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jeudi 2 décembre 2021

Impact (Olivier Norek)






Nationalité de l’auteur: Française

Editions Pocket (14 octobre 2021)

280 pages

ISBN-10:‎ 2266316427

ISBN-13:‎ 978-2266316422

Genre: Thriller

Lu le: 9 Novembre 2021

Ma note: 12/20

 

 

 

 

Résumé/4ème de couverture:

Face au mal qui se propage

et qui a tué sa fille


Pour les millions de victimes passées

et les millions de victimes à venir


Virgil Solal entre en guerre,

seul, contre des géants.

Mon avis:

            Je savais que"Impact" était différent de ce que l'auteur avait pu faire jusqu'ici, mais même en étant préparée à cette particularité, au sujet évoqué et au parti pris, je n'ai pas du tout adhéré à cette histoire. C'est certes, un pari osé, mais malgré toute l'étendue du talent d'Olivier Norek, il n'a pas réussi son pari à mes yeux et je ressort de cette lecture presque énervée et dans l’incompréhension la plus totale tant l'auteur s'est perdu dans un océan de clichés et de pathos et qui tombent dans la facilité. Je dis pourquoi pas au fond, mais c'est au niveau de la forme que le bas blesse car le principe du thriller écologique est intéressant, tout comme les personnages, mais la réalisation n'est pas au rendez-vous.

Points de vue/Critiques:

            Avec ce roman particulier dans la bibliographie de Oliver Norek, ou ça passe et l'on adore ou ça casse et l'on a pas du tout aimé. Je savais que cet opus était complétement différent des autres et que l'auteur prenait un parti pris considérable en matière d'écologie. Soit. Mais dans la réalisation, je n'ai pas du tout aimé. En effet, la pseudo histoire de thriller/policier n'est qu'un prétexte pour pour mettre en avant ce plaidoyer écologique. Il n'y a d'ailleurs peu ou pas de suspense, et l'enquête trouve sa résolution à la moitié du livre. Vient ensuite un procès qui permet de mettre en exergue toutes les réflexions écologiques. Dans la construction du livre que l'on vend et que l'on présente comme un thriller, je me suis sentie totalement flouée. Pourquoi créer un semblant d'enquête sans âme ni profondeur qui ne sert qu'à cacher l'iceberg? Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de l'idée et écrire alors un essai? Je trouve que ce livre est fait de fausses promesses et qu'il y a tromperie sur la marchandise.

                Même si elle est courte et vite résolue, l'enquête m'a assez plu et était intéressante. Les personnages étaient plaisants également mais difficiles d'aller plus loin puisque l'auteur ne prend pas le temps de s'attarder pas sur eux. Leur personnalités sont assez lisses, elles présentent quelques particularités remarquables mais qui ne sont pas développées puisque l'intérêt du livre ne repose pas sur eux. C'est assez dommage car j'ai tout de suite accrochée avec le personnage de Nathan, qui possède de nombreuses choses attrayantes et que l'on aimerait voir plus exploitées et plus développées. 

                Les réflexions écologiques de Solal sont très intéressantes et très percutantes. Dans le fond, ses déductions et ses observations se valent tout à fait. Néanmoins, il va vite devenir une sorte de porte-parole d'un groupe qui va très vite se tourner vers l’extrémisme et ses pratiques ne sont pas les miennes. Il va tout de suite dans la punition et ça va trop loin. De plus, le fait que beaucoup de personnes se rangent peu à peu aux agissements de l'éco-terroriste m'a dérangé. Avec ses convictions, il passe immédiatement dans la violence. Pourquoi une telle extrémité? N'y a-t-il pas d'autres moyens? On ne peut pas dire que l'espoir le fasse vivre et surtout heureusement que dans la réalité, nous ne faisons pas de punitions meurtrières pour dénoncer les choses!

                Le dernier tiers du livre est seulement consacré au procès de Solal et c'est le début d'un véritable plaidoyer écologique. Le tout est très long, très technique et pas passionnant, même si les chiffres donnés par l'auteur sont véridiques et font froid dans le dos. Mais ainsi, pourquoi ne pas avoir écrit un véritable essai, au lieu de noyer le poisson dans l'eau avec un semblant d'enquête? Et que dire de cette fin... Dans ce final, l'auteur use et abuse de clichés et de pathos et il tombe dans la facilité. Ainsi, en plus d'être convenue et assez devinable, on ne croit pas vraiment à l'aspect "happy end". On navigue véritablement en utopie, au pays des Bisounours verts...

En bref:

                Avec ce livre particulier dans la bibliographie de Olivier Norek, ça passe ou ça casse et pour moi, ça casse complétement. C'est un pari osé qu'a pris l'auteur, mais malgré toute l'étendue de son talent, il n'a pas réussi son pari à mes yeux et je ressort de cette lecture dans l’incompréhension la plus totale tant l'auteur s'est perdu dans un océan de clichés et de pathos et qui tombent dans la facilité. On retrouve une pseudo histoire de thriller/policier, avec peu de suspense et dans laquelle on a des personnages intéressants, très accrocheurs et attachants mais qui ne sont malheureusement pas du tout développés. Si les réflexions de Solal sont parfois justes et percutantes, les agissements extrémistes de l'éco-terroriste et largement suivies par la population m'ont dérangé. L'enquête n'est finalement qu'un prétexte pour pour mettre en avant un plaidoyer écologique dans la dernière partie du livre qui se termine avec beaucoup de facilités dans une utopie au pays des Bisounours verts... Avec de telles recherches et une volonté de prise de conscience, pourquoi ne pas faire un essai? 

mercredi 1 décembre 2021

Elle et son chat (Makoto Shinkai et Naruki Nagakawa)




Traduction: Myriam Dartois-Ako

Nationalité des auteurs: Japonaise

Éditions Charleston (12 Octobre 2021)

196 pages

ISBN-10:‎ 2368126236

ISBN-13:‎ 978-2368126233

Genre: Contemporain

Lu le: 6 Novembre 2021

Ma note: 17/20

 

 

 

 

 

Résumé/4ème de couverture:

C’était au début du printemps, par un jour de pluie. Ce jour-là, elle m’a recueilli. Depuis, je suis son chat à Elle.


Un chat au franc-parler amoureux de sa maîtresse, une chatte rêveuse abandonnée, un chaton perdu dans sa nouvelle famille d’accueil et un chat de gouttière railleur… Ils vivent à Tokyo, dans le même quartier, se croisent et fraternisent au gré des saisons. Et non contents de bouleverser le quotidien de leurs humaines respectives, ils finissent par entremêler leurs vies.


Dans ce magnifique récit choral, femmes et félins se lient d’amitié et s’entraident pour apprendre, ensemble, la beauté de la vie. Un tableau urbain poétique sur la fragilité de la vie, son charme, la solitude et le jeu des apparences, porté par un style délicat et épuré.

Mon avis:

        Si ce titre peut paraître cousu de fils bleus, c'est avant une très jolie histoire qui montre à quel point les animaux de compagnie sont plus que cela, qu'ils ont une place importante et qu'ils peuvent apporter beaucoup. C'est au travers de 5 histoires de femmes et de chats, à la façon d'un roman choral, que sera illustré la relation homme-animal. Même si elles sont relativement courtes, les histoires sont justes dans leurs mots et sont surtout très touchantes. Et l'on ne peut pas dire que ce soit des nouvelles, puisque la construction globale fait en sorte qu'un fil rouge continu relient chacune des histoires. Un petit coup de cœur pour ce chouette petit livre!

Points de vue/Critiques:

            Dans chacune des 5 histoires, qui vont constituer les chapitres de ce livre, on va retrouver un chat comme personnage principal et le récit s'effectue selon le point de vue de l'animal. Mais cet angle ne se fait pas façon enfantin, drôle et tout en mignonnerie. Non, les pensées félines que l'on partage sont vraiment réussies puisqu'elles sont tout à fait crédibles et reflètent véritablement ce que vit, voit et peut interpréter le chat. On aura ainsi une vision du rapport qu'il peut avoir avec son maître et avec les humains en général, sur son incompréhension de certains comportements humains ou des réflexions sur son mode de vie. Le rapport homme-chat est donc vu sous l'angle du félin, et il illustre plutôt bien cette relation. De plus, ce point de vue permet très certainement d'apporter une bonne tonalité chaleureuse à l'ensemble de l'histoire, un point qui fait souvent défaut en littérature japonaise, limité par une certaine barrière des émotions à faire passer. 

            Si les cinq histoires peuvent paraître indépendantes, ce n'est pas tout à fait le cas. En effet, la construction fait en sorte qu'il y a un fil continu qui relie chacune des histoires, qui se retrouvent finalement liées entre elles: ainsi, un personnage (chat) secondaire d'une histoire va devenir le personnage principal de la suivante et ainsi de suite. J'ai beaucoup aimé cet arrangement étant donné qu'à la fin, on a une bonne vision de tous les liens et l'on se rend compte que finalement, c'est tout une petite vie de quartier de chat à laquelle on a assisté. 

           Le point commun de toutes ces histoires, c'est le fait que montrer à quel point un animal de compagnie, ici en l'occurrence un chat, peut être bénéfique pour quelqu'un. Que se soit pour avoir une compagnie, pour améliorer le bien-être quotidien, surmonter une dépression ou un deuil, les chats montrent à travers ces récits que leur présence et leur compagnie suffisent mais jouent un rôle essentiel. Malgré leur relative brièveté, les histoires sont tout de même riches et profondes, avec des mots peu nombreux mais choisi avec justesse. Il se dégage énormément de poésie, de douceur et surtout les émotions sont au rendez-vous et passent indéniablement au lecteur. 

En bref:

            Avec les seulement 5 petites histoires qui composent ce livre, les auteurs ont pleinement réussi le pari de nous délivrer un récit choral très touchant, poétique à souhait, qui nous fait vivre de belles émotions et qui reflète surtout parfaitement la relation homme-animal. En ayant à chaque fois le point de vue d'un chat, personnage principal de chaque histoire, le partage de ses pensées est un exercice réussi, emprunt de crédibilité et de justesse. Le rapport homme-chat est donc vu sous l'angle du félin, et il illustre plutôt bien cette relation. Chaque histoire, riche et profonde, n'est pas totalement indépendante puisqu'une construction en cascade a été mis en place permettant à la fin de retrouver tous les liens entre les personnages, qu'ils soit félins ou humains et de former ainsi un très joli tableau urbain. Et tous les récits vont mettre en avant à quel point un chat peut être bénéfique et apporter beaucoup à un personne, quel que soit le niveau. Un très beau roman, tendre et nostalgique à souhait, pour tous les amoureux des chats.

Je suis l'abysse (Donato Carrisi)




Titre original: Io sono l'abisso

Traduction: Anaïs Bouteille-Bokobza

Nationalité de l’auteur: Italienne

Editions Calmann-Lévy (20 octobre 2021)

Collection Noir

346 pages

ISBN-10:‎ 2702182895

ISBN-13:‎ 978-2702182895

Genre: Thriller

Lu le: 4 Novembre 2021

Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

L’homme qui nettoie rôde autour de nous.

Parmi nos déchets, il cherche des indices sur nos vies.

En particulier sur celles des femmes seules.

Une femme lui a fait beaucoup de mal enfant : sa mère.


La chasseuse de mouches, elle,

tente de sauver les femmes en péril.

Et elles sont nombreuses...

Surtout quand l’homme qui nettoie

rôde autour d’elles.

Mon avis:

            Depuis la claque magistrale que j'avais prise en lisant "Le chuchoteur" il y a quelques années, Donato Carrisi est devenu aussitôt un auteur incontournable de thrillers sombres, percutants et efficaces. Si la suite de la série m'a peu à peu perdu, j'ai prise plaisir cette année à le retrouver dans un one-shot. Entre part d'ombre et humanité, les personnages de ce roman sont particuliers et même si la construction du récit repose sur la même base que dans ses précédents, l'histoire est tout de même efficace, sombre et prenante

Points de vue/Critiques:

            L'histoire va se construire autour de trois personnages, dont leur particularité initiale est d'être des sortes d'anonymes. En effet, à aucun moment, nous ne saurons comme ils s'appellent: du début jusqu'au dénouement final, aucun prénom ne sera révélé. Nous suivrons ainsi successivement l'homme qui  nettoie, la chasseuse de mouche et la jeune fille à la mèche violette. Ces acronymes permettent accentuer le fait que ces personnages sont des personnes invisibles: des personnes qui font partie de la société, que l'on croise mais que l'on ne remarque jamais. Alors quoi de mieux que de leur priver de prénom et nom pour mieux s'imprégner de leur histoire, et surtout de leur travers. Ce procédé ne permet pas vraiment de s'attacher à eux, mais le but n'est pas là, car c'est davantage leur part d'ombre qui sera mise en avant par l'auteur. Chacun d'entre eux n'a connu que souffrance, malheur, tristesse et mort. Ils sont au fond de l'abysse humaine et représentent le pire de ce que peut connaître l'homme, Qu'ils fassent parti du clan des gentils ou des méchants, la frontière est mince. Et pour remonter à la surface, ils doivent se débattre soit en nettoyant et en cherchant à devenir protecteur pour l'un, soit en aidant les femmes battues pour l'autre, ou encore en cherchant l'approbation d'un père pour la dernière. 

        Si cette façon d'identifier anonymement les personnages est originale, il ne faut pas oublier aussi de saluer l'exercice d'écriture. En effet, cette absence de prénom n'est pas un manque et n'est pas gênant durant la lecture. De plus, l'auteur arrive parfaitement à faire en sorte d'utiliser ces grands acronymes avec parcimonie, à employer des pronoms ou encore à construire ses phrases de façon à ce que la compréhension soit simple et fluide.

            En suivant alternativement ces trois personnages, on se doute qu'ils sont liés par leur histoire et par leur destin. Mais il faut attendre très longtemps avant de deviner quelques prémices, avoir quelques liens bien définis, puis patienter jusqu'au dénouement final qui permet d'obtenir toutes les ficelles. On passe vraiment à la vitesse supérieure à la fin et quand toutes les attaches sont dévoilées, il y a de quoi surprendre, aussi bien dans les faits (même s'ils ne sont pas si difficile à deviner) que dans leur signification et leur noirceur. Car en attendant d'avoir tous les tenants et aboutissants, c'est véritablement un récit qui nous entraine dans les abysses dont sont issus les héros et avec laquelle ils continuent de vivre en se débattant. Avec leurs failles et leurs fragilités, leurs actions étonnent et interrogent beaucoup. On est parfois mal à l'aise quand on découvre les différentes étapes de leur constructions, et aussi effroyables soient-elles, il est tout de même difficile de vraiment les comprendre et de ressentir de l'empathie pour eux. On est vraisemblablement plus spectateur neutre de leur histoire, une position plus facile à adopter avec leur absence d'identité.

        Donato Carrisi ne prend un nouvelle fois pas de gants avec ce qu'il fait subir à ses personnages. L'ambiance très glauque, dérangeante, mystérieuse et très fermée du lac de Côme fait aussi beaucoup à cette atmosphère malsaine et pourtant, on ne peut pas s'empêcher de continuer à tourner les pages. Et même en terminant ce récit, ce sentiment glaçant perdure lorsque l'on découvre que c'est une histoire inspirée d'une histoire vraie...

En bref:

     C'est un nouveau tour de maître pour Donato Carrisi avec ce nouvel opus. Il arrive à construire une histoire tantôt originale par certains aspects, tantôt plus classiques par d'autres. C'est en anonymisant et en n'utilisant que des acronymes, jamais de prénoms, que l'auteur va nous permettre de suivre successivement trois personnages aux personnalités teintées de part d'ombre et d'humanité. Une façon de marquer davantage leur invisibilité au regard de la société même si leurs travers sont nombreux. Aucune empathie ou attachement n'est possible et l'on reste comme spectateur neutre dans cette ambiance sombre. Ce récit va ainsi nous entraîner dans les abysses, les tréfonds de l'âme humaine dont sont issus ces personnages. leurs actions étonnent, interrogent et l'on est mal à l'aise en découvrant les différentes étapes de leur constructions. Mais aussi effroyables soient-elles, on ne peut pas s'empêcher de continuer à tourner les pages pour savoir comment ils peuvent liés par leur histoire et leur destin. Une histoire glauque, prenante et dérangeante... et si elle était vraie?

lundi 29 novembre 2021

Ténébreuse



TOME 1


Scénario: Vincent Mallié

Illustrations: Hubert

Nationalité des auteurs: Française

Editions Dupuis (22 octobre 2021)

Collection Aire Libre

88 pages

ISBN-13:‎ 979-1034746354

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 3 Novembre 2021

Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

Il était une fois un chevalier déchu et une jolie princesse à délivrer... Méprisé par ses anciens compagnons d'armes pour un crime qui entache à jamais sa réputation, Arzhur erre de tavernes en champs de bataille à la recherche du prochain contrat qui remplira sa bourse. Une nuit, trois mystérieuses vieilles femmes lui proposent le pacte dont rêvent tous les mercenaires : retrouver honneur et fortune en délivrant une fille de roi, retenue captive dans les ruines d'un château abandonné.

Mon avis:

            J'étais très impatiente de découvrir ce titre, dont la parution a été reporté et qui est paru chez les éditions Dupuis. Avec ses tons de rose pastels en couverture qui a tout pour nous charmer au premier abord, cet album est tout aussi charmant à l'intérieur: je ne pensais pas aimé autant cette histoire originale, dans l'air du temps, tout en reprenant les codes classiques du conte fantasy. En effet, avec un chevalier, une princesse à sauver et d'étranges créatures s'apparentant à des dragons, on a tous les ingrédients typiques du conte de fées. Mais si ces éléments de base sont bien au rendez-vous, les auteurs ont su les moderniser et inverser tous ces codes afin d'aller chercher de la modernité, et il faut dire que c'est clairement réussi! 

            En guise de chevalier, nous avons Arzhur, un homme de basse réputation qui passe son temps dans les bars et en guise de princesse à secourir, nous avons Islen, une jeune femme mystérieuse, vivant volontairement seule entourée de ses étranges créatures qui lui répondent. Sans compter sur les gentilles marraines qui se retrouvent être de très vilaines et monstrueuses sorcières. Arzhur et Islen seront pris dans une aventure qui va au-delà des apparences et c'est au travers de l'héroïne que le scénario est flamboyant. On découvre une jeune femme aussi forte que fragile, aussi fascinante qu'envoutante et aussi belle que dangereuse. C'est un personnage tout en contraste, en symbole et en métaphore comme peut l'être ce scénario. 

            En plus de casser et d'inverser les rôles dans ce conte fantastique, les auteurs ont su en plus replacer leur scénario dans un contexte très actuel. En effet, le récit porte les thèmes de la place de la femme dans la société, l'acceptation de soi ou encore la protection de la nature. Je ne m'attendais pas à être aussi prise par cette histoire qui a su me happer et me fasciner et même si elle peut très bien se conclure à l'issue de ce premier livre, je suis impatiente de voir ce que nous réservera le prochain! 

vendredi 26 novembre 2021

La boîte à musique


LA BOÎTE À MUSIQUE, TOME 1 : BIENVENUE À PANDORIENT


Scénario: Carbone
Illustrations: Gijé
Nationalité des auteurs: Française
Editions Dupuis (26 Janvier 2018)
56 pages
ISBN-10: 280017319X
ISBN-13: 978-2800173191
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 6 Octobre 2018
Ma note: 16/20


L’histoire:

Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l'intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu'un lui fait signe et lui demande de l'aide. Dès lors, en suivant les instructions d'Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable... Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d'Andréa et de son frère Igor, est gravement malade... Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L'eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s'occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne... avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père. 

À moins que tout cela ne fût qu'un rêve... ou pas !

Mon avis:

Je surveillais depuis un moment l’arrivée de cette bande-dessinée jeunesse dans ma bibliothèque et j’ai tellement bien fait la chose, que la bibliothécaire m’a informé que j’étais la première à l’emprunter ! J’ai aimé l’histoire (à la fois pleine d’aventures mais en même temps assez classique dans le scénario du genre fantastique) mais j’ai surtout aimé les illustrations qui ont un style bien particulier et difficile à détailler et expliquer avec une superbe colorisation qui en met plein les yeux !

Points de vue - Critiques:
L’univers déployé par les auteurs est vraiment magique et fabuleux. On retrouve des personnages appartenant plus à un univers bestiaire plus ou moins connu, où les hybrides et les inconnus ont l’air nombreux, avec un paysage hautement bariolé, pétillant et bluffant de beauté. Dans cet univers féerique riche et fourni, se déploie une histoire dont le scénario semble assez classique en matière de fantastique (mais qui promet donc de belles perspectives pour la suite, avec plein de mystères en perspective) et qui n’échappe pas à la règle du premier tome : dérouler une histoire complète et prenante avec son minima d’interrogations tout en conservant l’obligation de ne pas en dire plus afin de poser le cadre. Une fois le livre refermé, une petite pointe d’amertume est présente puisque l’impression d’être allé trop vite est là, mais c’est aussi la preuve du plaisir procuré à découvrir ces lieux fantastiques.

En bref:

            Une très belle entrée en matière pour cette nouvelle série dont il nous tarde de connaitre la suite, afin bien sûr d’évoluer dans le scénario (ici assez classique dans le genre fantastique) et voir quel chemin sera pris par les auteurs parmi les nombreux tenants et aboutissants possibles, mais surtout afin de retourner dans cet univers féerique et magique, où on en prend plein les yeux et qui est merveilleusement bien mis en valeur par une superbe colorisation et des illustrations faites de manière originale mais difficile à décrire.





LA BOÎTE À MUSIQUE, TOME 2 : LE SECRET DE CYPRIEN


Scénario : Carbone
Illustrations: Gijé
Nationalité des auteurs: Française
Editions Dupuis (2 Novembre 2018)
56 pages
ISBN-13: 9791034731459
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 15 Juillet 2019
Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture :

Sitôt rentrée de sa première visite à Pandorient, le monde merveilleux de la boîte à musique, Nola ne pense qu'à y retourner. Lorsqu'elle repart en cachette, elle tombe en pleine fête nationale ! Tous les habitants sont en liesse, impatients d'assister à la parade du roi Hectorian Ier. Mais une affaire plus urgente appelle Nola et ses amis : Cyprien, le fils du sorcier Anton, est devenu la cible de fréquents rackets. Qui est derrière ces chantages ? Et dans quel but ? Il n'y a pas une minute à perdre, car le danger est bien réel... On en veut au roi !

Mon avis:


            Le ressenti de ce deuxième tome restera dans la lignée du premier, à savoir que les illustrations et leur colorisation sont vraiment magnifiques mais que le scénario pêche un peu. L’univers graphique est vraiment riche en détail et en couleur (qui s’allient parfaitement au thème de l’histoire) ce qui accentue parfaitement le côté fantasy et merveilleux de la série.  En revanche, l’histoire reste une fois de plus très basique, classique et ultra prévisible. Si le fait qu’elle soit classique pourrait passé et nous faire vivre un bon moment, le titre et la couverture de l’album ne laisse aucune place au mystère. Tout est joué d’avance et je ne vois pas l’intérêt d’un tel processus, il ne faut pas prendre les enfants pour des imbéciles.




LA BOÎTE À MUSIQUE, TOME 3: A LA RECHERCHE DES ORIGINES

Scénario: Carbone
Illustrations: Gijé
Nationalité des auteurs: Française
Editions Dupuis (4 Octobre 2019)
56 pages
ISBN-13: 979-1034736904
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 15 Octobre 2019
Ma note: 16/20


Résumé/4ème de couverture :

Cyprien, le fils d'Anton, a découvert le passage entre Pandorient et le monde de Nola ! Curieux, il l'emprunte, mais est heureusement rattrapé par Igor et Andrea. Ils se retrouvent avec Nola avant de repartir rapidement dans leur monde. Malheureusement, d'autres Pandorientaux ont suivi Cyprien et l'obligent à révéler ce qu'il sait... Cette fois-ci, Nola voit débarquer trois individus qui s'enfuient immédiatement, non sans lui avoir demandé s'ils étaient bien en Pandoccident... C'en est trop pour Nola qui réclame des explications ! Elle découvre alors que l’histoire de leurs deux mondes – Pandorient et Pandoccident – est plus compliqué et terrible que ce qu’elle supposait.

Mon avis:

            Merci aux éditions Dupuis de m’avoir envoyer ce troisième tome, moi qui ait lu le deuxième tome il n’y a pas si longtemps, pour une fois, je ne mettrais pas des mois pour connaitre la suite. Alors que les deux premiers tomes nous dévoilait des choses plutôt introductives avec des scénarios pas vraiment novateurs, ce troisième tome répond enfin à certaines de nos interrogations et sort un peu des sentiers battus. En effet, l’action cette fois-ci c’est dans l’univers de Nola que va se dérouler l’aventure avec la venue des Pandorientaux. Et ce sera aussi l’occasion pour Nola de découvrir de nouveaux secrets que sa mère lui avaient cachés. C’est toujours touchant de voir une certaine détresse chez Nola qui veut simplement savoir et mieux connaître sa mère et dans ces moments-là, même au travers du dessin, elle devient une plus petite fille qu’elle ne l’est.

Ce troisième tome nous offre donc un scénario dynamique et de nouvelles révélations qui nous dévoilent un peu plus cet univers féerique, magique et enchanteur que l’on aime arpenter et qui est toujours superbement illustré avec de magnifiques couleurs.



LA BOÎTE À MUSIQUE, TOME 4: LA MYSTERIEUSE DISPARITION

Scénario: Carbone
Illustrations: Gijé
Nationalité des auteurs: Française
Editions Dupuis (30 Octobre 2020)
56 pages
ISBN-13: 979-1034747870
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 7 Novembre 2020
Ma note: 16/20

Résumé/4ème de couverture :

Grâce à la visite surprise de Siloé et de ses frères dans l'Hexomonde, Nola a appris beaucoup de choses sur Pandorient et sa maman.

Mais les questions sans réponse se multiplient avec la découverte d'une drôle de clé, que Nola a déjà vue dans le livre d'Annah.

Que peut-elle bien ouvrir ? Pour le savoir, Nola retourne aussitôt à Pandorient.

Mais rapidement, une disparition inquiétante mène Nola, Igor et Andréa dans une enquête, qui risque peut-être de bouleverser la vie de Pandorient...

Mon avis:

            Le quatrième tome de la série "La boîte à musique" est sorti aux éditions Dupuis et c'est toujours un plaisir de se replonger dans cet univers fantastique pour une nouvelle aventure. Dans cette histoire, on ne va pas beaucoup progresser dans les mystères de Pandorient et autour de la mère de Nola, mais on aura surtout une petite aventure façon enquête mystérieuse qui trouvera sa résolution en fin d'ouvrage et c'est agréable de conclure sur une vraie fin au terme de sa lecture. On va retrouver une Nola qui est beaucoup plus sûre d'elle et qui est prête à défendre ses amis et les causes qui lui tiennent à coeur et qui sont importantes. L'évolution et l'affirmation du caractère de la petite fille est agréable à constater et permet de donner un ton différent des autres tomes. Grâce à l'enquête de Nola et de ses amis sur cette mystérieuse disparition, on va clairement avoir un message de tolérance et d'acceptation des autres qui est vraiment parlant et qui bien mis en scène grâce à la physionomie particulière des personnages de Pandorient. Cela est vraiment clair et parlant pour les enfants, c'est on ne peut mieux illustrer!



LA BOÎTE À MUSIQUE, TOME 5: LES PLUMES D’AIGLE DOUCE


Scénario: Carbone

Illustrations: Gijé

Nationalité des auteurs: Française

Editions Dupuis (29 octobre 2021)

56 pages

ISBN-13:‎ 979-1034753031

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 3 Novembre 2021

Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture :

Alors qu'elle s'apprête à quitter Pandorient pour goûter un repos bien mérité dans son propre monde, Nola, terrifiée, découvre que la porte de retour vers l'Héxomonde est fermée ! La clé est-elle tombée de la serrure de la boîte à musique ? Quelqu'un l'a-t-il volée ? Qu'importe : il faut agir ! La jeune héroïne, aidée de ses amis Anton, Igor et Andréa, va donc essayer de fabriquer une poudre magique, seule capable de dénouer la situation. Il va malheureusement lui manquer un ingrédient : des plumes d'aigle douce, un oiseau à plumes poilues, protégé car en voie de disparition… Avec cet album fin de cycle, Carbone et Gijé font à nouveau preuve des infinies possibilités de leur univers, offrant une aventure riche en rebondissements, parlant en filigrane de la protection des animaux.

Mon avis:

            Ce cinquième tome de la série "La boîte à musique" est peut-être un peu différent de ce à quoi les auteurs nous ont habitué jusqu'ici puisque j'ai trouvé cette histoire un peu plus lente dans son déroulé, avec moins de frénésie mais qui se trouve être plus complète et plus longue. J'ai beaucoup apprécié cette sorte de petite pause salvatrice dans les aventures trépidantes de Nola car cela m'a permis de prendre davantage de temps pour apprécier les illustrations et lire calmement sans être pris par la spirale des évènements qui peuvent parfois donner l'impression d'être continuellement dans l'urgence et dans l'accélération. 

        L'aventure de Nola et de ses amis dans Pandorient sera clairement une quête au sens strict du terme, une quête classique. Le but est de trouver des plumes d'un oiseau très rare afin de préparer une poussière permettant à Nola de repartir dans son monde. Avec cette intrigue, les auteurs vont aborder les thèmes de la sauvegarde des animaux, des espèces en voie de disparition mais également de la chasse et de la traque des animaux afin de les exploiter sans forcément essayer de trouver une solution alternative... Tout le long de cette quête, on voit que Nola pense continuellement à son père et s'inquiète de le rendre soucieux de sa disparition: c'est très touchant de voir une sorte d'inversion des rôles et que la petite fille se tracasse pour son papa, une façon de mettre en avant cette jolie relation avec la perte de la maman. 

        Même si l'histoire n'est pas forcément trépidante, l'intrigue sur le fil rouge concernant la maman de Nola avance et une révélation apparaît ce qui permet de relancer l'intrigue générale pour les futurs tomes. Avec ce voyage au cœur de la nature de Pandorient, le bon moment cocoon est assuré et permet de se rendre compte de la beauté des illustrations teintées de beaucoup de douceur.