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  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

jeudi 17 juin 2021

Dans les yeux de Lya, tome 3: un coupable intouchable




Scénario:
Carbone

Illustrations: Justine Cunha

Nationalité des auteurs: Française

Editions Dupuis (7 Mai 2021)

64 pages

ISBN-13: 979-1034738960

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 29 Mai 2021

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

Chez son meilleur ami Antoine, avec Adèle sa collègue dévouée, Lya prépare sa vengeance contre la famille Von Diter, maintenant qu'elle sait qu'ils sont liés d'une manière ou d'une autre à son accident. La veille de ses 17 ans, fauchée par une voiture qui a pris la fuite, laissée pour morte, elle perdait l'usage de ses jambes pour la vie. Le fauteuil roulant n'empêche pas Lya d'être l'héroïne intelligente et jolie de ce thriller judiciaire émouvant qui assimile son handicap en s'affranchissant de toute forme de condescendance. Courageuse, la jeune femme n'a pas hésité à se faire embaucher comme stagiaire au cabinet de l'avocat de la famille Von Diter, qui a acheté le silence de ses parents. Épaulée par son ami, déterminée, Lya mènera son enquête jusqu'au bout. Elle démasquera bientôt le chauffard qui l'a renversée. Reste à savoir comment elle pourra obtenir justice face à ce coupable intouchable qui pense que tout se répare avec de l’argent.

Mon avis:

                C'est le clap de fin pour cette série et donc la dernière ligne droite pour Lya qui cherche ) savoir qui est le responsable de l'accident qui l'a laissé pour morte au bord d'une route et clouée dans un fauteuil roulant pour le restant de ses jours. Lya a désormais un nom et aidée par son ami Antoine et sa collègue Adèle, elle va pouvoir s'infiltrer doucement dans la famille Von Diter, afin de cerner rapidement les membres de cette famille et de pouvoir se confronter à son bourreau. Au gré des différentes occasions et rencontres des différents membres, on ne peut pas dire que le lecteur soit pris dans un certain suspense, puisque le nom du responsable est connu dés le début et rien de remet véritablement en question ce suspect. Il est ainsi difficile de comprendre véritablement le but de Lya dans ces rencontres. Mais l'apothéose de la série arrive lorsque Lya et le chauffard se font face à face. Et il y a de quoi être dérouté, car face à la force et à la détermination calme et juste de Lya, on retrouve une personne immorale et immature. J'ai été très surprise par la fin de l'album et un peu déçue de la tournure des évènements: au delà du fait qu'elle arrive trop facilement, soit l'histoire aurait due se terminer avant, soit elle s'arrête trop tôt et il nous manque des choses. A moins que se soit une fin ouverte voulue qui pourrait inaugurer une suite.

                Malgré quelques faiblesses au niveau de l'arc narratifs, "Dans les yeux de Lya" reste une bonne trilogie, qui permet de mettre en avant une héroïne handicapée et d'aborder frontalement ce thème, avec les notions d'accessibilité, de justice et d'entraide.

mardi 15 juin 2021

1991 (Franck Thilliez)





Nationalité de l’auteur:
 Française 
Editions Fleuve (6 Mai 2021)

Collection Noir

498 pages

ISBN-10: 2265144282

ISBN-13: 978-2265144286

Genre: Thriller

Lu le: 27 Mai 2021

Ma note: 16/20

 


Résumé/4ème de couverture:

En décembre 1991, quand Franck Sharko, tout juste sorti de l'école des inspecteurs, débarque au 36 quai des Orfèvres, on le conduit aux archives où il est chargé de reprendre l'affaire des Disparues du Sud parisien. L'état des lieux est simple : entre 1986 et 1989, trois femmes ont été enlevées, puis retrouvées dans des champs, violées et frappées de multiples coups de couteau. Depuis, malgré des centaines de convocations, de nuits blanches, de procès-verbaux, le prédateur court toujours.

Sharko consacre tout son temps à ce dossier, jusqu'à ce soir où un homme paniqué frappe à la porte du 36. Il vient d'entrer en possession d'une photo figurant une femme couchée dans un lit, les mains attachées aux montants, la tête enfoncée dans un sac. Une photo derrière laquelle a été notée une adresse, et qui va entraîner le jeune inspecteur dans une enquête qui dépassera tout ce qu'il a pu imaginer...

Mon avis:

                Retrouver un nouveau livre de Franck Thilliez est toujours une très bonne nouvelle, mais quand on apprend que "1991" revient dans le passé, pour nous présenter la toute première enquête de Franck Sharko au célèbre 36, quai des Orfèvres, l'impatience est décuplée! Comme on peut s'y attendre, cette enquête est très prenante et très addictive et les nombreuses pistes et différents thèmes abordés m'ont véritablement surprise. Cette richesse de contenu est également servi par un joli voyage au cœur des années 90, une ambiance salvatrice.

Merci les éditions Fleuve pour l'envoi!

Points de vue/Critiques:

            Si l'on a déjà lu les histoires propres à Franck Sharko ou ceux liés au binôme Sharko/Hennebelle, on se dit que l'on connaît bien le personnage, si charismatique et si appréciable. Le découvrir ainsi à ses tout débuts de flic permet d'apprendre à la connaître davantage et d'affiner sa personnalité. Notre policier intègre ainsi le célèbre 36, quai des Orfèvres à tout juste 30 ans et tout est nouveautés et découvertes pour lui. Entre la découvertes des corps et des horreurs perpétrées, assister à une autopsie pour la première et se faire bien voir et s'intégrer à l'équipe, sa personnalité est continuellement mise à rude épreuve. Néanmoins, on découvre qu'à cet âge, Sharko était déjà un jeune homme réfléchit, qui se bat pour ses convictions et qui va au bout de ses idées. On comprend ainsi parfaitement, qu'avec tout ce qu'il a traversé par la suite, il est devenu cet homme un peu plus bourru et renfermé, mais toujours aussi perspicace et efficace. 

                Dans cette enquête, non seulement Franck Sharko est servi du point de vue de la complexité de l'affaire, mais en plus cela nous régale en tant que lecteur. Si les romans de Franck Thilliez et plus particulièrement les enquêtes de Sharko sont toujours haletantes, celle-ci l'est aussi bien évidement mais elle m'a en plus surprise par sa richesse. En effet, on va aborder les thèmes de la magie, du vaudou, des poisons animals, de la gémellité, etc... Au gré des investigations et des découvertes, on va de surprises en rebondissements. Les pages s'enchaînent très vite dans cette ambiance haletante et l'on a du mal à pouvoir échafauder des plans et des hypothèses tant on se demande comment tout ceci peut s'imbriquer avec logique et da façon clair. Et pourtant, seul Franck Thilliez s'est le faire même si la toute fin peut être assez facilement devinable. 

                    L'époque dans laquelle se situe le récit nous fait gentiment retrouver des souvenirs. On retrouve ainsi les technologies de la vie courante de l'époque comme l'informatique qui n'est qu'avec ses débuts, les téléphones portables peu courants et l'utilisation du minitel et des supports papier à foison. Ce retour dans le passé a ainsi un impact sur l'enquête qui prend donc plus de temps, où il faut rechercher manuellement dans de vieux dossiers et où les méthodes scientifiques sont moins courantes et plus longues pour obtenir un résultat d'analyse déterminant. C'est agréable de retrouver les bonnes vieilles méthodes qui permettent ainsi de maintenir un  certain suspense. 

En bref:

                Retrouver Franck Sharko est toujours un bonheur, mais le découvrir à l'aube de ses trente ans lors de sa première enquête au sein du 36, quai des Orfèvres apporte une petite touche savoureuse en plus. Si beaucoup de choses est synonymes de découvertes pour le jeune flic, il n'en reste pas moins le Sharko que l'on connaît, qui va au bout de ses idées et qui se bat pour ses convictions. Au niveau de l'enquête, Sharko et le lecteur sont bien servis tant l'affaire est complexe. Avec les nombreuses thèmes et pistes abordés qui nous font naviguer aussi bien dans l'univers de la magie que dans les poisons, on évolue entre investigations et rebondissements. L'histoire est donc très prenante, passionnante et une nouvelle fois, très bien ficelée, même si la toute fin peut aisément se deviner. Et le fait de voguer en plein cœur des années 90 et de retrouver une certaine ambiance nostalgique avec les prémices de l'informatique et des méthodes d'investigations scientifiques au profit des bonnes vieilles méthodes papier et minitel, cela permet d'avoir une affaire qui prend plus son temps. Encore un très bon (et tout jeune) Sharko!

lundi 14 juin 2021

Et que ne durent que les moments doux (Virginie Grimaldi)




Nationalité de l’auteur: Française 
Editions Le Livre de Poche (12 Mai 2021)

numéro 36114

373 pages

ISBN-10: 2253241954

ISBN-13: 978-2253241959

Genre: Contemporain

Lu le: 24 Mai 2021

Ma note: 15/20

 



Résumé/4ème de couverture:

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.

L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.

L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.


C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.  

Mon avis:

            Un nouveau livre de Virginie Grimaldi est une valeur sûre et est donc toujours très attendu, notamment quand on doit attendre un an pour sa sortie poche. Néanmoins, pour celui-ci j'étais peut-être un peu pressé de découvrir cette histoire qui, je le savais, était porté sur la maternité, un sujet qui non seulement ne me concerne pas, mais qui peut vite être tourné vers le larmoyant, sans compter que c'est un sujet assez récurrent en ce moment. J'avais donc très peur de passer à côté et quand j'ai commencé ma lecture, les premières pages m'orientaient vers ce sentiment aversif... Mais progressivement, le côté plaisant et touchant de l'histoire m'a atteinte et m'a véritablement surprise par son final. 

Points de vue/Critiques:

                Cette histoire va alterner le point de vue et la vie de deux mamans: Elise, la mère de famille qui voit ses deux grand enfants quitter le nid pour faire leur vie et Lili, la toute jeune maman qui vient de donner naissance à une petite fille, grande prématurée. Et mon sentiment assez ambivalent sur cette lecture est le reflet de mon ressenti et de mes sentiments totalement à l'opposé, à l'égard de chacune des deux protagonistes. 

                Elise m'a tout de suite agacée au possible. Il y a déjà ce côté où la femme se retrouve seule depuis le départ de la maison de ses grands enfants, qui s'apitoie sur son sort, qui déprime, qui est au bout de sa vie et qui ne sait plus quoi faire. Ce comportement est assez cliché et pathétique (n'a-t-elle pas au minimum 16-18 ans pour se faire à l'idée que non ses enfants ne resteront pas toute leur vie auprès de leur mère et qu'il arrive forcément un moment où ils vivront pleinement leur vie en tant qu'adulte?). Je dois avouer que je ne me rappelle quasiment pas son récit et ce qu'elle va traverser à partir de cette période. En revanche, ce sont ses échanges de textos avec ses enfants qui m'ont le plus agacé. L'autrice fait en sorte de la faire passer pour une cruche avec les nouvelles technologies alors qu'elle vient de fêter ses cinquante ans et qu'elle ne reflète absolument les femmes de cet âge de nos jours qui savent utiliser les textos! On découvre ainsi durant cette correspondance qu'Elise est le genre de mère à envoyer un colis de légumes à sa fille qui vit à des kilomètres de là tout en lui rappelant de ne pas oublier de XXX... Ce n'est pas être maternelle, c'est être étouffante et affligeante.

                    J'ai en revanche beaucoup aimé le personnage de Lili. Sans être proche d'elle par ce qu'elle vit, on réussit à être touché par ce qu'elle traverse, avec ses peines, ses moments de doutes, ses chagrins mais aussi ses petites victoires. Les émotions qu'elle véhiculent sont justes et donc irrémédiablement touchante. Et à travers Lili, c'est aussi une très belle manière de montrer et de mettre en lumière le personnel soignant, nécessairement et profondément humain dans un service tel que la néonat. J'ai également aussi beaucoup aimé le fait que l'autrice étende l'horizon aux autres parents traversant les mêmes épreuves que Lili, mais dont on sait que tous n'auront pas une même fin heureuse. J'ai adoré suivre leur évolution, de leurs méfiance vis à vis des uns et des autres et de leurs replis intérieurs jusqu'à ce lien particulier et unique qui les soudent pour toujours. 

            Le petit dénouement méticuleusement bien préparé par Virginie Grimaldi m'a beaucoup surprise car il est vrai que je ne m'étais pas posé de questions et que je n'avais rien vu venir. Et je suis doublement étonné par rapport à mon opposition de ressentis envers Lili et Elise...

En bref:

                Si les romans de Virginie Grimaldi sont toujours une valeur sûre, celui-ci ne restera pas parmi mes favoris. Le sujet de la maternité ne me concernant pas et ne m'attirant pas plus que ça pour ce récit, je n'ai pas été particulièrement touché ni navigué dans les flots des émotions bouleversantes. L'alternance de points de vues des deux mamans, Elise et Lili est une bonne manière pour montrer à quel point la maternité se vit différemment suivant l'âge et les étapes de la vie. Chacune va nous dévoiler son quotidien de mère, avec les peines qu'elles traversent, leurs moments de doutes, leurs chagrins et les petits bonheurs de la vie remplis de victoire. Dommage que le personnage d'Elise est incompréhensible pour moi, cliché, qui m'a très vite agacé. Mais heureusement, j'ai adoré suivre Lili qui s'avère être irrémédiablement touchante, juste dans les émotions qu'elle véhicule et qui a fait en sorte d'avoir ce côté plaisant et touchant durant ma lecture et que j'aime et que j'attends retrouver dans les romans de l'autrice. Elle permet également de mettre en lumière le personnel soignant et les autres parents, ce qui est top! Et le petit dénouement qui nous est très bien concocté m'a doublement surprise, donc c'est une lecture plutôt réussie. 

dimanche 13 juin 2021

Les sept sœurs, tome 6: la sœur du soleil - Electra (Lucinda Riley)




Titre original:
 
The Sun Sister

Traduction: Marie-Axelle de La Rochefoucauld

Nationalité de l’auteur: Anglaise

Editions Le Livre de Poche (28 Avril 2021)

960 pages

ISBN-10: 2253262374

ISBN-13: 978-2253262374

Genre: Contemporain

Lu le: 23 Mai 2021

Ma note: 18/20




Résumé/4ème de couverture:

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a ramenées des quatre coins du monde et adoptées lorsqu’elles étaient bébés, Électra d’Aplièse et ses sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, une magnifique demeure sur les bords du lac de Genève.

Électra, la sixième sœur, a tout pour elle : mannequin le plus en vue de la planète, elle est belle, riche et célèbre. Mais derrière cette image idéale, c’est une jeune femme perdue depuis le décès de Pa Salt. Emportée dans la spirale infernale de la drogue et de l’alcool, et alors que tout son entourage craint pour elle, elle reçoit une lettre d’une inconnue qui dit être sa grand-mère. Celle-ci lui révèle que ses racines se trouvent au Kenya, au cœur d’une tribu massaï…

Mon avis:

            Il fallait à tout prix que je lise ce sixième tome afin d'être prête pour le tant attendu septième tome! D'autant plus que la sixième des sœurs d'Aplièse, Electra, est sûrement celle que l'on n'a le moins rencontré jusqu'ici. Et quand on l'abordé, ce n'était pas sous son meilleur jour. Electra est donc très vite devenue très mystérieuse. J'avais donc hâte de découvrir son histoire personnelle et quand j'ai découvert qu'elle nous entrainerait sur les terres Africaines, dans les pas des Massaïs, il ne m'en fallait pas plus pour avoir déjà, un quasi coup de cœur. Et effectivement "La sœur du soleil" fait parti de mes tomes préférés!

Points de vue/Critiques:

        Vu le peu d'informations que l'on a pu avoir sur Electra jusqu'ici, et qui n'étaient pas forcément glorieuses, j'était curieuse de découvrir sa personnalité, avant de connaître ses origines familiales, et savoir si c'est quelqu'un que l'on peut adoré ou détesté. De ce que l'on avait pu percevoir de la jeune femme, c'était qu'elle est libre et décomplexée, un peu en marge de ses sœurs avec qui elle n'entretient pas de supers relations étant donné qu'elle semble n'avoir jamais trouvé sa véritable place dans la famille d'Aplièse et dans la fratrie. Au début de ce tome, nous découvrons ainsi la jeune femme telle qu'on l'avait perçue jusqu'ici... et même en bien pire. En effet, avec ses excès en tout genre lié à son métier et le luxe opulent dans lequel elle vit, elle est en pleine déchéance: elle a tout pour faire d'elle une personne antipathique et peu appréciable. Néanmoins, à aucun moment je n'ai ressenti cela à son égard. En effet, l'autrice a su faire en sorte de suffisamment décrire cet état de fait pour que l'on puise comprendre le point de départ d'Electra, mais sans que cela soit majoritaire et traine en longueur. Car après avoir touchée le fond, Electra va se prendre différentes petites claques qui vont la remettre progressivement sur le droit chemin. Et justement, son cheminement et son évolution personnelle m'ont impressionné et ont fait en sorte que je suis admirative d'Electra. 

                Pour connaître les origines familiales d'Electra, Lucinda Riley a une nouvelle fois, utilisé l'alternance entre passé et présent mais l'on peut y distinguer une différence par rapport aux autres tomes. En effet, pour découvrir d'où vient Electra, on ne va pas faire la connaissance de plusieurs personnages, retracer leur vie sur de nombreuses années et essayer de faire des hypothèses pour savoir quel est le lien avec notre personnage principal. Non, ici, dés le début, les choses sont clairement établies: c'est Stella, la grand-mère d'Electra, qui lui racontera son ascendance. Cette absence de mystère dans l'établissement des liens a peut-être de quoi décevoir, mais j'ai personnellement beaucoup aimé: non seulement la construction du récit change un peu mais en plus, cela permet de se concentrer pleinement sur le récit du passé sans se triturer les méninges pour tenter en vain de comprendre le lien final. On découvre ainsi que Stella n'a pas eu une vie facile et qu'en partant de quasiment rien, elle est devenue une grande femme, indépendante, forte de caractère et qui se bat jusqu'au bout et jusqu'au plus haut niveau pour défendre ses convictions. 

                    C'est donc par le biais d'une certaine Cecily Huntley-Morgan que l'on va remonter le passé jusqu'en 1939 afin de découvrir d'où vient Electra. Et c'est entre les Etats-Unis et le Kenya, en passant par l'Angleterre que l'histoire va se construire petit à petit. Mais c'est véritablement sur les terres Africaines que les origines d'Electra vont se construire. J'ai bien évidemment plus qu'adoré suivre la vie de Cecily, une jeune américaine fortunée qui débarque seule du jour au lendemain sur un continent et dans un pays aux antipodes de tout ce qu'elle a pu connaitre jusqu'ici. C'est un vrai dépaysement pour la jeune lady et ses découvertes sont tout aussi émerveillantes pour nous: la découverte des animaux, de la nature, des populations locales, des mœurs, des paysages et de l'amour. J'ai vraiment adoré suivre la vie et l'adaptation de Cecily qui m'a plusieurs fois rappelé "La ferme africaine" de Karen Blixen. Entre aventures et rebondissements, ce récit m'a subjugué. 

En bref:

                Electra est sûrement la sœur d'Aplièse la plus mystérieuse et énigmatique de la fratrie tant que ce qu'on a pu voir d'elle était maigre et peu glorieux. Découvrir son histoire et sa personnalité était donc très attendu et ce tome se classe parmi mes préféré tant j'ai adoré suivre Electra. Sous ses airs libre et décomplexé, on découvre finalement une jeune femme en pleine déchéance. Mais son cheminement et sa rapide évolution personnelle font d'elle quelqu'un que l'on apprécie assez rapidement et qui fini par nous impressionné. Afin de connaître les origines familiales d'Electra, l'autrice alterne une fois de plus passé et présent mais la différence majeure à noter est le fait que le lien avec notre personnages principal est clairement établie dés le départ. Si cette absence de mystère peut être décevant, il a le mérite de nous éviter de chercher les tenants et aboutissants et de se focaliser sur l'histoire du passé et sa découverte. C'est donc à travers sa grand-mère Stella et une certaine Cecily qu'Electra va comprendre d'où elle vient. Ses origines se trouvent sur les terres africaines du Kenya et cette histoire est tout simplement un vrai ravissement et une découverte magique. Entre aventures et rebondissements, ce récit m'a subjugué!

jeudi 10 juin 2021

L'affaire Clara Miller (Olivier Bal)




Nationalité de l’auteur: Française 
Editions Pocket (11 Mars 2021)

560 pages

ISBN-10: 2266315218

ISBN-13: 978-2266315210

Genre: Thriller

Lu le: 21 Mai 2021

Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

Son cadavre est remonté, comme celui d'autres femmes, à la surface de l'eau. Six au total... Là-bas, dans les forêts du New Hampshire, le lieu maudit porte un nom : le lac aux suicidées.

Clara Miller était journaliste. Comme Paul Green, le reporter du Globe qui débarque sur l'affaire. Il avait connu Clara étudiante, et ne croit pas un instant à la thèse du suicide.

Un homme l'intrigue : Mike Stilth, l'immense rock star retranchée à quelques kilomètres de là, à Lost Lakes, dans un manoir transformé en forteresse.

L'artiste y vit entouré d'une poignée de fidèles, dont Joan Harlow, redoutable attachée de presse qui veille sur son intimité et se bat comme une lionne dès que l'empire Stilth est attaqué.

Mais Paul, lui, a tout son temps. Dans sa vieille Ford déglinguée, il tourne inlassablement autour du domaine. Avec cette question : et si, du manoir, la route menait directement au lac ?

Mon avis:

            Une petite lecture commune entre plusieurs bookstagrammeuse est une bonne manière d'enfin sortir ce livre de ma PAL et ainsi découvrir l'auteur, étant donné que je suis très frileuse à l'idée de commencer "Les limbes". Avec les points de vue de nombreux personnages, l'alternance des époques et de chapitres courts, tout est réuni pour que le lecteur soit happé par l'histoire de ce thriller dés le début. Néanmoins, les codes du récit restent constants tout le long du livre et on ressent une petite lassitude vers la fin, d'autant plus que les ficelles de l'histoire n'apportent finalement aucune surprise. Une bonne lecture haletante, mais pas surprenante et parfois un peu lassante. 

Points de vue/Critiques:

                Dés le début du livre, une certaine attention doit être apportée par le lecteur, car entre les différents personnages qui se succèdent dans les chapitres et les passages d'une époque à une autre, il faut être assez concentré pour avoir une certaine idée du schéma narratif. Heureusement, les chapitres sont courts et cela permet de rapidement prendre le pli de l'arc narratif. Dés lors, entre l'intrigue journalistique menée par Paul Green, la découverte des cadavres et la vie intrigante de Mike Smith et de ses deux enfants, on est immédiatement happé par cette histoire qui promet d'être sombre et haletante. On se pose beaucoup de questions et c'est ce qui fait que les pages défilent assez vite. 

                Entre la vie pas vraiment trépidante de Paul et celle mystérieuse de Mike Smith qui nous entraîne dans les profondeurs les plus sombres du show-biz entre alcool, drogues et sexe (la vie calfeutrée et un brin parano de Mike Smith avec sa forteresse et ses deux enfants est d'ailleurs à mettre clairement en parallèle avec celle de Michael Jackson), on navigue tout de même dans une ambiance pas très saine et joyeuse dans ce roman. On se pose beaucoup de questions sur les personnages et sur les actions car certaines choses sont volontairement laissés en suspend et c'était très malin à l'auteur de faire cela afin de nous tenir encore plus en haleine. Mais peu à peu, on découvre que certaines ficelles nous sont dévoilées. Sûrement pour mieux nous berner par la suite... Progressivement, les mystères s'étiolent et l'arc narratif reste toujours le même. Ainsi non seulement la lecture haletante s'étiole mais en plus une certaine lassitude s'instaure. Et lorsque l'on arrive à la fin du livre et que l'on se rend compte que nous serons pas surpris étant donné que les ficelles, les vraies, avaient été dévoilées depuis déjà belle lurette, alors là, se sont des pages qui tirent vraiment en longueurs qui conclue cette histoire. A noter également que j'ai trouvé quelques petites incohérences si l'on fait attention aux détails, mais rien de méchant.  A contrario, au moment où je me posais la question du choix du titre de ce livre, en lien direct avec l'enquête entreprise par Paul Green, l'auteur, via son personnage, répond à la question et de manière très juste et qui porte réflexions. 

En bref:

            Dans ce roman choral, Olivier Bal nous immerge dans une histoire d'une grande noirceur. En effet, l'auteur nous entraîne dans les profondeurs les plus sombres du show-biz et entre les visions des différents personnages qui se succèdent, les passages d'une époque à une autre et les chapitres courts, tout est fait pour que le lecteur soit rapidement happé et tenu en haleine. Que se soit avec l'enquête journalistique de Paul Green ou la vie intrigante de Mike Smith et de ses deux enfants, une ambiance pas très saine et peu joyeuse est de mise dans ce roman. On se pose beaucoup de questions sur les personnages et sur leurs actions mais on remarque que progressivement certaines ficelles nous sont dévoilées et l'arc narratif reste toujours le même. La lecture haletante s'étiole, et sans avoir de véritables surprises à la fin, une certaine lassitude et des longueurs sont à déplorer dans le final. Cela reste une bonne lecture et une belle mise en jambe pour continuer de découvrir l'auteur.

mercredi 9 juin 2021

Le bal des folles (Victoria Mas)




Nationalité de l’auteur: Française 
Editions Le Livre de Poche (31 Mars 2021)

numéro 36078

235 pages

ISBN-10: 2253103624

ISBN-13: 978-2253103622

Genre: Contemporain

Lu le: 16 Mai 2021

Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

1885 : comme chaque année, à la Salpêtrière, se tient le très mondain « bal des folles ». Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Cette scène joyeuse cache une réalité sordide : ce bal « costumé et dansant » n’est rien d’autre qu’une des dernières expérimentations de Charcot, adepte de l’exposition des fous.

Dans ce livre terrible et puissant, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d’une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, dévouée corps et âme au célèbre neurologue ; Louise, abusée par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand cœur qui a eu le tort de pousser son souteneur dans la Seine ; Eugénie enfin qui, parce qu’elle dialogue avec les morts, est envoyée par son propre père croupir entre les murs de ce qu’il faut bien appeler une prison.

Un hymne à la liberté pour toutes les femmes que le XIXe siècle a essayé de contraindre au silence.  

Mon avis:

            Entre des avis dithyrambiques et des avis beaucoup plus mitigé depuis sa sortie lors de la rentrée littéraire de 2019, j'étais vraiment mitigé sur cet ouvrage pour savoir si je souhaitais le découvrir ou non. Une longue hésitation jusqu'à sa sortie poche qui a suffit pour me convaincre, pour que je me fasse mon propre avis, en sachant que le livre n'était pas très épais, un argument supplémentaire qui a fait pencher la balance. Et j'ai bien fait de vouloir mon propre avis, car j'ai tout simplement adoré cette lecture!

Points de vue/Critiques:

            La rentrée littéraire n'est souvent pas synonyme de lectures attendues pour ma part. J'avais donc passé mon tour sur ce livre qui a rapidement pris de l'importance, avec ses retours bien souvent très positifs et les prix remportés. Néanmoins, des retours plus mitigés, plus décevants voire négatifs sont progressivement arrivés. Je voyais assez régulièrement certains retours qui avertissaient de la présence d'une petite touche de fantastique, qui m'a surprise et qui m'a freiné. A côté de cela, plonger au coeur de l'Histoire de la psychiatrie m'intéressait grandement et ces petites notes aux consonances féministes accentuaient mon intérêt. Je suis donc très contente d'avoir pu sauter le pas, découvrir cette histoire que j'ai adoré, et cela bien après le succès qu'il a pu avoir lors de sa sortie. 

                J'ai adoré me plonger dans le contexte historique spécifique. On navigue au coeur de la Salpêtrière dans les années 1890. On est donc aux côtés de Charcot, de Babinski et tous les autres grands médecins de l'époque, qui sont d'autant plus connus et reconnus pour leurs travaux de nos jours, avec tout ce qu'ils ont pu nous, laisser aujourd'hui encore largement utilisés. Dans cette histoire, ces médecins n'ont pas forcément le beau rôle par leurs réflexions et leurs exactions. Mais en sachant que leurs travaux ont grandement fait avancer la science et la médecine faisant d'eux, de nos jours, de grands scientifiques, cette dualité entre passé et futur était super intéressant à suivre. 

            Le sujet de cette histoire va porter notre intérêt sur ces femmes enfermées à la Salpêtrière, car considérées et jugées (sans fondements, sans diagnostics et sans procès) comme folles. Sauf que ces femmes aliénées de sont pas (toutes) folles. Et c'est là que le bas blesse et que ce sujet ne peut que nous faire réfléchir et toucher la condition féministe. Car au travers des trois destins de femmes que nous suivons dans ce récit, on découvre que ces aliénées sont bien souvent et avant tout des femmes qui bousculent leur entourage (les hommes) et dont la société veut se débarrasser. Eugénie est une jeune fille, qui a malheureusement un don qui ne lui est pas salvateur et qui sera la cause de tous ses malheurs. Avec elle, le sujet de la religion est introduit et de nombreuses interrogations surgissent grâce à elle. C'est aussi avec elle, que la fameuse petite dimension fantastique est évoquée. Or, mettre l'étiquette de fantastique sur cette histoire par le biais du don d'Eugénie est exagéré pour moi. Non seulement c'est un élément non majeur de l'histoire, mais en plus cela est lié à la personnalité et la psychologie du personnage d'Eugénie. Louise est en recherche constante d'amour et d'attention. Sa personnalité et l'injustice dont elle est victime font d'elle quelqu'un de touchant. Enfin, Geneviève se démarque des autres femmes et apporte une autre vision à cette histoire, avec son rôle qui met de la distance avec le lecteur. Elle a en effet le pouvoir d'agir mais est bien souvent impuissante. On se prend peu à peu d'affection pour elle que l'on découvre pas vraiment différente des autres femmes...

En bref:

                "Le bal des folles" est un court roman mais tellement riche et intéressant! J'ai adoré! On plonge au coeur de ce contexte historique spécifique qu'est celui de l'univers de la psychiatrie de la fin du 19ème siècle à la Salpêtrière. Naviguer dans les pensées et les agissements des plus grands médecins neurologues et psychiatres de l'époque qu'étaient Charcot ou encore Babinski est vraiment super intéressant à suivre tant l'impact de leurs travaux de l'époque résonnent encore aujourd'hui avec importance! Mais c'est avant tout le traitement des femmes qui est au coeur de ce récit. L'autrice montre parfaitement que ces femmes considérées comme folles, aliénées ou hystériques étaient bien souvent et avant tout des femmes qui bousculaient beaucoup trop leur entourage (ie les hommes) et dont la société veut se débarrasser, donnant ainsi une jolie touche de féminisme à cet ouvrage. La fameuse petite touche de fantastique est exagérée à mon goût car elle ne doit pas être prise comme telle mais incluse comme la caractéristique d'une personnalité. Ce roman est peut-être un peu trop court, mais terriblement passionnant, inspirant et intéressant!

mardi 8 juin 2021

M'asseoir cinq minutes avec toi (Sophie Jomain)





Nationalité de l’auteur: Française 
Editions Charleston (11 Mai 2021)

258 pages

ISBN-10: 2368125086

ISBN-13: 978-2368125083

Genre: Contemporain

Lu le: 14 Mai 2021

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

Claire et Julien se sont follement aimés. Un coup de foudre, un mariage et enfin, une fille, Pauline, belle, parfaite… et différente. Ils étaient prêts, ils la voulaient de toutes leurs forces, mais peut-on rester des parents unis face au handicap d'un enfant ? Ce roman est l'histoire de Claire qui voit partir l'homme de sa vie, de Julien qui étouffe sous le poids de la culpabilité, de Pauline qui voudrait que ses parents s'aiment de nouveau. M'asseoir cinq minutes avec toi nous plonge dans la réalité d'une famille déchirée que seul l'amour saurait guérir.

Mon avis:

        Avec beaucoup de douceur et de tendresse, Sophie Jomain aborde la question du handicap d'un enfant sur l'impact qu'il a sur toute la famille. Avec pourtant un sujet initial pas évident, l'autrice a réussi à construire quelque chose de juste en terme d'émotions, sans tristesse ni culpabilité, et de longueur de récit. On a un roman délicat et intime qui offre une jolie bulle de lecture. 

Merci aux éditions Charleston pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

            A travers l'histoire de Claire et de Julien, c'est le handicap d'un enfant que l'on va découvrir et apprendre à mieux connaître. Il ne sera pas ici question de handicap moteur et physique comme on peut l'imaginer au premier abord puisque leur fille Pauline est autiste, donc un peu "différente" des autres petites filles de son âge. Le sujet de départ semble donc lourd et difficile et l'on s'attend en plus, à de la tristesse voire de la lourdeur. Mais Sophie Jomain réussit à traiter ce sujet d'une très belle manière car l'on ne ressent aucun sentiments négatifs. Elle arrive justement à apporter beaucoup de tendresse, de délicatesse et de douceur à cette histoire. De plus, arriver à romancer un tel sujet peut s'avérer difficile, mais là encore, le tout est savamment dosé. Comme si l'autrice savait très précisément ce vécu (j'ignore si c'est une situation personnelle pour elle), elle arrive aussi a apporter de la justesse dans le récit, au niveau des évènements puisque l'on se retrouve pas quantité de péripéties, mais les situations quotidiennes vécues par cette famille sont suffisantes pour créer un récit dynamique et parfaitement réaliste. 

                Pour ce récit, l'autrice n'a pas principalement apporté son attention sur l'autisme de Pauline, un sujet que l'on peut davantage trouver dans d'autres histoires. La particularité, à mon sens, de ce livre, c'est le fait que le point de vue est plutôt axé sur la famille, sur l'impact que le handicap a sur l'union et sur les membres entourant la personne touchée. Claire, la maman, est extrêmement touchante. Elle est démunie, désemparée face au handicap de sa fille à gérer au quotidien où elle a de nombreuses interrogations, des doutes et des peurs. Mais elle est aussi une sorte de Wonder Woman, car en plus de ça, elle doit travailler et subvenir à leurs besoins et donc gérer son environnement professionnel pas toujours au beau fixe, ses parents, son mari... et ses amours. Rien n'est facile pour elle, et pourtant, a aucun moment elle se découragera, s'apitoiera sur son sort et sera négative. En revanche, Julien, le mari et papa de Pauline, n'est pas vraiment exemplaire. Il m'a souvent agacé et a malheureusement le mauvais rôle étant donné qu'il préfère mettre fin à son couple, partir et laisser Pauline à sa maman sous prétexte qu'il n'arrive pas à construire de liens avec sa fille. Même si cela est compréhensible, j'ai trouvé son attitude finalement lâche car il n'a jamais essayé de comprendre et appréhender sa fille. Qu'aurait-il fait si Claire n'était pas là?

En bref:

            Si parler du handicap d'un enfant peut se révéler triste et pesant au premier abord, Sophie Jomain montre à travers son histoire dans "M'asseoir cinq minutes avec toi" que ce sujet peut être traiter de manière tout à fait juste dans les émotions et dans les faits. L'autrice apporte en effet beaucoup de tendresse, de délicatesse et de douceur à cette histoire, sans jamais avoir de négativité. De plus, la relative brièveté du roman et le récit non surenchérit en péripéties font en sorte d'apporter du réalisme. Si l'autisme peut être un sujet plus ou moins souvent évoqué en littérature, la particularité de cette histoire est le fait que l'autrice a davantage axé le point de vue sur la famille et sur l'impact que le handicap a sur l'union et sur les membres entourant la personne touchée. On découvre ainsi des parents réunis dans leurs doutes, leurs peurs et leurs questionnements, mais aussi divergents dans leur manière de gérer. Si l'on découvre une maman très courageuse et extrêmement touchante, le papa peut davantage nous agacer dans sa façon d'agir tout en ayant notre compréhension. Une jolie lecture pleine de douceur qui nous immerger dans une bulle de tendresse. 

lundi 7 juin 2021

Des sorcières et des hommes




Scénario et Illustrations: Jonathan Kunz et Elizabeth Pich

Traduction: Benjamin Garcia

Nationalité des auteurs: Allemande

Editions First (6 Mai 2021)

160 pages

ISBN-13: 978-2412067680

Genre: Bande-dessinée

Lu le: 12 Mai 2021

Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Découvrez enfin la version française du compte Instagram à succès @war.and.peas : une BD hilarante, absurde et féministe !

Entre les aventures d'une sorcière coquine, les revendications de la Mort (qui trouve ne pas être assez payée pour son job) et la vie quotidienne de simples humains, le compte Instagram offre de succulentes BD avec son humour absurde, décalé et engagé.

Venez rire des déboires de ces personnages hauts en couleur et laissez-vous surprendre par une multitude de situations im-pro-ba-bles !.

Mon avis:

            Je dois avouer que je connaissais pas le compte instagram @warandpeas mais lorsque l'on m'a proposé de recevoir et lire cette petite bande-dessinée, je ne pouvais pas passer à côté car avec son titre "des sorcières et des hommes", on sait clairement que l'on va plonger à pied joint dans le féminisme. Sous forme de petites scénettes mais avec des personnages récurrents, on a des situations plus drôles que d'autres, mais toujours avec cet esprit vif et tranchant. 

Points de vue/Critiques:

            Dans cet ouvrage, on va retrouver des scènes d'humour à travers des petites scénettes, constituées chacune de quatre cases de dessins. Si j'ai été déçue au premier abord de cette disposition en scénettes, je me suis vite rendue compte qu'en fait on avait une sorte de fil rouge, car les personnages sont en nombre limité et qu'on les retrouvait chacun régulièrement. Et la palette de personnages est large: on retrouve un robot, un chien, un fantôme, un couple, des amis et même la mort en personne! Cela me permet de faire la transition sur le fait qu'il ne faut pas être trop sensible ou s'attendre à des choses toute mignonne. En effet, j'ai été surprise par l'angle pris parfois car on retrouve de temps en temps de l'humour noir. Et de façon générale, on n'a pas un humour facile, à la portée de tout le monde. On retrouve par exemple l'illustration d'enfant qui se font tuer ou bien traiter de connards. Cela ne m'a absolument pas dérangé et m'a plutôt agréablement surprise car je ne m'attendais pas du tout à cela, mais autant prévenir... Et en seulement 4 cases, le style est extrêmement direct, franc et incisif.

        Comme le titre l'indique, le thème de l'humour dans ces petites scénettes, c'est les femmes. Entre féminisme, machisme, vie quotidienne etc... beaucoup de choses sont passées en revue avec les personnages récurrents. Comme pour les nouvelles qui sont difficiles à juger et pour lesquelles on a un degré d'appréciation différent, avec des scénettes, je dois avouer que j'ai parfois pas compris la finalité, la chute ou pas réussi à identifier l'humour. Cela ne représente pas la majorité du livre et cette lecture a permis de passer un agréable moment.

En bref:

            Si vous ne connaissiez pas comme moi le compte War and peas, cette petite bande-dessinée permet de plonger dans un univers qui mélange humour et féminisme. A travers des petites scénettes de quatre cases, on va retrouver, comme un fil rouge, différents personnages récurrents afin de mettre en scène le thème de cet ouvrage, à savoir les femmes. A noter qu'avec un style très tranchant et vif, l'humour que l'on retrouve est parfois noir et pas forcément à la portée de tout le monde. Ce n'est pas un humour facile et général, mais j'y est personnellement adhéré. Je suis passée à coté de certaines scénettes par manque de compréhension, mais globalement cette lecture m'a permis de passer un agréable moment et de découvrir un contenu graphique pour adulte, un brin loufoque avec une thématique forte et intéressante.