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lundi 10 mars 2025

C'est pas marqué dans les livres (Julien Rampin)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Charleston (6 Février 2025)

230 pages

ISBN-10:2385292998

ISBN-13:978-2385292997

Genre: Contemporain

Lu le: 9 Février 2025

Ma note: 15/20






Résumé/4ème de couverture:

Depuis que son mari l’a quittée, après quarante ans de mariage, Colette cherche par tous les moyens à combler sa solitude. Alors le jour où on lui propose de rejoindre un club de lecture dans la bibliothèque de son quartier, elle saute sur l’occasion.

Dès la première réunion, elle constate que les membres sont plutôt… hétéroclites ! Parmi eux, il y a Lucie, l’étudiante introvertie, cachée derrière sa surprenante mèche rose. Sacha, le trentenaire élégant, à l’optimisme trop débordant pour être complètement sincère. Pétronille et Caroline, les deux collègues qui n’arrêtent pas de se chamailler, et Mme Germaine, la vieille dame narcoleptique qui s’endort toujours avant la fin de la séance.

De débats enflammés en révélations fracassantes, ces amateurs de littérature vont nouer des liens inattendus et, surtout, découvrir ce qui n’est pas marqué dans les livres…

À travers des personnages attachants et pleins d’humanité, le nouveau roman de Julien Rampin célèbre le pouvoir des livres sur nos vies.

Mon avis:


        Pour son nouveau roman, Julien Rampin nous propose un livre qui parle de livres à travers un club de lecture et sous la forme d'un roman chorale. Colette, Sacha et Lucie sont les trois personnages que l'on va suivre et s'ils n'ont pas grand chose en commun, comme tous les autres membres du club de lecture, c'est bien véritablement l'amour des livres qu'ils ont en commun, qui les fait se rencontrer et se réunir. Julien Rampin met merveilleusement bien en lumière ce fabuleux pouvoir qu'à la lecture de fédérer des personnes qui ne se serait jamais croisés et parlés sans les livres. J'ai beaucoup aimé assister à ce pouvoir fédérateur, ce qui constitue toute la part très touchante et sensible du roman. La bienveillance des livres et des personnages nous immerge dans un joli et doux moment. C'est un bonheur de voir chacun des personnages se dévoiler, même si pour cela et pour les aspects un peu plus profonds du récit, il m'a manqué de la matière et de la dimension. Une lecture belle et apaisante. 


Merci aux éditions Charleston pour l'envoi de ce livre!


Points de vue/Critiques:


        Lucie, Colette et Sacha sont les trois personnages principaux que l'on va suivre en alternance et qui sont l'image parfaite de gens normaux qui composent la société actuelle. On retrouve ainsi une jeune femme qui vient d'arriver dans une nouvelle ville, afin de poursuivre ses études et fuir sa famille ; une vielle dame récemment divorcée et qui se retrouve soudainement seule en s'ennuyant quelque peu ; et un trentenaire qui respire la joie et la bonne humeur mais qui ne l'ai pas véritablement... Tous les trois sont intéressants et ils cachent plus ou moins des choses aux autres. Et s'ils n'ont rien en commun, c'est véritablement le club de lecture qui va les réunir et les amener à se dévoiler quelque peu. J'aime beaucoup cette notion que la lecture et les livres peuvent pallier la solitude individuelle, fédérer des personnes totalement différentes, qui ne se seraient jamais croisées et rencontrées dans d'autres circonstances. Les uns les autres ils vont repérer leurs fêlures et les réparer. Et sur ces aspects psychologiques des personnages et sur la profondeur des thématiques abordées, j'aurais aimé qu'il y ait plus de matière, de développement et que le tout se fasse un peu moins rapidement et précipitamment. 

        Pour parler merveilleusement bien des livres, de la lecture et de ce destin littéraire qui vient bousculer les vies de tous les personnages, rien de mieux que la plume de Julien Rampin! On retrouve toute cette douceur, cette bienveillance et cette poésie qui caractérise les écrits de l'auteur et qui surtout se prêtent tellement bien à la thématique! La lecture et la littérature sont très bien mises en valeur, et de façon moderne en s'interrogeant sur les différents nouveaux genres émergents ou encore sur l'importance des réseaux sociaux et des influenceurs et parfois ses dérives et ses excès. On retrouve énormément de belles choses dans ce récit et ma petite touche que j'aime particulièrement dans les histoires, et dans celle de Julien Rampin car je sais que l'on va la retrouver, c'est cette importance des liens intergénérationnels. Une autre belle façon de mettre en lumière la littérature, au coeur de la transmission. 

En bref:


    Pour son nouveau roman "C'est pas marqué dans les livres", Julien Rampin nous propose un livre qui parle de livres à travers un club de lecture et sous la forme d'un roman chorale. Colette, Sacha et Lucie sont les trois personnages que l'on va suivre et s'ils n'ont pas grand chose en commun, c'est bien véritablement l'amour des livres qui les fait se rencontrer et se réunir. J'aime beaucoup cette notion que la lecture et les livres peuvent pallier la solitude individuelle, fédérer des personnes totalement différentes, qui ne se seraient jamais croisées et rencontrées dans d'autres circonstances. Ces personnages sont intéressants et ils cachent plus ou moins des choses. Dommage que leur psychologies et les thématiques abordées ne soient pas plus approfondis et développer car il y a un peu de rapidité et de précipitation. Pour parler merveilleusement bien des livres, de la lecture et de ce destin littéraire qui vient bousculer les vies de tous les personnages, rien de mieux que la plume de Julien Rampin! On retrouve toute cette douceur, cette bienveillance et cette poésie. La bienveillance des livres et des personnages nous immerge dans un joli et doux moment. Une lecture belle et apaisante. 

La mue (Céline Denjean)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Michel Lafon (6 Février 2025)

395 pages

ISBN-10:2749960398

ISBN-13:978-2749960395

Genre: Thriller

Lu le: 4 Février 2025

Ma note: 16/20  






Résumé/4ème de couverture:


Dans les Pyrénées, Marion est séquestrée par celui qu'elle surnomme le Fou et, pour rester en vie, doit se comporter comme sa mère en se pliant à des règles de vie strictes. Dans le même temps, le major Louise Caumont et ses hommes enquêtent sur le meurtre d'un jeune homme, retrouvé le crâne défoncé, un crime qui rappelle l'affaire non classée d'un bébé retrouvé mort vingt-six ans plus tôt.


Mon avis:


    Ayant découvert Céline Denjean l'année dernière avec directement le troisième tome des aventures de la major Louise Caumont, je suis ravie de réitérer cette année avec le quatrième tome qui confirme l'excellent moment de lecture passé avec les histoires bien sordides de l'autrice. Dans ce thriller glaçant à bien des égards, on retrouve des meurtres, une vieille affaire qui ressurgit, des liens familiaux au coeur du récit, des femmes qui enquêtent et une histoire de psychopathe et de séquestration. Tout est donc bien réuni pour avoir un récit prenant et haletant qui vous donne toujours envie de continuer votre lecture. J'ai été particulièrement déroutée par le fait que dés le début du livre, on a finalement une partie de l'histoire pour laquelle on a toutes les clés en main, sans qu'il y est de véritable mystères sur les identités de chacun. Une façon de mieux appréhender toutes les psychologies humaines et cela n'empêche pas de plonger dans une certaine horreur. J'ai beaucoup aimé les personnages de l'histoire et cette thématique récurrente de la cellule familiale, très bien exploitée. Le titre du roman est particulièrement bien choisi et fait merveilleusement sens pour ce thriller puissant et redoutable.

Merci aux éditions Michel Lafon pour l'envoi de ce livre!


Points de vue/Critiques:


    L'intrigue principale de cette histoire va nous emmener dans des contrées froides et glaçantes, tant au niveau des conditions climatiques de la montagne, qu'au niveau de l'affaire qui sera menée par la major Louise Caumont. Dans ces Pyrénées, la découverte d'un cadavre inconnu va faire resurgir un cold case et c'est une nouvelle enquête qui s'annonce, dans ces contrées un peu austère, dans lesquelles les habitants peuvent se montrer aussi froids que l'atmosphère. Au fil des investigations et des éléments qui surgissent, la tension est palpable et omniprésente. Il faut dire aussi que l'autrice joue très bien avec cette manière de faire en sorte que les chapitres se terminent indéniablement ave cette envie de poursuivre le récit. Louise Caumont avance dans des eaux troubles dans lesquelles tout tourne autour des liens familiaux, mais ces liens sont tellement bien ficelés et inextricables qu'il va lui falloir beaucoup d'abnégation et de persuasion pour faire toute la lumière. J'ai beaucoup aimé le fait que sont équipe autour d'elle soit majoritairement constituée de femmes. Hormis un homme qui apporte une jolie touche masculine, il est agréable de naviguer dans le milieu du thriller avec des héroïnes, et notamment cette jeune recrue Pyrène, qui est excellente et qui donne envie de la revoir.

        Une autre partie du roman nous fait vivre de l'intérieur la séquestration d'une femme appelée "Maman" par "Le Fou", son tortionnaire. Toute cette partie nous plonge intimement dans l'horreur mais aussi et surtout dans toutes les dérives de la psyché humaine, et cela, toujours en lien avec la dimension familiale. Pour tout ce qui concerne cette partie, on a l'impression dès le début que l'autrice ne nous cache rien, que tout nous est dévoilé. Cela est assez déroutant mais c'est pour mieux nous plonger dans les psychologies des personnages. Car entre cette femme séquestrée et son bourreau, on est progressivement amené à se demander qui est vraiment le coupable de la victime... Entre ces deux aspects de l'histoire, c'est véritablement toute la cellule familiale que construit et déconstruit merveilleusement bien Céline Denjean. 

En bref:

    "La mue" est le quatrième tome des aventures de la major Louise Caumont et Céline Denjean nous entraîne une nouvelle fois dans un thriller glaçant à bien des égards. Car c'est dans des contrées froides et glaçantes, tant au niveau des conditions climatiques de la montagne des Pyrénées, qu'au niveau de l'affaire, que l'on plonge dans cette affaire. Alors que d'un côté il sera question de meurtres et de cold case qui ressurgit, de l'autre, il sera question d'une femme séquestrée. Ces deux pans du récit nous immergent dans une certaine horreur où les psychologies humaines seront décortiquées. Louise Caumont avance dans des eaux troubles dans lesquelles tout tourne autour la cellule familiale et les liens familiaux, mais ces liens sont tellement bien ficelés et inextricables qu'il va lui falloir beaucoup d'abnégation et de persuasion pour faire toute la lumière. Au fil des investigations et des éléments qui surgissent, la tension est palpable et omniprésente. J'ai beaucoup aimé les personnages, très majoritairement féminins : il est agréable de naviguer dans le milieu du thriller avec des héroïnes. Le titre du roman est particulièrement bien choisi et fait merveilleusement sens pour ce thriller puissant et redoutable.

lundi 3 mars 2025

Apollo : Des hommes sur la Lune




Scénario et Illustrations : Chris Baker, Matt Fitch et Mike Collins

Nationalité des auteurs: Américaine

Éditions Dunod (15 Janvier 2025)

160 pages

ISBN-10:2100876724

ISBN-13:978-2100876723

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 30 Janvier 2025

Ma note: 14/20



Résumé/4ème de couverture:


Le 20 juillet 1969, l'Homme a marché sur la Lune.

Ce livre raconte comment Neil Armstrong, Edwin « Buzz » Aldrin et Michael Collins, ont réalisé cet exploit sans précédent.

Épaulés par les ingénieurs et les scientifiques du programme Apollo, ils ont embarqué dans une fusée et ont traversé le néant spatial juste pour nous montrer que c'était possible.

Matt Fitch, Chris Baker et Mike Collins nous révèlent ici la véritable histoire de la mission d'exploitation la plus extraordinaire de tous les temps.


Mon avis:


    J'ai eu la très jolie surprise de recevoir cette bande-dessinée par surprise et j'étais très intéressée de découvrir toute l'histoire véritable autour du décollage d'Apollo 11 pour cette mission d'aller poser un pied sur la Lune. L'aspect documentaire de cette bande-dessinée est très appréciable et allier le plaisir des yeux et de la lecture dans ce format de graphique avec l'histoire véridique d'un évènement historique est très plaisant. Le récit est très exact précis du point de vue historique et technique. On apprend la point de départ de cette mission liée à Apollo 1, on découvre les différentes phases de vol, on fait la connaissance des trois astronautes et on assiste même à leur retour sur Terre. Tout cet aspect autour de la mission en elle-même est donc parfaitement bien décrite et retranscrite mais force est de constater que le récit est entrecoupé trop régulièrement par d'autres considérations par toujours nécessaires et compréhensibles. On retrouve ainsi la jalousie entre Aldrin et Armstrong, le contexte familial de chacun ou encore les interventions politiques de Nixon ou Kennedy, sans compter les élucubrations mystiques d'Armstrong. Dommage que ces instants fugaces interrompent l'histoire en étant sûrement mal placés puisqu'il rendent la lecture de la mission en elle-même beaucoup plus ardue. Accentuée par un soucis typographique rendant la plupart des O absents, cette réédition manque un peu de remaniement.

Merci aux éditions Dunod pour l'envoi de ce livre!

La main du Diable



Scénario : Rodolphe

Illustrations : Griffo

Nationalité de l’auteur: Française et Belge

Éditions Anspach (17 Janvier 2025)

56 pages

ISBN-10:293110535X

ISBN-13:978-2931105351

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 3 Février 2025

Ma note: 16/20 





Résumé/4ème de couverture:

1892, à bord du Caldonia, l’écrivain Robert-Louis Stevenson rencontre un certain Charles Dawson, un admirateur très fortuné qui lui raconte son étrange histoire. Dawson doit sa fortune à une main momifiée qui passe pour être celle du Diable, lui-même. Celui qui la possède voit réaliser le moindre de ses souhaits. Mais, s’il meurt sans avoir réussi à s’en défaire, il est envoyé brûler dans les flammes de l’enfer. Il doit donc la vendre avant son décès, mais à un prix inférieur à celui payé par le précédent propriétaire....

Mon avis:


    Je ne connaissais absolument pas ce titre, ni son auteur mais sachez que "La main du diable" est tirée d'une ancienne légende allemande, reprise par le dramaturge Richard Brinsley Peake, puis par Robert Louis Stevenson, sous le titre "La bouteille du diable". Cette adaptation graphique a donc été une découverte et surtout une très belle surprise, car j'ai adoré l'histoire, dans laquelle on se plonge avec facilité et où l'on retrouve beaucoup de mystères et d'ésotérisme. 
L'écrivain britannique Robert Louis Stevenson se met lui-même en scène à bord d'un navire sur lequel Charles Dawson va lui raconter comment il est passé d'homme pauvre à un homme riche, grâce à cette fameuse "main du Diable". Le principe, fort simple de cet objet qui apporte la fortune à celui qui le possède mais qui a ses propres limites que l'on devine très rapidement, montre la perfidie et la vanité des hommes, qui cherchent à vouloir toujours posséder. Mais ces dérives du comportement humain prennent une tournure plus touchante et émouvante dans cette histoire, puisque les limites de la main du Diable vont faire en sorte que son propriétaire va vivre une véritable descente aux enfers, submergé et tiraillé par l'amour. L'histoire du couple de Charles Dawson et de sa femme est très belle puisqu'ils sont liés dans les bons comme dans les mauvais et sont prêts à se sacrifier l'un pour l'autre. Ce récit montre alors que l'amour peut finalement triompher de la vanité des hommes et au-delà de quelques tours de magie ésotériques. 
J'ai adoré me plonger dans cette histoire, malgré son petit côté ésotérique et irrationnelle, mais elle sait parfaitement capter le lecteur, en lui procurant de jolis messages et de belles émotions. Les auteurs ont parfaitement réussi cette BD aussi captivante que mystérieuse. 

Merci aux éditions Anspach pour l'envoi de ce livre!

Ligne rouge (Laure Rollier)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Récamier (30 Janvier 2025)

288 pages

ISBN-10:2385771349

ISBN-13:978-2385771348

Genre: Thriller

Lu le: 1er Février 2025

Ma note: 16/20






Résumé/4ème de couverture:

«  Tic-tac, tic-tac... Il est temps de suivre la ligne rouge. "

Les secrets bien gardés ne le restent jamais pour l'éternité. Niels et Jennifer, anciens amis d'enfance, pensaient pouvoir composer avec leurs secrets respectifs mais le moment est venu pour eux de s'y confronter.

Niels, sapeur-pompier, se rend dans les Landes afin de vider la maison de sa grand-mère décédée. Sur place, il découvre une pièce cachée dont les murs ont été recouverts de menaces à son encontre. Jennifer, pâtissière reconnue, reçoit des messages inquiétants signés " Ligne rouge ". Les souvenirs longtemps enfouis remontent à la surface. Qui est ce maître chanteur bien décidé à faire de leur vie un enfer ?

Niels et Jennifer n'ont plus le choix : ils doivent mettre les rancœurs et le passé de côté, et affronter leurs vieux démons s'ils veulent avoir une chance de survivre.

Mon avis:


    Si j'ai raté l'explosion de Laure Rollier l'année dernière avec "19 River Street", je ne voulais pas passer à côté cette année. Avec une écriture simple et directe, la plume de l'autrice est captivante et elle nous entraîne avec facilité dans les méandres de ce thriller psychologique parfaitement maîtrisé et réussi. Entre une amitié qui date de longtemps et des secrets de famille, les personnages principaux mettent eux-mêmes nos certitudes en doute et nous font vaciller entre confiance et méfiance. Sans véritablement le vouloir, l'enquête va se dérouler petit à petit afin de faire jaillir une vérité trop longtemps tue par des secrets et des non-dits. L'intrigue est parfaitement bien construite avec des chapitres courts qui se terminent en petit suspense, qui alternent le point de vue des deux protagonistes et qui surtout vont à l'essentiel en nous donnant des indices par ci par là et en s'affranchissant de descriptions ou de choses non essentielles. Cette manière d'aller droit au but est quelque chose que j'apprécie beaucoup et qui en fait une lecture haletante et captivante, récompensée par un final surprenant et inattendue. 


Merci aux éditions Récamier pour l'envoi de ce livre!


Points de vue/Critiques:


    Je n'avais pas eu l'occasion de découvrir Laure Rollier l'année, qui avait eu beaucoup de succès avec son thriller psychologique, donc je ne voulais pas passer à côté cette année et j'en suis très heureuse car ce fut une belle découverte. Dans ce nouveau roman, on retrouve tous les codes du thriller psychologique, associé à une plume qui s'y prête parfaitement. Prenez deux personnages principaux qui reflètent monsieur et madame tout-le-monde, des secrets que cachent chacun derrière une façade, et une maison qu'il faut vider et vous avez les éléments clés et de base de cette histoire. Il ne faut ainsi pas beaucoup plus de choses pour créer une histoire prenante et haletante, si l'on se concentre sur ces protagonistes qui doivent dévoiler leur vrai visage. J'ai beaucoup aimé les personnages de Jen et de Niels, qui sont sous tension et qui font tout pour à la fois mettre en lumière leurs tourments et à la fois pour conserver cette écran de façade qu'ils dégagent depuis (trop) longtemps. Chacun d'eux va jouer avec nos certitudes et ils nous font sans cesse vaciller entre méfiance et confiance. 

        C'est le poids des secrets et des non-dits, depuis trop longtemps cachés et pour lesquels les personnages eux-mêmes semblent s'être voilés la face depuis de nombreuses années, qui vont être au coeur de cette intrigue. La tension est palpable et croissante au fur et à mesure des scènes et des éléments découverts, qui renforcent ce sentiment et qui créer même une dissension entre Jen et Niels qui brouillent encore un peu plus les pistes. L'enquête se déroule finalement petit à petit sans que l'on sans rende vraiment compte puisque c'est un engrenage qui a pris forme et que seul, le fait de faire éclater la vérité peut les libérer. Cette montée en puissance de la tension atteint son paroxysme avec cette révélation finale qui inattendue et surprenante. 

        L'autrice maîtrise ainsi parfaitement toute son histoire et toute l'ambiance psychologique qui se construit tout autour. En alternant déjà les points de vue des deux personnages, Laure Rollier termine chacun des chapitre de manière tellement haletante et avec une phrase de suspense que vous ne pouvez pas résister à continuer. De plus, elle fait en sorte d'écrire de manière directe, en allant à l'essentiel. On s'affranchit des descriptions inutiles ou de choses non essentielles et cette manière d'aller droit au but est quelque chose que j'apprécie grandement et qui fait en sorte que l'on est davantage immergé et pris dans le récit et son aspect prenant et haletant. 

En bref:

            Je suis ravie d'avoir pu découvrir Laure Rollier avec "Ligne rouge", puisque ce fut une belle découverte avec ce thriller psychologique parfaitement maîtrisé et réussi. Entre une amitié de longue date, des secrets de famille et des non-dits, les personnages principaux vont devoir mettre en lumière leurs tourments. Et dans cette enquête qui se déroule finalement petit à petit sans que l'on sans rende vraiment compte, ils vont mettre eux-mêmes nos certitudes en doute et nous faire vaciller entre confiance et méfiance. La tension est palpable et croissante au fur et à mesure des scènes et des éléments découverts qui brouillent encore un peu plus les pistes. Avec des chapitres courts qui se terminent en petit suspense, qui alternent le point de vue des deux protagonistes et qui surtout vont à l'essentiel en s'affranchissant de descriptions ou de choses non essentielles, l'autrice maîtrise ainsi parfaitement toute son histoire et toute l'ambiance psychologique qui se construit tout autour. Cette manière d'aller droit au but est quelque chose que j'apprécie beaucoup et qui en fait une lecture haletante et captivante, récompensée par un final surprenant et inattendue. 

Le jour du caillou




Scénario : Véronique Cazot

Illustrations : Anaïs Flogny

Nationalité des auteurs: Française

Éditions Dupuis (10 Janvier 2025)

160 pages

ISBN-13:979-1034768585

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 30 Janvier 2025

Ma note: 15/20 





Résumé/4ème de couverture:


Chaque semaine, la compagnie d'artistes de Mona offre un superbe spectacle d'acrobaties et de musique. Mais depuis quelque temps, Mona n'arrive plus à réussir son numéro d'équilibriste... Et les encouragements de son amoureux Basile n'y changent rien. Mona pense à Eko, son ami de toujours qui a disparu de sa vie. Il y a quelques mois, Eko est parti, n'a plus donné de nouvelles à Mona. Il a continué sa vie ailleurs, loin d'elle, oubliant toutes leurs belles années d'amitié. Pour l'oublier, Mona décide de confier sa peine à un caillou et de le jeter dans une rivière. Mais sans le savoir, elle va plonger Eko dans une boucle temporelle dont lui seul a conscience. Va alors commencer un tout nouveau jeu d'équilibriste... Chaque jour, Mona va jeter le caillou. Et chaque jour, Eko va tout faire pour l'en empêcher.

Mon avis:


    Avec sa très belle couverture très poétique, je me suis laissée tentée par cette bande-dessinée même si le sujet de la boucle temporelle me faisait un peu peur. Cette dimension fantastique  du "jour sans fin" peut rapidement être lassant et doit être suffisamment bien amené pour bien comprendre toutes les éclipses temporelles. Et c'est malheureusement ce que j'ai ressentie dans cette lecture, qui manque, je pense, de matière au niveau du scénario pour bien comprendre. J'ai ainsi eu du mal à discerner l'amitié de l'amour entre les deux personnages principaux, les boucles temporelles, à quel moment elle commençait, le lien avec le numéro d'équilibriste ou encore l'importance du caillou. De plus, le fait que l'héroïne soit totalement fermée au dialogue de son ami qui lui, se rend compte de cette boucle temporelle, fait en sorte d'avoir une boucle répétée peut-être plus que nécessaire. Elle n'évolue pas au fil du temps et son entêtement à être fermée et énervée rend difficile de s'attacher à elle et devient même agaçant. Cette défaillance centrale est vraiment dommage, car portées dans l'univers du cirque, les illustrations sont très belles, conférant une ambiance charmante et douce à l'histoire. En voulant être trop poétique et en s'affranchissant trop du texte, l'intrigue s'enlise et ne parvient pas à toucher comme elle aurait dû l'être. 


Merci aux éditions Dupuis pour l'envoi de ce livre!

Survivantes (Cédric Sire)





Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Michel Lafon (16 Janvier 2025)

464 pages

ISBN-10:274996007X

ISBN-13:978-2749960074

Genre: Thriller

Lu le: 29 Janvier 2025

Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:


Comme les autres, Tanya a traversé l'enfer.

Comme les autres, on a fait d'elle une proie,

et elle a survécu. Proie elle n'est plus.

Proie plus jamais elle ne sera. "

Farrah, Kate, Tanya et Cheryl sont des survivantes.

Rescapées de meurtriers sadiques, elles n'ont d'autre choix pour se relever que la vengeance et la traque de leurs bourreaux.

Mais si le sang appelle le sang, la vengeance aussi...


Mon avis:


     Avec "Survivantes", on retrouve Sire Cédric avec un thriller haletant qui obéit à un rythme aussi intense qu'éprouvant. Cette histoire va dresser le portrait de 4 femmes qui ont survécus à l'horreur des hommes dans leurs passés respectifs. Et parce que la justice les a abandonnées, elles ont décidé de se regrouper afin de faire justice elles-mêmes. Le récit va donc explorer les thèmes du système judiciaire défaillant et de la vengeance. Mais quand les victimes et proies deviennent elles-mêmes prédatrices et traqueuses, de nombreuses questions se posent. J'ai beaucoup aimé l'idée de base et les message véhiculés mais aussi toutes les réflexions sous-jacentes que cela entraîne. Les quatre femmes sont très attachantes et l'on vibre à chaque instant de leur vie, quelque soit de quel côté de la barrière elles se trouvent. La construction du roman qui alterne entre passé et présent et entre bourreaux et victimes fait en sorte que la tension est constante. Mais c'est aussi et surtout dans l'horreur que nous plonge aussi l'auteur puisque les scènes gores et sanglantes sont très nombreuses. Il y a parfois ce sentiment de scènes macabres pas forcément nécessaires et certaines scènes manquent de crédibilité, mais ce thriller reste diaboliquement prenant et réussi!

Merci aux éditions Michel Lafon pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

         "Survivantes" reprend la thématique que l'on avait pu retrouver dans "Vindicta", à savoir la soif de vengeance et la volonté de faire justice soi-même. Mais cette fois-ci l'auteur place ces thématiques un peu plus dans l'air du temps en prenant des femmes qui ont été victimes de la barbarie de certains hommes. Sauf que ces survivantes de l'horreur n'ont pas pu obtenir une certaine réparation à travers la justice. Abandonnées du système judiciaire défaillant, elles vont passer de victimes à bourreaux, en poursuivant et en faisant payer leurs tortionnaires. Elles ont donc décider de se battre, de rendre les coups qu'elles ont reçus et donc de faire justice elle-même, selon leur propre justice. Avec un certain girl power et face aux négligences et aux défaillances du système judiciaire et des institutions périphériques, on se dit que ces survivantes qui deviennent prédatrices ont toute leur légitimité. J'ai beaucoup aimé cette idée de base et les messages véhiculés mais aussi tout ce qui en découle par la suite. Car si l'idée qu'un évènement traumatique peut devenir une force, il y a une certaine limite et lorsqu'elle est franchit avec cette idée que la vengeance est la seule issue, de très nombreuses interrogations, sociétales, humaines et psychologiques, apparaissent. 

        J'ai beaucoup aimé chacune des Survivantes. Kate, Farrah, Tanya et Cheryl ont vécu différentes horreurs et traumatismes et chacune a survécu différemment. Si certaines mènent une vie des plus normales comme pour gommer ce passé, d'autres sont restées plus renfermées. On découvre chacune d'entre elles plus en profondeur dans toute la première partie du roman, avec notamment des allers retours entre passé et présent pour savoir ce qu'il leur est arrivé pour devenir aujourd'hui des prédatrices. J'ai aimé chacune d'entre elles, découvrir leur émotions et sentiments complexes face à leurs situations, et illustrant une résilience complétement différente les unes des autres. 

        L'histoire va aussi parfois se focaliser sur les bourreaux. On navigue dans un véritable double jeu avec les protagonistes et le fait de ne pas avoir le côté enquête officielle avec un inspecteur ou la police fait en sorte que l'on est véritablement et uniquement dans un thriller pur et dans l'horreur absolue. Car la vengeance des quatre femmes est très sanguinaire et l'on assiste à bon nombre de scènes violentes, sanglantes, gores et macabres. Elle sont assez récurrentes et l'on peut parfois s'interroger sur leur nécessité en se demandant si quelque fois ce n'est pas trop. De plus, pour des femmes à l'origine lambda, on peut également s'interroger sur la crédibilité de certains passages, accentuer par le jeu du chat et de la souris de la police, très détachée de cette affaire. Mais avec un rythme effréné, c'est un thriller haletant et prenant, extrêmement réussi, plein de rebondissements et qui dénonce des failles importantes tout en apportant bon nombre d'interrogations. 
 
En bref:

        On pourrait résumer l'histoire de "Survivantes" par l'expression "œil pour œil, dent pour dent". Car c'est effectivement une histoire de vengeance que nous propose Sire Cédric dans ce thriller haletant qui obéit à un rythme aussi intense qu'éprouvant. Face aux défaillances du système judiciaire et aux négligences des institutions périphériques, quatre femmes victimes de la barbarie de certains hommes ont décidées de faire justice elles-mêmes. Le fait que les victimes et proies deviennent prédatrices et traqueuses est une idée assez jouissive au départ et j'ai beaucoup aimé ce postulat de base et les message véhiculés. Mais devenir juge et bourreau ne se fait pas sans conséquences et de très nombreuses interrogations, sociétales, humaines et psychologiques, apparaissent. Ces survivantes sont très attachantes et l'on vibre à chaque instant de leur vie. La construction du roman qui alterne entre passé et présent et entre bourreaux et victimes fait en sorte que la tension est constante. Ames sensibles s'abstenir, car la violence sanglante et récurrente est de mise. On peut s'interroger sur la crédibilité et sur la nécessité de certaines scènes, mais avec un rythme effréné, c'est un thriller haletant et prenant, extrêmement réussi, plein de rebondissements qui secoue et qui propose de belles réflexions sur la justice comme sur la vengeance.