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mardi 14 janvier 2020

Un petit carnet rouge (Sofia Lundberg)




Titre original: Den röda adressboken
Traduction: Caroline Berg
Nationalité de l’auteur: Suédoise
Editions Le Livre de poche (30 Octobre 2019)
numéro 35559
408 pages
ISBN-10: 2253074403
ISBN-13: 978-2253074403
Genre: Contemporain
Lu le: 23 Décembre 2019
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

            À quatre-vingt-seize ans, Doris vit seule à Stockholm. Elle n'a plus aucune famille si ce n'est une petite-nièce aux États-Unis. Son bien le plus précieux est un carnet qu'elle possède depuis 1928, qui contient le souvenir des gens qu'elle a rencontrés au fil de son existence et dont elle a rayé les noms à mesure qu'ils ont quitté ce monde. De l'excentrique bourgeoise pour qui elle a travaillé enfant à l'amour de sa vie rencontré à Paris, de la veuve qui lui a appris l'anglais sur le bateau l'emmenant à New York aux plus grands couturiers français qui l'ont vue défiler, de l'artiste suédois devenu son confident à sa propre sœur, au destin douloureux, l'existence de Doris est une épopée romantique, tragique et émouvante.

Mon avis:

            Avec ce livre, on nous promet une histoire touchante pleine d’émotions, et oui il faut s’attendre à ce chamboulement et tout ceci grâce à une petite vieille grand-mère terriblement attachante: Doris. Cette dernière pourrait être l’image de toutes les femmes de sa génération de part sa situation actuelle et de part tout ce qu’elle a pu traverser. Quoiqu’il en soit, suivre la vie de Doris en remontant dans ses souvenirs a quelque chose de très intime qui peut presque être dérangeant, mais aussi de très prenant et attachant, qui fait que l’on n’aimerait jamais refermé son petit carnet rouge… et donc le livre.

Points de vue/Critiques:

            Lorsqu’il est question d’un livre retraçant toute la vie d’un personnage, à travers l’Histoire, grâce à des lettres où comme ici, grâce à un carnet d’adresse qui permettront de coucher par écrit ses mémoires afin de les transmette à une génération future, je suis toujours friande. J’attendais donc la sortie poche de ce livre avec impatience!

            Entre passé et présent, la découverte du personnage de Doris est un véritable coup de coeur. Aujourd’hui très âgée et en fin de vie, et n’ayant pour unique famille qu’une petite-nièce, Jenny, qui habite à mille lieux d’elle, elle entreprend de laisser une trace d’elle-même et de sa vie à travers un petit carnet rouge qu’elle souhaite laissé à Jenny en héritage. Retraçant tous les évènements marquant de sa vie, c’est au travers des différentes personnes qu’elle a côtoyé qu’elle organise ses mémoires, des noms qui seront au fur et à mesure barrés au moment de la disparition de la personne. On découvre ainsi une Doris adolescente et vivant en Suède comme point de départ d’une vie très rythmée et remplie de multiples voyages. De la Suède à New-York, en passant par Paris, c’est un magnifique portrait de femme que l’on découvre qui a traversé les époques mais surtout les guerres, les deuils, les déceptions et les désillusions. Doris est une femme forte, courageuse, admirable, passionné par l’amour qui à qui la chance n’a jamais vraiment souri. On ne peut donc que se prendre d’affection pour cette dame, pour tout ce qu’elle a vécu dans son passé, mais qui est tout aussi attachante dans le présent par sa démarche, qui est un moyen pour elle de boucler la boucle, et laisser son empreinte, si infime soit-elle sur cette Terre au moment de sa disparition. Son ultime preuve d’amour pour le dernier membre de sa famille…amour qui lui sera rendu aux centuple.

            La construction du roman est rythmée par l’alternance des époques qu’a pu vivre Doris. On voyage ainsi à travers le Paris dans les années 30, la vie de mannequin chez des grands couturiers parisiens, les défilés, l’immigration américaine, la Seconde Guerre Mondiale. Les réminiscences de la vieille femme permettent de découvrir une fresque historique incroyable et d’offrir un témoignage d’amour, d’amitié, des souffrances qu’elle a vécu à sa petite nièce.

En bref:

            Un petit carnet rouge est un très beau roman sur les souvenirs, l’amour, les regrets et le cours du destin. C’est au travers d’un petit carnet rouge rempli des bribes de souvenirs qui retrace sa vie depuis la Suède, et qu’elle souhaite léguer à sa petite-nièce que nous découvrons la vie de Doris. Cette dernière est une femme très attachante mais aussi admirable par son courage, sa résilience et son indépendance. Avec des moments très beaux et touchants, ce roman est aussi une sorte d’hommage à toutes ces femmes qui ont traversé tellement de choses dans leur vie de manière libre et indépendante, tout en étant passionnée et passionnante. 

lundi 13 janvier 2020

Magic Charly, tome 1: l'apprenti (Audrey Alwett) #PLIB2020





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Gallimard (6 juin 2019)
Collection Jeunesse
410 pages
ISBN-10: 2075121451
ISBN-13: 978-2075121453
Genre: Jeunesse, Fantastique
Lu le: 19 Décembre 2019
Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

Charly Vernier découvre que sa grand-mère était magicienne. Mais un mystérieux voleur de mémoire, le Cavalier, l'a dépouillée de ses souvenirs et cherche à s'emparer de la source ultime de la magie. Pour la sauver, Charly, aidé par Maître Lin et par son amie Sapotille, n'a d'autre choix que de devenir apprenti magicien.

Mon avis:

            Jusqu’à présent, mes lectures pour le PLIB 2020 ont été assez décevantes… il me fallait donc une valeur sûre, et au vu de tous les très bons avis sur Magic Charly, je me suis lancée dans cette lecture pleine d’élan. Si je connaissais Audrey Alwett pour ces scénarios de la bande-dessinée « Princesse Sara » que j’aimais déjà beaucoup, avec « Magic Charly » elle confirme non seulement ses talents d’autrice mais aussi ses talents immenses concernant l’imagination. En bref, j’ai adoré lire cette histoire, qui m’a emporté, et qui m’a semblé aussi fournie, détaillée et créative que peut l’être Harry Potter.  

Points de vue/Critiques:

            Si l’on devait faire une comparaison, bien sûr que l’on prendrait « Harry Potter » comme référence, puisque dans « Magic Charly » il est question d’un jeune garçon qui découvre ses pouvoirs magiques alors qu’il vivait tranquillement sa vie de manière tout à fait normale. Mais toute comparaison s’arrête là. Moi-même je n’ai jamais fait aucune comparaison ou aucun parallèle avec la saga phare de J.K Rowling. Car, toute la beauté et la magie de ce livre vient véritablement du talent de l’autrice pour imaginer un monde tel qu’il est dans ce récit, sans que l’on ait une once de déjà-vu. Tout y est richement détaillé et surtout très original. Que se soit à travers tous les différents pouvoirs, les castes magiques, les règles et les lois, l’histoire, les objets, les sorts ou même tous les loisirs associés au monde magique (on notera tout de même une description détaillée mais rapide des règles d’un jeu totalement inventé et dont la création est un élément qui m’a marqué), tout ceci prouve parfaitement toute l’imagination dont a fait preuve Audrey Alwett. 

            Dés le début de l’histoire, j’ai été entraîné dans ce monde mi-normal mi-magique. De plus, les différentes péripéties et aventures de Charly amène à des enjeux que je n’avais pas du tout vu venir, ce qui plaisant et assez surprenant pour un livre catégorisé jeunesse. Tous les fils de l’histoire sont donc tricotés avec douceur et maîtrise. 

En bref:

            « Magic Charly » est le début d’une formidable saga dont il faudra suivre de près et qui plaira aux plus petits comme aux plus grands. J’ose même dire qu’au niveau fantastique et univers plein de magie, on n’avait peut-être pas fait mieux depuis Harry Potter, même si la comparaison avec un jeune garçon qui découvre soudainement ses pouvoirs magiques s’arrête là. En effet, Audrey Alwett a su créer un univers tellement inventif et novateur que cela rend l’histoire vraiment plaisante et accrocheuse. Tout le monde magique décrit par l’autrice fourmille de détails tous plus créatifs les unes que les auteurs et magiquement agencés créant ainsi une atmosphère unique que l’on n’a pas vraiment envie de quitter. 

Autour du livre:

Lu en e-book
Fait parti des 20 présélectionnés pour le Plib 2020
#ISBN9782075121453



mercredi 8 janvier 2020

L'encre et le sang (Franck Thilliez et Laurent Scalese)





Nationalité des auteurs: Française
Editions Pocket (13 juin 2013)
numéro 14546
119 pages
ISBN-10: 226620856X
ISBN-13: 978-2266208567
Genre: Thriller
Lu le: 15 Décembre 2019
Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

William Sagnier, écrivaillon un peu raté, arrive à Hong Kong, bien décidé à tuer son ex et son amant : Cassandra et Jack Malcombe. Ceux-ci lui ont volé son manuscrit qui est depuis un énorme succès international. Par hasard, William tombe sur une vieille machine à écrire aux pouvoirs étranges : tout ce qu'il écrit se réalise. Profitant de l'occasion, William décide de faire souffrir les amants en se servant de leur faiblesse : Cassandra vieillit prématurément, tandis que Malcombe perd tout son prestige. Mais petit à petit, William ne semble plus contrôler la machine. Et pour cause, c'est en fait Malcombe lui-même, qui ayant trouvé cette machine en premier, dirige les faits et gestes de William… Et pour en être libéré, il doit attendre que la machine choisisse un autre propriétaire.

Mon avis:

            Bien qu’il soit écrit avec deux autres mains, je ne connaissais pas du tout ce petit livre dans la bibliographie de Franck Thilliez. J’ai adoré cette histoire: la relative brièveté suffisante pour que l’on s’imprègne parfaitement du récit et pas trop longue en rapport avec la touche mystique, la petite leçon véhiculé à la toute fin, et cette petite pointe de fantastique qui n’est pas sans rappeler ce que le maître King peut faire. Ajoutons à cela une bonne dose de crash et d’horreur et l’on obtient un vrai bon petit thriller. 

Points de vue/Critiques:

            Cette petite histoire, à la limite de la nouvelle peut-être, est courte mais elle envoie du lourd!! Le format fait en sorte que l’histoire est tout de suite très intense, et l’on plonge directement dans le noir… et dans le rouge puisque ombres et sang sont au rendez-vous dans cette aventure assez loufoque dans laquelle se mêle une touche de fantastique. L’influence et/ou l’inspiration du King n’est pas loin dans cette histoire!

            Le pouvoir que génère cette machine à écrire est tout aussi grandiose qu’il est effrayant. Car tout de suite, on est amené à se dire, que ferions-nous avec un tel pouvoir entre les mains? Ferions-nous le Mal ou le Bien? Sûrement un peu des deux, mais de quel côté penchera plus la balance? Quelles seront nos limites? Et surtout quelles seront les conséquences de tout ceci? Si ces réflexions se font naturellement chez le lecteur, elles ne sont nullement amenées. Il n’y a que la chute de toute cette histoire qui amène une jolie morale et donc aussi un certain pied à terre face à machinerie grandiose.

En bref:

            Ce court récit écrit à quatre mains est un thriller certes, court, mais terriblement puissant et immersif qui nous plonge véritablement au coeur de la noirceur humaine. La magie opère dés les premières pages où l’on découvre une histoire assez loufoque avec sa pointe de fantastique. Certaines scènes et actions sont très puissantes et envoient du lourd créant une ambiante oppressante au fil des pages. En plus de se demander ce que l’on ferait avec un tel pouvoir entre les mains, on arrive à s’interroger sur qui manipule qui, jusqu’au dénouement final très surprenant qui apporte aussi sa petite leçon qui nous ramène les pieds sur Terre.