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mercredi 30 mars 2022

Les bruits du souvenir (Sophie Astrabie)





Nationalité de l’auteur: Française

Editions Flammarion (16 février 2022)

387 pages

ISBN-10: ‎2080264508

ISBN-13:‎ 978-2080264503

Genre: Contemporain

Lu le: 2 Mars 2022

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

        Après la mort de sa mère, Claire découvre que celle-ci lui a légué un carnet ainsi qu'un appareil photo dans lequel se trouve une pellicule. Le lien entre les deux objets ? Un petit village de l'Aveyron où la jeune femme a passé les étés de son enfance.Il n'en faut pas plus pour la décider à tout quitter. Sous une autre identité, Claire s'installe à Marelle, en quête de ce passé flou et de cette mère qui lui a si souvent échappé. Au fil des pages et des clichés, elle découvre des souvenirs qui vont bousculer ses croyances...Les Bruits du souvenir, c'est l'histoire d'une fuite pour mieux se retrouver. Sophie Astrabie explore les bruits de fond du passé et leur perception - ainsi que notre capacité à nous créer les nôtres.

Mon avis:

            Après avoir découvert Sophie Astrabie avec "La somme de nos vies" que j'avais beaucoup aimé, j'avais hâte de me plonger dans "Les bruits du souvenir" qui propose une histoire où il est question de secret de famille, de découvertes et d'écrits du passé qui resurgit à un moment donné. Tout était donc réuni pour passer un super moment et l'histoire est bien au rendez-vous de ses promesses. Une jolie histoire, entrainante et bien construite, même si personnellement, j'ai eu une lecture très hâchée du fait d'erreurs dans les prénoms des personnages, dû à mon exemplaire et qui sont très malvenue surtout quand on connaît le fond de l'histoire!

Points de vue/Critiques:

            Le début du récit part sur des bases assez classiques lorsqu'il est question de secrets de famille: Claire découvre des carnets de sa mère, à la mort de celle-ci. Mais là où l'on va s'éloigner des sentiers battus, c'est le fait que Claire n'a jamais eu une relation mère-fille assez classique et comme on pourrait se l'imaginer. Toutes les deux n'ont jamais été proches, Claire ne se sentant pas forcément aimé par sa mère et n'ayant pas de ressemblances avec celle-ci, qu'elles soient physiques ou caractérielles. Ces carnets vont donc être l'élément déclencheur pour Claire qui se cherche et qui vont lui permettre de se reconstruire. Je n'ai pas forcément été attachée à Claire, mais je ne pense pas cela soit le but. Sur le moment, je n'ai pas compris véritablement ses volontés et ses actions, sans qu'elles soient pour autant irritantes ou dérangeantes. Mais peu à peu, au fur et à mesure que Claire se dévoile, elle devient progressivement compréhensible et intéressante et j'ai aimé sa soif de liberté, ses remises en question et surtout son tempérament d'aller toujours vers l'avant.

            Concernant l'histoire en elle-même, j'ai tout de suite accroché au récit où il est question d’identité, de liens familiaux, de secrets et aussi de liberté. Il y a une alternance des périodes qui nous permet de découvrir le présent et le passé simultanément. Cette alternance est très redondante et pas nettement marquée. Cela m'a parfois coupé dans mon élan de lecture d'autant que chacune des parties est finalement assez brève avant de passer à l'autre temporalité. J'ai particulièrement apprécié découvrir le passé familial de Claire, ce sont les parties que j'ai préféré et que j'aurais aimé plus longues. Ce sentiment de lecture hâchée a été en plus renforcée par mon exemplaire du livre, qui contenait de nombreuses coquilles: des inversions et des erreurs dans les prénoms des personnages. Lorsque l'on connaît la trame de ce récit, où il est question d'identité, cela fait nettement des noeuds au cerveau. J'ai dû beaucoup réfléchir, arrêter ma lecture et revenir en arrière pour avoir tout clairement et nettement en tête. Mais ce dernier aspect est purement personnel, lié à l'exemplaire que j'avais entre mes mains.

        Le récit pose également en toile de fond la question de la maternité. Si la relation entre Claire et sa mère est déjà exposée de manière peu commune, la maternité et le désir d'être mère est également abordée de façon originale. L'autrice montre que les choix sont différents suivant les situations et suivant les personnes. Il n'en existe pas un seul et un bon. L'important est d'avoir le choix. Ainsi, au grès des personnages et de ce qu'ils ont vécu, on ne peut que comprendre chacun d'entre eux. Pour se reconstruire, Claire retourne dans le petit village natal de sa mère et ce retour aux sources, au sens métaphorique et littéral du terme est bénéfique et bienvenue. Tout y est si accueillant et chaleureux que cela confère une super ambiance de familiarité et de cocon.

En bref:

            "Les bruits du souvenir" nous offre un récit où il est question d'identité, de liens familiaux, de secrets et aussi de liberté, mais qui propose de belles singularités face à ces sujets que l'on rencontrent régulièrement. Avec une mère avec qui les liens sont très distendu, Claire va entreprendre des recherches sur son passé l'amenant à se chercher elle-même. Dans cette reconstruction personnelle, le sujet de la maternité est en toile de fond et amène à de jolies conclusions. On retrouve une alternance entre passé et présent qui nous permet de découvrir chacune des périodes et même si cette alternance est très redondante donnant une lecture parfois hâchée, elle permet de créer un rythme très entrainant. L'histoire offre ainsi une belle histoire et une réflexion sur le poids du passé et l'on gravite sans cesse entre nostalgie et gravité.

mardi 29 mars 2022

Le tueur humaniste (David Zaoui)





Nationalité de l’auteur: Française

Editions Le Livre de Poche (9 juin 2021)

252 pages

ISBN-10:‎ 2253240834

ISBN-13:‎ 978-2253240839

Genre: Contemporain

Lu le: 28 Février 2022

Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

Babinsky a un don. Un don du ciel. Il vise et il tire comme personne. Repêché dans l’orphelinat où il a grandi par un professionnel du crime, il devient malgré lui tueur à gages.

Mais attention !

Un tueur à gages, certes, mais humaniste !

Et... qui a mis un point d’honneur à son job de liquidateur : rendre heureuses ses futures victimes avant de les tuer.

Mon avis:

            Merci à l'auteur de m'avoir envoyé ce livre lorsqu'il est sorti au livre de poche l'année dernière. C'est le troisième livre de David Zaoui et c'est clairement mon préféré! Son titre prête déjà à sourire et le résumé nous énonce clairement quelque chose de barré et de singulier. J'ai dévoré ce livre et j'ai passé un excellent moment. L'antithèse entre le tueur à gage et l'humanité de ce personnage est très bien véhiculée et c'est finalement cette bonté et cette humanité qui se dégagent le plus dans ce récit touchant et drôle.

Points de vue/Critiques:

            Babinsky est un personnage hors norme puisque c'est un tueur à gages professionnel. Mais très vite, on se prend d'affection pour lui car on comprend qu'il n'a pas cherché à faire cette carrière et que cela lui est un peu tombé dessus. Une enfance à l'orphelinat et d'excellentes capacités au tir lui ont fait rencontré un homme qui n'est pas meilleur exemple mais qui sera finalement sa seule et première figure masculine qu'il a suivi. De plus, Babinsky n'a rien de l'archétype du tueur professionnel: il est très cultivé, très amateur de Brahms et de philosophie dont on retrouve régulièrement de nombreuses références et surtout il est très sensible puisque sa marque de fabrique est d'exercer son métier avec une éthique personnelle et un but, celle de rendre ses victimes heureuses, qu'elles vivent le plus beau jour de leur vie avant de le leur ôter. Malgré son métier très très atypique, Babinsky est très attachant et c'est un vrai plaisir de le suivre, d'autant plus qu'il est finalement très lucide sur son activité et sur ce qui l'entoure, grâce notamment à sa passion pour la philosophie. A travers lui, le lecteur réfléchit aussi sur lui-même et sur la vie.

            Même si initialement il est question de tuer des gens, ce récit est finalement emprunt de beaucoup d'humanité. Le côté altruiste de Babinsky est prédominant et l'on va plus loin dans cet aspect, puisqu'il est impossible pour lui de dormir, tant il est pris de remords. Intervient alors un psychologue, terriblement délicieux à suivre tant il est lui aussi, très original et éloigné des codes de la profession. Leur relation est très sympa à suivre. Entre sincérité, drôlerie et réflexions, on navigue entre plusieurs émotions au gré des pages et de cette plume extrêmement fluide portée par des dialogues nombreux, peu travaillés mais donnant un rythme et une dynamique singulière et bienvenue. Il est difficile d'imaginer une "bonne" fin avec une telle histoire et pourtant celle trouvée par l'auteur est parfaite et clôture à merveille cette fabuleuse histoire qui a su m'entrainer et me plaire comme je ne me l'imaginais pas du tout! Une belle surprise pour ce merveilleux moment de lecture!

En bref:

            Je ne m'attendais pas à passer un aussi agréable moment de lecture avec "Le tueur humaniste" et pourtant ce fut largement le cas! Avec ce titre, on met directement les pieds dans le plat. C'est un roman qui se distingue par son originalité et qui véhicule de belles valeurs morales aux côtés de ce tueur altruiste. Car malgré son métier de tueur professionnel, on découvre en Babinsky un homme immédiatement attachant, touchant, sensible et qui s'éloigne des carcans du tueur à gages en étant instruit, cultivé et surtout emprunt d'une éthique morale et d'un but dans sa fonction professionnelle. C'est donc un livre drôle, touchant et véritablement plein d'humanité qui se lit très rapidement avec une plume très fluide portée par des dialogues rythmés et avec un final qui conclue parfaitement cette sympathique et étonnante histoire!

vendredi 25 mars 2022

La révérence de l'éléphant (Laura Trompette)





Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Charleston (12 janvier 2022)

Collection Poche

471 pages

ISBN-10:‎ 2368127232

ISBN-13:‎ 978-2368127230

Genre: Contemporain

Lu le: 25 Février 2022

Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

        Marguerite est comme l’Eléphant de Tanzanie : dans son EHPAD cannois, elle sent que son monde rétrécit. Elle veut tirer sa révérence, mais en France, ce choix ne lui appartient pas. Alors elle entend bien mourir ailleurs, dans la dignité. Avant cela, elle a une dernière tâche à accomplir : redonner goût à l’amour à Emmanuel. Son petit-fils, photographe animalier en Tanzanie, lui semble plus préoccupé par le sort des éléphants d’Afrique que par la solitude dans laquelle il s’est enfermé. La solitude, c’est aussi le lot de Roxanne, depuis qu’elle a abandonné sa carrière de joueuse de poker pour trouver un sens à sa vie. Son arrivée dans la maison de retraite de Marguerite va bousculer leur destin.

Mon avis:

            Une histoire avec les éléphants et la Tanzanie en toile de fond, il ne m'en, faut pas plus pour me convaincre de découvrir cette histoire, d'autant plus que j'avais découvert Laura Trompette dans "C'est toi, le chat" qui avait été une belle surprise de lecture, très agréable. Avec ses thématiques abordées, j'ai apprécié cette histoire mais sans trop véritablement savoir pourquoi, je reste un peu sur ma faim. Je pensais être plus touchée et transportée que cela. Un manque d'actions ou de rebondissements dans cette histoire finalement peut-être trop classique et prévisible avec certains personnages pas aussi touchant qu'ils auraient pu l'être. 

Merci beaucoup les éditions Charleston pour l'envoi de ce livre! ;)

Points de vue/Critiques:

            Ce livre est un récit transverse dans lequel on suit trois narrateurs. Il y a tout d'abord Marguerite, une vieille dame qui vit dans un EHPAD dans le sud de la France.  Après avoir vu tout son entourage partir pour le grand voyage avant elle, elle souhaite les rejoindre le plus dignement possible en décidant d'elle-même du moment et des circonstances de sa mort. Cette perspective n'est pas pour réjouir son petit-fils, Emmanuel, qu'elle a élevé comme son fils. Celui-ci qui vit sa vie de photographe animalier en Afrique auprès des populations locales se retrouve loin, démuni, détaché et incapable d’imaginer la vie sans sa grand-mère. Et au milieu de ces deux personnages, Roxanne apparaît comme une jeune femme qui cherche un nouveau sens à sa vie et qui va s'investir pleinement auprès de l'EHPAD et de Marguerite. Si j'ai tout de suite été charmée et touchée par Marguerite, les deux autres personnages m'ont laissé de marbre. Roxanne et Emmanuel m'ont paru assez fades, peut-être manquent-ils de profondeur. Malgré leurs différences, tout trois partagent tout de même des valeurs communes que l'on retrouvent très bien dans le récit: le courage, l'entraide et la générosité. Mais il y a quelque chose qui fait que la mayonnaise ne prend pas véritablement, comme si les liens avaient dû mal à se nouer. 

            En revanche, les thématiques abordées tout au long de l'histoire sont très intéressantes. On y aborde donc le choix de la fin de vie, le braconnage, la cohabitions parfois difficiles des populations locales africaines avec les animaux sauvages qui eux-même voient et doivent subir des changements dans leur mode de vie à cause de l'expansion humaine, ou encore les mœurs des éléphants qui peuvent mis en relation avec celles des Hommes. Ce dernier aspect est d'ailleurs très beau, parlant et poétique, tenu comme un joli fil rouge dans l'histoire. On plonge ainsi dans un univers tout en douceur, pour lequel je m'attendais et j'espérais plus d'émotions peut peut-être plus d'actions et de rebondissements. 

En bref:

             "La révérence de l'éléphant" est un récit transverse dans lequel on va suivre trois personnages formant peu à peu une sorte de cocon familial. Avec eux trois, c'est un véritable voyage dépaysant que nous propose l'autrice puisque du sud de la France, on va atterrir au cœur de la Tanzanie ; mais on a aussi un voyage intérieur assez intéressant et bienveillant. En effet, les différentes thématiques abordées sont très agréables à suivre et ne manquent pas d'intérêt, surtout quand on arrive à voir le parallèle entre les mœurs des éléphants et celles des hommes, inscrit comme une sorte de fil rouge conducteur du récit. En revanche, tous ces aspects intéressants sont mal portés par des personnages un peu fades, pas vraiment attachants et qui manquent de profondeur. J'espérais et j'attendais plus de poigne et d'émotions mais l'autrice a choisi d'installer tout le roman dans une véritable bulle de douceur. Une lecture agréable qui nous fait faire un très beau voyage!

Escale à Yokohama


TOME 1


Titre original : Yokohama Kaidashi Kikô, book 01 

Traduction: Vanessa Gallon

Scénario et Illustrations: Hitoshi Ashinano

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Meian (29 mars 2021)

146 pages

ISBN-10:‎ 2382750413

ISBN-13:‎ 978-2382750414

Genre: Manga

Lu le: 25 Février 2022

Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

Alpha tient un petit café, à l’écart de la ville. Le temps s’y écoule paisiblement, comme si plus rien n’avait d’importance… Entre deux approvisionnements à la ville de Yokohama, elle observe le monde, regarde le soleil se lever puis se coucher, et profite du temps qu’elle passe avec ses rares clients. Malgré les apparences, la belle Alpha est un robot, et cela fait bien longtemps qu’elle est là. Jour après jour, elle attend patiemment le retour de son maître, en jouissant tranquillement de la vie qui lui a été offerte…



TOME 2



Titre original : Yokohama Kaidashi Kikô, book 2

Traduction: Vanessa Gallon

Scénario et Illustrations: Hitoshi Ashinano

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Meian (29 mars 2021)

128 pages

ISBN-10:‎ 2382750421

ISBN-13:‎ 978-2382750421

Genre: Manga

Lu le: 25 Février 2022

Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

Takahiro va faire la connaissance du maître d'un bien étrange animal tandis qu'Alpha va redécouvrir le plaisir simple d'un feu d'artifice. La vie continue, paisible, au café Alpha.



TOME 3


Titre original : Yokohama Kaidashi Kikô, book 3

Traduction: Vanessa Gallon

Scénario et Illustrations: Hitoshi Ashinano

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Meian (21 avril 2021)

136 pages

ISBN-10:‎ 238275043X

ISBN-13:‎ 978-2382750438

Genre: Manga

Lu le: 26 Février 2022

Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

Alpha fait la connaissance du maître de Barracuda, Ayase. Au cours d'un de ses voyages, celui-ci va faire une bien étrange découverte…



TOME 4


Titre original : Yokohama Kaidashi Kikô, book 4

Traduction: Vanessa Gallon

Scénario et Illustrations: Hitoshi Ashinano

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Meian (19 juillet 2021)

136 pages

ISBN-10:‎ 2382750448

ISBN-13:‎ 978-2382750445

Genre: Manga

Lu le: 26 Février 2022

Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

Une petite fille espiègle, une Misago insaisissable, une tranquille baignade...

Alpha et ses amis coulent toujours des jours heureux près de ce petit café atypique.

Mon avis:

            Attirée par ces couvertures simples et joliment colorées, je me suis laissée séduire par ces mangas pour une lecture simple et toute douce, même su j'ai été étonnée de prime abord de lire avec le résumé qu'il était question d'un robot, ce que les couvertures ne laissaient absolument pas supposer! Chacun des tomes se lit très très rapidement. Il n'y a pas énormément de texte car beaucoup de choses passent par les paysages et la contemplation. On est vraiment dans un manga tranche de vie, très calme et très tranquille. Comme ce que véhicule l'histoire, il est question de se ressourcer avec ces récits, de profiter de la vie et de ses petits bonheurs simples, de vivre l'instant présent. C'est donc plutôt contemplatif, mais c'est vraiment relaxant, doux et apaisant. 

        Le côté futuriste est assez minime et j'ai aimé cet aspect. On est effectivement en présence de monde post-apocalyptique sur Terre, avec la présence d'androïdes. Mais ces derniers ont tout d'humanoïdes, ce qui nous fait oublier leur aspect de robots que se soit dans leur aspect physique ou psychique. Alpha est d'ailleurs très touchante car même si elle profite de son environnement de calme et de tranquillité, on sent chez elle un certain manque au niveau social et qu'elle s'attache très vite aux gens qui l'entoure, notamment quand elle rencontre une autre androïde comme elle, avec qui elle peut partager plus de choses spécifiques à leur nature.

Nellie Bly, dans l'antre de la folie




Scénario: Virginie Ollagnier

Illustrations: Carole Maurel

Nationalité des auteurs: Française

Editions Glénat (17 février 2021)

Collection Karma

162 pages

ISBN-10:‎ 2344033467

ISBN-13:‎ 978-2344033463

Genre: Bande-dessinée 

Lu le: 17 Février 2022

Ma note: 17/20
 

Résumé/4ème de couverture:

Pour mener son enquête, elle se fera passer pour folle.


Nellie Bly est complètement folle. Sans cesse, elle répète vouloir retrouver ses « troncs ». Personne n’arrive à saisir le sens de ses propos, car en réalité, tout cela n’est qu’une vaste supercherie. Nellie cherche à se faire interner dans l’asile psychiatrique de Blackwell à New York dans le but d’y enquêter sur les conditions de vie de ses résidentes. Y parvenant avec une facilité déconcertante, elle découvre un univers glacial, sadique et misogyne, où ne pas parfaitement remplir le rôle assigné aux femmes leur suffit à être désignée comme aliénée.


L’histoire vraie de la pionnière du journalisme d’investigation et du reportage clandestin. Un récit poignant porté par le mépris de l’injustice et des persécutions, enrobé d’un graphisme élégant.

Mon avis:

        Je connaissais Nellie Bly pour ce qu'elle avait fait de magistral mais sans connaître les détails. Cette bande-dessinée s'intéresse donc à cette première femme journaliste d'investigation, qui en plus d'être une femme travaillant dans un monde et une société patriarcale, a dénoncer les abus dans les asiles de femmes en s'y faisant interner volontairement pendant 10 jours. Nellie Bly est l'incarnation d'une héroïne: pionnière, féministe, militante sociale, grande reporter, envoyée spéciale, aventurière. Tout ce qu’elle désirait, c’était de pouvoir travailler et gagner sa vie sans avoir à en demander le droit à personne.

        Son premier travail d'investigation est de dénoncer tous ces mauvais traitement et ces mauvaises conditions de vie réservé dans les asiles pour femmes. Il ne lui faut pas longtemps pour établir une longue liste édifiante de sévices et de malversations. Entre la facilité pour laquelle on interne les femmes, les femmes saines d'esprit ou retenues de force qui perdent véritablement la tête dans une telle institution, les brimades, les violences, les humiliations, les mauvais traitements humains, c'est pus que l'antre de la folie, c'est l'enfer. Tout ce que dénoncent Nellie Bly est édifiant et révoltant. Heureusement, les articles qui découleront de son investigation permettront de faire bouger les choses puisque les autorités seront contraintes d'améliorer les soins et les traitements prodigués.

jeudi 24 mars 2022

Les détectives du Yorkshire, tome 1 : Rendez-vous avec le crime (Julia Chapman)




Titre original: The Dales Detective Series, book 1: Date with Death

Traduction: Dominique Haas

Nationalité de l’auteur: Anglaise

Editions Robert Laffont (13 juin 2019)

Collection La Bête Noire

381 pages

ISBN-10:‎ 2221241967

ISBN-13:‎ 978-2221241967

Genre: Policier

Lu le: 18 Février 2022

Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

Quand Samson O'Brien débarque sur sa moto rouge à Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d'un très mauvais œil. De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l'informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses. Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux. Quelle n'est pas sa surprise quand son nouveau locataire se révèle être Samson – et qu'elle découvre que son entreprise porte les mêmes initiales que la sienne ! Les choses prennent un tour inattendu lorsque Samson met au jour une série de morts suspectes dont la piste le mène tout droit... à l'agence de rencontres de Delilah !

Mon avis:

            Parmi les nombreuses séries de cosy mystery qui fleurissent depuis quelques années et depuis l’apparition du genre avec la série Agatha Raisin, la série des détectives du Yorkshire est souvent l'une des séries les plus citées, plébiscitées et préférées. Il me tardait donc de la découvrir enfin. Et ce fut une agréable lecture, même si je m'attendais à quelque chose de peut-être plus fun et/ou original, justifiant ainsi son engouement. Car avec tous les codes classiques du genre cosy mystery, ce premier tome se révèle finalement être au même niveau de la série Agatha Raisin (que j'ai peut-être un poil préférée?). Je continuerai sans doute la série avec plaisir de temps en temps.  

Points de vue/Critiques:

            Ce premier tome d'une série de cosy mystery s'inscrit parfaitement dans l'ambiance so british. On découvre que l'intrigue se situe dans un petit village en pleine campagne anglaise, où tout le monde se connaît, où le thé coule à flots et où rien ne passe inaperçu. Le début du roman est donc très centré sur les personnages et l'on se rend vite compte qu'ils sont nombreux. Pas évident alors de retenir qui est qui, qui fait quoi et quels sont peut-être les personnages le plus à retenir et que l'on croisera davantage par la suite. Entre les descriptions, pas longues mais régulières, des paysages de campagne et les nombreuses personnes rencontrées dans le récit, il faut avouer que le début du roman peut paraître long, laborieux et peu addictif. Il faut attendre qu'il y ait une accélération dans les meurtres pour que l'on commence à s'interroger, réfléchir et que l'on soit pris par l'enquête en elle-même.

            Les personnages principaux que sont Samson et Delilah sont savoureux et nous font passer de bons moments avec eux. Entre les vacheries acerbes, les rancœurs passées, la collaboration utile et un peu forcée, leur relation navigue au gré des montagnes russes. J'ai été touché par l'activité de l'agence matrimoniale de Delilah, car si une telle structure dans la campagne anglaise prête à sourire sur le moment, son succès montre une réalité sociale plus profonde et bien réelle: celle de la solitude des personnes isolées... Quand à Samson, il plane un certain mystère sur son passé, qui n'est logiquement pas résolu dans ce premier tome mais qui permet d'avoir une sorte de fil rouge mystérieux pour la suite des événements. Tous deux sont agréables à suivre, mais je ne dirais pas que je me suis identifiée à eux ou que j'ai eu un certain attachement. 

            L'intrigue est intéressante à suivre puisque les rebondissements sont assez nombreux (lorsqu'ils sont enfin enclenchés) et j'ai beaucoup aimé le fait qu'elle ne se limite pas à la résolution d'un seul meurtre (comme on peut le voir dans les autres histoires de cosy mystery) mais de plusieurs (qui sont assez nombreux au final). Peu à peu, l'intrigue nous emmène vers une piste qui semblait trop grosse et trop improbable, mais c'est pour mieux offrir un revirement de situation à la fin, qui ne m'a pas surprise (que ce soit par rapport à l'identité du coupable ou par rapport au procédé) mais qui reste très sympathique. 

En bref:

             Le premier tome de cette série de Cosy Mystery s'inscrit dans la plus pure tradition du genre puisque que l'intrigue se situe dans un petit village en pleine campagne anglaise, où tout le monde se connaît, où le thé coule à flots et où rien ne passe inaperçu. Comme bien souvent dans les premiers tomes, l'histoire souffre au début, afin de mettre en place l'ambiance, indispensable, par des descriptions de paysages redondants ou la présentation de nombreux personnages. Sans révolutionner le crime, l'intrigue est intéressante à suivre puisque les rebondissements sont assez nombreux et l’accélération des meurtres enclenche notre esprit de déduction. Avec des personnages principaux charmants et sympathiques, le roman se laisse lire facilement, der manière agréable. On se pique au jeu de la résolution, on sourit à certains situations cocasses et on active plus intensément nos méninges à l'approche du dénouement final.  Une lecture agréable dont j’attendais peut-être plus en terme d'originalité au vue de son engouement, mais qui se retrouve au même niveau que Agatha Raison. A continuer avec plaisir de temps en temps.