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  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

mardi 29 décembre 2020

La conjuration primitive (Maxime Chattam)



Nationalité de l’auteur: Française 
Editions Pocket (13 Novembre 2014)
Collection Thriller
numéro 14554
537 pages
ISBN-10: 2266207067 
ISBN-13: 978-2266207065 
Genre: Thriller
Lu le: 7 Décembre 2020
Ma note: 17/20 



Résumé/4ème de couverture:

Les enquêteurs les surnomment La Bête et Le Fantôme... Si les meurtres qu'ils commettent ne se ressemblent pas, leur sauvagerie est comparable. Et que penser de cette mystérieuse signature commune – * e – qui écarte la piste de serial killers isolés ? Les tueurs se connaissent-ils ? Mais bientôt, La Bête et Le Fantôme ne sont plus seuls. Les crimes atroces se multiplient, d'abord en France, puis à travers l'Europe tout entière. La prédation à l'état brut. Une compétition dans l'horreur... Pour tenter d'enrayer cette épidémie, et essayer de comprendre : une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler. 

Mon avis:

        Je poursuis ma (re)découverte de l'année avec Maxime Chattam, on ne m'arrête plus et je commence cette trilogie dont on m'a beaucoup parlé, d'autant plus que l'héroïne se nomme Ludivine, fait assez rare! Je ressors une nouvelle totalement conquise par cette histoire prenante et palpitante, sans temps morts et qui possède tous les codes bien noirs, sombres et horrifiques du thriller glaçant!

Points de vue - Critiques:

      On nous présente ce livre come une histoire de Mal, de Bête et de Fantôme et nous sommes bien dans cet univers, tout le long du roman. On plonge immédiatement dans l'horreur avec une épidémie de meurtres qui se propage dans toute l'Europe. Ces atrocités vont faire intervenir bien évidement une quantité monstre de violences, de tortures, de sévices ou encore de pédophilie. Sans être dans la démesure ou la surenchère, il faut tout de même savoir que ce genre d'histoire n'est peut-être pas à mettre dans les mains de tout le monde ou de personnes sensibles. Mais quand on est fan de thrillers, on en prend pour son grade avec "La conjuration primitive". 

        Le roman est découpé en trois parties: Lui, Elle et Eux. Sachant que je partais en tête avec Ludivine comme personnage principal (étant donné que la trilogie pote son nom), j'ai été étonné de suivre le personnage d'Alexis dans la première partie. Jusqu'à ce retournement de situation assez folle et osée qui relance une dynamique différente et qui fait prendre les manettes de l'histoire par Ludivine Vanckler. Avec une troisième partie avec ce flic à la retraite qui est capable de comprendre les tueurs et de les traquer, ces différents points de vue permettent de changer d'angle et d'insuffler une certaine énergie à l'histoire qui n'est déjà pas prête de nous essouffler de par ses nombreux rebondissements. Chacun des trois personnages a été agréable à suivre: on notera des différences subtiles entre chacun d'entre eux, avec cette même passion et énergie commune qui les lient. J'ai aimé le coté réfléchi et introverti d'Alexis,  la détermination et le côté fougueux de Ludivine et enfin, la sagesse et l'expérience de Richard Mikélis. 

            Si les différentes trouvailles de l'enquête sont tout aussi glauques que prenantes, il n'en au rien du final de ce livre, qui nous entraine au Canada et qui m'a scotché. Non seulement, je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi gros et énorme mais en plus, au niveau des actions, c'est digne d'un vrai film à suspense, au moment de la grosse bataille finale où l'on ne peut pas détacher ses yeux, de peur de manquer une action importante. A travers ces quelques pages, nous ne pouvons pas faire arrêter la lecture tant la tension est là. Nous sommes sur des charbons ardents en train de se demander qui va survivre ou pas, car vue les évènements qui se déroulent, il est obliger que des personnages quittent définitivement l'histoire...

En bref:

            "La conjuration primitive" nous plonge au coeur du Mal qui raviera tous les fans de thrillers intenses et noirs, mais qui n'est pas à conseiller aux plus sensibles! En effet, l'enquête nous entraîne dans une course contre la montre, à travers toute l'Europe pour enrayer une épidémie de meurtres qui soulève les plus profondes noirceurs de l'âme humaine. Ce thriller haletant étonne par sa construction narrative avec trois parties dans lesquelles on va suivre un personnage différent à chaque fois et par son final époustouflant qui nous saisit dans quelque chose d'énorme! Un thriller pur sang où le suspense est présent du début à la fin, avec ses petites pointes d'adrénaline durant certaines scènes d'action qui donnent des sueurs froides. Les retournements de situation inattendus ponctuent régulièrement le récit qui devient surprenant et effrayant.

mercredi 23 décembre 2020

Mes voisins les esprits


TOME 1

Titre original : Ayashikoto-Gatari, book 1
Scénario et Illustrations: Ushio Shirotori
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Doki Doki (3 Juillet 2019)
180 pages
ISBN-10: 2818968445
ISBN-13: 978-2818968444
Genre: Manga
Lu le: 4 Mars 2020
Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture :

Dans l'espoir de retrouver un cahier de notes sur le royaume des morts qui lui permettrait d'en savoir plus sur la disparition de sa mère, Yachiho Takahara, une jeune lycéenne, emménage dans une vieille maison abandonnée, théâtre d'étranges événements. Elle y fait la connaissance de Moro, un mystérieux esprit qui lui demande de l'aider dans sa tâche.

Mon avis:

            « Mes voisins les esprits » aurait pu être une belle surprise, mais elle s’avère être juste une lecture plaisante voire dispensable… Dommage, car entre la très belle couverture qui concorde avec un très beau graphisme caractérisé par des dessins riches en détails et une histoire de base très intéressante, tout est malheureusement mal exploité. 
Le récit est sur un ton enjoué et l’héroïne part à la découverte de la grande variété de yokaï gravitant autour de son lieu de vie. Ces créatures possèdent un côté amusant, voire attachant, malgré des allures se voulant parfois impressionnantes. A contrario, l’ambiance se veut sombre avec un discours sur la vie, la mort, le renouvellement, mais on passe à côté. En effet, tout est finalement assez léger et survolé et l’histoire reste seulement effleurée. On reste donc dans la superficialité, alors qu’un thème avec des esprits amènent à voit de l’action et du suspense. 
De plus, la jeune Yachiho ne relève pas cet ennui, puisque l’on ne découvre sans attachement aucun, une petite fille fade voire insupportable. 


TOME 2

Titre original : Ayashikoto-Gatari, book 2
Scénario et Illustrations: Ushio Shirotori
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Doki Doki (11 Septembre 2019)
176 pages
ISBN-10: 2818969468
ISBN-13: 978-2818969465
Genre: Manga
Lu le: 4 Décembre 2020
Ma note: 15/20


Résumé/4ème de couverture:

Yachiho Takahara vient d’emménager sous le même toit que Moro, un vieil esprit qu’elle doit alors aider faire son travail quotidien : renvoyer l’âme de ses pairs dans ce qu’il nomme le “monde éternel”.

Mais si elle est ici, c’est avant tout parce qu’elle est à la recherche des mystérieuses “notes sur le royaume des morts” grâce auxquelles elle est censée pouvoir retrouver sa mère disparue. Et quelque chose nous dit que la jeune fille est loin d’être au bout de ses surprises…

Alors qu’elle commence à perdre espoir, Yachiho va progressivement en apprendre davantage par le biais de son nouveau professeur de sciences humaines. Ce dernier n’est autre que l’énigmatique Kamo, membre d’une étrange organisation qui semble manipuler les esprits...

Mon avis:

            La lecture du premier tome avait été plutôt sympathique, mais sans plus, comme si la mayonnaise avait du mal à prendre. La lecture du second tome éveillait ma curiosité et j’espérais qu’il me permettrait d’être enfin prise par cette série, mais le sentiment initial reste inchangé. Si l’on passe un bon moment durant la lecture, l’histoire est aussitôt oubliée une fois le livre refermé.

            Pourtant, tout est là pour nous faire passer un bon moment, nous émerveiller et nous entraîner dans un monde particulier qui mêle la fantasy contemporaine avec la fantasy mythique. Mais le souci vient peut-être de ce mélange qui n’est pas vraiment réussi. Difficile de mettre clairement le doigt sur ce qui empêche de nous transporter. Les cases sont en général assez riches surtout lorsque l’on y rencontre un de ces fameux esprits. Mais est-ce cette surenchère ou le fait que ces créatures ne sont pas mises en valeur par un procédé quelconque qui les distingueraient et qui les mettraient sur un plan différent, toujours est-il que le tout manque de relief avec une impression de brouillon.

Le point positif est que l’on commence à en apprendre un peu plus sur les esprits ou sur la famille de Yachiho, mais toute l’intrigue de base reste encore vague et avance trop peu. Le « Bestiaires illustrés des esprits » situé entre les chapitres, est très appréciable et nous permet d’enrichir notre savoir sur les légendes et les coutumes du Japon. On sent, au delà de la fiction, Ushio Shirotori souhaite nous partager les croyances de son pays.



Ekhö, monde miroir, tome 9 : Abidjan-Nairobi express




Scénario: Christophe Arleston 
Illustrations: Alessandro Barbucci
Nationalité des auteurs: Française et Italienne 
Editions Soleil Productions (13 Novembre 2019
48 pages
ISBN-10: 2302078799 
ISBN-13: 978-2302078796 
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 22 Novembre 2020
Ma note: 18/20




Résumé/4ème de couverture :

À travers la planète entière, des Preshauns meurent de honte après avoir brusquement perdu leurs poils. Un mal étrange sur lequel Fourmille doit enquêter. Point commun de toutes les victimes : un séjour à Abidjan. C'est donc vers l'Afrique que s'envolent Yuri et Fourmille, qui doit également résoudre le meurtre de Niele, célèbre conteuse ivoirienne, assassinée car elle savait des choses sur la plante-qui-pue-des-pieds, celle-là même qui ferait tomber les poils des Preshauns...

Mon avis :

Les tomes d’Ekhö, monde miroir sont toujours aussi plaisants et constituent vraiment une valeur sûre. Et pour ce neuvième tome, je ne suis pas vraiment impartiale puisque l’histoire se passe en Afrique Noire, notamment au Kenya… On retrouve donc le peuple Massaï, les croyances locales, les animaux sauvages, le Kilimandjaro et les grandes savanes aux paysages magnifiques. Et quand on sait que les illustrations de cette série regorgent de couleurs flamboyantes et de détails à foison, elles ne peuvent que s’accorder le plus parfaitement possible avec les grandes étendues africaines. Encore une fois, cet album est un vrai ravissement pour les yeux. 

Mais toute la beauté du livre n’occulte pas l’histoire qui se tient parfaitement bien. Elle est peut-être assez classique et n’apporte pas de grands rebondissements ou surprises mais elle m’a tout à fait convenue et s’accorde bien avec les illustrations car elle ne déséquilibre pas l’album, en bien ou en mal. En mettant au centre les Preshauns, le récit va offrir une dimension exotique dépaysante. On va y parler de contes, de croyances, de politique, de santé, d’enthomologie et de botanique