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  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

mercredi 24 avril 2019

Appelez-moi Nathan





Scénario: Catherine Castro
Illustrations: Quentin Zuttion
Nationalité des auteurs: Française
Editions Payot Graphic (5 Septembre 2018)
141 pages
ISBN-10: 2228921629
ISBN-13: 978-2228921626
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 13 Avril 2019
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture :

            Nathan est né Lila, dans un corps de fille. Un corps qui ne lui a jamais convenu, il décide alors de corriger cette « erreur génétique » avec le soutien indéfectible de sa famille, ses amis, ses profs et, à seize ans, des injections de testostérone de 0,8 mg par jour. Quitte à devenir quelqu’un, autant que ce soit vous-même.

Mon avis:

            Tirée de faits réels, cette bande-dessinée aborde le sujet de la transidentité, ici avec Nathan, ce garçon qui est né dans un corps de fille et qui a été prénommé Lila. Dès les premières pages on sent toute la détresse de ce garçon qui n’arrive pas à se sentir à l’aise dans son corps, qui se sent anormal et qui se rend compte qu’il n’est pas vraiment un adolescent comme les autres. Sa détresse et son mal-être sont touchant et déchirant à suivre, d’autant plus que pour lui, tout ceci se mêle à sa « crise d’adolescence ». Alors entre ce qu’il peut réellement sentir au fond de lui-même ou entre les variations hormonales et les changements « normaux » liés à cette période critique, comment faire la part des choses? Comment l’expliquer à ceux qui nous entoure quand rien n’est vraiment clair encore dans sa tête? 
Mais une fois avoir mis le mot « transidentité » sur ce mal-être, commence alors pour Nathan, les explications à autrui et surtout le début du changement entre traitements hormonaux et opérations. J’ai particulièrement aimé le fait que tout le cheminement de cette quête, ce rétablissement de l’identité, soit retranscrit en « seulement » 140 pages. Tout va assez vite, il n’y a pas de temps mort.

En bref:

            Appelez-moi Nathan est une fabuleuse bande-dessinée sur le thème de la transidentité, inspiré de faits réels. Elle aborde le sujet, sans filtre, avec énormément de bienveillance et d’intimité sans jamais tomber dans le pathos, sans jamais minimiser ni embellir les choses, afin d’être au plus juste. On ne peut donc qu’être touché et compréhensif par tout ce que vit Nathan. 

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque



  •  

mardi 23 avril 2019

Nymphéas noirs (BD)



Scénario: Frédéric Duval d’après le roman de Michel Bussi
Illustrations: Didier Cassegrain
Nationalité des auteurs: Française
Editions Dupuis (25 Janvier 2019)
Collection Aire Libre
144 pages
ISBN-10: 2800173505
ISBN-13: 978-2800173504
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 12 Avril 2019
Ma note: 17/20



Résumé/4ème de couverture :

            Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué. Tandis qu'un enquêteur est envoyé sur place pour résoudre l'affaire, trois femmes croisent son parcours. Mais qui, de la fillette passionnée de peinture, de la séduisante institutrice ou de la vieille dame calfeutrée chez elle pour espionner ses voisins, en sait le plus sur ce crime ? D'autant qu'une rumeur court selon laquelle des tableaux d'une immense valeur, au nombre desquels les fameux Nymphéas noirs, auraient été dérobés ou bien perdus.

Mon avis:

            Merci infiniment aux éditions Dupuis en Belgique pour m’avoir contacté et pour m’avoir généreusement envoyé cette bande-dessinée que je chérissais depuis la nouvelle de sa création je crois! C’est avec ce titre que j’ai découvert Michel Bussi, les « Nymphéas noirs » ayant été pour moi une véritable surprise et coup de coeur. Lorsque l’on connaît l’histoire, son dénouement et sa construction, il est vrai que l’on se demande comment adapter cette histoire en bande-dessinée pour ne pas perdre le lecteur et Frédéric Duval, associé à Didier Cassegrain aux dessins, ont parfaitement réussi le pari. Que l’on soit connaisseur ou ignorant du récit, tout le monde se retrouvera charmé et surpris

Points de vue - Critiques:

            Retranscrire un roman, surtout à succès, demeure un exercice périlleux et prompt à susciter les comparaisons, ce que j’ai indubitablement fait, même si la lecture du roman remonte à presque trois ans et quelques oublis étaient forcément présents. Malgré cela, dés la première planche, je me suis rappelé comment le roman commençait  la retranscription est donc très fidèle. Si la construction de cette bande-dessinée est tout aussi réussie que celle du roman, détail très périlleux et dangereux avec des images afin de ne pas dévoiler des indices compromettants au lecteur sans toutefois lui faire perdre le fil de l’intrigue, c’est avant tout les fabuleux paysages champêtres de Giverny qui prennent vue. Si dans le roman, cet élément majeur, presque un personnage à part entière, nous sont imaginé, ici, les auteurs ont magnifiquement bien fait vivre cette campagne artialisée par la présence omnipotente du chef de file de l’Impressionnisme, Claude Monet. 

En bref:


            Graphiquement maîtrisée et parfaitement écrite, cette adaptation du roman à succès de Michel Bussi est une très belle réussite. Cette variation immersive des Nymphéas noirs ne devrait pas laisser indifférents ceux qui s’y aventureront, que l’on connaisse ou non déjà le récit, car quoiqu’il en soit, la surprise et le trouble restent indemnes! 

mardi 16 avril 2019

Entre deux mondes (Olivier Norek)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Pocket (8 Novembre 2018)
numéro 17269
384 pages
ISBN-10: 2266286382
ISBN-13: 978-2266286381
Genre: Thriller
Lu le: 6 Mars 2019
Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l'attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. 
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu'il découvre, en revanche, c'est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n'ose mettre les pieds. 
Un assassin va profiter de cette situation. 
Dès le premier crime, Adam décide d'intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il est flic, et que face à l'espoir qui s'amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou. 

Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu'elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d'ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

Mon avis:

C’est littéralement sur un coup de tête que j’ai sortie ce livre de ma PAL, n’ayant pas encore découvert cette pépite plébiscitée par tout le monde et ayant envie de quelque chose « coup de poing ». Et j’ai bien reçu l’uppercut ! Contrairement aux thrillers où le coup vous ai assené par un final explosif, ici pas besoin de fin tonitruante, c’est tout au long du roman que l’on s’en prend plein la figure. Entre thriller, roman noir, documentaire et témoignage, cette immersion dans la Jungle de Calais nous fait véritablement découvrir tous l’envers du décor et tous les tenants et aboutissants d’une machinerie complexe et très étendue.
Points de vue/Critiques:

Même si la seule vraie « proximité » que l’on peut avoir avec ce phénomène actuel de migration massive est ce que l’on peut voir et entendre dans les médias, et qui nous tient suffisamment éloigné, difficile de ne pas en être touché. Et à travers « Entre deux mondes », Olivier Norek, en vivant plusieurs mois au sein de cette Jungle de Calais, est arrivé à retranscrire parfaitement toute la complexité et l’étendue de ce phénomène, sans tomber dans le sentimentalisme, la prise de positon ou la dénonciation politique. La retranscription du vécu (seule l’enquête a été romancée, tout est reste est réel) suffit à se rendre compte, à toucher et à émouvoir.

Avec quelques petits chiffres et phrases chocs, Olivier Norek pointe parfaitement le pourquoi et le comment de ce phénomène migratoire. Mais il n’est pourtant pas question ici de faire un plaidoyer pour ou contre les migrants : de l’origine de cette volonté de quitter son pays et ses racines jusqu’aux rêves établis qui sont bien souvent en dehors de la réalité, en passant par le système des passeurs, le fonctionnement détaillé de la Jungle, la prise de position des policiers et les enjeux nationaux, les actions des organisations humanitaires, sans oublier la vie bousculée et anéantie des habitants et de toutes une ville et région, tout les tenants et aboutissants de cette crise migratoire sont dépeints.

Les deux personnages principaux de l’histoire, d’un côté Adam, flic franco-syrien de Damas et de l’autre, Bastien, le flic français, sont tous les deux tellement humains et profonds, avec des valeurs et une intelligence telles, que j’ai eu de plus en plus d’admiration pour eux. Leur ressemblance (ils ont le même métier et la même famille) mais en même temps leur différence (ils ne viennent pas du même pays et n’ont pas eu les mêmes chances au départ) font en sorte qu’un lien d’amitié naît entre eux au fil de l’histoire. Au milieu de ce duo, on retrouve le jeune Kilani, qui vous touche autant qu’il révolte, puisqu’il incarne à lui tout seul l’envers du décor peint par les médias.

En bref:

            Avec « Entre deux mondes » c’est un coup de poing permanent que vous recevez tout le long de la lecture de cette histoire mêlant thriller, roman noir et documentaire. Avec des personnages tellement humains, impressionnants par leur intelligence, leurs valeurs et leurs actions, Olivier Norek nous livre ici une histoire dure mais touchante qui ne peut laisser indifférent étant donné que nous plongeons au cœur de la jungle de Calais pour enfin prendre réellement conscience et apprendre tous les tenants et aboutissant de cette complexe machinerie qu’est le phénomène actuel d’immigration massive. 

lundi 15 avril 2019

J'ai dû rêver trop fort (Michel Bussi)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions Presses de la Cité (28 Février 2019)
480 pages
ISBN-10: 2258162831
ISBN-13: 978-2258162839
Genre: Thriller
Lu le: 4 Avril 2019
Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

Les plus belles histoires d'amour ne meurent jamais.
Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente.
Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu'il n'y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ?
Qui s'évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ?
Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu'on peut remonter le temps ?

Mon avis:

            Challenge « Mars au féminin » oblige, j’étais impatiente d’être au mois d’Avril pour enfin me délecter du dernier roman de Michel Bussi. Et délectation suprême quand on improvise dessus une lecture commune avec la plus chouette des Marseillaise : Stelphique (dont vous pourrez retrouver la très jolie chronique façon poème fait maison ici). Comme elle, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle histoire, je ne suis pas déçue : de la romance, du voyage, des mystères et même une pointe de fantastique sont au rendez-vous pour ce nouvel opus. De ce fait, je n’ai absolument pas retrouvé les codes habituels du thriller ou policiers comme Michel Bussi nous avait habitué jusqu’ici. Le classement dans ce genre pour ce livre est donc très hasardeux, voire mensonger pour moi, d’autant plus que, personnellement, je n’ai pas pu m’empêcher de rapprocher cette histoire à ce que l’on pleut plutôt retrouver chez Guillaume Musso ou Marc Lévy, qu’à cela ne tienne !

Points de vue/Critiques:

Du fait du métier de Nathalie, hôtesse de l’air, métier qui prend en plus une place importante dans l’intrigue, on va aussi littéralement partir en voyage au quatre coins de la planète : Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta. Les destinations s’enchaînent et c’est un vrai plaisir de parcourir le monde avec Nathalie à la découverte des paysages et des cultures propres à chacun des pays, au gré des ses aventures.

Car ces destinations sont véritablement le point de départ de toute l’intrigue. Très vite, nous comprenons la grande part de mystère : Nathalie revit étrangement tout ce qu’elle a pu vivre il y a 20 ans dans les moindres détails. Le livre est donc découpé en court chapitres, passant de 2019 pour revenir de façon alternée en 1999. Une dynamique parfaite, efficace pour faire défiler les pages afin de se poser plein de questions et de comprendre jusqu’où ira cette machinerie incompréhensible. Mais il est vrai qu’à un tout petit moment, le fait de lire et de revivre exactement les mêmes choses entre les deux époques était presque lassant puisque dépourvus de surprises et de nouveauté…
Quoiqu’il en soit, toutes ces coïncidences sont trop nombreuses et précises pour qu’elles soient uniquement dues au hasard. A quoi est-ce dû ? Qui est derrière tout ça ? Quel est le but ? Autant de questions qui forment le mystère de l’histoire qui frôle donc parfois avec le fantastique. Et de part ces dimensions mystérieuses mi réelles mi irréalistes, il est pour moi très difficile de concevoir ce livre comme un thriller. Même si les autres livres de l’auteur sont classés dans ce genre, que je qualifierais plutôt de policiers par leur approche, ici il n’en est clairement pas le cas. Au contraire, on se place plutôt dans une histoire contemporaine, voire une romance, davantage proche de ce que Guillaume Musso ou Marc Lévy ont l’habitude de faire. Autant vous dire que vous moi, je suis complétement conquise ! Mais cette distinction dans le genre attribué doit être en tête avec de commencer « J’ai dû rêver trop fort », au risque de faire peut-être certain déçus adepte du genre ou de l’auteur…

En bref:


            Le nouveau roman de Michel Bussi « J’ai dû rêver trop fort » est une réussite et nous fait encore passer un excellent moment. Mais pour se démarquer avec cette nouvelle histoire, non seulement l’auteur nous fait voyager avec délectation et passion au quatre coins du monde par le biais de son personnage principal, Nathalie, hôtesse de l’air, mais en plus, et surtout même, c’est un nouveau roman qui s’inscrit dans un registre plutôt différent des autres livres. En effet, malgré la classification (habituelle) en thriller, cette histoire certes, énigmatique, revêt surtout un caractère plus doux, plus poétique et plus romantique !