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vendredi 22 octobre 2021

L'ange de Marchmont Hall (Lucinda Riley)





Titre original: The Angel Tree

Traduction: Marie-Axelle de La Rochefoucauld

Nationalité de l’auteur: Irlandaise

Editions Charleston (9 septembre 2021)

Collection Poche

710 pages

ISBN-13: 9782368126875

Genre: Contemporain

Lu le: 3 Octobre 2021

Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

Trente ans ont passé depuis que Greta a quitté Marchmont Hall, une magnifique demeure nichée dans les collines du Monmouthshire. Lorsqu'elle y retourne pour Noël, sur l'invitation de son vieil ami David Marchmont, elle n'a aucun souvenir de la maison – le résultat de l'accident tragique qui a effacé de sa mémoire plus de vingt ans de sa vie.

Mais durant une promenade dans le parc enneigé, elle trébuche sur une tombe. L'inscription érodée lui indique qu'un petit garçon est enterré là. Cette découverte bouleversante allume une lumière dans les souvenirs de Greta, et va entraîner des réminiscences.

Avec l'aide de David, elle commence à reconstruire non seulement sa propre histoire, mais aussi celle de sa fille, Cheska…  

Mon avis:

            C'est le premier roman one-shot que je lis de Lucinda Riley, et quel régal encore une fois. C'est fou comme plus de 700 pages sont avalées rapidement avec cette autrice! En effet, on ne s'ensuit pas une seule seconde dans cette histoire de famille puisque les rebondissements sont nombreux. Nous suivons les membres atypiques, d'une famille atypique, à travers les années. Les vies s'entremêlent dans cette histoire complexe, qui met en avant tantôt l'amour, tantôt la tragédie, avec des personnages aussi attachants qu'irritants. Tout est une question de dualité dans ce récit très prenant, même si on peut déplorer que certaines choses soient un peu abracadabrantes. 

Merci aux éditions Charleston pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

            C'est à la fin des années 80 que le présent de cette histoire se déroule et c'est la demeure de Marchmont Hall qui sera le centre névralgique de cette histoire. Greta, une vieille dame amnésique suite à un accident revient dans la somptueuse demeure et va enfin pouvoir lever les verrous qui scelle sa mémoire et ses souvenirs. C'est ainsi que l'on va repartir dans le passé et découvrir toute l'histoire de la famille des Marchmont et comprendre la situation complexe dans laquelle ils se situent aujourd'hui.

              Toute la complexité et la beauté de cette histoire repose sur ses personnages, tellement différents et complexes, que c'est sur leurs agissements, leurs failles et leurs choix que va reposer toute l'intrigue. La première que l'on découvre véritablement est Greta et l'on se prend très vite d'affection pour cette vielle dame perdue. Et quand on commence à remonter dans le passé avec elle en premier lieu, on découvre une jeune fille tout aussi attachante, qui est raisonnée et qui fait tout pour trouver les meilleures solutions face aux problèmes qui se posent devant elle. Car elle est avant tout humaine et malgré les erreurs faites dans sa vie, elle reprend vite le chemin de la raison. De plus, son évolution va faire en sorte qu'avec le recul, elle va prendre conscience que ses idées et convictions étaient parfois absurdes et ridicules. Puis vient le personnage de Cheska qui insuffle un sentiment bien différent. Si petite fille, elle a notre adoration, à l'adolescence rien ne va plus. Et malheureusement, elle conservera toute sa vie ce caractère qui fait d'elle quelqu'un de détestable, de superficiel et de profiteur. Enfin, la troisième femme de cette histoire est Ava que l'on ne découvre plutôt et logiquement que dans la partie du présent. Cette jeune femme a su se construire sur des bases solides, hors du contexte familial qui se dégradait au fil des générations et savoir qui étaient les personnes qui l'aimaient et qui constituaient sa famille. Avec les deux premières femmes, Lucinda Riley met en avant un type de relation maternelle très particulier: la relation toxique. On voit jusqu'à quel point ce vice peut être poussé, d'autant dans des univers particuliers et superficiels, et comment les vraies valeurs et l'amour simple peut arrêter ce genre de malversation.

                L'autre personnage phare de ce roman, et je dirais même la pierre angulaire de toute l'histoire et de celle du domaine de Marchmont Hall, c'est David. Une personnage coup de cœur. Sa dévotion entre Greta est à la fois tellement touchante et tellement triste! C'est un véritable ange-gardien pour elle puisqu'il a toujours était là dans les moments clés de la vie de Greta, et cela, sans jamais la juger ou lui faire offense. Il a su chaque fois la guider, être auprès d'elle et malgré les déceptions qu'il a pu recevoir, c'est quelqu'un qui reste toujours humble et courageux. Sa vie, faite de bonheurs et de faiblesses, s'est continuellement calquée sur celle de Greta. David est profondément humain et gentil et il vous touche en plein cœur.

            A travers ces personnages atypiques et complexes, Lucinda Riley construit alors toute une intrigue familiale, génération après génération. Entre les secrets et les mésaventures de chacun, le suspense est présent et nous donne une sorte de boule au ventre en plus de cette frénésie. On pourra tout de même noter que certaines déconvenues et mésaventures sont grossières et sont véritablement abracadabrantesques, mais cela rajoute des étincelles et du piment au récit!

En bref:

        En mettant au centre de son histoire la demeure de Marchmont Hall, Lucinda Riley construit une nouvelle intrigue familiale très prenante, passionnante, vibrante et basée sur des secrets et des mésaventures, génération après génération. C'est sur ses personnages, tellement différents et atypiques que la complexité et la beauté de l'histoire vont se créer. Chacun d'entre eux est profondément humain avec des failles et des faiblesses et qui commettent des erreurs. Mais il est certain que notre attachement diffère! Ils vont ainsi mettre en lumière la notion d'amour: maternel, toxique ou dévoué. Et l'autrice ne les ménage pas puisque drame, tristesse, désillusion ponctuent les moments de joie, de bonheur et d'espoir. Le suspense pour connaître tous les secrets de cette famille est perpétuel et nous donne une boule au ventre. On plonge avec passion et délectation dans cette fresque familiale de la première à la dernière page!

jeudi 21 octobre 2021

Gataca (BD)




Scénario: Sylvain Runberg d’après l’oeuvre de Franck Thilliez

Illustrations: Luc Brahy

Nationalité des auteurs: Française et Belge

Editions Philéas (16 septembre 2021) 

112 pages

ISBN-10: ‎2491467011

ISBN-13: ‎978-2491467012

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 29 Septembre 2021

Ma note: 17/20



Résumé/4ème de couverture:

Après "Le Syndrome [E]", Lucie Hennebelle et le commissaire Sharko se retrouvent pour une nouvelle enquête qui prend ses racines à l'aube de l'humanité et qui pourrait bien se conclure sur son extinction !


Quel lien entre onze psychopathes gauchers et l'homme de Cro-Magnon ?

Alors que Lucie Henebelle peine à se remettre de ses traumatismes, l'ex-commissaire Sharko se voit relégué à des enquêtes de seconde zone. Telle la découverte du corps de cette jeune scientifique, battue à mort par un grand singe.

À nouveau réunis pour le pire, les deux flics plongent aux origines de la violence, là où le génome humain détermine son avenir : l'extinction.

Bienvenue à GATACA...

Mon avis:

            Quel plaisir d'avoir sous les yeux l'adaptation illustrée de ce super livre! J'ai non seulement retrouvé tout ce qu'il y a de génial dans cette histoire, mais en plus j'ai eu l'impression de la redécouvrir. En effet, l'adaptation, voire la retranscription du livre est vraiment très fidèle. Mais avec les différents personnages, les nombreuses pistes, les quelques flashbacks, etc, bref, avec la richesse du récit, l'histoire peut paraitre complexe avec le roman et il faut être un peu concentré. Mais avec la bande-dessinée, tout devient évidemment tellement plus visuel et peut-être plus facile à comprendre. Un certain sentiment de facilité émerge avec cet ouvrage même si toutes les ficelles complexes de l'intrigue ont été évidemment respectées! La BD fait plus d'une centaine de pages ce qui permet de bien dérouler l'histoire, de ne pas passer trop vite sur certains éléments, même si le final est un peu rapide.

                Graphiquement parlant, je ne suis pas hyper fan du style, avec des personnages aux traits très taillés mais qui correspondent bien à leurs esprits torturés. De plus, rien n'est laissé au hasard au niveau du dessin puisque des détails sont présents et qu'ils ont leur importance. Il faut donc bien prendre le temps de visuellement lire les cases! 

mercredi 20 octobre 2021

Soupinou



TOME 1


Titre original : Kesaran Nanigashi ja Keitto Shop, book 1

Traduction: Melody Pages

Scénario et Illustrations: Yuu Horii

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Komikku (30 janvier 2020)

178 pages

ISBN-10:‎ 2372874977

ISBN-13:‎ 978-2372874977

Genre: Manga

Lu le: 10 Octobre 2021

Ma note: 17/20

 

Résumé/4ème de couverture:

        Tina et son frère Nicolas vivent dans un petit village cosy en Finlande. Ils y tiennent un magasin de soupe qui fait fureur auprès des habitants. Un jour, Nicolas voit un pissenlit qui flotte près de la fenêtre de leur maison. Il l’attrape puis l’enferme dans un bocal. Contre toute attente, la fleur se transforme en un petit être tout mignon ! Le frère et la sœur fondent littéralement devant lui et l’adoptent immédiatement. Affublé d’un petit pull qu’ils lui ont tricoté, Soupinou devient un membre de la famille et il va leur faire vivre plein de petites aventures toute plus drôles les unes que les autres dans Soupinou ! 

Mon avis:

            Soupinou porte merveilleusement bien son nom puisque tout est choupinou dans cette histoire. On suit deux personnages en Finlande, un frère et une sœur, qui vivent dans un chalet et qui vend des soues et autres lats du jour pour m'autre, alors que l'autre est bibliothécaire. et l'arrivée mystérieuse. Ils coulent des jours heureux jusqu'à ce qu'une drôle de créature débarque chez eux, arrivant d'on ne sait où et qui se transforme en un être mi-chat, mi-lapin. On va alors suivre le quotidien de ce trio, de façon ultra simple, entre routine, préparation de soupes, soirées au coin du feu parties de pêche ou encore cueillette de champignons. Chaque chapitre est donc une tranche de vie. On ne retrouve donc aucune actions ou aucune intrigue, il ne se passe pas grand chose, c'est véritablement un tome contemplatif. Et pourtant, tout est réuni pour passer un super bon moment, c'est doux, réconfortant et c'est tout mignon. L'ambiance est constamment chaleureuse et c'est une tendre échappée de tendresse et de douceur, un très bon moment de détente.

Reine d'Egypte, tome 8



Titre original : Aoi Horus no Hitomi: Dansou no Joou no Monogatari, book 8
Traduction: Fédoua Lamodière

Scénario et Illustrations: Chie Inudoh

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Ki-oon (6 mai 2021)

Collection Kizuna

202 pages

ISBN-13:‎ 979-1032706756

Genre: Manga

Lu le: 3 Octobre 2021

Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

Hatchepsout, ou le combat d'une reine au temps des Pharaons !


Après avoir instauré une ère de paix pour l'Égypte, Hatchepsout poursuit ses rêves de grandeur et continue de s'illustrer au travers d'extraordinaires constructions : à la suite de Deir el-Bahari, elle décide d'ériger deux immenses obélisques, dans l'espoir que ces piliers levés vers les cieux lui permettent de laisser une trace de son passage...


Seulement, de son côté, la princesse Néférourê a d'autres plans ! Déçue par les actes de sa mère, qui a cruellement rejeté son ancien amant, la fille de pharaon entend bien devenir reine afin de remettre son pays dans le droit chemin... aux côtés de Senmout !  

Mon avis:

            Après l'ascension et le règne incontesté de Hatchepsout qui a tout fait pour développé son pays et l'ouvrir au monde, ce huitième tome aborde un tournant décisif pour elle, qui devient vieillissante (mais que l'on ne retrouve malheureusement pas dans les dessins) et qui doit penser à sa succession. Agée maintenant d'une quarantaine d'années, si ses traits n'ont pas changé, on constate que sa vie n'a pas beaucoup changé non plus du teps où elle avait 20 ans. On la voit toujours (voir plus) aussi dure mais également toujours solitaire. La voir si peu entourée, avec peu de soutien ou d'amis fait peine à voir et accentue notre admiration à cette femme aux convictions sans bornes.

        Il va donc être question de projet politique, de complots et de tourments. Et la vision de Hatchepsout, plus reine que mère va être accentuée dans ce tome et où seul le destin de son ancien amant Senmout compte véritablement pour elle. Etrangement et de façon étonnante, on voit que sa relation avec Thoutmosis III est plus apaisée et équilibrée et c'est sur cela que la notion de la succession est éveillée. 

Golden Sheep


TOME 1


Titre original : Kin no hitsuji, book 1

Traduction: Patrick Honore

Scénario et Illustrations: Kaori Ozaki

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Delcourt-Tonkam (10 juin 2020)

Collection Seinen

228 pages

ISBN-10:‎ 2413027017

ISBN-13:‎ 978-2413027010

Genre: Manga

Lu le: 2 Octobre 2021

Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

Selon la légende « si vous écrivez un souhait, que vous l'enterrez sous la Tour des Moutons et que vous le déterrez au bout de 7 ans et 7 mois, votre souhait se réalisera... » Tsugu Miikura, revient dans sa ville natale et retrouve ses amis d'enfance avec lesquels elle avait enterré une capsule témoin à l'école primaire. Elle découvre alors que les liens d'amitié qu'elle pensait indestructibles se sont fissurés petit à petit.  

Mon avis:

            Je m'attendais à découvrir une histoire assez douce, naïve et édulcorée, mais force est de constater que cette histoire aborde le rapport de l'adolescence avec justesse tout en parlant de différents thèmes avec parfois quelques moment emprunts de dureté. J'avais eu un coup de cœur pour "Our summer holiday" et je retrouve parfaitement la patte de l'autrice dans cette série. 

        L'autrice aborde le sujet de l'amitié adolescente. On retrouve ainsi 4 amis qui se retrouvent au lycée, quelques années seulement après s'être perdus de vue pour différentes raisons. Mais dés les premières pages, on ne navigue pas dans des sphères d'une histoire toute jolie et toute rose. On commence ainsi par une tentative de suicide ratée et cet évènement dramatique va être le point de départ pour repartir dans le passé, faire la connaissance des personnages et comprendre pourquoi ils se sont éloignés, comment ils se sont retrouvés et constater à quel point les choses peuvent vite évoluer, surtout à cette période charnière, pour arriver à une extrémité pareille. Avec chacun des personnages, l'autrice va ainsi parler de mal-être, de harcèlement, d'agressions, de délitement de la cellule familiale, de jalousies bref le temps complexe de l'adolescence. Mais si ces sujets sont graves et durs, on se ressent pas pour autant une ambiance lourde et pesante. Le tout est savamment dosé, de façon subtile entre des à-côtés plus joyeux, des sourires de façades, des couleurs éclatantes etc... Dans cette atmosphère de façade qui se veut joyeuse, on discerne de temps en temps des petites indices qui nous mettent la puce à l'oreille pour aider à comprendre des situations. Une certaine tension grandit ainsi peu à peu jusqu'à des scènes où la vérité éclate. 

        Ce premier tome expose parfaitement les thématiques de la série, il ne perd pas son temps et il nous plonge directement dans le sujet.

Autour du livre:

Lu dans le cadre des "Mordus du Manga" 2021, catégorie 16 ans et plus

La guerre des Lulus, tome 7: Luigi




Scénario: Régis Hautière

Illustrations: Hardoc

Nationalité des auteurs: Française

Editions Casterman (27 janvier 2021)

64 pages

ISBN-10:‎ 2203159278

ISBN-13:‎ 978-2203159273

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 1er Octobre 2021

Ma note: 16/20

 



Résumé/4ème de couverture:

Janvier 1919. Les combats ont cessé mais la paix n’est toujours pas signée et les traces se la guerre sont encore bien présentes. Lucien et Luigi voyagent à travers ses paysages dévastés. Ils cheminent vers Valencourt, là où tout a commencé, espérant y retrouver Lucas et Ludwig. Malgré les sombres nouvelles apportées par Luigi, concernant le comte et les Gentils Hommes, les deux Lulus sont persuadés que leurs amis sont vivants et ils sont prêts à tout pour les retrouver !  

Mon avis:

        Même si la guerre est terminée et que cette série ne devait que suivre des enfants durant la guerre, la fin des échauffourées ne signifie pas pour autant un retour immédiat à la normale, d'où le fait de retrouver un septième tome. Avec ce tome, c'est donc une sorte de nouveau cycle qui commence. Et les auteurs débutent ce nouveau rendez-vous avec un partie du quatuor, les deux plus grands de la bande, Luigi et Lucien, et ils les ramène là où tout à commencer, à l'orphelinat où ils espèrent retrouver la trace de leur camarades et amis. Mais c'est un pays ravagé qu'ils découvrent et ce nouveau chemin sera également long à emprunter. 

        Après avoir navigué au cœur de la guerre, cette histoire commence lentement et permet de constaté à quel point tout est maintenant que désolations et destructions. Le temps de la reconstruction, dans les deux sens du terme, commence. Pour Luigi et Lucien, c'est un retour aux sources et c'est pourquoi, on peut constater des familiarités et des similitudes d'avec le premier tome. Ce tome reste donc assez introductif et l'on a hâte de savoir ce que sont devenus les autres Lulus, s'ils vont pouvoir se retrouver et ce qu'ils vont faire maintenant de leur vie d'adulte et d'après guerre. 

mardi 19 octobre 2021

Le passager sans visage (Nicolas Beuglet)





Nationalité de l’auteur:
 Française 

Editions XO (16 septembre 2021)

361 pages

ISBN-10:‎ 2374483614

ISBN-13: ‎978-2374483610

Genre: Thriller

Lu le: 28 Septembre 2021

Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

" Tu n'es pas seule à chercher "...

Ce mot anonyme laissé sur son paillasson est plus qu'un appel : un électrochoc. Cette fois, l'inspectrice Grace Campbell le sait, elle n'a pas le choix. Elle doit ouvrir la porte blindée du cabinet situé au fond de son appartement. Et accepter de se confronter au secret qui la hante depuis tant d'années... 


Des confins de la campagne écossaise aux profondeurs de la Forêt-noire où prend vie le conte le plus glaçant de notre enfance, jamais Grace n'aurait pu imaginer monter dans ce train surgi de nulle part et affronter le Passager sans visage...  

Mon avis:

        Peu de temps après ma lecture de "Le dernier message", je retourne auprès de l'inspectrice Grâce Campbell et dans les torpeurs de la douce plume envoutante, prenante et passionnante de Nicolas Beuglet pour retrouver la suite de ses aventures. Dans cette histoire, l'intrigue est toujours trépidante et nous entraine encore dans un voyage fou aux quatre coins du monde. L'auteur dénonce un scandale atroce et méconnu: le tout est véritablement glaçant. Ce thriller est une nouvelle fois un vrai page-turner de réussite et qui nous donne une fin, mais une fin, tellement inattendue et chouette que l'on trépigne encore plus d'impatience pour connaître la suite!

Merci beaucoup les éditions XO (Marine) pour l'envoi de ce livre! 

Points de vue/Critiques:

            Ce livre fait suite au "dernier message" que je conseille de lire, car même si les intrigues sont différentes dans chacune des histoires, le dénominateur commun est l'inspectrice Grâce Campbell que l'on découvre, pleine de mystères, dans le premier tome et qui vont être révélés dans cette suite. Donc si vous ne voulez pas avoir de train de retard et pour bien avoir toute cette ambiance un peu impénétrable, il est préférable de commencer par le premier volume. 

            En plus de la dimension très mystérieuse qui plane autour de l'inspectrice et qui fait que cette intrigue prend immédiatement une tournure intimiste et personnelle, l'auteur n'oublie pas d'y mêler ses ingrédients fétiches. L'ambiance est folle et nous entraine aux quatre coins du monde, dans différents pays et dans divers moyens de transports. Il n'y a pas de répit dans l'action et dans l'aventure, on est perpétuellement en mouvement, et en quête d'indices et de réponses, où chaque découverte va permettre d'aller loin dans les investigations et les trouvailles. L'histoire repose ainsi continuellement sur une cascade d'actions en chaîne faisant en sorte qu'il est très difficile de s'arrêter un instant. L'intrigue va pointer du doigt des thématiques très actuelles qui font froid dans le dos:  Nicolas Beuglet va se baser sur un évènement ou un fait historique peu connu et le mettre en lumière en le mêlant à une affaire actuelle. Et quand cette affaire touche personnellement Grâce Campbell, l'horreur est décuplé et il devient impossible de décrocher de cette histoire si mystérieuse et immersive. On notera que l'auteur va également utiliser l'aura des contes de fées et quel mystérieux et sinistre conte que "le joueur de flûte d'Hamelin" pour illustrer cette intrigue! J'ai beaucoup aimé cet aspect, découvrir l'histoire originale, les éléments de véracité de bases illustrant ce conte, ses interprétations possibles et sa retransposition dans l'intrigue.

           Si Grâce Campbell avait initialement des caractéristiques qui faisaient que l'on s'attachait à elle, il y avait toujours cette mystérieuse porte qu'elle cachait chez elle et qui instaurait tout de même une part de méfiance vis-à-vis d'elle et de son passé, en se demandant ce qu'elle peut bien garder aussi caché aux yeux de tous. Ce voile est levé dans cette intrigue et cette découverte engendre une myriade d'émotions, entre peur, dégoût, compassion et effroi. Les sujets évoqués dans cette histoire sont ainsi durs et sensibles, et sans entrer dans les détails, cela reste crédible et surtout glaçant. 

        Après avoir révélé les tenants et aboutissants de l'histoire, les surprises ne s'arrêtent pas là et je n'étais pas préparée à çà! En effet, la toute fin du livre, au lieu de conclure sur la vie qui continue pour Grâce Campbell, elle reçoit la visite d'une personne que je m'attendais pas à retrouver et cela inaugure tellement de belles choses pour la suite, que se soit au niveau des personnages ou de l'intrigue, c'est trop bien et j'ai trop hâte!!!

En bref:

        Si dans le premier tome, nous avions découvert une Grâce Campbell singulière et attachante, une grande part de mystère continuait de planer sur elle. La suite de ses aventures permet de lever complétement le voile sur l'inspectrice. L'intrigue, qui est toujours trépidante, prend ainsi une tournure plus personnelle et intimiste.  Nicolas Beuglet se base une nouvelle fois sur un un scandale atroce et méconnu et il le met en lumière en le mêlant à une affaire actuelle. Et quand cette affaire touche personnellement Grâce Campbell, l'horreur est décuplé et une myriade d'émotions émerge entre peur, dégoût, compassion et effroi. Au niveau de l'action, il n'y a pas de répit, l'ambiance est folle et il devient impossible de décrocher de cette histoire si mystérieuse et immersive, un véritable page-turner. L'auteur va aussi utiliser l'aura des contes de fées à travers le conte du jouer de flûte de Hamelin, qui n'est pas pour nous déplaire et qui renforce cette empreinte glaçante. Et que dire de cette fin...! Mais cette fin!!! Tellement chouette et inattendue!!! Cela promet de si belles choses en perspectives qu'il va être très difficile d'attendre! J'ai très hâte!

Autour du livre:

 Tome 1 : Le dernier message (<-- chronique à retrouver ici

vendredi 15 octobre 2021

N'oublie pas les fleurs (Genki Kawamura)




Titre original: Hyakka

Traduction: Diane Durocher

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Fleuve (23 septembre 2021)

295 pages

ISBN-10: ‎2265155063

ISBN-13: ‎978-2265155060

Genre: Contemporain

Lu le: 26 Septembre 2021

Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Le soir du 31 décembre, Izumi rend visite à sa mère Yuriko pour les fêtes de fin d’année, mais cette dernière est absente. Il la retrouve finalement perchée sur la balançoire d’un parc voisin, où elle semble perdue. Cet événement n’est que le premier signe de la maladie qui la ronge : quelques mois plus tard, il apprend qu’elle est atteinte d’Alzheimer.

À mesure que les souvenirs de Yuriko s’estompent, ceux de l’enfance d’Izumi ressurgissent. En prenant soin de sa mère – au moment où lui-même s’apprête à devenir père – Izumi tente de comprendre ce qui l’a éloigné d’elle au fil du temps, s’interroge sur le sens de leur relation. Pour retrouver l’essentiel de ce qui leur reste à présent. 

Mon avis:

        Le club de lecture des éditions Fleuve repart de plus belle en septembre et c'est avec ce titre qu'il fait sa rentrée. J'avas hâte de découvrir ce roman qui est le deuxième opus de l'auteur japonais qui avait écrit le fameux "Et si les chats disparaissaient du monde". Dans cette nouvelle histoire, on change totalement de registre puisqu'il va être question de la maladie d'Alzheimer abordée entre une mère et son fils. Un livre qui promet de belles choses et de jolies émotions. Néanmoins, je suis restée totalement hermétique sentimentalement parlant. Avec certaines choses qui me paraissent illogiques et d'autres pas assez poussées, c'est une lecture sympathique et rapide, mais sans plus. 

Points de vue/Critiques:

            Même si la maladie d'Alzheimer est un thème très récurrent en littérature, il y a toujours moyen de faire de belles choses avec ce thème. L'auteur a choisit de mettre en scène une mère, Yuriko, et son fils, Izumi, et d'appréhender leur relation avec la maladie qui s'invite comme un véritable troisième personnage. Izumi va devoir apprendre à faire face à la maladie, il doit s'adapter et faire de son mieux pour rendre la plus de sa mère la plus douce et la plus sereine possible tout en gérant sa vie professionnelle et en préservant sa vie privée, lui va va bientôt devenir père. On sent incontestablement la charge physique et surtout psychologique de Izumi, qui se démène et qui est sur tous les fronts. C'est donc Izumi qui va être finalement le personnage principal de cette histoire, d'autant plus que le récit au présent sera régulièrement entrecoupé par des souvenirs d'Izumi, lorsqu'il était enfant et qu'il vivait avec sa mère. Ces flashbacks dynamisent le récit et apportent bon nombre d'explications et d'éclaircissement quand à la relation qu'il a avec sa mère. Néanmoins, ces souvenirs arrivent dés le début du livre alors qu'il n'apprend la maladie de sa mère qu'au bout d'un tiers de l'histoire : je trouve qu'il y a là quelque chose d'illogique. De plus, j'imagine plutôt la personne atteinte d'Alzheimer pour tenter de nous fournir tous les souvenirs qui lui reviennent et qui lui sont encore disponibles. Je ne suis donc pas convaincue par le choix et la façon dont est centrée cette histoire. 

            Avec ce sujet de la maladie, le fait de se rappeler des souvenirs, il est vrai que tout est fait pour nous promettre de belles choses et de l'émotion, et le livre est d'ailleurs clairement mis en avant pour cela. Mais force est de constater que je suis restée totalement hermétique au niveau des émotions (come bien souvent dans la littérature japonaise). Je ne sais pas si cela vient de moi, mais j'ai plutôt le sentiment que l'auteur (tout comme les auteurs japonais de manière générale) émet une certaines retenue, de la réserve sentimentalement parlant. Une sorte de pudeur, une gêne de se dévoiler (un trait de caractère quai se retrouve d'ailleurs dans la culture nippone). Il y a donc comme une barrière qui s'installe immédiatement entre e lecteur et les personnages et histoire, un mur hermétique qui se s'abat jamais. Les mots et les situations choisies sont effectivement choisies en conséquence, mais cela ne fonctionne pas. Peut-être que cela reste trop factuel et que la poésie, la tendresse et l'émotion ne sont pas présents et donc pas véhiculés. 

En bref:

            Après avoir parler de chats, l'auteur japonais revient avec un tout autre thème: celui de la maladie d'Alzheimer et nous ormet une histoire riche en émotions avec de belles choses en perspective. Mais force est de constater que toutes ces promesses n'ont pas été au rendez-vous, d'autant plus sur un sujet maint et maint fois vue dans la littérature. L'auteur met en scène une mère et son fils et va appréhender leur relation avec la maladie qui s'invite entre eux deux. Entre adaptation, compréhension, acceptation et gestion, la charge, surtout psychologique pour le fils est très lourde. Les souvenirs qu'il se remémore sont intéressants pour la compréhension et dynamisent le récit, mais teintés d'un certain illogisme. De plus, je suis restée totalement hermétique au niveau des émotions que tente de véhiculer l'auteur, dont le texte est peut-être trop factuel et qui manque de poésie, de tendresse, bref de choses qui permettent d'abattre ce mur distancié de retenue et donc de toucher le lecteur. Une lecture sympathique et rapide qui n'a pas su me toucher mais qui pourra trouver tout de même son public.

jeudi 14 octobre 2021

L'enfant dormira bientôt (François-Xavier Dillard)





Nationalité de l’auteur:
 Française 

Editions Plon (23 septembre 2021)

334 pages

ISBN-10:‎ 2259306489

ISBN-13:‎ 978-2259306485

Genre: Thriller

Lu le: 24 Septembre 2021

Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:


L'homme remonte l'escalier de la cave. Il a la démarche saccadée et chancelante d'un automate brisé. Il tient dans ses mains deux petits sacs poubelles recouverts de cristaux de givre qui s'éparpillent en miette évanescentes sur les marches de pierre. Des larmes coulent sur ses lèvres et sa lente progression est stoppée, parfois, par des sanglots abrupts qui ressemblent à des hauts le cœur. Il y a quelques instants, son costume, ses certitudes, son armure, sa famille idéale, tout ce qu'il a construit depuis des années s'est brisé en une fraction de seconde. Au moment précis où il a ouvert la porte du grand congélateur.


Quinze ans après sa découverte macabre, Michel Béjard tente de mener une vie normale avec son fils Hadrien, un jeune adulte perturbé qui ne guérira jamais du drame familial qui a envoyé sa mère en prison et l'a rendu handicapé à vie. Son père passe la majeure partie de son temps à la Fondation Ange qu'il a créé pour la protection de l'enfance et l'aide à l'adoption et tente de surmonter son chagrin et sa culpabilité en achetant une poupée reborn, étrange bébé plus vrai que nature. Un matin, Michel Béjard voit débarquer le commissaire Jeanne Muller en charge d'une enquête très particulière. Deux nourrissons viennent d'être enlevés dans des maternités parisiennes. Leur point commun ? La proximité de leurs parents avec la Fondation Ange...


Un thriller poignant sur la résilience impossible, sur la maternité et ce qu'elle porte en elle de si puissant et de si bouleversant. Une intrigue haletante dans laquelle personne n'est vraiment innocent, à part peut-être, les enfants...


Mon avis:

        C'est l'année dernière avec son roman "Prendre un enfant par la main" que j'avais découvert l'auteur et quelle découverte! car j'avais énormément apprécié l'histoire, très prenante et très psychologique, bien construite et qui vous étonne page après page. J'étais donc ravie de pouvoir continuer ma découverte et me plonger dans "L'enfant dormira bientôt". Une fois de plus, j'ai adoré cette lecture, prenante, bien immersive, difficile dans les sujets abordés et étonne par son dénouement.

Merci aux éditions Plon (et Estelle) pour la proposition et l'envoi de ce service presse!

Points de vue/Critiques:

            Le roman est constitué de chapitres courts, faisant en sorte que l'on a un très bon rythme de lecture une fois que l'on pris dans l'histoire. Fort heureusement, car pour être happé par le récit, force est de constater qu'il faut bien attendre une cinquantaine de pages, et cela constituera ma seule petite critique sur ce livre. Cela est en effet due au fait que l'auteur construit son récit en abordant le point de vue de tous les personnages de l'histoire. On retrouvera ainsi un chapitre en italique où l'on découvre une famille en plein horreur, puis un chapitre avec une femme qui se comporte étrangement, puis un chapitre sur une famille allant avoir un bébé, puis un autre sur Michel Béjard et encore un chapitre sur une autre famille aisée qui vient d'avoir un bébé. Dés le début il y a donc un sentiment de dispersion, on ne sait plus où se placer et l'on n'arrive même pas à savoir quels seront finalement le ou les personnages principaux, ni même quels recoupements il y a entre eux. Il faut donc s'accrocher un peu au début et pourquoi pas, avoir le temps nécessaire pour ne lire que d'un bloc ces premières pages. Une fois que l'on a plus ou moins identifier les personnages redondants et quelques recoupements qui nous permettent de mettre un peu d'ordre dans tout ça, la machinerie est lancée. 

            De nombreux et de très difficiles sujets sont abordés tout au long de cette histoire. C'est surtout un aspect très particulier de la maternité qui est abordé, et non seulement ce n'est pas une perspective que l'on retrouve très souvent lorsqu'il est question de livre ayant pour thème la maternité, mais en plus, l'auteur ne surfe pas sur un phénomène de "mode" puisque ces fais divers maternels ont été médiatiquement plus courant il y a quelques années. Et le retournement de situation imaginé par l'auteur fait en sorte de bouleverser nos convictions et nous pousse à ne pas se fier aux apparences. C'est très bien pensé et c'est magistral. La question de l'handicap est aussi une figure de proue de l'histoire, et combiné à la maternité, c'est les conséquences de différents actes que l'auteur et en scène à travers ses personnages et surtout à travers leur psychologie, une fois de plus, très bien développée. 

        Comme l'auteur nous fait rentrer dans leur tête, nous les dévoile intimement, on se laisse prendre au jeu de leurs pensées et c'est comme cela que l'on se fait magistralement berné et que l'on tombe de surprise, lorsque ces personnages lève le voile sur les véritables agissements et intentions. C'est une véritable toile qui se tisse sur nos yeux et l'on se laisse prendre au piège par les différents personnages, que l'on croit connaître et avoir compris et leur multitude fait en sorte de gentiment nous éparpiller, nous endormir dans le bon sens du terme et de nous détourner l'attention.  

En bref:

            Si les premières pages de ce livre nécessitent de s'accrocher un peu tant les chapitres mettent en scène le point de vue d'une multitude de personnages, pas toujours identifiés et dont on ne connaît pas encore leur importance dans l'histoire ou leurs recoupements les uns les autres, passer cette introduction, la machinerie est lancée et l'on est peu à peu pris dans le piège remarquablement bien tissé par l'auteur. Avec des sujets nombreux et difficiles, tournant autour de la maternité, François-Xavier Dillard développe grandement la psychologie de ses personnages. On croit les connaitre, les avoir compris mais on se laisse gentiment berné pour mieux nous étonner dans le dénouement. L'auteur nous montre ainsi que les apparences sont trompeuses dans cette histoire prenante et bien immersive. 

Autour du livre:

° Prendre un enfant par la main (--> chronique à retrouver ici)