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mercredi 29 janvier 2025

24 étoiles pour Noël (Sophie Rouvier et Mathou)




Nationalité des auteurs: Française

Éditions First (30 septembre 2024 )

200 pages

ISBN-10:2412096813

ISBN-13:978-2412096819

Genre: Contemporain

Lu le: 22 Décembre 2024

Ma note: 15/20






Résumé/4ème de couverture:

Patientez jusqu'au 25 décembre avec votre livre de l'avent !

Au 12 de la rue Mansart, chaque appartement est unique, à l'image de ses habitants...

En investissant le poste de gardien d'immeuble, Bastien, qui n'a pas du tout le profil de l'emploi, est loin d'imaginer ce qui l'attend !

Grimpez les marches, poussez les portes et plongez dans l'ambiance de Noël !

Il vous faudra : une boisson chaude, des chocolats, un plaid et un crayon pour ouvrir chaque jour une nouvelle histoire dans son feuillet scellé !


Mon avis:


        L'idée d'un roman de Noël, façon calendrier de l'avent où l'on détache chaque jour les pages d'un chapitre afin de lire celui-ci, écrit par Sophie Rouvier et illustré par Mathou, je dis oui oui oui!! J'ai adoré tout le concept, l'objet-livre en lui-même (même s'il s'est avéré être trés fragile) et c'était un vrai petit bonheur de retrouver ce livre chaque soir avant Noël. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre au niveau de l'histoire  et il m'a fallut un peu temps, soit quelques jours, pour comprendre que l'on était davantage sur un roman choral. C'est ainsi qu'à chaque chapitre, nous découvrons un nouveau personnage qui est un des habitants de l'immeuble du 12, rue Mansart. Cela m'a un peu fait penser à l'immeuble de la rue Cavendish, d'autant plus que l'on commence l'histoire avec l'arrivée du nouveau gardien, qui nous met complétement dans le bain de la découverte de ce tout petit microcosmos urbain et humain. Mais force est de constater qu'il y a beaucoup trop de personnages et que, combiner à la découverte d'un par jour, cela fait en sorte que l'on oublie qui est qui à la fin. Les chapitres sont en plus ultra (trop) courts. L'histoire manque cruellement de liens entre les personnages et cela arrive trop tard, tout comme cette magie de Noël qui est liée. L'histoire reste agréable et toute mignonne et les petites illustrations hautes en couleurs et pleines de peps ajoute à l'ambiance de Noël et au charme de cette lecture. 

Merci aux éditions First pour l'envoi de ce livre!

Somb (Max Monnehay)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Points (11 mars 2022)

307 pages

ISBN-10:2757889923

ISBN-13:978-2757889923

Genre: Thriller

Lu le: 22 Décembre 2024

Ma note: 15/20 






Résumé/4ème de couverture:


    Victor Caranne est psychologue en milieu carcéral. Chaque jour, il emprunte à moto le long pont qui relie le continent à l'île de Ré pour rejoindre la Citadelle, fortification reconvertie en prison. Chaque jour il écoute des détenus lui confier leurs fantasmes les plus abjects, leurs crimes les plus atroces. Ils n'ont rien à craindre: les menottes de Caranne se nomment secret professionnel. La découverte d'un corps, sur la grève d'une plage proche de sa villa, va soudain bouleverser sa vie. C'est, pour lui, une perte immense. Caranne va devoir replonger dans un passé qu'il faisait tout pour oublié. Et les certitudes qu'il avait sur sa vie vont, une à une, s'effondrer.

Mon avis:

    L'achat de "Somb" au Quai du Polar à Lyon était l'occasion de découvrir l'autrice Max Monnehay, qui fait partie du paysage français du polar et dont j'avais entendu beaucoup de bien. J'ai passé un bon moment de lecture avec cette histoire, qui s'inscrit dans le cadre d'un bon polar et qui a su me surprendre par son final. Son personnage principal est intéressant à suivre de par son métier et son milieu professionnel, même si ces éléments ne sont pas assez approfondis et exploités. L'affaire va finalement touchée davantage sa vie privée et c'est un aspect tout aussi intéressant. Ce thriller n'est pas forcément haletant et il ne laissera pas un souvenir impérissable, mais il fonctionne très bien sur l'instant.

Points de vue/Critiques:

        L'intrigue commence très vite dans ce roman avec la découverte du corps dont va découler toute l'histoire, ainsi que son lien avec le personnage principal. J'ai beaucoup aimé le fait qu'on entre immédiatement dans le vif du sujet. On ne retrouve pas vraiment ce côté angoissant et oppressant propre aux thrillers. On se retrouve davantage ici dans un polar où l'intrigue va se dérouler progressivement en toute logique. Avec son métier de psychologue travaillant en milieu carcéral, et parce que cette affaire le touche tout particulièrement, Victor Caranne va entreprendre, en parallèle de l'enquête officielle, des recherches afin d'identifier le coupable du meurtre. C'est l'aspect personnel et intime que j'ai beaucoup aimé dans cette histoire entre cette histoire de meurtre qui fait voler en éclat son semblant de vie privée et stable et qui fait resurgir des souvenirs douloureux et des blessures du passé pas encore cicatrisées. 

       En revanche, concernant le métier de Victor et son lieu de travail, j'ai été plus désarçonnée. Ce sont en effet des aspects très intéressants et qui peuvent parfaitement rentrer et soutenir une intrigue et une enquête liée à un meurtre. Ils sont parfaitement bien exploités dans cette histoire, puisque l'on se plonge bien dans l'univers carcéral et dans la difficulté du métier de psychologue, notamment dans un tel milieu. Interrogations et introspections sont monnaie courante et quand vous êtes un loup solitaire comme Victor, on comprends tous les enjeux et les difficultés dans le fait d'être professionnel et de faire mon métier jusqu'au bout, tout en se préservant personnellement. Si tout cela était intéressant à suivre, je n'ai pas vraiment réussi à trouver le liant avec l'intrigue concernant le meurtre. Je n'ai pas vu en quoi son métier et son empathie permettait à Victor de gérer plus ou moins bien l'affaire et de la résoudre. Par exemple, le personnage de Marcus est plutôt plaisant à suivre et en particulier la relation qui se tissent entre les deux hommes, mais je n'ai pas compris l'intérêt de ce personnage dans le cadre de l'intrigue. J'ai passé un bon moment de lecture de bout en bout avec cette histoire, qui a su tirer sa petite épingle du jeu par son final que je n'avais pas du tout vu venir et qui m'a surprise.

En bref:


      "Somb" m'a permis de découvrir l'autrice et j'ai passé un bon moment de lecture avec ce livre qui s'apparente plus à un bon polar qu'à un thriller. Si la sensation prenante et oppressante d'un thriller n'est pas de mise, c'est davantage l'ambiance de l'enquête et de l'intrigue liée à un meurtre qui prédominent. Le personnage principal de Victor Caranne est intéressant à suivre de par son métier de psychologue et de par son milieu professionnel qu'est celui du milieu carcéral. J'ai trouvé dommage que ces aspects et ces thématiques ne soient pas plus ancrées et surtout en lien avec l'affaire de meurtre qu'il essaie de démêler, alors qu'ils sont plutôt bien présents. J'ai davantage aimé l'aspect personnel et intime de cette histoire de meurtre qui va faire voler en éclat le semblant de vie privée et stable de Victor et qui fait resurgir des souvenirs douloureux et des blessures du passé pas encore cicatrisées. Ce livre ne laissera pas un souvenir impérissable, mais il fonctionne très bien sur l'instantJ'ai passé un bon moment de lecture de bout en bout avec cette histoire, qui a su tirer sa petite épingle du jeu par son final que je n'avais pas du tout vu venir et qui m'a surprise.

lundi 20 janvier 2025

La nuit qui ne finit pas (Agatha Christie)



Titre original : Endless Night

Traduction: Jocelyne Warolin

Nationalité de l’auteur: Anglaise

Éditions Le Livre de Poche (24 mai 2023)

287 pages

ISBN-10:2253939552

ISBN-13:978-2253939559

Genre: Policier

Lu le: 18 Décembre 2024

Ma note: 17/20 




Résumé/4ème de couverture:

Le " Champ du gitan "...

Michael avait tout de suite aimé la beauté sauvage de cette propriété. C'était décidé : sur les ruines de l'ancien manoir, il construirait sa maison. Une maison de rêve, bien entendu. Et il s'y retirerait, loin de tout, avec Ellie. Mais le " Champ du gitan " avait mauvaise réputation et la lande était maudite. On racontait que les Romanichels y avaient jeté un mauvais sort, que d'étranges accidents s'y produisaient...

Pourtant, Michael n'était pas superstitieux, lui. Les menaces de la vieille bohémienne ne lui faisaient pas peur. Personne ne croit plus ces choses-là, de nos jours...

Mon avis:


   J'avais vu beaucoup de très bon retours sur ce titre d'Agatha Christie, qui ne fait pourtant pas vraiment partie des titres les plus connus. Et il est vrai que "La nuit qui ne finit pas" est très bon et qu'il se démarque nettement de la bibliographie de l'autrice par son originalité. Si on s'attend comme dans les autres livres d'Agatha Christie à ce qu'il y ait un meurtre dés le début du livre, puis qu'une enquête soit menée par Poirot, Miss Marple ou un autre personnage, il n'en ait rien ici! On va en effet suivre la vie d'un jeune couple, Michael et Ellie, qui achète une nouvelle propriété pour y construire leur nouvelle vie de famille mais sur laquelle un sort aurait été jeté par les Gitans... L'intrigue se base donc sur cette superstition et c'est ainsi que l'on va suivre la vie, plus ou moins mouvementée du jeune couple, sans que le schéma habituel du livre policier soir déroulé. Et étonnement, j'ai tout de suite était prise par l'histoire de Michael et Ellie, qui m'a captivé d'une manière différente et que j'ai beaucoup aimé suivre malgré cette sorte de relative contemplation sur plus de la moitié de l'histoire. On s'attend à ce qu'il se passe quelque chose et même si cela tarde un peu à arriver, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. L'histoire prend alors une tournure plus classique et attendue, et elle se termine par un final de toute beauté qui à tout pour surprendre et qui fait froid dans le dos.

Prime Time (Maxime Chattam)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Albin Michel (30 octobre 2024)

556 pages

ISBN-10:2226470085

ISBN-13:978-2226470089

Genre: Thriller

Lu le: 16 Décembre 2024

Ma note: 16/20 





Résumé/4ème de couverture:

Pendant que des millions de téléspectateurs regardent le journal télévisé de 20 h sur la première chaîne nationale, un homme masqué, à la voix déformée, prend en otage le présentateur vedette. Si le direct est coupé, il le tue. Alors que le GIGN, le procureur, les politiciens et la direction de la chaîne s'agitent en régie, un jeu de manipulation démarre entre le négociateur et le preneur d'otage.

Mon avis:


        Après quelques déceptions avec les derniers romans de l'auteur, l'envie de me plonger dans ce grand et dense pavé n'était pas folichonne, mais une fois commencé, il m'a été difficile de sortir de cette histoire, qui reste en tête même quand vous n'êtes pas dans la lecture. J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre qui a été une belle surprise. Avec "Prime Time", Maxime Chattam renoue avec le grand suspense à l'état pur, tout en nous donnant un très beau twist final. Nous ne sommes pas vraiment dans du pur thriller mais dans un polar sombre et angoissant, une vraie spirale d'angoisse à la pression presque insupportable. J'ai adoré cette tension constante tout le long du récit, d'autant plus que les actions sont assez limitées de part le cadre de cette histoire. On peut y trouver un certain angle moralisateur dans cette histoire mais ce sont davantage les quelques trop grandes précisions réalistes, qui s'apparentent à du documentaire, qui m'ont le plus gênée par moment. Mais j'ai passé un excellent et inattendu moment de lecture avec ce récit captivant et immersif qui mêle parfaitement action et réflexion avec un très beau final étonnant.


Merci aux éditions Albin Michel pour l'envoi de ce livre!


Points de vue/Critiques:


        Le roman se construit quasiment comme un huis clos puisque l'on assiste à une prise en otage en direct du présentateur du journal télévisé de 20h devant des millions de téléspectateurs, une prise d'otage qui continuera d'être retransmise au vue du grand public selon les directives du preneur d'otages. Mais en tant que lecteur, nous allons également découvrir ce qui se déroule derrière cette prise d'otage, avec l'intervention du GIGN, les réactions et les décisions des dirigeants télévisuels et l'inquiétude du reste de l'équipe du journal avec notamment Charlène en régie, qui communique avec le présentateur par le biais d'une oreillette. Encadrée par un membre du GIGN, cette dernière va devenir une négociatrice malgré elle avec le preneur d'otages. Dés le commencement de cette prise d'otage, la tension est immédiate et palpable. C'est une véritable spirale d'angoisse qui commence et la pression monte de plus en plus au fur et à mesure des agissements du preneur d'otages, qui a tout planifié et qui n'est pas un débutant. La situation est de plus en plus critique et cela fait en sorte que le récit est extrêmement captivant au point d'avoir parfaitement cette histoire et cette tension en tête, même quand je n'étais pas en pleine lecture.

        Mais cette histoire, c'est aussi le moyen parfait pour dénoncer tout l'univers des médias et de l'information. L'auteur offre surtout une réflexion sur leur influence puisque même si le public peut rester maître de ce qu'il regarde ou pas, il est tout de même obligé de croire ce que les informations peuvent divulguer, n'ayant aucun autre moyen de faire éclater la vérité. Et les médias joue parfaitement bien ce jeu puisque l'audience est le maître mot de ce milieu, un véritable diktat au point de manipuler les informations, en faire du sensationnalisme et donc un produit de consommation. Pour cela, Maxime Chattam dépeint des personnages dirigeant de la chaîne de télévision et des médias vraiment inhumains, cyniques et exécrables à souhait, où les choix éditoriaux sont dictés uniquement selon les attentes du public et selon ce qu'ils pourront rapportées en terme d'audimat et donc d'argent... L'auteur utilise donc son histoire pour clairement dénoncer un gros sujet de société et pourtant, je n'ai pas trouvé l'histoire réellement moralisatrice. Tout cela s'effectue avec douceur, dans le feu de l'intrigue où il suffit au lecteur de se faire ses propres réflexions et déductions. 

        Dans cette histoire, Maxime Chattam aborde des thématiques plus personnelles que j'ai beaucoup aimé à travers les différents personnages et positions respectives. Le présentateur nous montre le poids du succès, la quête pour maintenir cette figure emblématique du petit écran tout en cherchant un certain sens dans ce monde de plus en plus déshumanisé. Charlène illustre la pression maximale et les enjeux considérables imposés par ce milieu, au point de revenir travailler et de rentrer dans le même engrenage infernal après un burn-out. Enfin, du point de vue du GIGN, le rôle extrêmement difficile de négociateur est mis en point de mire avec cette responsabilité énorme qui lui incombe sur les épaules, où aucune erreur n'est permise, si ce n'est celle d'être irrémédiablement et psychologiquement marqué à vie.

        J'ai vraiment adoré me plonger dans cette histoire oppressante, dont la tension est constante et où l'auteur a réussi à créer un certain rythme alors que le contexte de la prise d'otage ne s'y prête pas forcément. Le seul bémol que je pointerai est la trop grande volonté de l'auteur d'être réaliste et précis et qui montre toutes les recherches qu'il a pu effectué. Cela ressort par des détails qui concerne notamment le GIGN qui n'ont pas besoin d'être là pour prouver la véracité de ces retranscriptions et qui en font des moments trop axés documentaires. Mais avec un final qui réserve un joli twist auquel je ne m'attendais pas et qui m'a subjuguée, Maxime Chattam a écrit un très bon roman qui nous pousse subtilement à nous interroger sur notre rapport et notre responsabilité face aux médias et à l'information, en tant que consommateurs. 

En bref:

        Après quelques déceptions, "Prime Time" est une vraie réussite de Maxime Chattam, que j'ai adoré de bout en bout et qui a été une belle surprise! L'auteur renoue avec le grand suspense à l'état pur avec cette prise d'otage diffusée en direct et qui nous entraine dans un polar sombre et angoissant, une vraie spirale d'angoisse à la pression constante presque insupportable. Si le roman se construit quasiment comme un huis clos, l’auteur a su y trouver du rythme pour créer une histoire aussi captivante d’oppressante. On peut y trouver un certain angle moralisateur dans cette histoire étant donné que c’est tout l'univers des médias et de l'information qui est pointé du doigt, avec l’audience, véritable diktat qui justifie la manipulation des informations et le sensationnalisme. Mais je n'ai pas trouvé l'histoire réellement moralisatrice. Tout cela s'effectue avec douceur, dans le feu de l'intrigue où il suffit au lecteur de se faire ses propres réflexions et déductions. Maxime Chattam aborde des thématiques plus personnelles que j'ai beaucoup aimé à travers les différents personnages et positions respectives. Le seul bémol, c’est ces informations trop détaillées, qui n'ont pas besoin d'être là pour prouver les recherches de l’auteur et qui en font des moments trop axés documentaires. L’histoire réserve un joli twist final auquel je ne m'attendais pas et qui m'a subjuguée. Maxime Chattam a écrit là un très bon roman qui nous pousse subtilement à nous interroger sur notre rapport et notre responsabilité face aux médias et à l'information, en tant que consommateurs.

La librairie des rêves interdits (Marc Lévy)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Robert Laffont/Versilio (19 Novembre 2024)

334 pages

ISBN-10:2221243617

ISBN-13:978-2221243619

Genre: Contemporain

Lu le: 16 Décembre 2024

Ma note: 15/20 






Résumé/4ème de couverture:


Mitch, libraire passionné, est arrêté un matin pour un crime impensable : il a transgressé la loi en vendant des livres interdits.

Après cinq années de prison, il n’a qu’un désir, retrouver sa liberté et sa librairie. Mais le destin en décide autrement. Le même jour, Mitch croise le procureur qui l’a fait condamner et rencontre Anna, une jeune chef qui pourrait bien être la femme de sa vie.

Que faire quand on est pris entre une irrépressible envie de vengeance et une irrésistible envie d’aimer ? Peut-on rêver d’un avenir sans s’être acquitté du passé ?


Mon avis:


        Avec sa couverture vintage et son titre qui ne laisse pas de place au doute, le nouveau livre de Marc Lévy s'adresse à tous les amoureux des livres. Je dois avouer que je ne m'attendais pas du tout à ce genre d'histoire, puisque l'auteur est parti sur une histoire dystopique. Mais elle est surtout très intéressante puisqu'elle permet de véhiculer un très beau et fort message, celui de lire ce qui nous plaît. Car ce récit va questionner sur la censure (littéraire) et sur la liberté de la lecture, qui paraît évidente et acquise mais quand on sait qu'une telle loi mise en avant dans cette histoire existe réellement... Ce livre permet de mettre en exergue un sujet profondément important qui est très bien exploité. C'est un message puissant sur la préservation du savoir et de la liberté culturelle de lire qui ne laisse pas indifférent et qui passe merveilleusement bien. Néanmoins, dans le fond, je dois avouer que je me suis parfois ennuyée du fait que les personnages m'ont paru fades au point de ne pas s'attacher à eux. C'est davantage le message que l'on retiendra de ce livre.


Merci aux éditions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre!


Points de vue/Critiques:


        La couverture et le titre de ce livre ne sont pas mensongers, puisque l'histoire va nous plonger au coeur d'une librairie. On va suivre le libraire et personnage principal qu'est Mitch, qui a un passé assez trouble et qui va découvrir une pièce secrète cachée sous sa librairie, dans laquelle il va retrouver de nombreux ouvrages. Mais ce point de départ ne serait pas ce qu'il est sans cette information capitale: l'histoire est en fait une dystopie dans laquelle un certain nombre de livres sont interdits par un gouvernement oppressif. Je ne m'attendais vraiment pas à retrouver une dystopie, d'autant plus que Marc Lévy ne fournit aucune informations temporelles et spatiales. Mais l'essentiel n'est pas là, puisque ce roman permet de mettre en lumière ce sujet de la répression culturelle, de la censure littéraire et du contrôle des émotions et des pensées par une répression. Cette histoire permet donc de réfléchir sur cette liberté qui paraît évidente et fondamentale : celle de lire ce que l'on souhaite, puisqu'il ne s'agit pas complétement d'une fiction lorsque l'on découvre que cette fameuse loi HB 1467 est réellement en vigueur dans certains états américains afin d'interdire un certain nombre d'ouvrages. 

    Marc Lévy offre donc une ode vibrante à la liberté d'expression et à la culture avec notamment le personnage principal Mitch qui va faire preuve de résilience et de résistance. Ce personnage  complexe va braver la censure du gouvernement répressif, mais c'est aussi pour lui un moyen de rédemption personnelle. Son mouvement de résistance montre le pouvoir des livres et de la culture, à quel point ils peuvent unir des esprits libres et nourrir un certain espoir. J'ai beaucoup aimé retrouvé toutes ses thématiques et la dénonciation d'une telle loi et tout ce que cela peut engendrer. C'est un beau message que véhicule l'auteur, une jolie déclaration d'amour aux livres et à leur rôle dans la préservation de la liberté, qui nous permet également de nous mettre en garde sur ce qui se passe actuellement et sur ce qui peut dériver...

        Si j'ai beaucoup aimé le fond de ce livre, je dois avouer que le récit en lui-même ne m'a pas vraiment grandement happé. J'ai parfois retrouver certaines longueurs, mais c'est surtout les personnages qui posent soucis. Ils ne sont pas aussi forts et charismatiques que le message véhiculé de cette histoire. Je n'ai pas tout du réussi à m'attacher à eux, notamment à Mitch malgré tout ce qu'il a traversé et tout ce qu'il entreprend. Les personnages secondaires ne sont vraiment secondaires et je n'ai pas vraiment compris l'intérêt et la succession des deux femmes. 

En bref:


        Avec sa couverture vintage et son titre qui ne laisse pas de place au doute, le nouveau livre de Marc Lévy s'adresse à tous les amoureux des livres. Mais l'auteur nous surprend très vite par une histoire dystopique, qui est très intéressante puisqu'elle permet de véhiculer un très beau et fort message. En effet, ce récit va questionner sur la censure littéraire par un gouvernement oppressif, sur le contrôle des émotions et des pensées et sur la liberté de la lecture qui paraît évidente et acquise mais quand on sait qu'une telle loi interdisant certains ouvrages existe réellement... C'est un message puissant sur la préservation du savoir et de la liberté culturelle de lire qui ne laisse pas indifférent et qui passe merveilleusement bien. L'auteur offre donc une ode vibrante à la liberté d'expression et à la culture. C'est donc davantage le fond et le message véhiculé dans ce livre que je retiendrai et qui m'a beaucoup plu, car j'ai été plus déçue en ce qui concerne les personnages auxquels on ne s'attache pas du tout. Même s'ils montent une forte résistance et qu'ils mènent un beau combat qui montre le pouvoir des livres et de la culture, à quel point ils peuvent unir des esprits libres et nourrir un certain espoir, ces personnages paraissent fades et anecdotiques.

Les quatre petits meurtres de Noël (Alexandra Benedict)



Titre original : The Christmas Jigsaw Murders

Traduction: Laura Bourgeois

Nationalité des auteurs: Anglaise

Éditions Pocket (3 octobre 2024)

432 pages

ISBN-10:2385292610

ISBN-13:978-2385292614

Genre: Policier

Lu le: 30 Novembre 2024

Ma note: 15/20 




Résumé/4ème de couverture:


Le 1er décembre, Edie O’Sullivan, octogénaire acariâtre et solitaire, trouve sur le pas de sa porte un mystérieux colis. En le déballant, elle découvre une boîte de puzzle qu’elle s’empresse d’assembler. Des carreaux noirs et blancs éclaboussés de sang, un cadavre... ce n’est autre qu’une scène de crime ! Un message menaçant accompagne le colis : quatre personnes mourront à minuit, la veille de Noël, si Edie ne parvient pas à rassembler tous les indices pour arrêter l’assassin.


Avec l’aide de son neveu, l’inspecteur Sean Brand-O’Sullivan, Edie se lance alors dans une enquête effrénée. Mais quand un homme est retrouvé mort, une pièce de puzzle à la main, la vieille dame comprend que ce jeu de piste lui est destiné et qu’elle seule peut venir à bout de ce casse-tête meurtrier.


Un cosy mystery décalé qui met en scène une enquête rocambolesque à l’approche de Noël !


Mon avis:

        J'aime beaucoup les romans d'Alexandra Benedict, que je suis depuis son premier livre, qui mélange le policier avec le côté cosy mystery et le livre de Noël, d'autant plus que pour des histoires policières, on retrouve toujours beaucoup de meurtres et de cadavres. "Les quatre petits meurtres de Noël" est le troisième livre de l'autrice mais c'est celui que j'aurais le moins aimé. Si déjà le résumé de 4ème de couverture dévoile trop de choses, tout en annonçant des choses fausses, j'ai eu du mal à me projeter dans certaines représentations liées aux pièces de puzzle. Mais l'enquête est vraiment prenante et j'ai aimé suivre le personnage d'Edie, qui est très atypique et qui est le genre que l'on adore détester. Le livre en lui-même est toujours très bien conçu puisque des petits jeux au fil de la lecture sont à effectuer. Je ne sais pas si cela est en lien avec la traduction et avec les petits jeux, mais le style du livre est parfois ardu et poussif. Une bonne lecture qui nous entraîne dans un bon jeu de pistes macabre.

Merci aux éditions Charleston pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

        Pour ce troisième livre, l'autrice ne nous entraîne pas cette fois-ci dans un huis-clos. Néanmoins, on retrouve les éléments clés de ses romans précédents : la période de Noël, des meurtres assez sanglants qui s'enchaînent, une enquête à résoudre, un jeun de piste macabre et bien  sûr des énigmes et des anagrammes à résoudre en plus de tous les mystères de l'intrigue. J'ai beaucoup aimé le personnage principal de cette histoire, qui est originale. Edie est une mamie octogénaire qui pourrait accumuler certains clichés avec le fait d'être acariâtre envers tout le monde ou presque, de ne tolérer que sa meilleure amie mais qu'elle n'hésite pas à critiquer comme n'importe qui d'autre de manière franche et honnête, et de se mêler de ce qui ne la regarde pas au point d'être trop intrusive dans la vie de son neveu qu'elle veut protéger à tout prix. Néanmoins, elle se trouve être originale par bien des aspects et cette originalité assumée, sa franchise, sa détermination et son évolution font en sorte de la rendre finalement adorable et réaliste malgré ses défauts.

        L'intrigue est une nouvelle fois bien ficelée. On retrouve plusieurs meurtres, on se place parfois dans la peau de l'assassin et l'on a une enquête effectuée par une amatrice à côté de l'enquête officielle. Autant d'éléments qui pourrait faire de ce livre un vrai thriller. J'ai parfois été perdu entre l'enquête menée par Edie et celle menée par son neveu, d'autant plus quand on sait qu'Edie va se mettre en danger inutilement et qu'elle met des bâtons dans les roues de Sean. De plus, je n'ai jamais réussi à imaginer et bien comprendre tout les tenants et aboutissants liés aux éléments des puzzles. Dans ces moments, j'ai trouvé le style du texte maladroit, pas très clair et poussif. Je ne sais pas si cela vient purement de la plume de l'autrice, de la traduction, ou de l'association de cette dernière avec les énigmes et les anagrammes du livre qui se mêlent à l'histoire. Néanmoins, l'intrigue reste très convaincante et fait passer un très bon moment policier puisque la tension monte progressivement jusqu'à un final surprenant. 

En bref:

        Pour ce troisième livre de Alexandra Benedict qui mêle parfaitement le roman de Noël avec le roman policier peuplé de meurtres à la chaîne, l'autrice ne nous entraîne pas dans un huis clos mais toujours dans un véritable jeu de piste macabre. J'ai beaucoup aimé le personnage d'Edie, qui est très atypique et qui est le genre que l'on adore détester. Son originalité assumée, sa franchise, sa détermination et son évolution font en sorte de la rendre finalement adorable et réaliste malgré ses défauts. Dommage que je n'ai pas réussi à imaginer et bien comprendre tout les tenants et aboutissants liés aux éléments des puzzles car j'ai trouvé le style du texte parfois maladroit, pas très clair et poussif, peut-être du au fait d'accorder la traduction avec les énigmes et les anagrammes qui truffent le récit. Néanmoins, l'intrigue reste très convaincante car elle est bien ficelée avec des meurtres à répétition, des mystères, des suspects et des hypothèses. On passe un bon moment policier puisque la tension monte progressivement jusqu'à un final surprenant.