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lundi 3 février 2025

Bilan de Janvier 2025

 Bilan de JANVIER : 11 romans  (3 867 pages) + 11 BD (1 007 pages) + 1 Album (40 pages)


Romans:


Les morsures du silences de Johana Gustawsson

L’instinct de Nicolas Druart

L’animal féministe de Yolaine de la Bigne

De là-haut de Amélie Antoine

Quand viendront chanter les loups de Florence Herrlemann

Les lotus d’or de Jane Yang

Un soir d’été de Philippe Besson

Survivantes de Cédric Sire

Sagas:

Les mystères de Tante Dimity, tome 2 : le secret de Tante Dimity (Nancy Atherton)

        Les mystères de Tante Dimity, tome 3 : Tante Dimity et le chantier maudit (Nancy Atherton)

        Cosy Christmas Mystery, tome 2 : Murder Party au manoir de Carine Pitocchi


BD:


De Cape et de Mots

Impact

Le jour du caillou

Apollo

Maléfices, tome 0 : les légendes du désert

L’île de minuit, tome 1 : le réveil de l’automate

Jungle book, tome 2 : Bandar

Léonid, tome 3 : les chasseurs

La sentinelle du petit peuple, tome 5 : le rituel de protection

La brigade des cauchemars, tome 6 : Ariane

La brigade des cauchemars, tome 7 : Sofiane

Albums:


Le bois de Caruos

Challenges:

Challenge des 12 thèmes : 1/12

Challenge 120 mots pour 120 livres : 71/120

Challenge XYZ: 3/26

Expédition Livresque: 11/50

Défi Lecture 2024 : 11/100


Les morsures du silence (Johana Gustawsson)





Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Calmann-Lévy (8 janvier 2025)

371 pages

ISBN-10: ‎ 270218863X

ISBN-13: ‎ 978-2702188637

Genre: Thriller

Lu le: 2 Janvier 2025

Ma note: 16/20 





Résumé/4ème de couverture:


Vêtu d’une aube blanche et coiffé de bougies, un adolescent est retrouvé le crâne fracassé sur l’île de Lidingö, qui fait face à Stockholm. Or vingt-trois ans plus tôt, une jeune fille a été découverte assassinée elle aussi, au même endroit, dans le même costume traditionnellement destiné à fêter la Sainte-Lucie. À l'époque, le petit ami de la victime avait été condamné pour ce meurtre qu'il a toujours nié.

Était-il innocent ? Le véritable coupable aurait-il frappé à nouveau ?
Mais pourquoi maintenant ?

Le commissaire Aleksander Storm, avec l’aide inattendue de la policière française Maïa Rehn récemment installée en Suède, va obstinément tenter de démêler les fils de cette énigme. Et mettre au jour un secret enfoui depuis si longtemps qu'il a fait bien des ravages...

Mon avis:


        C'est par ce nouveau titre, que je découvre enfin Johana Gustawsson, dont je n'entends que du bien. Autrice française installée depuis de nombreuses années en Suède, elle s'installe petit à petit dans le polar nordique ce qui permet d'avoir ces ambiances froides et particulières des pays du froid, tout en ayant cette touche et ce dynamisme à la Française. Une manière d'allier l'utile à l'agréable, puisque "Les morsures de l'ombre" a été une très bonne lecture, totalement immersive et prenante, même si le dénouement ne m'a pas retourné le cerveau. L'intrigue va mettre en lumière le poids du silence imposé par la société qui laissent des traces indélébiles sur les victimes, bien des années plus tard. Et avec sa double casquette de nationalités, qui se retranscrit également dans les deux personnages principaux de l'histoire, l'autrice permet au lecteur de s'intéresser à une autre culture et de comparer ce mode de fonctionnement scandinave par rapport au système français. Au delà de l'intrigue propre, cette intelligence d'écriture est assez incroyable et hors norme. L'immersion dans ces contrées froides est totalement réussie et cela donne un très bon thriller glaçant.

Merci aux éditions Calmann-Lévy pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

        De part son mari Suédois, Johana Gustawsson est une autrice de polars qui vit en Suède depuis de nombreuses années et que j'avais très envie de découvrir, après en avoir entendu que du bien. N'étant pas forcément fan des polars nordiques du fait de leur certaine lenteur même si l'atmosphère froide et nordique est plutôt plaisante, je suis ravie de retrouver le petit plus des polars nordiques sans avoir ce que je m'aime pas grâce à l'autrice. Car grâce à son immersion totale dans le pays et sa culture française d'origine, Johana Gustawsson réussit parfaitement à mettre pointer du doigt les singularités de la culture suédoise afin de mettre en parallèle les deux cultures pour pouvoir les allier dans une seule et même histoire. J'ai ainsi adoré naviguer dans ce récit comme si j'étais réellement en Suède, tant l'immersion est vraiment réussie. Adorant le froid, j'ai adoré découvrir le mode de vie suédois, entre le style des maisons, leur intérieur, les moyens de se déplacer ou encore cette habitude de tutoyer tout le monde. Je serais restée avec grand plaisir plus longtemps dans cette histoire, juste pour vivre par procuration cette atmosphère nordique.

        L'intrigue va nous emmener sur les chemins du silence imposé par la société, dont le poids laissent des traces indélébiles sur les victimes, de générations en générations. Entre les victimes et les bourreaux, l'autrice pose indirectement de nombreuses interrogations, quand à leur place respective dans la communauté, les pressions exercées sur eux par la société, le pouvoir des politiques ou encore les failles du système judiciaire. Et toujours avec cet atout de la double culture de l'autrice, le lecteur découvre une tout autre facette de vie et de fonctionnement et peut pousser une réflexion personnelle plus lointaine afin de comparer le système français à d'autres systèmes. De ce fait, j'ai trouvé le talent d'écriture de Johana Gustawsson très intéressant mais aussi et surtout très intelligent. Une double casquette de culture qui est extrêmement immersive et divertissante, tout en permettant d'initier un vrai travail de réflexion, on en redemande! 

        Pour résoudre cette affaire, les deux personnages principaux vont revoir remonter le temps et s'intéresser à ce qui s'est déroulé dans le passé. Etonnement, j'ai beaucoup aimé la personnalité du commissaire suédois, que j'ai trouvé avenant et chaleureux, plutôt que la policière française que j'ai trouvé froide et renfermée. Mais le duo fonctionne très bien puisque cela est agréable de voir une paire de sexe, de nationalités et de grades totalement différents sans qu'il y ait de guéguerre, de malentendus ou autres... Cette relation professionnellement saine permet au lecteur de se concentrer sur l'intrigue qui est prenante et très bien construite. Il est vrai que le dénouement ne m'a pas étonné plus que cela, mais tout est maîtrisé de bout en bout et l'on passe un très bon moment de lecture, à l'issue de laquelle, on n'a pas vraiment envie de quitter la Suède. 

En bref:

        C'est par ce nouveau titre, que je découvre enfin Johana Gustawsson, dont je n'entends que du bien et il est vrai que "Les morsures de l'ombre" a été une très bonne lecture, totalement immersive et prenante, même si le dénouement ne m'a pas retourné le cerveau. Installée en Suède, l'autrice française Suède s'installe aussi petit à petit dans le polar nordique ce qui permet d'avoir ces ambiances froides et particulières des pays du froid, tout en ayant cette touche et ce dynamisme à la Française. L'immersion en Suède est vraiment réussie pour le lecteur également : j'ai adoré découvrir le mode de vie suédois et je serais restée avec grand plaisir plus longtemps dans cette histoire rien que pour l'atmosphère. L'intrigue va mettre en lumière le poids du silence imposé par la société qui laissent des traces indélébiles sur les victimes, bien des années plus tard. Et avec sa double casquette culturelle, Johana Gustawsson permet au lecteur de s'intéresser à une autre culture et de comparer ce mode de fonctionnement scandinave par rapport au système français. L'intrigue qui est prenante et très bien construite avec un duo d'enquêteurs dont la relations professionnelle saine est agréable à suivre. Je suis ravie d'avoir pu découvrir l'autrice qui a une intelligence d'écriture assez incroyable et hors norme. L'immersion dans ces contrées froides est totalement réussie et cela donne un très bon thriller glaçant.

Jeanne d'Arc, un roman ébouriffant (Michel Douard)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Eyrolles (28 mars 2024)

Collection Poche

212 pages

ISBN-10: ‎ 2416010794

ISBN-13: ‎ 978-2416010798

Genre: Historique

Lu le: 30 Décembre 2024

Ma note: 15/20 




Résumé/4ème de couverture:

    Garder la maison et les moutons ? Beurk. Supporter un mari ? Jamais de la vie. S'aplatir devant les Anglais ? Même pas en rêve ! La petite Jeannette a des idées bien affirmées et les clame haut et fort ; à douze ans, elle en a déjà fait voir de toutes les couleurs à ses parents. Et les choses ne vont pas en s'arrangeant... Une nuit, Jacques d'Arc rêve que sa fille s'enfuit avec des hommes en armes. Un songe prémonitoire ?

Mon avis:


      Je continue ma découverte de cette collection de romans d'Histoire pop qui permettent de découvrir de grandes figures historiques mais avec beaucoup d'humour, de modernité et un peu d'imagination. Certains faits et grands évènements sont vrais mais ce parfait mélange entre fiction et réalité, en amenant un texte des plus modernes et accessible, est un vrai régal et permet de réconcilier le lecteur avec l'Histoire avec un grand H. Jeanne d'Arc fait partie de ces grandes héroïnes de l'Histoire, dont on ne connaît finalement pas grand chose, hormis sa destinée finale. Michel Douard s'intéresse donc à la Pucelle d'Orléans mais en nous faisant découvrir la jeune fille, celle qui sort de l'adolescence, qui est rebelle et féministe et qui a ce cran pour envoyer valser l'ordre établi. C'est donc sur les premières années de sa vie que l'on va suivre Jeanne d'Arc, jusqu'à son arrivée à Orléans, et avant qu'elle devienne vraiment Jeanne d'Arc. C'est un peu ma petite déception, car s'il est très intéressant de suivre la petite Jeannette, j'aurais aimé que l'histoire aille plus loin pour avoir cette vision historico-humoristique de la croisade et de la funèbre destinée de Jeanne d'Arc. 


Points de vue/Critiques:

     
      Si l'on connaît tous très bien Jeanne d'Arc, c'est en tant que Pucelle d'Orléans, qui entendait des voix et qui est partie en croisade pour finir brûlée vive sur le bucher. Mais qui était réellement Jeanne d'Arc? C'est ce que tente d'imaginer et de nous enseigner Michel Douard, toujours avec beaucoup d'humour, de modernité, un peu d'imagination mais des faits historiques bien réels! C'est certes truffés d'anachronismes mais le tout est fait avec drôlerie et avec l'idée que l'on peur tout de même apprendre certaines choses. C'est ainsi que l'auteur nous fait davantage faire la connaissance de la petite Jeannette, au lieu de Jeanne d'Arc. Si j'ai passé un excellent moment de lecture avec ce livre, comme tous les autres de la collections, j'ai ce petit regret de ne pas avoir davantage la vie de Jeanne d'Arc, à partir de ses grandes frasques historiques que l'on connaît et retient d'elle. J'aurais aimé savoir et imaginer, tout en rigolant, ce qui l'aurait vraiment amenée au bûcher et ce qu'elle ce serait dit. Néanmoins, apprendre à connaître la jeune fille avant d'être la Pucelle d'Orléans est aussi très intéressant.

        On découvre ainsi une Jeannette, tout feu tout flamme, à la sortie de l'adolescence et au caractère bien trempée. Elle veut faire fie des conventions sociales qui attendent d'elle une certaine norme au point de faire voler en éclats l'ordre établi et de partir en croisade défendre ses opinions. Ajoutez à cette rébellion et ces prémices féministes, des échanges avec Saint Michel, Sainte Catherine et Sainte Marguerite qui ne parlent et ne guident que Jeannette et vous obtenez une jeune fille qui fait des émules et qui remue la société comme les consciences. Entre fervents supporters ou féroces détraqueurs, Jeanne fait bouger les choses tout en gardant son destin en ligne de mire. Le côté rebelle et intrépide de Jeannette est à mourir de rire, accentué par du vocabulaire en référence aux flammes et au feu ou encore par les dialogues instaurés avec les voix qu'elle seule entends. J'ai passé un bon moment de lecture avec cette biographie arrangée qui permet de beaucoup mieux cerner qui était Jeanne d'Arc plus jeune, avant de devenir la guerrière que l'on connaît.

En bref:

    
      Jeanne d'Arc fait partie de ces grandes héroïnes de l'Histoire, dont on ne connaît finalement pas grand chose, hormis sa destinée finale. Michel Douard s'intéresse donc à la Pucelle d'Orléans dans ce nouvel ouvrage de la collection Romans d'Histoire Pop, qui mêle habilement et avec beaucoup d'humour, la fiction et la réalité. Et c'est davantage la jeune fille que l'on va découvrir, celle qui sort de l'adolescence, qui est rebelle et féministe et qui a ce cran pour envoyer valser l'ordre établi. Il est très intéressant de suivre la petite Jeannette durant les premières années de sa vie, avant qu'elle devienne vraiment Jeanne d'Arc. J'aurais justement aimé que l'histoire aille plus loin pour avoir cette vision historico-humoristique de la croisade et de la funèbre destinée de Jeanne d'Arc. Mais découvrir la jeune fille avant d'être la Pucelle d'Orléans est aussi très plaisant avec ce côté, tout feu tout flamme, rebelle, intrépide et féministe avant l'heure. C'est une personnalité à mourir de rire qui veut faire fie des conventions sociales, tout en étant guidée par ces voix religieuses qui la guide. J'ai passé un bon moment de lecture avec cette biographie arrangée qui permet de beaucoup mieux cerner qui était Jeanne d'Arc plus jeune, avant de devenir la guerrière que l'on connaît.

La promesse cachée (Lucinda Riley)



Titre original : The Hidden Girl

Traduction:  Emilie Passerieux

Nationalité de l’auteur: Irlandaise

Éditions Charleston (12 septembre 2024)

614 pages

ISBN-10: ‎ 2377358896

ISBN-13: ‎ 978-2377358892

Genre: Contemporain

Lu le: 29 Décembre 2024

Ma note: 16/20 





Résumé/4ème de couverture:

    Tu seras dotée d’une beauté extraordinaire plus tard. Ça ne sera peut-être pas la bénédiction que le monde s’imagine. Méfie-toi. Il reviendra te trouver sur la lande. Nul ne peut modifier le cours du destin... »

Leah Thompson, jeune femme d’une beauté saisissante née au sein d’une famille modeste du Yorkshire, n’a jamais oublié les paroles de la vieille femme de son village. Devenue une célèbre mannequin, elle travaille à Milan, Londres et New York avec les plus grands photographes de mode. Mais malgré cette vie luxueuse, un événement traumatisant ne cesse de la tourmenter. Leah est toujours hantée par cette prophétie et par les fantômes de son passé qui semblent mystérieusement mêlés à l’histoire tragique de deux enfants polonais pendant la Seconde Guerre mondiale…

À travers le destin d’une famille ravagée par la guerre et les secrets, Lucinda Riley nous offre un roman éblouissant entre l’Angleterre, l’Italie, les États-Unis et la Pologne.

Mon avis:


        "La promesse cachée " fait partie des tout premiers romans écrits par Lucinda Riley et qui sont progressivement réédités afin de les mettre sous les feux des projecteurs. Dans cette histoire, l'autrice nous plonge une nouvelle fois dans une véritable fresque familiale, peuplés de secrets, de mystères et de non-dits et qui s'étend sur plusieurs années. Les différentes thématiques que sont l'art, la peinture, la photographie ou encore la mode et le mannequinat en font un roman très porté sur l'aspect artistique et qui reflète les nombreuses facettes et métiers qu'a pu exercer Lucinda Riley. Et comme souvent dans les romans de l'autrice, on retrouve des voix du passé et du présent dans une double temporalité, même si celle-ci est finalement pas très présente puisque l'histoire se déroule davantage durant les années 80 plutôt que durant les affres de la Seconde Guerre Mondiale. J'avoue que j'aurais aimé plus de passages dans le passé et que cet aspect est largement en déséquilibre par rapport à l'histoire du présent de Leah. Avec ce personnage principal, on avance à tâtons dans ce récit étant donné que l'on ressent continuellement une sorte de suspense, une ambiance pesante et stressante. Cela rend d'autant plus la lecture addictive et même si ce roman ne se place pas parmi les meilleurs romans de Lucinda Riley, c'est une très bonne lecture.


Merci aux éditions Charleston pour l'envoi de ce livre!


Points de vue/Critiques:


        L'histoire de cette fresque familiale nous entraine au coeur des années 80 avec Leah comme personnage principal. C'est une jeune fille simple, issue de la campagne et d'un milieu social plutôt pauvre. Ses origines vont faire en sorte qu'elle va devenir une jeune femme qui va savoir rester simple, naturelle et humble, malgré la notoriété qui l'attend. En effet, Leah va devenir une grande mannequin célèbre et elle n'est pas sans rappeler toutes ses grandes mannequins devenues des stars à cette époque. J'ai beaucoup aimé cette héroïne qui est courageuse, bienveillante, travailleuse et qui a la tête sur les épaules. Avec elle, c'est donc dans l'univers de la mode et du mannequinat que nous naviguons et c'est une ambiance aussi intéressante que malsaine. On retrouve les soirées mondaines où il faut se montrer riches de drogues et d'alcool, les contraintes liées au poids, l'utilisation des mannequins comme de simples accessoires à la durée de vie très limitées et qui sont ensuite totalement délaissées, la pression et l'enchaînement des castings, des voyages et des défilés, sans compter l'aspect commercial et financier qui régit exclusivement ce milieu. Ces éléments semblent clichés mais ils n'en sont finalement pas tant que ça, surtout dans les années 80 je pense, car l'autrice a été elle-même mannequin. 


        Si Leah est très agréable à suivre, les personnages secondaires ne sont pas tous dans la même mouvance. J'ai beaucoup aimé le personnage de Rose, qui cache beaucoup de mystères et sur laquelle repose toute l'intrigue familiale et ce lien avec le passé et la Seconde Guerre Mondiale. Mais pour ce qui est de ses enfants, Miranda et Miles, il y a quelque chose de malaisant et de mauvais en eux et je me suis constamment méfier d'eux. Son neveu Brett n'est pas en reste, puisque sous ses aspects de gentil garçon énamouré, au destin tout tracé mais malheureux, j'ai trouvé ses réactions ponctuelles vraiment mauvaises et toxiques.  Entre le métier de Leah et les talents de peintre de Rose et de Brett, l'histoire entière nous entraîne dans le domaine de l'art, qui se transmet de génération en génération et qui sera une sorte de fil rouge dans la famille et à travers les époques.  


        Les liens familiaux vont être très présents dans le récit puisque les secrets de famille vont être le fer de lance de cette histoire. Et c'est en découvrant ce qui s'est passé au moment de la déportation des Juifs dans les camps de concentration que l'on va petit à petit mieux comprendre les liens qui unit cette famille et mieux comprendre les personnalités et les caractères de chacun. mais contrairement aux autres romans de l'autrice, il est vrai que dans celui-ci l'histoire qui se déroule durant la Seconde Guerre Mondiale est beaucoup moins présente. Il n'y a pas cet aspect d'aller-retours entre les deux époques, qui sont en déséquilibre. J'aurais aimé plus d'histoire se déroulant dans le passé, mais l'histoire de Leah m'a beaucoup plu. Il y a d'ailleurs une ambiance oppressante et stressante qui est quasiment continuellement présente dés le début du roman car on pressent tout le temps que quelque chose se trame pour l'héroïne, qui n'est jamais tranquille et au bout de ses surprises. Cette ombre qui plane sur les personnages donne une lecture addictive pleine de suspense. 


En bref:


         "La promesse cachée" est une nouvelle fresque familiale de Lucinda Riley peuplée de secrets, de mystères et de non-dits et qui s'étend sur plusieurs années et une nouvelle fois, c'est un excellent roman, même s'il ne fera pas partie des tout meilleurs. L'autrice nous plonge au cœur des années 80 avec Leah comme personnage principal et dans l'univers de la mode et du mannequinat. Leah est une jeune femme très agréable à suivre qui va rester simple, naturelle et humble malgré les affres du milieu de la mode pour lequel on découvre les coulisses et les travers, mais de manière intéressante. Avec cet univers et avec cette sensation que quelque chose se trame continuellement pour l'héroïne, on ressent continuellement une ambiance pesante et stressante. Cette ombre qui plane sur les personnages donne une lecture addictive pleine de suspense. Ce roman très porté sur l'aspect artistique va surtout mettre en lumière les liens familiaux puisque les secrets de famille vont être le fer de lance de cette histoire. C'est en découvrant ce qui s'est passé durant la Seconde Guerre Mondiale que l'on va petit à petit mieux comprendre les liens qui unit cette famille. On retrouve donc des voix du passé et du présent dans une double temporalité mais qui est finalement assez déséquilibrée. J'aurais aimé plus d'histoire dans le passé et d'aller-retours entre les deux époques mais j'ai adoré et avalé ce roman qui est une très bonne lecture digne de Lucinda Riley!

L'art du meurtre (Chrystel Duchamp)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Archipoche (7 janvier 2021)

Collection Suspence

298 pages

ISBN-10: ‎ 2377358896

ISBN-13: ‎ 978-2377358892

Genre: Thriller

Lu le: 27 Décembre 2024

Ma note: 16/20 





Résumé/4ème de couverture:


Quatre victimes. Et aucun coupable.

Des relations amoureuses sans lendemain. Une mère possessive et intrusive. Des nuits entières à errer. La vie d’Audrey, 34 ans, pourrait se résumer à une succession d’échecs. Seul son métier de lieutenant à la PJ lui permet de garder la tête hors de l’eau.

En ce jour caniculaire de juillet, Audrey et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Son corps a été torturé, mutilé, partiellement écorché, puis mis en scène sur une table dressée pour un banquet. Pour compléter cette vanité, un crâne humain lui fait face : celui de sa défunte épouse, dont la tombe a été profanée quelques jours auparavant.

Audrey et son équipe découvrent rapidement que l’homme est un habitué des clubs sadomasochistes parisiens et que, richissime, il a dépensé sa fortune en achetant des œuvres d’art. Au point de finir ruiné.

Quand un deuxième meurtre est commis dans des conditions similaires, Audrey sait qu’elle fait face à un psychopathe. À elle de plonger dans les milieux interlopes parisiens, des maisons de vente aux clubs SM, pour débusquer ce tueur, dont les méthodes extrêmes n’ont d’égale que son appétit meurtrier.

Mon avis:


        Chrystel Duchamp avait été une récente et excellente découverte et en seulement un ou deux romans que j'ai pu lire, je peux clairement la considérer comme une valeur sûre en terme de thriller dans laquelle je sais que je retrouverai une histoire bien sombre et sanglante, une enquête prenante et haletante et surtout une histoire vive, ultra dynamique et directe qui ne s'encombre pas de détails. C'est ce que j'aime beaucoup dans la plume de l'autrice : l'histoire ne laisse pas de place aux descriptions ou à tout autres éléments qui ne sont pas directement liés à l'intrigue. Cela fait en sorte que l'on reste un peu détaché des personnages mais c'est le genre d'écriture qui vous plonge mentalement dans l'intrigue et dans uniquement celle-ci. Si le domaine de l'art ne me parle pas véritablement, Chrystel Duchamp maîtrise de bout en bout son récit pour donner quelque chose de bien sombre et elle nous montre à quel point le meurtre peut être tout un art et ne faire qu'un. Je n'ai pas été franchement surprise par le dénouement auquel je m'attendais un peu, mais c'est une lecture que j'ai adoré!


Points de vue/Critiques:


        Le domaine de l'art n'est pas forcément un domaine qui m'intéresse mais Chrystel Duchamp a cette manière et ce talent pour nous happer dès le début dans une intrigue haletante, pour ne vous libérer qu'à la toute fin, une fois le livre refermé. Ce que j'aime particulièrement dans la plume de l'autrice et dans les histoires qu'elle nous raconte, c'est que tout le récit se concentre quasiment exclusivement sur l'enquête. Ainsi, vous avez des actions, des évènements et des dialogues qui ne servent qu'à l'intrigue et vous n'avez pas de "fioritures" qui vous permettent de décrire des paysages, des vêtements, des personnages ou qui rendent les dialogues moins francs et directs. Peut-être est-ce le genre de choses nécessaires à certaines personnes pour bien imaginer l'histoire, mais je trouve ce processus encore plus immersif. Cette franchise et ligne directe dans l'écriture me permet d'être exclusivement la tête dans le guidon de l'intrigue et j'adore ce procédé! Cela donne une lecture extrêmement addictive. 


        Le rapport à l'art dans cette histoire est très bien présent et l'autrice nous montre parfaitement à quel point le meurtre peut être une forme d'art et ne former qu'un seul et même élément... Si l'histoire permet de mettre en lumière certains artistes contemporains, j'ai beaucoup aimé le fait que certaines petites dénonciations, au nom de l'art, soient faites. Les meurtres commis s'enchaînent et ils sont vraiment sanglants et malsains. Les rebondissements et les découvertes s'enchaînent où tout est bien ficelé. Le lieutenant Audrey n'est pas forcément un personnage attachant puisque la plume de l'autrice fait que l'on ne peut pas véritablement la découvrir mais j'ai beaucoup aimé son rapport avec sa supérieure hiérarchique. J'avoue que la toute fin qui montre le vrai visage de l'assassin ne m'a pas énormément surprise puisque mes soupçons et mes interrogations étaient présentes depuis le début mais ce fut tout de même une excellente lecture.


En bref:

     
        J'ai passé un excellent moment de lecture avec "L'art du meurtre" qui est une enquête qui nous entraîne au coeur du domaine de l'art contemporain de manière aussi addictive qu'haletante. En effet, Chrystel Duchamp maîtrise de bout en bout son récit pour donner quelque chose de bien sombre et elle nous montre à quel point le meurtre peut être tout un art et ne faire qu'un. L'histoire est bien sombre et sanglante mais elle est surtout vive, ultra dynamique et directe en ne s'encombrant pas de détails. C'est ce que j'aime beaucoup dans la plume de l'autrice : l'histoire ne laisse pas de place aux descriptions ou à tout autres éléments qui ne sont pas directement liés à l'intrigue. On reste certes, un peu détaché des personnages mais c'est le genre d'écriture qui vous plonge mentalement dans l'intrigue et dans uniquement celle-ci. Je n'ai pas été franchement surprise par le dénouement auquel je m'attendais un peu, mais c'est une lecture que j'ai adoré, bref, du grand art!