Mes derniers avis ROMANS:

Mes derniers avis BD & Mangas

  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

mercredi 20 février 2019

Par amour (Valérie Tong Cuong)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions Le Livre de Poche (3 Janvier 2018)
numéro 34800
384 pages
ISBN-10: 2253071099
ISBN-13: 978-2253071099
Genre: Historique
Lu le: 6 Février 2019
Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

Deux familles emportées dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale: d’un côté, Joffre et Émélie, concierges d’école durs au mal, patriotes, et leurs enfants ; de l’autre, le clan de Muguette, dont l’insouciance sera ternie par la misère et la maladie. Du Havre à l’Algérie où certains enfants seront évacués, cette fresque puissante met en scène des personnages dont les vies s’entremêlent à la grande Histoire, et nous rappelle qu’on ne sait jamais quelles forces guident les hommes dans l’adversité.

Mon avis…:

Lauréat du prix des lecteurs Livre de Poche 2018, ce livre est avant tout pour moi l’occasion de découvrir l’autrice avec une histoire traitant de la Seconde Guerre Mondiale et se déroulant au Havre, donc il ne m’en fallait pas plus pour le convaincre ! Et joignons l’utile à l’agréable puisque j’ai lu ce livre en lecture commune avec ma petite Hélène du blog Ma toute petite culture . Après un début assez mitigé, je me suis vite laissé prendre par ce roman chorale qui nous donne plusieurs visions de la guerre en nous la faisant vivre de l’intérieur et, fait non négligeable, le travail historique est incroyable puisqu’on ressort de cette lecture avec de nouvelles infirmations en tête, avec ce sentiment d’avoir appris de nombreuses choses sur un sujet dont on est plus ou moins persuadé d’avoir tout lu et de connaître (presque) tout.

Points de vue/Critiques:

            J’aime beaucoup lire des histoires, plus ou moins vraies et romancées, traitant de la Seconde Guerre Mondiale, même si à force de lire autour d’un même sujet, on prend le risque de retrouver des choses similaires et/ou redondantes. Mais ici, Valérie Tong Cuong s’est approprié le thème d’une manière assez particulière : elle nous fait littéralement vivre de l’intérieur la guerre, du début jusqu’à la fin, grâce à différents personnages (homme, femme, enfant) qui sont tour à tour les voix narratrices. Grâce à ces deux familles et ses divers orateurs, l’autrice nous livre un récit très riche en éléments : les choix à faire, le courage, la faim, les bombes, la cohabitation avec les allemands, les maladies ou encore les déportations. Au début du livre, nous faisons un peu connaissance avec les deux familles et cela un peu avant le début de la guerre et au commencement de celle-ci. Il est vrai qu’il ne se passait pas vraiment grand-chose dans ces moment-là (sûrement aussi dû au fait que les personnages eux-mêmes voyaient cette guerre de loin ou de façon éphémère, sans envisager l’ampleur et les conséquences qu’elle entrainerait), c’est pourquoi j’ai eu un sentiment mitigé au début de ma lecture. Mais peu à peu, les effets néfastes de la guerre parviennent rapidement aux portes de nos protagonistes, et dès lors, la tension ne nous quitte plus. La guerre est donc évoquée de façon très juste, et en la suivant vraiment du début à la fin, on ne peut échapper à cette peur et cette tension extrême tout le long du roman. Il y a des passages durs et difficiles parfois et l’autrice insufflant beaucoup d’émotions dans tout son récit, les sentiments sont vraiment prenants durant la lecture !

            L’autre aspect très intéressant de cette histoire, c’est sa situation géographique. En effet, l’histoire se place dans la ville du Havre à la position géographique particulière et stratégique : port maritime proche des côtes anglaises, point de départ des évacuations mais point d’arrivée du ravitaillement… Et l’autrice a formidablement bien décrit la destruction de la ville et la survie de ses habitants qui y sont restés à cette période, puisqu’il est connu que la ville du Havre a été réellement détruite à 90 ou 95%, et que sa reconstruction totale d’après-guerre lui vaut encore aujourd’hui une mauvaise image, la qualifiant de ville moche ! L’aspect historique est également remarquable dans le fait que l’on apprend certains faits, comme ces associations qui récupèrent des enfants afin de les emmener à l’abri en Algérie, pays ayant reçu de nombreux réfugiés !

En bref:

Avec ce roman choral parfaitement maîtrisé, Valérie Tong Cuong nous offre un récit poignant et beau qui vous happe et vous fait vivre ces sombres années de guerre au sein de familles vivants au Havre entre l’exode et les bombardements, la faim et la peur de mourir. Sans s’attarder sur les atrocités majeures de la Seconde Guerre Mondiale, ce livre décrit avec beaucoup de justesse le quotidien de ces habitants vivants à un endroit stratégique. Le travail historique est remarquable et les découvertes sont majeures pour un sujet que l’on a pourtant l’habitude de rencontrer et de lire.

lundi 18 février 2019

Double piège (Harlan Coben)




Titre originalFool me once
Traduction: Roxanne Azimi
Nationalité de l’auteur: Américaine
Editions Pocket (4 octobre 2018)
numéro 17267
450 pages
ISBN-10: 2266285505
ISBN-13: 978-2266285506
Genre: Thriller
Lu le: 30 Janvier 2019
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

New Jersey, aujourd'hui. 
Pour surveiller la baby-sitter, Maya installe une caméra dans son salon. Un jour, un homme apparaît à l'écran, jouant avec sa petite Lily. Un homme que Maya connaît bien : Joe, son mari... qu'elle vient d'enterrer. C'est le choc. Mort ou vivant, qui était vraiment Joe ? Doit-on croire tout ce que l'on voit ? Pour Maya, l'heure est venue de plonger dans un passé trouble ; un monde à la frontière entre vérité et illusions. Un monde dangereux, dont elle pourrait être la nouvelle victime... 

Mon avis:

            Une fois n’est pas coutume : une petite histoire d’Harlan Coben comme valeur sûre en sachant que ce sera une histoire prenante et haletante, avec un final à vous retourner comme une crêpe (en cette période de Chandeleur, c’est encore mieux), qui se lira en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Et c’est évidemment ce qui s’est passé avec « Double piège », un des derniers opus de l’auteur.

Points de vue/Critiques:

            J’ai beaucoup aimé le personnage principal Maya, qui sort des sentiers battus et d’un certain classicisme en matière de personnage féminin. En effet, c’est une jeune femme guerrière et combattive, une GI, qui est déjà partie se battre sur le terrain, qui a su se faire respecter par ses camarades et a su également faire sa place de gradée dans l’armée américaine, milieu plutôt masculin et viril. C’est donc une femme qui revendique son côté dur et guerrière, qui a une forte prédiction au tir et qui est réellement passionnée par les armes, non pas pour ce sentiment de puissance qu’elles représentent (et que cherchent et comblent peut-être une partie de ces messieurs), mais tout simplement pour cet attrait qui est de tirer. Mais à côté de cet aspect masculin de sa personnalité, Maya est réellement féminine et n’est absolument pas l’archétype de la femme « garçon-manqué ». De plus, elle est maman d’une petite fille, qu’elle n’a pas nécessairement souhaitée mais qui ose le dire, même si aujourd’hui sa fille représente tout et qu’elle fera tout pour elle, d’où l’histoire qui va en découler.

Harlan Coben a encore su parfaitement manier les bonnes ficelles du thriller. En effet, au début de l’histoire, étonnement, j’avais l’impression de deviner ce qui allait se passer, tellement cela paraissait gros et probable, ce qui est assez étonnant venant de l’auteur. Mais puisque mes hypothèses n’étaient pas invalidées, sans être pour autant validées… Et puis au fur et à mesure, on change d’avis à la dernière minute, on remet en doute la confiance mise dans tous les personnages qui deviennent suspects à un moment ou un autre, bref, on est totalement manipulé ! Et on se rend compte qu’on l’est encore plus, par ce superbe final qui vous met KO.

En bref:


Etre déçue par un livre d’Harlan Coben n’est pas encore pour tout de suite, puisqu’avec « double piège », l’auteur nous a concocté encore une fois un scénario super bien travaillé, que ce soit dans la psychologie des personnages, puisqu’ils sont charismatiques, attachants et avec des failles, que dans l’intrigue qui est superbement efficace, intelligente et bien sûr surprenante, surtout et toujours avec le dénouement. On est malmené du début à la fin concernant nos hypothèses ou nos certitudes et être mené en bateau aussi longtemps, dans une histoire prenante et haletante, c’est sûrement la bonne définition d’un polar !

mercredi 13 février 2019

Ecoute la petite musique du Clos des Anges (Ondine Khayat)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Solar (17 Janvier 2019)
270 pages
ISBN-10: 2263159762
ISBN-13: 978-2263159763
Genre: Contemporain
Lu le: 29 Janvier 2019
Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

            Fais confiance à la vie, Raphaëlle. Elle ne ferme jamais une porte sans en ouvrir une autre. Raphaëlle, artiste peintre à fleur de peau, a depuis longtemps rompu les liens avec un père qui l'a toujours rejetée. Lorsqu'elle apprend son décès, toutes ses blessures refont surface. À 39 ans, elle est rattrapée par son passé. Que faire du Clos des Anges, la magnifique demeure que son père lui a léguée à Giverny ? Doit-elle fuir ses souvenirs ou se confronter enfin à son enfance douloureuse ? Poussée par Fanny, son amie de toujours, et par Paul, le mystérieux jardinier du Clos des Anges, elle décide de s'installer dans la maison de son père et d'ouvrir ce lieu magique à d'autres personnes qui, comme elle, cherchent à réinventer leur vie. Pas à pas, Raphaëlle ose revisiter son enfance, s'ouvrir aux autres et faire vibrer en elle la petite musique de la vie... Une histoire touchante qui nous apprend à accepter notre passé, à nous libérer des blessures de l’enfance et à faire l'expérience des liens qui guérissent.

Mon avis:

            Parce que j’avais découvert l’autrice avec « Les petits soleils de chaque jour » qui m’avait beaucoup plus, j’étais enjouée de découvrir son nouveau titre, rien qu’en voyant que l’action se passe à Giverny, endroit propice à créer de belles histoires. Et « Ecoute la petite musique du clos des anges » a été un petit coup de coeur, qui m’a très rapidement emportée et que j’ai engloutit en seulement deux moments de lecture!

Points de vue/Critiques:

            La première partie du roman pose les bases de l’histoire et se concentre sur le personnage de Raphaëlle, qui est une femme ayant déjà un passé, qui connaît la vie qu’elle soit privée, personnelle ou professionnelle et qu’elle soit belle ou non. En effet, après une enfance très difficile, nous avons affaire à une Raphaëlle qui s’est accomplit en tant qu’adulte mais qui aujourd’hui, après un divorce et un changement de profession, aspire à une nouvelle vie qui commence par la peinture. Mais alors qu’elle pense avoir trouvé un nouvel équilibre, son passé la rappelle: son père, qu’elle n’a pas vu depuis plus de 15 ans et avec qui elle n’a jamais eu de vraie relation, vient de mourir et lui lègue le Clos des Anges, à Giverny. Que doit-elle faire de cet endroit? Est-ce une nouvelle vie qui s’ouvre à elle ou doit-elle retourner dans sa bulle personnelle qu’elle s’est efforcée de construire loin de toutes choses lui rappelant son enfance?

La deuxième partie du roman va alors avoir pour personnage principal, le Clos des Anges. Cet endroit va un avoir un fort impact, non seulement sur Raphaëlle, mais également sur d’autres personnages qui vont venir se greffer petit à petit à cette histoire. Et c’est là que l’autrice a su faire prendre une direction particulière à son récit, qui aurait être plus classique et moins attrayant et entraînant si toute l’histoire s’était focalisée sur Raphaëlle. À l’image de cette dernière qui nous est tout de suite attachante puisqu’elle déborde de sincérité, tous les autres personnages qui vont vivre au Clos des Anges, à la façon d’une auberge espagnole, sont authentiques et sympathiques. Ces caractéristiques qui émanent d’eux viennent aussi du fait qu’ils sont matures: ils ont au minimum la quarantaine, ils savent donc ce qu’est la vie et leurs décisions, leurs espoirs et leurs attentes sont légitimes et on les comprend beaucoup mieux que si les personnages avaient moins de vécu.  C’est aussi cela qui apporte de la joie, de la tendresse et de l’optismisme à toute cette histoire. 

Que se soit pour différentes raisons, les personnages vont être les porte-paroles de la réflexion personnelle et sur la capacité et la volonté qu’à chacun d’avancer dans la vie, quelque soit son passé et son vécu et quelque soit ses objectifs ou ses motivations. Cette volonté d’aller vers l’avant est mis en lumière ici sur le fait qu’elle peut (et doit parfois) s’accompagner d’une aide extérieure précieuse, que chacun est en droit de demander de l’aide et qu’il a le droit d’avancer à son propre rythme. 

Raphaëlle et tout ce petit monde nous emporte langoureusement dans une sorte de béatitude et de douceur. Et quand en plus, cette histoire se déroule dans un cadre majestueux qu’est Giverny, qui fait rêver avec ses jardins flamboyants et apaisants, faisant en sorte que les personnages retrouvent un retour aux sources grâce aussi à la nature, on ne peut que laisser parler ses émotions.

En bref:

            Le nouvel opus de Ondine Khayat se déguste mais s’engloutit aussi très vite tant cette histoire est tendre, attrayante et optimiste. C’est un livre tout en émotion mais les personnages tous matures et ayant déjà un certain vécu font en sorte d’être non seulement attachants mais font aussi en sorte d’avoir une histoire emprunte de réalisme qui ne tombe pas dans la légèreté et le superficiel. Raphaëlle et tous ses acolytes nous entraine donc dans des pas de danse entraînants nous menant sur le chemin de la réflexion de soi et sur la capacité à avancer dans la vie. 

Autour du livre:
  • De la même autrice:
    • Les petits soleils de chaque jour (<— chronique à retrouver ici)

mardi 12 février 2019

Un fils parfait (Mathieu Ménégaux)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Points (1 Février 2018)
numéro P4721
168 pages
ISBN-10: 2757869221
ISBN-13: 978-2757869222
Genre: Contemporain
Lu le: 3 Février 2019
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Quand on épouse le prince charmant, beau et brillant, qu'on a avec lui deux petites filles adorables, comment imaginer un seul instant que le pire puisse arriver ? Qu'il a menti sur tout, tout le temps ? Qu'il va falloir se résoudre à affronter celui qu'on a tant aimé dans une lutte sans merci ?

Inspiré d’une histoire vraie, le récit poignant du combat d'une mère contre la machine judiciaire.

Mon avis:

            Après avoir lu « Je me suis tue » de Mathieu Ménégaux, je savais à quoi m’attendre avec ce nouveau livre et j’avais pris mes précautions avant de le commencer. En effet, « je me suis tue » avait été si prenant et haletant (je l’ai lu d’une seule traite), et en même temps tellement foudroyant qu’il vous met mal à l’aise tout en vous insufflant une énorme claque, que je me doute que l’auteur va réitérer le genre, tout en sachant que cette fois-ci il est question d’inceste dans cette nouvelle histoire… D’où la préparation à la lecture de « Un fils parfait ». Au final, je crois que cette lecture m’a plus agacé que « plu », si tant est qu’on puisse dire qu’une telle histoire plait, tout comme celle de « Je me suis tue ». Heureusement que la toute fin m’a beaucoup plus, et même si l’on ne peut pas rester insensible à ce genre d’histoire, je n’ai pas apprécié les réactions (notamment celle de Daphné) qui sont trop disproportionnées, mal adaptées et pas nuancées.

Points de vue/Critiques:

            Pour cette nouvelle histoire, Mathieu Ménégaux s’attaque encore une fois à un sujet très lourd et très grave, à savoir l’inceste. Et à travers ce très court récit, totalement immersif, on aborde tout ce qui découle d’un tel acte : la réaction de la mère, comment agir, l’innocence des enfants dans cette situation et l’interrogation quant à leur futur, les « motivations » du père qui apparait pour tous comme un père normal et aimant, la manipulation des enfants, la présomption d’innocence face aux accusations des enfants parfois manipulateurs, comment sortir rapidement de ce cercle infernal face à la lenteur juridique et face au long processus d’incrimination et de preuves, etc… Autant dire que tout va très vite, et que tout comme Daphné, la maman, nous sommes pris dans un engrenage monstre et tout cela est révoltant.

Une nouvelle fois, Mathieu Ménégaux se met donc dans la peau d’une femme qui va raconter toute cette sordide histoire à travers une lettre, une très grande lettre, adressée à la maman de son mari. Les réactions tellement fortes, tellement réalistes de ce personnage féminin sont assez bluffantes lorsqu’il s’agit d’un auteur masculin qui « incarne » un personnage féminin aussi bien. Néanmoins, je n’ai pas réussi à apprécier et à m’attacher au personnage de Daphné, tant ses réactions et ses émotions m’ont semblé disproportionnées et c’est là-dessus que l’auteur m’a déçu, ne faisant pas d’elle quelqu’un de plus sensée et de raisonné, surtout pour une maman ! En effet, à partir du moment où les faits d’inceste sont clairement établis pour elle, on peut dire qu’elle pête un câble : elle devient tout de suite hystérique pour la moindre chose, dans la rue, dans des situations banales, et en plus, Daphné ne prend à aucun moment la peine de « s’assagir » et d’expliquer tout ceci à ses filles, qui sont effrayées et qui prennent tout de suite aussi peur, voire plus, d’elle, que ce que leur fait subir leur père… (tout en sachant, aussi horrible que c’est-à-dire, qu’il n’y a pas pu viol techniquement parlant, à l’image de ce qui est expliqué dans le texte, mais terme qu’emploie Daphné). Vous me direz que concernant les réactions de Daphné, il y a de quoi devenir folle dans une telle situation, mais en étant une maman qui veut protéger ses enfants avant tout, ne doit-elle pas être plus réfléchie et plus posée afin de préserver ses filles au mieux et agir comme il se doit ? Le personnage de Daphné m’a donc passablement agacé, et au milieu du livre un sentiment de lassitude est venue, mais j’ai résisté à tout arrêté ou à passer pour savoir comment cette histoire finirait.

Heureusement, la toute fin m’a beaucoup plu et elle m’a surprise, et c’est ce qu’il fallait pour « conclure » un tel récit et surtout, pour moi, de ne pas être totalement déçue par ce livre.

En bref:

Tout comme son premier livre « Je me suis tue », Mathieu Ménégaux se met dans la peau d’une femme et il nous livre toutes ses pensées et ses réactions les plus intimes face à une situation sordide, l’inceste. « Un fils parfait » est une lecture coup de poing, qui énerve, qui agace, qui dégoute, qui met mal à l’aise, bref un livre qui ne peut pas laisser indifférent et dont on ne ressort pas tout à fait indemne. On est une nouvelle fois pris en apnée dans une histoire glaçante et qui finit par nous clouer sur place à la toute fin. Mais personnellement, le personnage de Daphné m’a agacé au vue de ses réactions disproportionnées et non nuancées qu’une mère réfléchie n’auraient pas eu, ce qui me confére un sentiment très mitigé sur ce livre.

Autour du livre:
  • Du même auteur:
    • Je me suis tue (<— chronique à retrouver ici)

lundi 11 février 2019

Les animaux fantastiques: vie & habitat (J.K Rowling)





Titre original: Fantastic Beasts and Where to Find Them
Traduction: Jean-François Ménard
Nationalité de l’auteur: Anglaise
Editions Gallimard Jeunesse (11 Mai 2017)
144 pages
ISBN-10: 2075085153
ISBN-13: 978-2075085151
Genre: Fantasy
Lu le: 1er Février 2019
Ma note: 17/20



L’histoire:

            L'ouvrage du magizoologiste Norbert Dragonneau est aujourd'hui un grand classique de la bibliothèque de Poudlard. Cette édition exceptionnelle rassemble plus de quatre-vingts espèces, et révèle six animaux restés secrets depuis le voyage aux Etats-Unis de l'explorateur

Mon avis:

            Dans la collection « la bibliothèque de Poudlard », c’est le dernier livre qui me manquait et sûrement celui qui m’intéressait et me fascinait le plus, à savoir lire une encyclopédie sur les animaux fantastiques!! Ce petit livre m’a pleinement divertit et fascinée, le seul bémol est de ne pas avoir une vrai encyclopédie de 500 pages et de 5 kg minimum!!

Le livre est divisé en deux grandes parties majeures. La première consiste à nous expliquer le pourquoi de ce livre, ainsi que tout ce qui touche au sujet des animaux fantastiques de manière brève et générale. La deuxième se focalise sur les différents animaux en eux-même et prend la forme d’un dictionnaire. Chacun y est décrit et ça nous permet de les connaître plus en détails, certains bénéficiant d’une illustration, mais elles sont trop rares pour qu’on se fasse une idée précise de leurs aspects. Avoir un dessin de chacune des créatures aurait été pleinement apprécié pour vraiment se rendre compte de l’aspect de l’animal, car il est parfois difficile de se l’imaginer avec justesse!

C’est donc toujours un plaisir de se replonger dans cet univers et l’on devient magizoologiqte pour un temps afin d’étoffer nos connaissances sur ces animaux fantastiques que l’on a plus ou moins déjà rencontrés à travers toute la saga Harry Potter. Nous prenant ainsi plaisir (et nous nous sentons moins ignorants), lorsque nous reconnaissons certaines créatures qui peuplent le monde des sorciers, et nous apprenons certains choses lorsque nous découvrons de nouveaux animaux tout en se disant que cet univers est vraiment extraordinairement plus riche que ce que nous croyions, faisant en sorte de nous bluffer encore plus sur l’imagination et les réflexions de J.K Rowling sur l’intégralité de la saga! 

En bref:

            « Les animaux fantastiques: vie & habitat » est une nouvelle et très belle immersion dans le monde de Harry Potter. Le temps de cette lecture, on se prend pour une magizoologiste, on retourne dans l’extraordinaire univers créé par J.K. Rowling avec certaines créatures que nous connaissons tout en en découvrant d’autres qui nous sont inconnues et qui prouvent pleinement que cet univers et ce livre débordent d’imagination.

Autour du livre:
  • De la même collection:
    • Le quidditch à travers les âges (<— chronique à retrouver ici)
    •  Les contes de Beedle le Barde (<— chronique à retrouver ici)