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lundi 12 juillet 2021

Les sœurs Grémillet, tome 2: les amours de Cassiopée





Scénario: Giovanni Di Gregorio

Illustrations: Alessandro Barbucci

Nationalité des auteurs: Italienne

Editions Dupuis (11 Juin 2021)

72 pages

ISBN-13:‎ 979-1034753383

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 20 Juin 2021

Ma note: 16/20

 



Résumé/4ème de couverture:

Haut les cœurs! Comme tous les étés, les sœurs Grémillet vont passer les vacances à la campagne chez leur grand-mère, sauf que cette année Cassiopée, la cadette, a le cœur brisé: Ulysse, son amoureux, est resté en ville. Elle ne peut même pas confier sa peine à ses sœurs qui ne comprendraient pas. Mais à leur arrivée dans le village, un autre prétendant l'attend: le bel Olivier. Il leur apprend qu’un mystérieux fantôme sonne les cloches de l'ancienne église pendant la nuit.  

Mon avis:

            Le tome 1 des soeurs Grémillet nous embarquait dans une histoire de famille avec de jolies touches de fantastique, rendue plus sublime avec les magnifiques illustrations et colorisations. Si le premier tome se focalisait sur l'ainée des soeurs, Sarah, ce tome 2 s'intéresse logiquement à la soeur cadette, Cassiopée. Cette dernière est surement celle qui a le moins attirée mon attention. C'est en effet, la soeur assez discrète, fleur bleue et la tête dans les nuages. Elle est portée par les histoires d'amour et le romantisme et a un côté très girly. Donc face à l'intrépide Sarah et la pétillante Lucille, Cassiopée n'est pas celle qui m'intéressait le plus. Et le récit de ce deuxième tome nous entraine effectivement sur des tournures assez superficielles puisque l'on nous parle de premiers amours, de triangle amoureux et de coeurs brisés. Si ces sujets restent attendus et peu profonds du point de vue d'une enfant comme Cassiopée quand on est adulte, si l'on replace cette bande-dessinée pour le public visé, cette histoire doit bien sûr résonner et être intéressante pour les pré-adolescentes. Heureusement, le côté romantique de l'histoire de Cassiopée  n'en reste pas là, puisque le récit garde les caractéristiques de la série. Il illustre en effet les relations complexes et complices des soeurs et bien sûr l'histoire familial avec les secrets de famille. Cette fois-ci c'est au travers de leur grand-mère que les soeurs Grémillet vont lever certains voiles concernant leur aïeules et leur passé familial. Entre souvenirs et légendes locales, la magie opère: c'est tendre et touchant. J'ai été un peu plus déçue concernant cette petite touche de fantastique que l'on retrouvait dans le premier tome et qui fait la caractéristique de cette série, car je ne l'ai pas vraiment retrouvé dans ce second opus. 

Autour du livre:

Tome 1: le rêve de Sarah (<-- chronique à retrouver ici)

dimanche 11 juillet 2021

N.E.O., tome 2 : les deux châteaux (Michel Bussi)





Nationalité de l’auteur:
Française

Editions PKJ (3 Juin 2021)

600 pages

ISBN-10: ‎2266313967

ISBN-13:‎ 978-2266313964

Genre: Jeunesse

Lu le: 15 Juin 2021

Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

Le clan du château et le clan du tipi sont réconciliés ! Grâce à l’alliance de tous, les frontières de la ville et de ses environs peuvent enfin être repoussées : le monde s’ouvre désormais à eux.

Mais au-delà des grandes découvertes, des amitiés et des amours naissantes, et derrière une cohabitation en apparence sereine, Alixe, Zyzo et leurs amis devront percer de nouveaux mystères. Comment les enfants ont-ils pu survivre juste après le passage du nuage ? Quelles sont les origines des deux clans ? Qui était vraiment Marie-Lune ?

Mordélia, chassée de la ville, a conservé un objet secret qui contient peut-être des réponses à toutes ces questions. Or, habitée par une féroce volonté de survivre, elle compte bien prendre sa revanche…

Mon avis:

                Il y a un an je découvrais la saga jeunesse de Michel Bussi, N.E.O avec le premier tome et ce fut une super chouette lecture, à tel point que j'avais encore bien tout en tête, que ce soit les très nombreux personnages, l'intrigue, les enjeux et le final. J'étais donc impatiente de découvrir la suite de ces aventures. Et pour ce deuxième tome, ce fut une nouvelle fois une très chouette lecture. L'intrigue continue de bien avancer avec toujours plein d'actions et pour satisfaire le lecteur, certaines petites questions trouvent déjà leur réponses. Il y a donc suffisamment d'éléments nous mettre sous la dent pour que l'intérêt pour cette saga perdure encore longtemps!

Merci infiniment aux éditions PKJ pour l'envoi de cette suite!

Points de vue/Critiques:

                Je ne sais pas trop pour où commencer pour parler de ce livre entre les personnages, l'intrigue, l'action, les aventures... Commençons par les personnages, que l'on avait évidemment découvert lors du premier tome et qui étaient très très nombreux et répartis dans deux clans. Dans ce deuxième tome, on ressent un peu moins ce presque trop plein de personnages. En effet, le fait que les deux clans soit réconciliés et qu'il y en ait un seul dans les faits facilite déjà les choses. Ensuite, l'histoire se concentre sur une cercle assez restreint de personnages principaux. Les autres mentionnés ne sont que secondaires ce qui permet de vraiment mieux se concentrer sur les personnages que l'on suit majoritairement dans ce second tome. De plus, si Alixe et Zyzo étaient vraiment les deux personnages principaux dans le premier tome, ils partagent clairement le haut de l'affiche avec certains de leurs petits camarades dans cette suite. Cela permet d'avoir un petit changement de focus et de développer davantage certains de leurs amis proches.

             Depuis la réunification des deux clans en un seul, on se doute qu'au niveau de l'intrigue cela ne soit pas aussi simple et que des enjeux politiques et sociétaux prendront part dans le récit. Si on ne retrouve pas vraiment de complexité réelle, c'est surtout auprès des personnages que l'on ressent une sorte de tension politique. En effet, entre les actions et les pensées de certains, on n'arrive plus à les cerner et les catégoriser avec netteté. Sont-ils réellement gentils et en accord avec ce qu'ils déclarent ou sont-ils des manipulateurs et des cachotiers. Je dois avouer que cette complexité et étrangeté dans la personnalité de quelques personnages est très bien construite et créer un vrai suspense. Et entre les alliances insoupçonnées, les destinées et les révélations, il y a vraiment de quoi se mettre sous la dent pour chacun d'entre et promettent de jolies choses pour la suite. 

            Car encore une fois, les actions et l'aventure sont de mises dans le récit. Cela créer une histoire vraiment dynamique et qui avance vraiment. Ainsi, on ne retrouve pas de tomes, de passages ou de chapitres de transition qui ferait trainer en longueur l'histoire et créer une sorte de (mauvais) suspense. Ici, l'auteur fait en sorte de vraiment faire avancer les choses, dans son histoires mais aussi dans les nombreuses questions et interrogations qui ont été soulevées dés le début de la saga. Ainsi, on trouve la réponse à certaines petites choses même si cela amène à d'autres questions, mais c'est assez satisfaisant de lever d'ors et déjà quelques voiles. De plus, si parfois on semble aller sur des sentiers déjà empruntés et que l'on pourrait deviner ce que se passera, Michel Bussi réussit à ne pas tomber dans les travers du déjà-vu. Il arrive à nous surprendre très rapidement et il nous déroute régulièrement au cours de l'histoire. 

En bref:

            Le deuxième tome de la saga jeunesse de Michel Bussi est à la hauteur du premier tome et continue donc à nous régaler dans une histoire pleine d'actions et d'aventures. Si tous les personnages sont maintenant réunis en une seule tribu, la simplicité et la paix ne sont pas forcément de mise, inaugurant ainsi des enjeux politiques et sociétaux qui prendront part dans le récit. De plus, cette réunification permet de réduire le nombre de personnages que l'on suit, notamment les principaux, personnages qui étaient très nombreux dans le premier tome. Certains d'entre eux se révèlent très complexes et l'on s'interroge beaucoup, donnant lieu à un beau suspense pour la suite de leurs aventures. Par ses nombreuses actions, l'histoire est vraiment dynamique et avance bien dans son intrigue étant donné que l'auteur répond à quelques questions qui ont été soulevées dés le début de la saga. De plus, Michel Bussi réussit à nous surprendre et à de pas tomber dans les travers du déjà-vu. Une très chouette lecture encore pour ce second tome dont on a encore hâte de connaître la suite! 

Autour du livre:

Tome 1 : La chute du soleil de fer (<-- chronique à retrouver ici

jeudi 8 juillet 2021

Bilan de Juin 2021

Bilan de JUIN: 9 romans (4 253 pages) + 7 BD + 1 Manga


Romans:


Une histoire de chevaux et d’hommes

Ce que murmure le vent de Amy Harmon

Le crocus jaune de Laila Ibrahim

La forêt des disparus de Olivier Bal

Un souffle sur la main de Bruno Combes


Sagas:


9, tome 1 : c’est arrivé la nuit de Marc Lévy

La trilogie du mal, intégrale, tome 1 : l’âme du mal de Maxime Chattam

N.E.O., tome 2 : les deux châteaux de Michel Bussi

Les sept sœurs, tome 7 : la sœur disparue de Lucinda Riley

Bandes dessinées:


Les artilleuses, tome 1 : le vol de la Sigillaire

Lulu et Nelson, tome 2 : le royaume des lions

Les sœurs Grémillet, tome 2 : les amours de Cassiopée

Enola & les animaux extraordinaires, tome 6 : le griffon qui avait une araignée au plafond

Princesse Sara, tome 13 : l’université volante

La rose écarlate, tome 16 : il me fait confiance

La rose écarlate, tome 17 : il est toujours là


Mangas:


Créatures fantastiques, tome 5



Challenges:


Challenge des 12 thèmes : 5/12

Challenge Voix d’autrices 2021 : 25/40

Challenge 120 mots pour 120 livres : 35/120

Défi Lecture 2021 : 57/100


mercredi 7 juillet 2021

Le crocus jaune (Laila Ibrahim)




Titre original:
 
Yellow Crocus

Traduction: Marie-José Thériault

Nationalité de l’auteur: Américaine

Editions Pocket (15 Avril 2021)

numéro 18163

300 pages

ISBN-10: 2266315439

ISBN-13: 978-2266315432

Genre: Historique

Lu le: 11 Juin 2021

Ma note: 16/20

 

Résumé/4ème de couverture:

À sa naissance, Lisbeth est confiée à Mattie, une esclave, qui se voit contrainte de se séparer de son propre bébé pour devenir la nourrice de l'enfant.

Au fur et à mesure que le temps passe, découvrant le monde qui les entoure, Lisbeth comprend de moins en moins l'attitude froide et distante de sa mère biologique, et celle, hautaine, de son père, sûr de ses privilèges. En grandissant, elle va développer avec Mattie une relation très intense qui va influencer toute leur vie. Mais le désir de liberté et de dignité qui les fait vivre et les unit ne sera pas sans conséquences....

Mon avis:

            "Le crocus jaune" est le genre de livre que j'ai vu quelque fois passé et qui a de plus en plus titillé ma curiosité au point de la satisfaire et de craquer lors de sa sortie poche. La thématique de cette histoire est très intéressant puisque l'on aborde l'esclavagisme dans les fermes coloniales des Etats-Unis au 19ème siècle, mais pour parler d'une histoire d'amour et d'amitié forte. Une jolie histoire touchante dans laquelle les liens sont plus forts que la couleur de peau. 

Points de vue/Critiques:

                Le récit nous place dans un contexte historique fort et marquant: celui de l'esclavagisme aux Etats-Unis au 19ème siècle. L'histoire se déroule donc dans une ferme coloniale où les patrons blancs achète, troque et exploite leurs "biens" noirs. On va ainsi découvrir les mœurs de l'époque, les codes de la vie de propriétaires de fermes et d'esclaves, les conditions de vie des noirs et la cruauté et le trafic de certains régisseurs. Néanmoins, ce portrait d'une époque et d'une société n'est que la toile de fond de l'histoire et n'est pas le sujet principal.

                           En effet, à travers le personnage de Mattie, on va assister à une touchante histoire d'amitié et d'amour filial qui va au-delà des mœurs et des codes de l'époque. On découvre ainsi une jeune femme noire travaillant dans les champs et qui vient d'avoir un petit garçon, obligée de tout abandonner et de tout laisser derrière elle afin de venir vivre dans la maison de ses maîtres pour y être la nourrice de leur enfant, Lisbeth. La voir être obligée de laisser son fils sans savoir quand elle pourra le revoir afin de s'occuper intégralement d'une enfant qui n'est pas la sienne est déchirant. Son aversion du début pour la petite Lisbeth est d'ailleurs somme toute légitime et compréhensible, malgré la bonté et la gentillesse de Mattie. Mais face à l'indifférence (voire dégoût) de la mère de Lisbeth et face à l'esprit vif, doux et frondeur de la petite fille, un lien très fort va se créer entre Mattie et Lisbeth. On assite au fil des pages à la création de ce lien très émouvant et qui sera d'autant plus (trop) fort que Lisbeth considère Mattie comme une vraie figure maternelle, une relation qui dérangera... Et la réciprocité a lieu puisque Mattie élèvera Lisbeth en lui racontant des anecdotes sur sa vie passée, sur son histoire et sa famille, confrontant ainsi la petite fille durant toute son enfance aux différences de leurs milieux. Lisbeth sera ainsi régulièrement amenée à réfléchir et à se questionner sur les obligations liée à son époque et à son statut social face à ses convictions personnelles qu'elles a pu développé sous l'éducation de Mattie. Lisbeth représente donc un filet d'espoir pour Mattie et pour l'avenir de la condition des esclaves noirs. 

                            Lisbeth et Mattie forment un duo très attachant et au fil des pages, leur relation devient de plus en plus belle et solide. Les espoirs, les attentes et l'intelligence de chacune vont faire en sorte qu'elles s'apportent mutuellement afin de faire naître quelque chose de significatif pour l'avenir. Et si en grandissant on se doute que Lisbeth aura de moins en moins besoin de sa nourrice, même parvenue à l'âge adulte, ce lien fort et unique qu'elles ont tissé reste tendu. On s'approche ainsi de plus en plus vers quelque chose de touchant et d'émouvant. 

En bref:

                    Si l'esclavagisme dans les fermes coloniales aux Etats-Unis à la fin du 19ème siècle est le sujet en toile de fond, ce récit est avant tout l'histoire d'un lien très fort d'amitié et d'amour filial qui va au-delà de la couleur de peau et des codes sociétaux de l'époque. Lisbeth et Mattie sont deux personnages féminins forts qui dénotent pour leur époque et la relation que la nourrice et la petite fille vont tisser au fil des pages va illuminer l'avenir et être porteuse d'espoir pour la conditions des noirs. Si elles ont créer ce lien indéfectible depuis la petites enfance de Lisbeth, leur destinée et les années vont les séparer à jamais de part leur classe sociale et leur couleur de peau. Une très belle histoire qui devient de plus en plus touchante et émouvante. 

mardi 6 juillet 2021

Ce que murmure le vent (Amy Harmon)





Titre original:
 What the wind knows

Traduction: Laurent Bury 

Nationalité de l’auteur: Américaine

Editions France Loisirs

386 pages

ISBN-13: 9782298171969

Genre: Romance

Lu le: 9 Juin 2021

Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Aujourd’hui romancière à succès, Anne a grandi avec les souvenirs d’Irlande de son grand-père Eoin. Alors que celui-lui a toujours refusé de l’y emmener, il lui fait promettre de répandre ses cendres sur le lac de Lough Gill. Émue de découvrir la terre de ses ancêtres, Anne est aussi intriguée par les photos de famille qu’Eoin lui a dévoilées peu avant sa mort. Pourquoi a-t-il attendu si longtemps pour lui montrer Annie, cette arrière-grand-mère avec laquelle elle partage une ressemblance troublante ?

Sur le lac, tout se précipite : entourée soudain par la brume, Anne se retrouve à l’eau. À son réveil, la situation est aussi folle qu’évidente : elle a été projetée en 1921, et ce petit garçon persuadé qu’elle est sa mère n’est autre qu’Eoin. Recueillie par Thomas Smith, le médecin qui élève ce dernier, Anne découvre un pays déchiré par la Guerre d’indépendance, au plus près du danger, mais aussi de l’amour… Retrouvera-t-elle un jour la vie qui était la sienne ?

Mon avis:

                Le seul livre de Amy Harmon que j'avais pu lire il y a un petit moment déjà, c'était "Nos faces cachées" qui ne fait pas du tout parti de mon genre de prédilection et pour lequel j'avais été très agréablement surprise et qui m'avait valu un petit coup de cœur. J'étais donc ravie et impatiente de découvrir le nouveau titre de l'autrice en exclusivité grâce à France Loisirs, d'autant plus que le résumé nous promet de nous emmener dans une histoire d'amour dans laquelle se mêle quelques étrangetés fantastiques et bien mystérieuses. Le mélange des genres est très bien maitrisé de la part de l'autrice qui nous entraine dans une très belle histoire d'amour qui s'affranchit des barrières du temps.

Merci beaucoup France Loisirs pour l'exclusivité et l'envoi de cette box romance contenant ce livre!

Points de vue/Critiques:

            "Ce que murmure le vent" nous entraine clairement dans une histoire d'amour, mais qui ne sera pas tout à fait classique. En effet, notre héroïne Anne va remonter le temps par un étrange phénomène qui va l'amener à découvrir son grand-père durant son enfance alors qu'il vient de décéder. Cette romance va donc ainsi clairement avoir des connotations de fantastique et d'historique. Et le mélange des genres est très bien maîtrisé par l'autrice puisque chacun est savamment dosé pour que l'on ne soit pas perdu et que l'on ne soit pas trop en dehors d'un certain réalisme. Il faut aussi dire qu'il se dégage une grande douceur et un charme certain dans ce récit puisque l'autrice va mettre en avant les émotions de ses personnages et les paysages rencontrés. On découvre ainsi une Irlande rurale avec des paysages magnifiques avec la verdure, les grandes plaines et la brume récurrente. On sentirait presque les odeurs et le vent souffler jusqu'à nous. De plus, la dimension historique est très importante dans ce récit. La Guerre d'Indépendance Irlandaise est véritablement un personnage part entière, et n'ayant que peu de connaissances sur ce sujet, il est vrai qu'il était parfois difficile de suivre et de comprendre tous les tenants et aboutissants de ce conflit. La dimension fantastique de l'histoire est très bien dosée par l'autrice car elle apporte la petite touche indéniable au récit qui n'existerait pas sans cette bizarrerie magique mais elle ne va pas pour autant nous amener sur des chemins trop tortueux et incompréhensibles.

                Mais c'est avant tout la romance qui est majoritaire dans cette histoire avec Anne et Thomas. Anne est un personnage très réfléchi qui a la tête sur les épaules et est loin de l'héroïne de romance candide. Avec cet étrange phénomène qui la touche, elle va être conscience de son caractère éphémère mais va en même temps profiter de la chance qui lui est donner, tout est faisant en sorte de s'intégrer à l'époque et de ne pas changer le cours de l'Histoire dans la mesure du possible. Thomas est dés le début très touchant dans sa manière d'essayer de prendre de la distance vis-à-vis de Anne, contrasté nettement avec sa gentillesse que l'on devine aisément. C'est un personnage fascinant et altruiste dans sa dévotion pour la libération de l'Irlande. Leur duo est constamment dans la discrétion, dans la retenue et dans la timidité, du tout début de leur relation jusqu'au dénouement. Ils sont vraiment touchant et incarnent parfaitement ce qu'est une jolie romance, non ornementée de fioritures et de choses fleur bleue.

En bref:

         "Ce que murmure le vent" nous promet de nous emmener dans une histoire d'amour dans laquelle se mêle quelques étrangetés fantastiques et bien mystérieuses. Et le mélange des genres est très bien maitrisé de la part de l'autrice puisqu'elle nous entraine dans une très belle histoire d'amour qui s'affranchit des barrières du temps. La dimension historique avec la Guerre d'Indépendance Irlandaise est très importante dans ce récit et avec le travail très pointu apporté par Amy Harmon, c'est aussi un véritable puits d'information. La dimension fantastique est elle plus minoritaire même si c'est tout le récit qui repose dessus mais cela amène une touche indéniable, caractéristique et nous évite de prendre des chemins trop tortueux. Portée par des personnages matures et réfléchis qui construisent une relation toute en discrétion et dans la retenue, la romance est aussi jolie que les magnifiques paysages brumeux et verdoyants de l'Irlande.

Autour du livre:

 De la même autrice:
° Nos faces cachées (--> chronique à retrouver ici)

lundi 5 juillet 2021

Les chroniques de San Francisco


TOME 1

Scénario: Isabelle Bauthian d’après l’oeuvre de Armistead Maupin

Illustrations: Sandrine Revel

Nationalité des auteurs: Française

Editions Steinkis (5 Novembre 2020)

122 pages

ISBN-10: 2368463593

ISBN-13:‎ 978-2368463598

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 4 Juillet 2021

Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

        Mary Ann Singleton débarque dans la baie après avoir coupé le cordon ombilical et quitté son Ohio natal. Elle trouve refuge dans une pension familiale au 28 Barbary Lane. La propriétaire, Madame Madrigal est, disons, pittoresque mais materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en ont tous bien besoin, car " s'il ne pleut jamais en Californie, les larmes en revanche peuvent y couler à flots ". Mary Ann va devoir s'adapter à cette nouvelle vie, Mona vient de perdre son emploi, Michael cherche l'homme de sa vie..  

Mon avis:

            Ayant lu toute la série à travers les romans de Armistead Maupin, j'étais ravie de voir son adaptation en bande-dessinée et j'avais hâte de m'y plonger. Je dois avouer que je ne suis pas fan du type d'illustrations, tout en rondeur et avec peu de détails. En revanche, avec des traits tout en rondeur et associés aux couleurs pastels, cela se fond parfaitement au cadre des années 70. De plus, c'est toujours plaisant de pouvoir mettre une image sur des personnages que l'on d'était imaginer et je pense que l'on retrouve une assez bonne fidélité dans les descriptions physiques de chacun. Cette fidélité est aussi de mise concernant le scénario que l'on peut lire dans le tome 1 du roman. Même si ma lecture remonte à plusieurs années, il me semble que l'adaptation reflète tout ce que l'on peut retrouver dans le livre, y compris en terme de rythme, de découpage et de structure du récit. On passe ainsi très rapidement de personnage en personnage ou d'une scène à une autre, mais pour quelqu'un qui n'aurait pas lu le roman, il est probable que cette personne ait du mal à raccrocher les wagons et à suivre cette histoire qui pourrait sembler décousue, une histoire pas continue qui fait sens. 

Blanc autour




Scénario:
Wilfrid Lupano

Illustrations: Stéphane Fert

Nationalité des auteurs: Française

Editions Dargaud (15 Janvier 2021)

144 pages

ISBN-10: 2505082464

ISBN-13:‎ 978-2505082460

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 3 Juillet 2021

Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

1832, Canterbury. Dans cette petite ville du Connecticut, l'institutrice Prudence Crandall s'occupe d'une école pour filles. Un jour, elle accueille dans sa classe une jeune noire, Sarah. La population blanche locale voit immédiatement cette « exception » comme une menace. Même si l'esclavage n'est plus pratiqué dans la plupart des États du Nord, l'Amérique blanche reste hantée par le spectre de Nat Turner : un an plus tôt, en Virginie, cet esclave noir qui savait lire et écrire a pris la tête d'une révolte sanglante. Pour les habitants de Canterbury, instruction rime désormais avec insurrection. Ils menacent de retirer leurs filles de l'école si la jeune Sarah reste admise. Prudence Crandall les prend au mot et l'école devient la première école pour jeunes filles noires des États-Unis, trente ans avant l'abolition de l'esclavage.

Mon avis:

            J'avais très hâte de découvrir cette bande-dessinée que je voyais régulièrement et qui revient sur une histoire inspirée de faits réels. L'histoire se déroule durant la ségrégation aux Etats-Unis du 19ème siècle et sur quelque chose de très précis: sur le droit d'instruction des jeunes filles noires, qui cumulent les interdictions en vigueur, étant nées filles et de couleur noire... Car en cette période où nombre de droits sont bafoués, leur acquisition se fait dans une lutte de chaque instant dans le sang et les larmes et cette histoire l'illustre parfaitement. Prudence Crandall est une institutrice qui pense que l'école est le meilleur chemin des femmes vers l'émancipation. Alors, quand en plus, elle souhaite ouvrir une école uniquement pour les jeunes filles noires, cela n'est pas du tout au goût de la ville de Canterbury qui ne sont pas encore prêts à évoluer. C'est pour eux une idée totalement saugrenue, impensable voire condamnable. Il est donc effarent de voir à quel point de telles personnes sont capables de faire pour effrayer l'institutrice et ses élèves. Cela fait froid dans le dos de voir autant de méchanceté gratuite, car la brutalité de ces actions n'est en rien minimisée. 

        Avec un sujet aussi difficile à suivre, j'ai été agréablement surprise de constater que niveau scénario, il y avait une fluidité incroyable. Wilfrid Lupano choisit ainsi minutieusement ses mots, afin d'avoir quelque chose de pas excessivement fourni au niveau du texte mais en ayant toujours quelque chose de parfaitement compréhensible. Une parcimonie de mots employée mais d'une efficacité et d'une fluidité remarquable. Il y a également un renfort narratif avec des illustrations parfois silencieuses. 

        Au niveau des personnages, et plus particulièrement des jeunes femmes entrant dans l'école de Prudence Crandall, on peut remarquer une très grande diversité, que se soit dans leur caractère ou dans leur physique. On trouvera ainsi des jeunes filles grandes ou petites, minces ou rondes, ou encore des croyantes ou non croyantes, des jeunes filles venant d'un milieu aisé ou plus pauvre. 

Lulu et Nelson

LULU ET NELSON, TOME 1: CAP SUR L’AFRIQUE

Scénario: Jean-Marie Omont et Charlotte Girard
Illustrations: Aurélie Neyret
Nationalité des auteurs: Française
Editions Soleil Productions (27 Novembre 2019)
Collection Métamorphose
64 pages
ISBN-10: 2302078969
ISBN-13: 978-2302078963
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 23 Février 2020
Ma note: 16/20


Résumé/4ème de couverture :

En 1964 à Naples, Lucia vit avec son père Roberto et son lion Cyrus dans une troupe de cirque. Après un terrible incendie, elle fugue et embarque pour l'Afrique du Sud. Son père la rattrape de justesse et c'est ensemble qu'ils découvrent un pays inégalitaire. Roberto se fait arrêter en prenant la défense de Nelson, un jeune garçon noir. Ce dernier et Lucia sont désormais unis dans un même combat.

Mon avis:

            Un titre portant mon surnom, une histoire au sujet de l’Afrique et des animaux et le retour d’Aurélie Neyret après « Les carnets de Cerise » dont j’adore le style, ce sont autant d’arguments qui font que je ne pouvais pas passer à côté de la découverte de cette nouvelle série de bande-dessinée et un petit concours sur Instagram grâce à Babelio et me voilà en sa possession! 

Toujours avec de magnifiques illustrations, l’histoire porte sur l’aventure, les grands espaces mais également sur l’amitié au-delà des frontières et de la ségrégation. La première moitié de l’histoire est vraiment introductive… pour un tome introductif, très voire trop introductif. En effet, il faut déjà attendre plus de la moitié de l’album pour que l’histoire prenne véritablement son essor, au moment du débarquement sur le continent noir. Et lorsque nous commençons véritablement à entrer dans le vif de l’histoire, la fin de l’album arrive très, et même beaucoup trop, rapidement! On ressort de cette lecture avec le sentiment d’avoir eu l’herbe coupée sous le pied, tant nous sommes immergée dans ce très joli périple aux côtés de ces deux gamins attachants et intrépides. 


LULU ET NELSON, TOME 2: LE ROYAUME DES LIONS

Scénario: Jean-Marie Omont et Charlotte Girard
Illustrations: Aurélie Neyret
Nationalité des auteurs: Française
Editions Soleil Productions (9 Décembre 2020)
Collection Métamorphose
64 pages
ISBN-10: 2302078969
ISBN-13: 978-2302078963
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 27 Juin 2021
Ma note: 17/20


Résumé/4ème de couverture :

À leur arrivée en Afrique du sud, Lulu et son père ont été malmenés : ce dernier s’est fait arrêter pour avoir tenté de défendre un jeune garçon noir, Nelson. Dans l’attente de sa libération et grâce à l’aide de ce nouvel ami, Lulu a trouvé refuge dans la ferme de Mary, une femme militante. Lulu et Nelson sont désormais sur les traces des lions du bush, sans se douter du danger qui les guette...

Mon avis:

           Quel plaisir de retrouver Lulu et Nelson sur les terres africaines! Les illustrations avec ses superbes couleurs qui rendent hommage aux grandes plaines sont tellement magnifiques! C'est un vrai ravissement pour les yeux et elles pourraient même presque prendre le pas sur l'histoire! 
        Les sujets abordés sont assez variés et nombreux. On passe donc ainsi rapidement sur chacune des thématiques: pour ce qui est des hommes, il va être question de l'Apartheid avec Nelson Mandela, de l'entraide africaine clivée par les mensonges et les trahisons et bien sûr, il va aussi être question d'animaux avec leur vie sauvage et leur préservation. 
     Lulu et Nelson sont à part égales les protagonistes de cette histoire et s'équilibre parfaitement. Si Nelson incarne le calme, la gentillesse et la sérénité, Lulu est elle parfois plus agaçante et naïve, mais elle va très vite apprendre de ses erreurs, notamment quand son réflexe de vouloir capturer et enfermer des animaux resurgit.