de l’Australie et que l’on a du mal à cerner de bout en bout. 

            Il est vrai que dans ce roman, il ne se passe pas grand chose. On va laisser la part belle à la nature australienne, aux tâches du quotidien, à la ferme… C’est donc aux personnages que l’on va s’intéresser et qui vont constituer l’intrigue du roman. J’ai été touché par Tom et son amour pour le petit Peter, qui élève comme son propre fils et qui lui apprend plein de choses, le responsabilise et ne le considère pas comme un enfant qui n’aurait pas sa place dans un ferme et que l’on doit mettre à l’écart en le catégorisant uniquement comme « enfant ». Hannah, elle, est plus difficile à cerner. Elle est impétueuse, à la limite parfois de la folie, c’est un personnage d’autant plus solaire, que ses blessures sont loin d’être refermées. On navigue d’un extrême à l’autre avec elle et cela est assez déroutant et pas vraiment stable pour le lecteur, Tom semble être le seul à pouvoir la comprendre et s’en accommoder. Découvrir le passé douloureux de Hannah permet de mieux la comprendre et apporte un côté historique au récit très intéressant et qui sont sûrement les parties les plus prenantes du roman. 

En bref:

            Sous la chaleur du bush australien, on laisse plutôt la part belle à la nature dans ce récit où il ne se passe pas quantité de chose, puisque l’auteur s’est davantage attardé sur la psychologie des personnages. Avec Tom et Hannah, on découvre deux âmes en peine qui vont se reconnaitre, s’apprivoiser, s’aimer et s’aider à se reconstruire. Une belle histoire d’amour, sur fond historique concernant le passé d’Hannah et sur fond d’amour des livres pour ce qui concerne son futur avec Tom.

dimanche 4 octobre 2020

La petite reine







Scénario et Illustrations: Jean-Claude Servais 
Nationnalité de l'auteur: Française
Editions Dupuis (21 Août 2020) 
112 pages 
ISBN-13: 979-10347531230
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 11 Septembre 2020
Ma note: 16/20


 

L’histoire:

Quand une ruche essaime, la vieille reine s'en va avec ses abeilles, laissant la ruche à la nouvelle reine encore vierge qui se prépare à accomplir son vol nuptial. Elle sera fécondée par plusieurs mâles qui perdront la vie. Le naturaliste Jean-Claude Servais, signature pionnière de la collection Aire Libre, construit son intrigue en miroir des insectes. Un thriller politico-apicole autour d'une lutte de pouvoir et de femmes-abeilles, aux accents romantiques et écologiques très actuels. Tout commence dans une ville du Nord quand, à l'issue d'une présentation sur des abeilles himalayennes, l'espèce la plus grosse et la plus agressive du monde, la ruchette est volée : les abeilles libérées assassinent. Une aubaine pour le patron de l'usine locale, M. Raymackers, qui décide de se présenter contre le maire sortant, Marcel Clément, en ordonnant l'extermination de son rucher dont s'occupent ses deux filles, Aude et Diane, très proches des abeilles. Peut-être même trop ?

Mon avis:

Après le magnifique album « Le fils de l’ours » pour lequel on tombe littéralement en pamoison devant la beauté des illustrations de l’auteur, je ne pouvais pas passer à côté de ce nouvel album, qui promet d’aussi beaux dessins. « La petite reine » est une réédition (augmentée je crois) de l’album paru en 1992. Cette histoire même une fois de plus les hommes et les animaux. Dans celle-ci, il est question de sœurs et d’une espèce d’abeille particulière.

Je ne sais pas si c’est le but de l’auteur, mais personnellement, étant plus passionné par les animaux que par les humains, autant j’ai aimé le côté entomologie de l’histoire, autant j’ai été dérangé par les personnages. En effet, la relation entre les sœurs est assez malsaine, et j’ai eu beaucoup de mal à les appréhender : la bichromie (noir et blanc) des planches et les traits ressemblants font en sorte que j’ai eu beaucoup de mal à les distinguer l’une de l’autre. Et avec leur relation particulière, il m’a fallu arriver à une bonne moitié de l’album pour m’éclaircir les idées. Concernant l’histoire, on retrouve quelque chose d’assez mystique, proche du fantastique. Niveau rationalité, il ne faut pas trop chercher. J’ai passé un assez bon moment puisque je me suis davantage attardé, et retenu, la leçon de morale concernant l’importance de telles petites bêtes pour la nature et le bien-être des hommes et leurs préjugés dévastateurs.

Encore une fois, le gros point fort de cette bande-dessinée, ce sont ses illustrations. Elles sont justes magnifiques, elles foisonnent de détails, on s’y attarde assez longuement pour en retirer toute la beauté, bref on en prend plein les yeux. Le fait de n’avoir pas de couleurs mettent encore mieux en lumières les dessins, puisque l’on peut pleinement voir et apprécier les traits. Et même si l’histoire ne fait pas l’unanimité, les illustrations sont tellement splendides que l’on prend plaisir à feuilleter et feuilleter encore et encore un tel ouvrage.


Les royaumes carnivores



Titre original: Jasmin, book 1
Traduction: Tetsuya Yano
Scénario et Illustrations: Yui Hata 
Nationnalité de l'auteur: Japonaise
Editions Akata 
Collection L
214 pages
ISBN-10: 2369741783
ISBN-13: 978-2369741787 
Genre: Manga
Lu le: 3 Septembre 2020
Ma note: 16/20


Résumé/4ème de couverture:

Dans un monde dirigé par la tribu royale, la famille des Lions, les carnivores règnent d'une main de fer sur les autres espèces animales. Véritables tortionnaires sans pitié, ils ne considèrent les espèces végétariennes que comme leur nourriture évidente. Et si la tribu des gazelles de Thomson est épargnée, c'est pour une seule et unique raison : les lions n'aiment pas le goût de leur chair. Asservies au rang d'esclaves, les gazelles servent hélas trop souvent de défouloir à la colère de leurs maîtres. Un jour, face à tant cruauté et à la tyrannie, Buena, jeune gazelle de Thomson, décide de se lever ! Commence alors son voyage, sa quête… à la recherche de la dernière guépard blanche de son espèce, la seule à pouvoir l'aider dans sa lutte.

Mon avis:

C’est juste parce qu’il est apparemment question d’animaux sauvages dans cette histoire en voyant un lion en couverture, que j’ai acheté ce manga sur un coup de tête, sans réellement savoir quelle était l’histoire ou l’angle pris. J’ai donc été surprise de constater que les animaux de ce maga étaient humanisés. Passée cette surprise, on se rend compte que cet aspect est vraiment très bien abordé, que ce soit au travers du dessin ou dans la morale qui s’en dégage. En effet, la narration est très bien maitrisée puisque l’on se retrouve captivé par cette histoire qui remet en question l’humain et sa société capitaliste. Ainsi, les lions vivent en véritables rois et dictateurs de la savane, obligeant les animaux à la bipédie, réduisant les gazelles comme esclaves afin d’échapper à leur mise à mort et prenant la savane comme un véritable buffet à ciel ouvert. C’est donc la loi du plus fort qui est illustré par l’auteur dans ce parallèle entre la société humaine et les animaux afin de brosser un portrait critique de notre société et pour dénoncer la mainmise des plus forts sur les plus faibles. C’est actuel, c’est universel et c’est tranchant !

Cette humanisation des sociétés animales est également très bien réussie sur le plan graphique car malgré leurs propos et leur bipédie, l’auteur a su conserver intégralement les caractéristiques animales ce qui fait que l’on suit avant tout des animaux à part entière dans ce récit. Les dessins sont vraiment magnifiques et fourmillent d’une multitude de détails, ce qui fait que l’on s’approche grandement d’un côté réaliste. Le découpage des planches est ultra dynamique, il y a beaucoup d’actions et il y a régulièrement des scènes chocs assez violentes et sanglantes (qui collent avec la réalité et la non retenue du règne animal dans toute sa splendeur) donc âmes sensibles, attention….


Old West




Traduction: Céline Crucifix 
Scénario et Illustrations: Chiaki Maeda 
Nationnalité de l'auteur: Japonaise
Editions Omaké (14 Novembre 2019) 
222 pages
ISBN-10: 2379890056 
ISBN-13: 978-237980055 
Genre: Manga
Lu le: 6 Septembre 2020
Ma note: 15/20

 


Résumé/4ème de couverture:

Découvrez cinq aventures complètes qui abordent de façon adulte et réaliste différents aspects de la vie des pionniers (le massacre des natifs, l’adaptation à la nature hostile, l’argent et les chercheurs d’or, etc.). Un manga épique, humaniste et spectaculaire prenant place dans le far west, à l’époque des pionniers. Des aventures et des rencontres dans une nature authentique, sauvage, mais aussi impitoyable...

Mon avis:

« Old West » c’est le genre de manga qui dénote et qui s’écarte en quelque sorte de l’idée que l’on peut se faire des mangas, puisque l’on plonge ici dans l’univers du western. C’est un manga épique et humaniste qui prend place dans le far west, à l’époque des pionniers. « Old West » est un one-shot, chose que je savais en commençant ma lecture, mais en ne me renseignant pas plus, je pensais retrouver une seule et même histoire. Or, le manga est présenté comme regroupant cinq petites histoires complètes. Autant vous dire que j’ai continuellement cherché le lien entre les différents chapitres/histoires, ce qui a fait que je n’ai pas réussi à bien comprendre et m’imprégner de chacune des histoires… Heureusement, le superbe graphisme m’a permis d’être tenu en haleine. On donne la part belle aux paysages qui sont magnifiques, riches et détaillés, ainsi qu’aux personnages aux visages affichant des expressions très marquantes. Et même si l’on ne retrouve pas de personnages féminins (qui n’avaient pas vraiment leur place à cette époque, dans ce domaine), les personnages sont assez hétéroclites, intergénérationnels, qui portent des espoirs, des ambitions et des motivations bien différentes.


jeudi 1 octobre 2020

Des mots par la fenêtre (Collectif)






Editions Pocket (2 Juillet 2020)
352 pages
ISBN-10: 226631355X
ISBN-13: 978-2266313551
Genre: Nouvelles
Lu le: 31 Août 2020
Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

Lettres, poèmes, nouvelles, exercices libres... Nos auteurs ont eu carte blanche pour imaginer, et proposer, pendant cette période de confinement, des textes inédits inspirés par la liberté, l'évasion, l'espoir, et la solidarité.

Jérôme ATTAL • Laetitia BALLY • Frédéric BAPTISTE • Catherine BARDON • Alain BENTOLILA • Ariane BOIS • Xavier-Marie BONNOT • Françoise BOURDIN • Françoise BOURDON • Michel BUSSI •Cécile CABANAC • Virginie CAILLÉ-BASTIDE • Annabelle COMBES • Jean-Paul DELFINO • Joseph DENIZE • Isabelle DÉSESQUELLES • Victor DIXEN • Samuel DOUX • Julien DUFRESNE-LAMY • Jim FERGUS • Isabelle FILLIOZAT • Sophie FONTANEL • Lorraine FOUCHET • Anne-Marie GAIGNARD • Karine GIEBEL • Raphaëlle GIORDANO • Héloïse GUAY DE BELLISSEN • Serena GIULIANO • Anne ICART • Claude IZNER • Philippe JAENADA • Jean-Joseph JULAUD • Maïa KANAAN-MACAUX • Yasmina KHADRA • Étienne KLEIN • Fouad LAROUI • Caroline LAURENT • Arnaud LE GUILCHER • Guillaume LE QUINTREC • Marc LEVY • Henri LOEVENBRUCK • Sophie LOUBIÈRE • LOUISON • Albane LINŸER • Murielle MAGELLAN • Charlye MÉNÉTRIER MCGRATH • Bernard MINIER • Nadine MONFILS • Viviane MOORE • Fabien OLICARD • Erik ORSENNA • Fabrice PAPILLON • Camille PASCAL • Pierre PELOT • Alain REY • Gwenaële ROBERT • Tatiana de ROSNAY • Romain SLOCOMBE • François-Henri SOULIÉ • Danielle STEEL • Christiane TAUBIRA • Colin THIBERT • Marjorie TIXIER • Rachel VANIER • Illustration de Stéphane MANEL

Mon avis:

            Voici un recueil de nouvelles de 64 auteurs, mis rapidement sur pieds, au moment du confinement, afin de collecter quelques fonds pour les Hôpitaux de France-Hôpitaux de Paris puisque l’intégralité des bénéfices leur ai reversés. Les auteurs ont donc écrits nouvelles, petits textes, poèmes, chansons, sur le thème de l’évasion, le confinement, le voyage et la liberté.

Points de vue/Critiques:

            Comme dans tous les recueils de nouvelles, si certains auteurs sont largement connus et pour lesquels on reconnaît leur patte, d’autres nous sont inconnus et cela nous permet de découvrir leur plume. 

            Si ces textes inédits sont sensés portés sur les thèmes de la la liberté, l’évasion, l’espoir, et la solidarité, force est de constater que malheureusement nous ne retrouvons pas une grande diversité dans les thèmes et que bien souvent les auteurs ont pris le même angle. Ainsi, c’est surtout la liberté et l’évasion qui ont été privilégié comme thématiques, en oubliant bien souvent l’espoir et la solidarité. De plus, pour la grande majorité, les auteurs n’ont pas imaginé d’histoire: ils ont plutôt écrit des petits essais, des histoires d’un point de vue personnel empruntes de réflexions et/ou de pointes moralisatrices. Ainsi, les histoires inventées et vraiment dépaysantes qui nous auraient littéralement permis de nous évader sont finalement peu nombreuses. Michel Bussi et Victor Dixen sont sûrement les deux seuls qui ont réussi à trouver le bon dosage pour créer et imaginer ce que l’on attendait, c’est-à-dire, une petite histoire contenant une petite touche de liberté.

            On notera également des textes portés sur la politique, des textes un peu loufoques que l’on termine sangs avoir vraiment compris ou encore les écrits dont on ressort en n’ayant pas vu le lien avec le confinement ou les thèmes proposés. Il y a donc autant de texte que d’impressions, qui font que chacun trouvera sa ou ses petites pépites qui résonnera à ses oreilles. Quoiqu’il en soit un tel ouvrage fait pour la bonne cause est un indispensable quand on est un amoureux des livres de la lecture.

En bref:

            Il n’y a pas a hésité à se procurer ce recueil de nouvelles, une bonne action associée à une cinquantaine de grands noms de la littérature qui ont répondu présent afin d’écrire une nouvelle, un petit texte, une chanson ou un poème au profit des Hôpitaux de France-Hôpitaux de Paris sur le thème de la liberté, l’évasion, l’espoir, et la solidarité. Avec autant de style de texte, dommage que tous n’ont pas profité de tous les thèmes proposés puisque se sont bien souvent les mêmes qui reviennent. De plus, en ces moments où l’on a justement besoin d’évasion, on dénotera que la plupart des auteurs ont plutôt choisi d’écrire un texte personnel aux limites de l’essai plutôt que d’imaginer une histoire dépaysante.