Mes derniers avis ROMANS:







Mes derniers avis BD & Mangas

  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

lundi 19 avril 2021

Le tourbillon de la vie (Aurélie Valognes)





Nationalité de l’auteur:
 Française 
Editions Fayard (31 Mars 2021
288 pages
ISBN-10: 2213720576 
ISBN-13: 978-2213720579 
Genre: Contemporain
Lu le: 29 Mars 2021
Ma note: 16/20 



Résumé/4ème de couverture:

Le temps d'un été, Arthur et son petit-fils rattrapent les années perdues. Plus de 60 ans les séparent, mais ensemble ils vont partager les souvenirs de l'un et les rêves de l'autre. Le bonheur serait total si Arthur ne portait pas un lourd secret.  

Mon avis:

            La sortie du nouveau roman de Aurélie Valognes annonce chaque année le printemps en nous offrant toujours une histoire tendre, belle et touchante en plus de sa couverture aux notes printanière. Et cette année "Le tourbillon de la vie" ne déroge pas à ces règles. On assiste presque à un huis-clos entre un petit-fils et son grand-père et où il est question de souvenirs, de temps qui passe et d'amour. Une très jolie lecture remplie d'émotions!

Points de vue/Critiques:

            Les deux tiers nous roman vont nous permettre de rentrer, presque intrusivement, dans l'intimité de la relation que tisse Arthur le grand-père avec Louis son petit-fils. On assiste à une sorte de huit-cos entre ces deux personnages, puisque l'on ne va suivre que ces deux là et c'est ainsi que naît presque ce sentiment d'intrusion et d'effraction du lecteur, comme si l'on avait envie de les suivre mais en restatn discrétement cachés derrière une porte. En effet, entre Arthur et Louis, c'est un véritable amour filial inter-générationnel et inconditionnel. Pour Louis, son grand-père est une inépuisable source d'inspiration et un vrai héros à ses yeux. Passé ses vacances chez son grand-père est synonyme de moments inoubliables pour Louis (et même pour n'importe qui, à l'âge adulte, on repense bien souvent aux vacances chez les grands-parents, des instants marquants durant l'enfance). Ainsi, même si télé, jeux vidéos, ordinateurs ne se trouvent pas chez Arthur pour occuper le quotidien, c'est plutôt partie de pêche, sortie à la plage, entretien du jardin ou encore exercices de théâtre qui ponctuent les journées. Et tout comme Louis, quel plaisir de (re)voir des choses simples de la vie qui permettent de s'occuper au quotidien et de s'enrichir et non pas en restant continuellement derrière un écran sans bouger! Pour Arthur, la présence de son petit-fils est un bon prétexte et un bon moyen pour avoir une motivation et s'exercer dans tous les sens du terme.

        Parmi ces nombreuses activités, grand-père et petit-fils vont se découvrir et s'attacher encore plus l'un à l'autre. Dans leurs yeux juvéniles de l'un, l'expérience et les souvenirs vont briller et pour les yeux plus aguerris, la présence d'une jeunesse permet de raviver les pensées et la flamme du passé. Tout est très touchant dans leur relation car si Arthur ne veut rien montrer de son état à Louis pour ne pas lui faire peur, on se rend compte que le petit garçon n'est pas dupe et qu'il est près à tout faire pour aider son grand-père. Entre les rêves de Louis et les souvenirs d'Arthur, il y a de la nostalgie et de l'innocence qui flottent mais qui se dirigent tous vers le fait que ce sont les petits choses du quotidien qui prennent vie et qui la marquent pour toujours.

Cette lecture pend une saveur encore plus particulière quand on sait quand quelles circontances elle est venue à l'esprit de l'autrice, en cette période difficile pour nos ainé où la solitude peu faire énormément de ravages. 

En bref:

        "Le tourbillon de la vie" c'est une nouvelle histoire tendre et touchante de la part d'Aurélie Valognes. Avec Louis, le petit-fils et Arthur, le grand-père, on assiste presque gêné et intrusivement à ce huis-clos entre ces deux personnages, où il sera question de souvenirs, de temps qui passe et d'amour. Leur relation est la preuve d'un amour filial  inter-générationnel et inconditionnel.  Entre les rêves de Louis et les souvenirs d'Arthur, il y a de la nostalgie et de l'innocence qui flottent mais qui se dirigent tous vers le fait que ce sont les petits choses du quotidien qui prennent vie et qui la marquent pour toujours. Une très jolie lecture très touchante et remplie d'émotions!

jeudi 15 avril 2021

Gagner n'est pas jouer (Harlan Coben)




Titre original:
 
Win 
Traduction: Roxane Azimi  
Nationalité de l’auteur: Américaine 
Editions France Loisirs (18 Mars 2021
395 pages
ISBN-13: 9782298169065 
Genre: Thriller
Lu le: 27 Mars 2021
Ma note: 17/20 



Résumé/4ème de couverture:

La famille Lockwood et ses cadavres dans le placard

Retrouvés près du cadavre d'un activiste recherché par le FBI, une valise à son nom et un tableau de maître volé renvoient Windsor Horne Lockwood III, alias Win, à une vieille affaire familiale de cambriolage avec séquestration...

Jeu de piste à haute intensité, la première enquête solo du partenaire fortuné de Myron Bolitar vaut son pesant de rebondissements et révélations.  

Mon avis:

        Je remercie vivement France Loisirs pour cette première collaboration avec leur exclusivité de proposer 6 mois avant sa sortie nationale, le dernier livre de Harlan Coben, et en plus, envoyé et concocté dans une super box! J'ai pris une nouvelle fois un grand plaisir à suivre cette excellente histoire, fluide et entraînante comme d'habitude je dirais et qui montre que bon nombre de personnes cachent bien leur jeu. Et le plaisir avec cette lecture est décuplée lorsque l'on constate que c'est Win le personnage principal et que l'on va partir sur les traces de son passé familial.

Points de vue/Critiques:

            Win est très certainement le personnage le plus charismatique de la série "Myron Bolitar" alors qu'il n'en est pas le personnage principal. C'est donc un grand plaisir de se plonger entièrement dans une histoire qui lui est consacrée, d'autant plus que sous ses airs de millionnaire qui n'hésite pas à utiliser ses poings sans scrupules, on se demande ce qu'il y a sous cette carapace apparente. Car même s'il peut apparaître comme une simple brute, dès ses premières apparitions, il ne nous apparaît bien plus raisonné et complexe que cela. Et puis son humour fait mouche...! C'est donc avec un grand plaisir et une certaine avidité que l'on a hâte de découvrir cette histoire qui nous promet des révélations sur le personnage, sur son passé et sur sa famille. On retrouve donc Win comme un héros des temps modernes (il se définit lui-même comme Batman), qui maîtrise bon nombre d'arts martiaux, qui aime se battre et surtout rendre justice. Il collectionne les aventures car ne veut en aucun cas s'attacher à une femme, il est loyal en amitié car il pense régulièrement à son ami Myron (j'ai d'ailleurs été spoilée quant à la vie privée de Myron car ce n'est pas très grave) et il fait de son mieux pour appréhender et remplir son rôle de père. Bref, Win est un personnage atypique, terriblement attachant, que l'on idéalise presque et c'est une des raisons pour lesquelles cette histoire part d'ors et déjà gagnante!

            L'intrigue va toucher personnellement Win, puisque une banale affaire de meurtre va rapidement prendre des dimensions plus intimes et la reliée directement à sa famille et son passé. Sans que cela lui plaise vraiment au risque d'ébranler sa confiance envers les membres de sa famille, Win veut aller au bout pour comprendre et mettre des mots et des certitudes sur son passé. Car entre son père, sa cousine et son oncle tout ne semble pas très clair. Comme Harlan Coben sait très bien le faire, l'intrigue est très bien rythmée car les évènements s'enchaînent les uns à la suite des autres. Les différentes petites pointes d'hypothèses sont rapidement réduites à néant pour nous entraîner progressivement vers quelque chose de bien plus compliqué. Les révélations sont donc surprenantes et l'histoire nous montre de façon générale que bon nombre de personnes cachent très bien leur jeu.

En bref:

            Pour ce nouveau livre d'Harlan Coben, on retrouve avec grand plaisir le charismatique Win comme personnage principal. Comme l'histoire prend une dimension personnelle pour lui  en ayant trait à son histoire familiale et son passé, on découvre plein de choses sur Win. Il semble que l'on réussisse à fendiller sa carapace mais malgré cela, il nous paraît toujours aussi mystérieux et inaccessible, bref un vrai héros des temps modernes! Avec beaucoup de rebondissements, l'intrigue est très rythmée et construite une nouvelle fois avec beaucoup de doigté qui nous fait tourner les pages très rapidement, pris en haleine par les péripéties, les hypothèses sans cesse contre-carrées et les découvertes progressives. On se rend compte au final que bon nombre de personnages cachent bien leur jeu, pris dans les ficelles de cette histoire. Quoiqu'il en soit, avec cette lecture, on est pris dans le jeu de Win et cette lecture s'avère littéralement gagnante!

mercredi 14 avril 2021

Sous un grand ciel bleu (Anna McPartlin)



Titre original:
 
Below the Big Blue Sky 
Traduction: Valérie Le Plouhinec 
Nationalité de l’auteur: Irlandaise 
Editions Le Cherche-Midi (29 avril 2021
528 pages
ISBN-10: 274916687X 
ISBN-13: 978-2749166872 
Genre: Contemporain
Lu le: 25 Mars 2021
Ma note: 17/20 



Résumé/4ème de couverture:

Rabbit Hayes est morte, laissant derrière elle une famille brisée par le chagrin. Désespérée, sa mère Molly se questionne sur sa foi tandis que son père Jack s’enferme dans le grenier durant des heures pour se perdre dans ses journaux intimes. Et peut-être son passé.

C’est à Davey, son frère, qu’on confie la garde de Juliet, douze ans, que Rabbit élevait seule. Mais comment aider Juliet à surmonter son chagrin quand lui-même parvient à peine à faire face au sien ?

Il faudra du temps et beaucoup de courage aux Hayes pour réinventer leur vie ensemble. Mais le souvenir radieux de Rabbit et l’amour inconditionnel qui relie chaque membre de cette famille peu conventionnelle sauront leur faire traverser cette épreuve. Il y aura des sourires qui transperceront la tragédie et beaucoup, beaucoup de fantaisie pour que chacun profite pleinement de cette vie, comme Rabbit l’aurait voulu.

Mon avis:

            Découvrir que Anna McPartlin sort un nouveau roman et qu'en plus il s'agit de la suite du merveilleux "les derniers jours de Rabbit Hayes", c'est synonyme d'une double joie. Et malgré le temps et les années écoulées entre les deux parutions, l'autrice a brillamment réussi à garder toute la beauté et les caractéristiques de la famille Hayes pour en faire une nouvelle fois, une histoire belle et envoutante, en partant d'un postulat bien triste. 

Points de vue/Critiques:

            Si l'on suivait les derniers jours de Rabbit Hayes dans le premier livre, c'est sans surprise que l'on va retrouver la famille Hayes pour la suite de leur vie, mais sans la présence de Rabbit... Et entre le premier tome et cette suite, on ne retrouve pas de décalage temporel, il semblerait qu'il y ait même une petite superposition des faits. En effet, "Sous un grand ciel bleu" commence par les tous derniers instants de Rabbit. Puis vient l'après avec tout ce qu'il fait gérer en plus de la douleur, du chagrin et de la perte de l'être aimé, notamment l'organisation des obsèques. Entre le choix de la méthode d'inhumation, le déroulement de la cérémonie avec les lectures et chansons à choisir, le choix du cercueil ou encore le pot donné aux gens venus après la cérémonie, l'autrice montre parfaitement que bon nombre de choix et d'aspect sont à faire et à réfléchir car malheureusement, durant cette douloureuse période de deuil, la vie continue pour ceux qui restent. Ce n'est évidement pas des choses plaisantes à faire pour la famille et à lire pour le lecteur, mais je pense que ce sont autant d'aspects véridiques que Anna McPartlin n'a pas voulu occulté, afin de rester dans la justesse et dans la réalité des faits et des émotions.

        Pour la famille Hayes, on se rend compte que rapidement, rien de va plus pour tout le monde dés la mort de Rabbit. Si durant le premier livre, nous étions en présence d'une famille unie autour de Rabbit, la mort de cette dernière a fait voler en éclat leur unicité. On constate qu'en fait, chacun va s'enfermer dans son chagrin et dans sa manière de gérer son deuil. En comme il y a surement autant de manières que de personnalités, tout part à vau-l'eau et la famille semble se déchirer. Molly, la mère, semble déterminée à aller à l'encontre des volontés de Rabbit et s'enferme dans son entêtement tout en remettant en question sa foi; Jack, le père cherche au contraire une main tendue et c'est vers la foi et ses journaux intimes du passé qu'il essaie de faire face; Davey le frère, qui a la garde de Juliet, la fille de Rabbit, va continuer sa vie de musicien, partir en tournée aux Etats-Unis et se donner au maximum dans son métier au point de ne plus savoir communiquer avec Juliet; Grace, la soeur est la seule qui semble gérer au mieux et qui doit donc porter à bout de bras la famille Hayes en plus de sa propre famille et enfin Marjorie se questionne personnellement beaucoup sur son avenir et sa famille à elle. Chacun d'entre eux est cruellement touchant de vérité et de sensibilité, même si parfois leurs réactions peuvent énerver, choquer ou agacer. Mais c'est ainsi que l'autrice dépeint très bien à quel point la douleur peut se refléter différemment chez chacun. 

            Si l'on retrouve la famille Hayes juste après le décès de Rabbit, on va suivre leur processus de deuil à long terme. En effet, on va les retrouver 1 an, puis 2 ans et enfin 5 ans après la disparition de Rabbit. Et à la façon d'un roman chorale, on va suivre au gré des chapitres chacun des membres de la famille. Au fil du temps et des évènements de la vie, ils vont tous progressivement refaire surface, se souvenir de ce que Rabbit aurait voulu pour eux et ainsi retrouver leur personnalité d'avant et surtout retrouver l'unicité et la beauté de la famille Hayes. Même si la mort reste constamment en toile de fond de cette histoire, Anna McPartlin a la manière pour nous conter une histoire qui ne tire pas sur la tristesse et qui est plutôt emplie d'une douceur enivrante. On se délecte de suivre les aventures de la famille Hayes, comme si l'on en faisait partie.

En bref:

        Si "les derniers jours de Rabbit Hayes" était beau, touchant et enivrant, la suite du récit de la vie de la famille Hayes l'est tout autant, même écrit des années plus tard. En effet, Anna McPartlin a réussi à garder les mêmes ingrédients pour faire de ce nouveau roman chorale, quelque chose d'aussi touchant, pas porté dans le larmoyant et le dramatique et qui nous embarque dans une certain douceur, même si la mort reste toujours en toile de fond. Car cette suite nous fait partir des derniers instants de Rabbit Hayes jusqu'à bien des années plus tard. On va ainsi suivre chacun des membres de la famille Hayes, voir à quel point la disparition de Rabbit à fait voler en éclat la famille et les personnalités de chacun et voir également qu'il existe autant de manières différentes de gérer son deuil et de faire face à la douleur qu'il existe de personnes. Pour cela, l'autrice n'occulte aucune étapes afin de rester dans la justesse et dans la réalité des faits et des émotions. Mais peu à peu, avec le temps, du courage et le souvenir de Rabbit, la famille retrouvera son unicité et sa beauté. 

Autour du livre:

° Tome 1: Les derniers jours de Rabbit Hayes (<-- Chronique à retrouver ici)

mardi 13 avril 2021

Modern Love (Daniel Jones)


Titre original: Moder Love: True Stories of Love, Loss, and Redemption 
Traduction: Carine Chichereau 
Nationalité de l’auteur: Américaine 
Editions Phébus (4 Février 2021
Collection Littérature Etrangère
300 pages
ISBN-10: 2752912315 
ISBN-13: 978-2752912312 
Genre: Nouvelles
Lu le: 23 Mars 2021
Ma note: 15/20 


Résumé/4ème de couverture:

Et si vous aussi vous découvriez MODERN LOVE ? Quel point commun entre l'attente savoureuse d'une jeune femme qui vient d'envoyer un sexto, la surprise d'une femme dont l'époux disparaît pendant qu'elle met le poulet au four, et l'émoi d'un amour de jeunesse retrouvé grâce aux réseaux sociaux ? MODERN LOVE ! Tour à tour cocasses, poignantes, impertinentes ou romantiques, ces histoires dessinent un véritable kaléidoscope de l'amour contemporain. On devient vite addict à ces héros et héroïnes du quotidien témoignant de leur désir et de leur fragilité... Modern Love est le plus beau portrait de l'amour dans tous ses états, au cœur d'un New York enchanté, quelque part entre Love Actually et Woody Allen. 

Créateur et responsable de Modern Love, la rubrique culte du New York Times, Daniel Jones a également collaboré à la production de la série-phénomène qui en a été adaptée.  

Mon avis:

            Ne lisant pas le New York Times tous les quatre matins, je ne connaissais absolument pas cette rubrique ni la série qui a apparement été adaptée. Cet ouvrage regroupe ainsi différentes chroniques qui correspondent à des témoignages de gens très divers à propos de l'amour moderne. Ordonnés en différentes parties qui correspondent aux étapes chronologiques d'une histoire d'amour, ces témoignages offrent une vision très hétéroclite de l'amour contemporain et retrouver de courtes histoires est plaisant. On dénotera tout le même le fait que l'image de l'amour contemporaine est mis en scène ici avec des témoignages qui datent d'il y a 10 à 15 ans...

Points de vue/Critiques:

            Dans ce livre, Daniel Jones regroupe les témoignages d'anonymes qui ont vécu des choses suffisamment marquantes dans leur vie amoureuse pour que ces histoires soient mises en lumière. Elles permettent ainsi de plus ou moins définir ce qu'est l'amour moderne, comment il se met en place, ce qui arrive aux personnes concernées etc... Sans compter que ces témoignages peuvent non seulement permettre de panser quelques blessures pour leurs auteurs, mais elle permettent avant tout de dire que ces situations vécues ne sont finalement pas des scènes inédites et isolées et que bien souvent, il arrive plus ou moins la même chose à tout le monde. Ces visions de l'amour et ces expériences vécues permettent donc d'unifier quelque part ce concept de l'amour moderne, quelque soit sa nationalité, son orientation sexuelle ou son âge.  

            Chacune des expériences retranscrites sont racontées comme des petites histoires, bien structurées qui permettent d'avoir quelque chose de bien plaisant à lire, divertissant et accrocheur. Les témoignages sont tout de même ordonnés selon leurs thématiques faisant quatre grandes parties dans le livre. On retrouve tout d'abord ce qui concerne le soi, l'acceptation de son corps, bref tout ce qui a trait à la personnalité propre. Ensuite, on aborde plutôt la phase de drague et les prémices d'un couple. Puis, on entre dans la vie d'un couple établi pour finir sur la fin d'une histoire d'amour. Les personnes qui témoignent sont des gens du quotidien et permettent véritablement de peindre un vrai kaléidoscope de l'amour, entre histoires drôle, touchantes ou désastreuses. Néanmoins, le point commun de tous ces gens est quand même leur espoir, leur désir et une certaine fragilité. A la fin de chacun des témoignages, l'auteur spécifie quelques lignes afin de nous dire ce qu'est devenu personnellement et professionnellement cette personne et de quand date ses dires. Et c'est ainsi que l'on se rend compte que finalement, ces témoignages censés représenter ce qu'est l'amour contemporain datent d'il y a pas mal d'années maintenant, remontant entre les années 2000 à 2010 pour les plus récents. Je pense que le monde évolue assez vite pour que l'aspect de l'amour évolue également et ne possède sûrement plus les mêmes caractéristiques qu'au début des années 2000... 

En bref:

            A travers différentes petites histoires, Daniel Jones regroupe les témoignages aussi divers et variés de différentes personnes afin d'illustrer et de caractériser au mieux ce que peut être l'amour moderne. Organisés selon les différentes étapes chronologiques d'une histoire d'amour, ces témoignages permettent de mettre en lumière le fait que l'amour est quelque chose d'universel puisque toutes les choses vécues par ces nombreuses personnes ne sont finalement pas inédites ni isolées. C'est donc un vrai kaléidoscope de l'amour contemporain que l'auteur met en scène avec le désir et la fragilité comme points communs. On notera tout de même que ces témoignages datant de 2000 à 2010 environ, ne sont pas si contemporains que cela, ce qui amène à se poser la question si l'amour d'aujourd'hui, dans sa globalité, n'a pas changé et évolué depuis le début des années 2000... 

lundi 12 avril 2021

Les aventures de Pénélope Boeuf



TOME 1: L'AUDACIEUSE EFFRONTEE
 
Nationalité de l’auteur: Française 
Editions Flammarion (17 Mars 2021
192 pages
ISBN-10: 208151608X 
ISBN-13: 978-2264074058 
Genre: Témoignage
Lu le: 20 Mars 2021
Ma note: 16/20 



Résumé/4ème de couverture:

Pénélope Boeuf (ce n'est pas un pseudonyme), c'est cette fille un peu originale, qui n'a pas peur de grand-chose. Elle nous livre avec humour sa vision du monde au travers de courts chapitres qui se dévorent comme les épisodes d'une série télé. Bordélique et un peu trop curieuse, mais aussi énergique et volontaire, Pénélope est une fille de son temps, indépendante, qui sait ce qu'elle veut et surtout ce qu'elle ne veut pas ! Dans ce tome 1, Pénélope nous parle de ses envies, de ses doutes et de ses questionnements avec beaucoup d'autodérision. Ses aventures rocambolesques et drolatiques sont le trait d'union inédit entre Pierre Richard, Bridget Jones et l'héroïne de la série Fleabag.



TOME 2: LA TRAVAILLEUSE ACHARNEE
 
Nationalité de l’auteur: Française 
Editions Flammarion (17 Mars 2021
192 pages
ISBN-10: 2081500965
ISBN-13: 978-2081500969 
Genre: Témoignage
Lu le: 21 Mars 2021
Ma note: 16/20 



Résumé/4ème de couverture:

" Aujourd'hui, je ne travaille plus. Je gagne ma vie. " Pénélope Bœuf (ce n'est toujours pas un pseudonyme), c'est cette fille à qui il arrive des histoires incroyables, mais qui parvient toujours à renverser la situation. Pénélope est une fonceuse. Elle ose tout ce que les autres rêvent de vivre en silence. Dans ce tome 2, Pénélope nous livre avec drôlerie son parcours professionnel chaotique, ses embûches et sa quête infernale... d'elle-même. Ses aventures rocambolesques et drolatiques sont le trait d'union inédit entre Pierre Richard, Bridget Jones et l'héroïne de la série Fleabag.

Mon avis:

        Malgré ses nombreuses casquettes, force est de constater que je ne connaissais pas du tout Pénélope Bœuf, avant d'avoir la surprise de recevoir les deux premiers volumes de ses livres de la part de Flammarion. En feuilletant rapidement ces ouvrages, j'ai été non seulement charmé par la construction de ces livres et je me suis aperçue de se serait de rapides moments de lecture qui sonneront sur le ton de l'humour. Je me suis donc régalée à lire ces deux premiers tomes l'un à la suite de l'autre, dans lesquels j'ai passé un très bon moment, où j'ai pas mal rigolé et dont je salue l'originalité dans la construction et le contenu que peut offrir ces petits livres. 

Points de vue/Critiques:

        Si vous connaissez déjà Pénélope Bœuf à travers ses podcasts ou autre, alors vous êtes certain de retrouver son humour dans ces deux premiers livres. Pour ma part, ce fut une découverte et une belle tranche de rire. Dans le premier tome, on va plutôt découvrir l'autrice en elle-même puisqu'elle va se présenter et nous confier ses questionnements ou ses aspirations. Le deuxième tome est lui davantage axé sur le travail, entre petits boulots et questions et tâtonnements quand au fait de trouver sa voie. Dans tous les cas, par le biais de courts chapitres, Pénélope Bœuf va nous raconter sa vie de façon assez intimiste finalement. En effet, l'autrice s'adresse au lecteur comme si ces petits livres étaient des journaux intimes et qu'elle nous confiait secrètement sa vie. Ce côté intimiste est contre balancé par l'humour omniprésent. Avec des phrases courtes et incisives, je dois avouer que non seulement j'ai adhéré à l'humour de Pénélope Bœuf, mais qu'en plus, j'ai parfois franchement rigolé. C'est le genre d'humour peuplé d'auto-dérision, léger, qui est rafraichissant et qui fait du bien. Exit l'humour lourd et potache, on n'est clairement pas dans ce registre et c'est la raison pour laquelle, ces ouvrages devraient plaire à beaucoup de personnes même si tout le monde n'est pas adepte du même humour. 

        L'autre aspect que j'ai beaucoup apprécié avec ces livres, c'est leurs constructions, qui apporte clairement une touche d'originalité. En effet, on ne retrouve pas seulement des livres façon romans, avec un texte uniquement débité. On retrouve d'ors et déjà des flashcodes, au début du premier tome et à la fin du second tome, qui permettent de tomber sur des petites vidéos concoctées par l'autrice. J'ai beaucoup apprécié ces petites attentions car non seulement elles apportent un véritable petit plus en lien avec ce qui est couché sur le papier mais en plus, elles permettent d'accentuer cette impression de proximité entre autrice et lecteur. Comme un livre est fait d'une page de dédicace, d'un incipit ou encore d'un épilogue et d'une page de remerciements, l'autrice s'amuse aussi avec cette construction et ce schéma. On va également retrouver des pages de "jeux cérébraux" à la fin et enfin, les petites illustrations disséminées tout le long des livres apportent un autre support et elles sont aussi fraîches et pimpantes que le texte. 

En bref:

            Que vous connaissiez ou pas Pénélope Bœuf, je vous recommande vivement ces deux premiers petits livres que j'ai eu plaisir à découvrir en même temps de son autrice. En effet, cette dernière nous raconte sa vie avec fraîcheur et humour, que se soit sur sa personnalité (tome 1) ou sur son travail (tome 2). On retrouve un certain côté intimiste dans la façon de se livrer comme dans des journaux intimes, mais ce coté est contre balancé par un humour omniprésent, léger et peuplé d'auto-dérision, qui parfois fait franchement rigolé et qui peut plaire à un très large public. Et à travers des flashcodes (qui accentuent cette impression de relation privilégiée entre lecteur et autrice), des jeux, des amusement sur la construction d'un livre ou encore des illustrations récurrentes, la construction particulière de ces ouvrages apportent un véritable plus et une touche d'originalité très appréciable. Bref, des petites lectures toutes pimpantes!

jeudi 8 avril 2021

Les trois vies de Suzanna Baker (Philippe Amar)




Nationalité de l’auteur:
 Française 
Editions Mazarine (17 Mars 2021
396 pages
ISBN-10: 2863748653 
ISBN-13: 978-2863748657 
Genre: Contemporain
Lu le: 19 Mars 2021
Ma note: 17/20 




Résumé/4ème de couverture:

Quand Lauren Moore, professeur d’Histoire contemporaine à Boston, reçoit pour son anniversaire un test génétique destiné à établir ses origines généalogiques, elle trouve le cadeau de sa fille Emily très amusant. Ce test est très en vogue parmi ses collègues historiens.

Quelle n’est cependant pas sa surprise quand elle en découvre les résultats, divulguant des origines ignorées de tous jusque-là. Une ascendance qui remet en question toute son existence ainsi que celle de sa fille et balaie d’un coup ce qu’on lui a toujours raconté de ses ancêtres.

Qui peut l’aider à résoudre ce mystère ? Sa mère Suzana, âgée de quatre-vingt-neuf ans et atteinte de la maladie d’Alzheimer, est dans l’incapacité de l’éclairer. Il semblerait pourtant qu’elle ait caché un secret que personne ne soupçonnait. Pourquoi aurait-elle menti ?

Pour Lauren et sa fille, c’est le début d’un long périple qui les mènera des USA, en passant par la France, jusque dans les contrées lointaines de l’Est européen. Une quête de la vérité, mais aussi la découverte d’une histoire incroyable qui va changer leur vie…

Mon avis:

        Après le très beau premier livre de l'auteur "Le petit roi du monde" qui avait été un joli coup de coeur, Philippe Amar récidive totalement avec "Les trois vies de Suzanna Baker" que j'ai adoré et que j'ai dévoré en un rien de temps. L'auteur entremêle une histoire de famille contemporaine à deux autres histoires qui nous fait remonter le passé. Le personnage principal de Laureen va ainsi pouvoir pleinement s'identifier en remontant dans ses origines et en retraçant un passé fait de mensonges. Les fils entre les différentes histoires sont subtils mais terriblement accrocheurs et solides.

Merci beaucoup à l'auteur Philippe Amar et aux éditions Mazarine pour l'envoi surprise de ce livre! 

Points de vue/Critiques:

        Le roman commence en faisant la connaissance de Laureen Moore, en 2019, à une époque où les tests ADN afin de rechercher et de connaître ses origines ethniques et géographiques sont à la mode. Mais pour Lauren, ce test va créer une vague déferlante dans ses convictions. Les résultats, mêlés à une certaine déduction, va l'entraîner à découvrir que sa mère est d'origine juive. Sans collaboration de cette dernière et parce que cette découverte la bouleverse totalement en faisant surgir bon nombre d'interrogations, Lauren va vouloir découvrir qui est vraiment sa mère et connaître quelles sont ses origines. D'autant plus que, savoir pour Lauren qu'elle est d'ascendance juive avec toutes les persécutions et les horreurs antisémites qu'il y a eu dans le passé, cela l'a fait totalement remettre en question ce qu'elle est vraiment. 

            Au fil de l'enquête et des découvertes de Lauren, on va suivre en parallèle l'histoire de la petite Hannah et celle de la jeune Frida, toutes deux au début des années 40. Les deux fillettes sont juives: on va donc suivre leur douloureux et difficile quotidien durant cette Seconde Guerre Mondiale entre rafles, dénonciation, fuite, déportation et cachettes. Mais au milieu de toutes ses persécutions antisémites, l'auteur a aussi et surtout mis en avant les nombreuses action des "justes", en leur rendant un très bel hommage. Ces personnes qui ont contribué à sauver et à cacher de nombreux enfants font partis de ces héros du quotidien et l'on se rend bien compte qu'à travers leurs actions héroïques et tout un réseau, Hannah et Frida ont pu échapper à bon nombre d'horreurs, même si leur innocence et leur enfance ont d'ors et déjà été détruits depuis longtemps. 

            On se doute que l'histoire de Hannah, Frida et Lauren sont forcément imbriquées et liées entres elles. Néanmoins, les liens et points communs restent pendant très longtemps cachés et puisque Hannah et Frida sont deux petites filles distinctes vivant à la même époque, on se demande vraiment comment peut se faire le lien avec l'histoire familiale de Laureen. Progressivement, l'histoire de la mère de Laureen rejoint celles de Frida et Hannah. J'ai été totalement surprise par l'imbrication de ces trois histoires, car elle ne repose en aucun cas sur des liens classiques déjà-vus mais en plus, elle permet de mettre pleinement en lumière à quel point la fuite vers l'avant a été quelque chose de profondément vital pour que les juifs puissent survivent et à quel point cette peur et ces persécutions ont un impact des dizaines d'années plus tard, sur les personnes mais aussi sur leurs descendance. Les liens entre Laureen, Hannah et Frida sont solides mais tellement fins qu'on ne les voit pas venir. Et essayer de démêler tous les mystères autour de ces trois figures féminines est vraiment prenant et passionnant.

En bref:

            "Les trois vies de Suzanna Baker" est une nouvelle pépite signée Philippe Amar. Ce roman, c'est l'histoire de deux voyages inversés: celui qui va permettre à Laureen de remonter dans le temps pour retracer un passé faits de mensonges lui permettant de lever le voile sur ses origines inconnues et celui de deux petites filles juives, Hannah et Frida, qui vont devoir fuir les persécutions antisémites quotidiennes afin de survivre. Mais avec ces deux jeunes filles, c'est aussi avant tout l'action récurrente, en réseau et salvatrice des Justes qui ont sauvé bon nombre d'enfants durant cette période que l'auteur n'oublie pas de mettre largement en lumière. L'imbrication entre les différentes histoires est surprenante tant les liens entre ces trois figures féminines sont fins, subtils mais terriblement solides. La toile que tisse ainsi Philippe Amar donne quelque chose de farouchement addictif, laquelle étant très difficile à démêler pour notre plus grand plaisir.

Autour du livre:

Du même auteur:

° Le petit roi du monde (<-- chronique à retrouver ici)

mercredi 7 avril 2021

Une époque formidable (Kiley Reid)



Titre original:
 
Such a Fun Age  
Traduction: Elodie Leplat 
Nationalité de l’auteur: Américaine 
Editions Le Cherche-Midi (18 Mars 2021
400 pages
ISBN-10: 2749166543 
ISBN-13: 978-2749166544 
Genre: Contemporain
Lu le: 17 Mars 2021
Ma note: 15/20 



Résumé/4ème de couverture:

Philadelphie. Emira Tucker, jeune diplômée afro-américaine, s'occupe de Briar, la fille d'une influenceuse réputée. Un soir, dans un magasin avec l'enfant, Emira se fait prendre à partie par un vigile. Une jeune Noire et une petite fille blanche, ensemble, à une heure tardive : la situation est forcément louche. La scène, humiliante, est filmée par un passant. Pour tous ses proches, Emira devient alors la victime idéale. Celle que l'on doit prendre en charge, conseiller, aider et défendre. Mais très vite celle-ci est excédée par la bonne conscience facile que chacun se donne à cette occasion. Peu à peu, l'atmosphère devient irrespirable, puis explosive... et les illusions des uns et des autres volent en éclats. 

Mon avis:

        "Une époque formidable" est typiquement une histoire d'actualité puisqu'elle va parler de racisme et de délit de faciès. Mais j'ai beaucoup aimé le fait que l'on ne soit pas dans un récit dur, très moralisateur qui frapperait fort. On est plus dans quelque chose de factuel pour que toutes les réflexions soient sous-jacente et peut-être plus marquante. Si cette neutralité est appréciable dans les actes et le faits, le personnage principal de Emira est par contre assez fade et peu intéressante, faisant d'elle plutôt un symbole.

Points de vue/Critiques:

        La scène fatidique du délit de faciès énoncé dans le résumé de 4ème de couverture arrive très tôt dans le roman. C'est la scène déterminante pour toute la suite de l'histoire et je dois avouer que l'on ressent une grande tension constante durant ce moment. Je pensais réellement que les choses partiraient dans une connotation beaucoup plus dramatique. Une fois cet épisode passé, force est de constater que c'était le seul véritable moment d'action du roman. On est ainsi plus dans un roman qui va se concentrer sur ses personnages et même si l'action et les rebondissements ne sont pas fracassants et monnaie courante, cela ne m'a étonnement pas dérangé. La psychologie des personnages, avec leurs doutes, leurs interrogations et les suspicions qu'ils dégagent font en sorte que la lecture reste agréable et assez rapide.

        L'intrigue va donc se concentrer sur le relation entre Emira et sa patronne chez qui elle fait du baby-sitting, Alix. Leur relation est très difficile à cerner: parfois amicale et bienveillante, parfois suspicieuse mais véritablement perturbante et toxique. Et cet étrangeté est formidablement bien mis en scène par l'autrice qui arrive idéalement à imager le racisme ordinaire, retranscrit dans cette relation. Des mots ou des actes anodins pour certains peuvent s'avérer déplacées pour d'autres et on retrouve constamment cette opposition entre personnes blanches et personnages noires. Cela peut parfois s'avérer exagérer mais c'est sûrement ce que l'autrice a voulu montrer.  Emira et Alix ne sont pas du tout des personnages attachants. Emira est âgée de 26 ans et pourtant, je l'ai trouvé très puérile par certains aspects, faisant penser qu'elle avait 18 ans, comme dans sa façon de s'exprimer (en répondant toujours de façon monosyllabique par "ouais...") ou dans son manque de discussion. A contrario, par d'autres aspects elle parait plus réfléchit, comme dans sa façon de gérer le délit de faciès dont elle a été victime ou dans ses interrogations et son désir de trouver sa voie professionnelle. Pour ce qui concerne Alix, il est très difficile de la cerner, savoir qui elle est et ce qu'elle pense réellement. Si tantôt elle paraît une bonne personne, tantôt elle devient odieuse par une simple parole ou pensée. Je l'ai constamment trouvée louche et j'avais beaucoup de suspicions sur elle en pensant qu'elle franchirait gravement certaines limites. Il s'agit donc d'un personnage complexe très bien travaillé.

En bref:

        Avec "Une époque formidable", Kiley Reid a réussi à imaginer une histoire afin de dénoncer des problèmes de société actuels, tels que le racisme ordinaire et le délit de faciés, sans en faire quelque chose de fracassant dans les actes, l'horreur et dans une dénonciation et une morale exacerbée. En effet, tout s'effectue en douceur afin de révéler doucement mais sûrement des réflexions sous-jacentes. Et c'est en faisant de son roman une histoire plutôt concentrée sur ses personnages et leur psychologie plutôt que sur les actions que l'autrice réussit habilement et efficacement à nous entrainer dans ce récit. L'intrigue repose essentiellement sur les rapport qu'entretiennent la baby-sitter et sa patronne, et même si les deux femmes ne sont pas attachantes, c'est leur relation, dérangeante et toxique, qui amène une tension dramatique constante tout à fait maîtrisée. Un roman très contemporain et utile afin d'ouvrir certaines consciences et faire réfléchir à nos comportements vis-à-vis des autres.

Autour du livre: