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Mes derniers avis BD & Mangas

  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

vendredi 13 mai 2022

Le magasin des jouets cassés (Julien Rampin)





Nationalité de l’auteur: Française
Éditions Charleston (12 avril 2022)

244 pages

ISBN-10:‎ 2368127488

ISBN-13:‎ 978-2368127483

Genre: Contemporain

Lu le: 15 Mars 2022

Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

        C’est un immeuble du XVe arrondissement comme tant d’autres, avec son escalier en pierre et ses balcons trop étroits… C’est là que Lola espère prendre un nouveau départ avec son fils de six ans, Léon. Mais chaque immeuble a ses secrets, jalousement gardés par ses habitants – des secrets ni blancs ni noirs, des secrets gris, que l’arrivée de Lola va faire éclater.

Mon avis:

        Avec ce titre qui nous fait légèrement tombé en enfance, Julien Rampin nous promet encore de belles émotions avec son deuxième roman. Et c'est effectivement, il se dégage beaucoup de tendresse dans ce récit, qui a su me surprendre plus d'une fois! L'histoire de ces gens qui vivent dans le même immeuble m'a beaucoup parlé et la vie y est raconté sobrement avec authenticité et bienveillance. Les personnages sont enveloppés d'une belle sensibilité qui fait que l'on s'attache à eux et que l'on vibre en même temps qu'eux au fil de leur vécu.

Points de vue/Critiques:

             Que se soit Lola avec son fils Léon, l'acariâtre Martine Pichon ou encore le bobo Paul-Henry, chacun de ces personnages que l'on va suivre est radicalement différent des uns et des autres et pourtant un point commun les relie: ils habitent tous le même immeuble. Si au premier abord, cet élément n'est pas hyper fédérateur, il est pourtant très parlant. Car que l'on soit ouvert aux autres et engageant comme peut l'être Paul-Henry, une nouvelle recrue qui peine à trouver ses marques et à jongler avec tout ce qui constitue son quotidien comme Lola ou encore une vieille femme acariâtre qui passe son temps enfermée chez elle à épier ses voisins comme Martine Pichon, ils vont tous se croiser et voir leur vie changé. Cette petite palette de personnages m'a beaucoup parlé : j'ai vraiment eu l'impression de retrouver mon immeuble parisien et d'avoir une description de mes voisins. Autant dire que les personnages dépeints par Julien Rampin sont vraiment authentiques et parlants!

            J'ai aimé la simplicité qu'il se dégage d'eux et de leur quotidien. Encore une fois, rien de grandiloquent ou d'irréaliste: leur vie est faite de petits riens comme tout le monde. Mais parce qu'ils vont ouvrir la porte de leur quotidien et de leur esprit aux personnes présentes et habitant juste à côté d'eux que ces petites choses vont finalement changé leur vie. On prend ainsi une base simple, ajoutez-y une pincée de sel et le tout devient immense et délicieux à souhait. A l'image des jouets cassés, on va découvrir les fêlures et les blessures de chacun, abimés par leur passé, qui vont se réparer du fait de leur entraide. Leurs émotions sont également justes et vraies et ces personnages sont véritablement touchants.  

            La magie de ce roman vient aussi de sa construction puisque les morceaux d'existence des personnages vont s'entremêler grâce au récit qui se déroule sur plusieurs temporalités. Cela donne un petit côté mystérieux non négligeable car l'on se doute qu'il y a quelques secrets, mais lorsque l'on découvre la vérité (ou plutôt les vérités), je dois avouer que j'ai été véritablement surprise, et plus d'une fois. Je suis restée comme deux ronds de flans, l'auteur m'a cueillie et je ne m'y attendais vraiment pas. La somme des histoires de chacun est donc empreinte de beaucoup d'humanité, de bienveillance, d'authenticité et de surprises!

En bref:

             "Le magasin des jouets cassés" nous entraine avant tout dans un immeuble qui pourrait être le nôtre, puisque les quelques personnages que l'on va suivre sont réalistes, parlants et authentiques. J'ai aimé la simplicité qu'il se dégage d'eux et suivre leur quotidien. A l'image de ces jouets cassés, chacun d'entre eux possède ses fêlures et ses blessures liés au passé. Et lorsqu'ils ajoutent une simple pincée de sel quand leur vie, en s'ouvrant aux autres, ils vont se réparer du fait de leur entraide. Leurs émotions sont également justes et vraies et ces personnages sont véritablement touchants et enveloppés d'une belle sensibilité. En construisant son récit sur plusieurs temporalités, Julien Rampin arrive à nous happer facilement en créant un petit mystère, d'autant plus que j'ai été, plus d'une fois, véritablement surprise par l'annonce de certaines vérités. Il m'a cueillie et je ne m'y attendais pas. On a donc un récit emprunt de beaucoup d'humanité, de bienveillance, de tendresse, d'authenticité et de surprises qui est la somme des histoires de chacun.

jeudi 12 mai 2022

Un long, si long après-midi (Inga Vesper)




Titre original
The long, long afternoon

Traduction: Thomas Leclere

Nationalité de l’auteur: Allemande

Editions De La Martinière (4 mars 2022)

410 pages

ISBN-10:‎ 2732499250

ISBN-13:‎ 978-2732499253

Genre: Policier

Lu le: 13 Avril 2022

Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

« Hier, j’ai embrassé mon mari pour la dernière fois. Il ne le sait pas, bien sûr. Pas encore. »


Dans sa cuisine baignée de soleil californien, Joyce rêve à sa fenêtre. Elle est blanche, elle est riche. Son horizon de femme au foyer, pourtant, s’arrête aux haies bien taillées de son jardin. Ruby, elle, travaille comme femme de ménage chez Joyce et rêve de changer de vie. Mais en 1959, la société américaine n’a rien à offrir à une jeune fille noire et pauvre. Quand Joyce disparaît, le vernis des faux-semblants du rêve américain se craquelle. La lutte pour l’égalité des femmes et des afro-américains n’en est qu’à ses débuts, mais ces deux héroïnes bouleversantes font déjà entendre leur cri. Celui d’un espoir brûlant de liberté.  

Mon avis:

            Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis car après m'avoir proposé et décliné cette proposition de service presse (trop de lectures et de nouveautés dans le même laps de temps), je suis revenue sur ma décision et décidé de l'accepter pour le lire, tant je voyais des premiers retours vraiment ultra positifs. L'autrice signe ici un très bon premiers roman qui s'apparente à un thriller domestique. L'ambiance est vraiment prenante et l'enquête n'est certes pas tellement surprenante, mais elle dénonce parfaitement la société des années 60 tout en mettant en avant des sujets forts et intéressants.

Points de vue/Critiques:

         Beaucoup de premiers retours et d'arguments marketing comparaient ce livre avec 3 monuments: Alabama 1963, La couleur des sentiments et Desperate Housewifes. Et pour une fois, ces promesses sont clairement bien présentes. On ressent très précisément chacune de ces inspirations et l'on est clairement dans les inspirations, dans les ambiances, dans les petites touches et aucunement dans le plagiat ou le copié-collé. Inga Vesper a donc réussi une sorte de tour de force, marquant et vraiment prometteur pour la suite. 

            L'histoire va nous entraîner dans l'atmosphère des années 50-60 aux Etats-Unis et c'est une véritable critique de la société américaine de l'époque qui va être dénoncée, une société engluée par la ségrégation raciale et la condition féminine. C'est ainsi que l'on découvre d'un côté Joyce, une américaine blanche, riche, qui est femme au foyer dans sa maison d'un beau quartier et de l'autre côté Ruby, Noire, qui travaille comme femme de ménage au sein de plusieurs maisons de ce quartier huppé. Mais derrière ces belles maisons et ces familles parfaites, lorsque l'on soulève les beaux tapis, des cadavres se dévoilent. Le vernis des faux-semblants va se fissurer à partir du moment où Joyce disparaît laissant des mares de sang dans sa cuisine. Une enquête va ainsi être menée par Ruby, bien placée pour fouiller dans l'envers du décor des maisons bourgeoises, et l'on va suivre tantôt la progression de l'affaire avec Ruby et les policiers, tantôt on va suivre Joyce dans tout ce qu'elle a réellement vécu avant ce jour fatidique. 

        Durant toute l'investigation, l'autrice met bien en avant les deux luttes majeures dont Joyce et Ruby sont les représentantes: l'égalité des femmes et des afro-américains. Chacune à leur façon, les deux héroïnes sont bouleversantes dans leur façon de crier, mais de façon silencieuse, leurs souffrances, leurs peines et leurs espoirs au monde entier. Et même si leur cause n'est pas tout à fait similaire, elles se ressemblent beaucoup. D'ailleurs, contrairement aux autres femmes du quartier qui traitent Ruby comme la plupart des Noirs qui étaient traités à cette époque, on découvre que Joyce sort complétement du lot. Elle considère Ruby comme son égale et son amie et leur relation est pleine d'espoir. 

        Aussi attachants qu'odieux, la palette de personnages est intéressante et est dépeinte justement. On s'interroge beaucoup durant tout le récit, de nombreuses questions surgissent, du suspense se créée, des réponses apparaissent parfois dans l'horreur. L'ambiance est vraiment captivante entre l'enquête en elle-même qui est menée et les thématiques qu'elle traverse. Si personnellement je n'ai pas trouvé le coupable, c'est que justement je n'ai pas pris le temps ou pas eu l'envie de m'interroger sur son identité. Mais force est d'avouer qu'il peut être aisément trouvé. Je n'ai pas donc été véritablement surprise, ce qui ne nuit en rien au plaisir de cette lecture. 

 Inga Vesper démonte petit à petit l’envers de l’idyllique décor californien.

En bref:

             La promesse de retrouver dans ce premier roman d'Inga Vesper les forces et l'ambiance de "Alabama 1963", "La couleur des sentiments" et "Desperate Housewifes" sont clairement au rendez-vous. Sans aucun plagiat ou copié-collé, l'autrice instaure à la perfection l'atmosphère des années 50-60 aux Etats-Unis et construit son histoire comme une véritable critique de la société américaine, engluée par la ségrégation raciale et la condition féminine. La palette de personnages est intéressante et est dépeinte justement. Joyce et Ruby sont deux héroïnes bouleversantes et représentent les deux luttes majeures mises en avant dans ce récit: l'égalité des femmes et des afro-américains. Avec cette ambiance captivante, l'enquête est tout aussi prenante. Le coupable peut-être aisément trouvé, mais ne nuit en rien au plaisir de cette lecture. Inga Vesper a donc réussi un de tour de force pour un premier roman, marquant et vraiment prometteur pour la suite.

Secrets of magical stones




TOME 1


Scénario et Illustrations: Marimuu

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Vega/Dupuis (3 septembre 2021)

178 pages

ISBN-10:‎ 2379501440

ISBN-13:‎ 978-2379501449

Genre: Manga

Lu le: 5 Avril 2022

Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

        Mana a toujours eu un talent pour trouver des pierres magiques. Toute petite déjà, elle en découvrit une fabuleuse, qui orienta son destin. Devenue une jeune femme, elle décide de monter à la ville pour prendre un emploi au Ministère des pierres précieuses. Le lieu central du royaume où l'on invente toutes sortes de machines utilisant le pouvoir magique de ces gemmes. Distraite et maladroite, Mana fait une entrée remarquée au sein de l'institution, mais débute néanmoins son apprentissage pour devenir une chercheuse de pierre, tout en découvrant la rivalité existant entre les différentes apprenties. 

Mon avis:

        Je me suis intéressée au premier titre de cette nouvelle saga de part le côté pierres magiques. Et c'est là tout l'intérêt et l'originalité de ce livre. L'aspect scientifique des pierres est bien mis en avant avant notamment leur petite fiche technique donnant leurs propriétés et leur degré de dureté). Mais force est de constater qu'en dehors de cet élément central que sont les pierres magiques, le récit souffre quand même de clichés concernant ses personnages et d'un traitement scénaristique assez classique, facile et gentillet. En effet, on insiste beaucoup sur la personnalité gaffeuse de Mana. Un peu, ça passe pour donner de l'humour et de la légèreté mais en insistant trop, c'est dommage car l'on passe en plus rapidement sur son étrange pouvoir, pas assez mis en avant je trouve. Ses camarades et colocataires sont quant à elles très stéréotypées. 

            Le tout reste quand même très mignon et intéressant. L'histoire somme toute assez classique et introductive se laisse lire avec plaisir. Et même s'il n'y a pas de grandes surprises, on se pose quelques questions. En revanche, les dessins sont très beaux. Le character design est très réussi, tout comme les paysages urbains ou les décors de la nature. 

My capricorn friend



Titre original : Yagiza no Yuujin

Scénario: Otsuichi

Illustrations: Masaru Miyokawa

Nationalité des auteurs: Japonaise

Editions Delcourt-Tonkam (27 octobre 2021)

Collection MoonLight

224 pages

ISBN-10:‎ 2413040560

ISBN-13:‎ 978-2413040569

Genre: Manga

Lu le: 27 Mars 2022

Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d'autant plus qu'il est persuadé que Wakatsuki n'est pas réellement coupable du meurtre... 

Mon avis:

            Un one-shot avec une histoire adulte change mon registre en matière de mangas, mais la thématique me plaisait et c'est une franche réussite. C'est le délicat sujet du harcèlement scolaire qui est mis en avant et il est mis en scène dans une histoire assez noire puisqu'il sera question de meurtre et donc de culpabilité, de vengeance auquel s'ajoute une petite touche de fantastique. L'histoire nous prend aux tripes car elle mixte parfaitement tous ces éléments pour donner quelque chose de véritablement concret, fort, parlant et symbolique. La narration est maîtrisée, efficace, glaçante et captivante. Le sujet du harcèlement scolaire est mis en lumière par différents points de vue: celui qui est harcelé, les personnes qui en sont témoins, les professeurs etc... Tantôt doux, amers ou difficiles, on embarque dans un flot de sentiments sans jamais tomber dans le surplus ou dans les clichés. Une belle découverte!

mardi 10 mai 2022

La fabuleuses tribulations d'Arthur Pepper (Phaedra Patrick)




Titre original:
 The Curious Charms of Arthur Pepper
Traduction: Cédric Degottex

Nationalité de l’auteur: Anglaise

Editions Milady (9 juin 2017)

377 pages

ISBN-10:‎ 281122761X

ISBN-13:‎ 978-2811227616

Genre: Contemporain

Lu le: 11 Avril 2022

Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

            Un an après la mort de Miriam, Arthur consent enfin à se séparer des affaires de sa défunte épouse. Il découvre alors un bracelet qu’il n’avait jamais vu, et les breloques suspendues à ce bijou constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle qui a partagé sa vie pendant plus de quarante ans ?  

Mon avis:

            Je ne connaissais absolument pas ce livre qui s'est révélé par le hasard afin d'être notre lecture pour le club de lecture des dissidentes. Et ce fut une belle petite surprise car j'ai passé un très bon moment dans cette histoire feel-good, qui a certes quelques facilités mais qui remplit parfaitement son rôle de chouette histoire divertissante. Une histoire qui aborde en douceur et de manière délicate le deuil, qui est sans prétention, pas inoubliable mais bien sympathique.

Points de vue/Critiques:

             J'espérais simplement passer un bon moment de lecture détente avec cette histoire et elle a parfaitement rempli son rôle. Pas de grandes surprises, pas d'émotions intenses, pas de suspense particulier mais ce n'est pas ce que l'on lui demande. Il s'agit "juste" d'une histoire simple, feel-good, le genre à lire en mode détente l'été ou durant les vacances, car là l'objectif est clairement atteint. L'histoire est vraiment sympathique avec suffisamment d'éléments prenants pour construire une intrigue bien sympa et accrocheuse, même si des facilités sont grandement présentes, mais ne sont-elles pas obligatoirement de mise dans ce genre? 

            Le récit a quand même ce petit côté mystérieux car Arthur cherche à savoir pourquoi sa femme lui a cacher pas mal de choses sur son passé. Et pour cela, il va entreprendre une sorte de chasse au trésor aux quatre coins de monde grâce aux divers éléments constituants un bracelet. Et même si l'on commence avec Arthur qui ne vit plus et qui a du mal à se remettre de la mort de son épouse, l'histoire commence très très rapidement par le début de ses investigations. J'ai beaucoup aimé que l'on rentre très vite dans cette ambiance de recherche et que l'on ne reste pas sur états d'âmes presque dépressif qui aurait mis une chappe de plomb sur le récit et qui aurait fait que l'on aurait eu du mal à entrer dans l'histoire. Là, on est très vite dans le vif du sujet et l'on est embarqué immédiatement dans l'action. 

        Les aventures d'Arthur vont l'emmener aux quatre coins du monde, de l'Inde à l'Angleterre et rencontrer bon nombre de personnes. Ces différentes étapes rythment très bien le récit et l'on ne s'ennuie pas une seule seconde. Il est vrai que son parcours est par contre hors norme et pas vraiment crédible puisqu'il rencontre de très nombreux et heureux hasards. Sans être grandiloquents et totalement irréalisables, cette facilité fait aussi partie du jeu et nous pousse à avoir le sourire aux lèvres en découvrant chaque péripétie.

            Arthur est un personnage attachant et touchant car grâce à lui et à son entreprise c'est tout de même le sujet délicat et douloureux du deuil qui est abordé en toile de fond, et plus particulièrement la difficulté à se remettre d'une perte. Car on découvre au début un homme totalement abattu, apathique, sans flamme, sans passion, sans volonté, sans vie réelle. Et ce bracelet va éveiller en lui un instinct enfouit et les différentes rencontres qu'il va être amené à faire vont le faire s'ouvrir aux autres et plus particulièrement, renouer des liens avec ses enfants. Son évolution est très intéressante à découvrir. Au delà des élucubrations liées à cette chasse au trésor, il y a donc une part d'humanité non négligeable dans ce récit. 

En bref:

         Ce livre feel-good ne révolutionne pas le genre, son histoire se sera pas inoubliable mais il remplit parfaitement son rôle de lecture détente, sans prise de tête avec un récit bien divertissant qui m'a fait passé un très bon moment de lecture. Avec Arthur, c'est un véritable road-trip initiatique tardif que nous propose l'autrice avec son héros septuagénaire qui va tenter de percer les mystères et les secrets de sa femme disparue, aux quatre coins du monde. Cette chasse au trésor va certes, avoir de nombreuses facilités, pas toujours crédibles mais n'est-ce pas ce qui est un peu attendu? Quoiqu'il en soit l'histoire est vraiment sympathique, l'intrigue est bien sympa et finalement assez accrocheuse. Arthur est en plus un personnage attachant et touchant car c'est tout de même le sujet délicat et douloureux du deuil qui est abordé en toile de fond. Le voir s'ouvrir aux autres au fil de ses rencontres et ses découvertes est très intéressant à découvrir. Une chouette histoire!

dimanche 8 mai 2022

Dans les brumes de Capelans (Olivier Norek)





Nationalité de l’auteur: Française

Editions Michel Lafon (7 avril 2022)

400 pages

ISBN-10:‎ 2749942284

ISBN-13:‎ 978-2749942285

Genre: Thriller

Lu le: 9 Avril 2022

Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

Une île de l'Atlantique, battue par les vents, le brouillard et la neige...

Un flic qui a disparu depuis six ans et dont les nouvelles missions sont classées secret défense...

Sa résidence surveillée, forteresse imprenable protégée par des vitres pare-balles...

La jeune femme qu'il y garde enfermée...

Et le monstre qui les traque.


Dans les brumes de Capelans, la nouvelle aventure du capitaine Coste se fera à l'aveugle.  

Mon avis:

            Quel plaisir de retrouver un nouveau livre de Olivier Norek, encore plus quand il s'agit d'une nouvelle enquête du célèbre Victor Coste et encore encore plus quand on le reçois en avant-première il y a longtemps et dédicacé en plus! L'ambiance de cette histoire, un milieu enclavé où l'on ressent toute l'oppression et dans lequel la météo joue son rôle glaçant est vraiment maîtrisé et fait froid dans le dos. En revanche, concernant l'histoire je n'ai pas plus frissonné que cela: le récit et l'enquête reste vraiment très simple avec un dénouement très basique et pas surprenant. Un bon policier à l'ambiance parfaite mais qui ne se place pas parmi les meilleurs de Norek ou de Coste.

Merci aux éditions Michel Lafon pour l'envoi de ce livre!

Points de vue/Critiques:

         Après la trilogie "code 93" qui a mis KO humainement et psychologiquement parlant Victor Coste, il n'était pas forcément évident de savoir si on allait retrouver le fameux capitaine et dans quelle mesure ou état. Finalement, Coste a mis beaucoup de distance avec son ancienne vie, son ancien métier et ses anciens collègues. Cette distance est véritable et confère presque à l'isolement puisque l'on retrouve Coste au fin fond de l'Atlantique, sur une île. Et sans forcément tourner le dos définitivement à son ancienne carrière, c'est plutôt un gars rangé, tranquille et sous couverture qui vit là-bas: Coste est en effet en charge d'accueillir les criminels voulant faire pénitence et bénéficier du programme d'une future et nouvelle vie rangée. Dés les premières lignes, c'est touchant de retrouver Coste, mais un Coste profondément touché, fracassé dans son être le plus profond, seul face à sa solitude et ses regrets et vivant pour survivre. Mais un appel va peu à peu le ramener à la vie en réveillant ses instinct de protecteur, de justicier car malgré son isolement, il reste humain et ultra compétent. Il va ainsi renaître pour protéger, pour défendre une cause, pour traquer un monstre, pour la justice et pour l'adrénaline. Son évolution est flagrante, prenante et en même temps, cela reflète tellement bien le personnage! 

            L'enquête qui va réveiller les instincts de Coste met en jeu un serial-killer impitoyable et nous fait frémir. Assez complexe, glauque, pleine de mystères, on a véritablement envie de savoir qui se cache derrière tout cela et quels sont les tenants et aboutissants. Mais même si l'enquête s'effectue à l'aveugle et dans le brouillard le plus total, j'ai quand même eu l'impression que le voile se levait beaucoup plus rapidement pour moi que lors du récit. En effet, certaines choses sont assez classiques, devinables ou en tout cas, pas vraiment surprenantes.  Le personnage féminin que va devoir protéger Coste est extrêmement ambiguë : on ne sait pas sur quel pied danser avec elle, et elle confère un sentiment de malaise. Mais je restais sur mes gardes avec elle et elle ne m'a finalement pas apporté de grandes surprises. Si le final est assez tonitruant, pas de surprises non plus à l'horizon et l'on reste sur une ligne directrice classique. Force est de constater tout de même, la tension permanente distillée tout le long de l'histoire. Il y a toujours beaucoup de mystères autour de la nouvelle protégée, du serial-killer mais il y a aussi toute l'ambiance noire, sombre et glaçante de Saint-Pierre, avec ces brumes de Capelans, qui est merveilleusement bien retranscrite et qui confère une aura particulièrement adaptée. 

En bref:

         C'est un vrai plaisir de retrouver le capitaine Coste dans "Les brumes de Capelans" dont la psychologie va être particulièrement travaillée et décortiquée dans cette histoire. On retrouve ainsi Coste psychologiquement et humainement fracassé par son passé, d'où cet éloignement professionnel et géographique. A Saint-Pierre, on découvre un homme sous couvert, isolé et touché au plus profond de son être. Mais il suffit d'une affaire pour le ramener à la vie, réveiller ses instincts et le faire renaître pour protéger, pour défendre une cause, pour traquer un monstre, pour la justice et pour l'adrénaline. Son évolution est flagrante, vraiment prenante et délectable à souhait. Même si elle est glauque, mystérieuse et intéressante, je suis plus mitigée sur l'enquête. Si elle s'effectue à l'aveugle et dans le brouillard pour Coste, certains voiles peuvent se lever plus rapidement que lors du récit. On reste sur quelque chose d'assez classique dans la structure "victime-prédateur" qui ne m'a conféré aucune surprise. La tension est tout de même permanente et l'ambiance noire, sombre et glaçante de Saint-Pierre est merveilleusement bien retranscrite et confère une aura particulièrement adaptée au récit.

vendredi 6 mai 2022

L'oiseau d'or de Kainis



TOME 1


Titre original : Kainis no Kane no Tori, book 1

Scénario et Illustrations: Kazuki Hata

Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Glénat (16 mars 2022)

176 pages

ISBN-10:‎ 2344051589

ISBN-13:‎ 978-2344051580

Genre: Manga

Lu le: 10 Avril 2022

Ma note: 17/20



Résumé/4ème de couverture:

    Début du XIXe siècle, à l'Est de Gloucestershire, Lea a grandi au milieu de livres "inaccessibles pour son cerveau féminin" et se passionne pour l'écriture, un art réservé à la gent masculine. C'est donc sous l'identité fictive d'Alain Wedgwood, qu'elle va débarquer à Londres pour faire publier ses ouvrages, découvrir le monde littéraire et se faire de nouveaux amis. Que va-t-elle pouvoir découvrir sous sa nouvelle apparence ? 

Mon avis:

            Quelle belle découverte que le premier tome de cette saga, dont l'histoire regroupe les thèmes du féminisme et de la littérature. On va ainsi suivre Léa, une jeune femme anglaise du 19ème siècle, dont le plus grand malheur et handicap est d'être née femme. Même si elle est née de bonne condition, cela ne l'empêche pas de pouvoir échapper aux carcans de la société envers les femmes. Elle est ainsi privée de certaines lectures ou encore d'écriture. Seuls ces "privilèges" sont accordés aux hommes. S'adaptant comme elle peut, Léa va donc assouvir son rêve d'écrivain en signant son œuvre d'un nom d'homme. Si jusque là les choses étaient simples, elles le sont moins quand elle se voit éditée à Londres et qu'elle doit s'y rendre. Commence alors un périple hasardeux pour Léa qui se voit prendre une fausse identité et qui sera prise au dépourvue plus qu'elle ne l'imaginait, tant les rencontres qu'elle va faire, va bousculer sa vie. 

        Cette histoire n'est pas sans rappeler celle de Jo March ou encore l'histoire réelle des sœurs Bronté dont l'autrice a pu s'inspirer. Autant d'éléments qui montrent que la mangaka a plutôt bien réussi à retranscrire cette période. Il est toujours intéressant de suivre l'histoire d'une femme qui va se battre pour ses rêves et ses convictions, pour mener sa vie comme elle l'entend et aller contre les traditions que lui impose les mœurs de son époque. C'est donc un plaisir de suivre les travestissements de Léa, ses confidences avec sa bonne tout en maintenant le secret auprès de sa famille, les rencontres qu'elle est amené à faire et les adaptations qu'elle doit faire etc... 

Isabella Bird, femme exploratrice



ISABELLA BIRD: FEMME EXPLORATRICE, TOME 1

Titre original : Fushigi no Kuni no Bird, book 1
TraductionSébastien Ludmann
Scénario et Illustrations: Taiga Sassa
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Ki-oon (12 Octobre 2017)
Collection Kizuna
224 pages
ISBN-13:  979-1032701669
Genre: Manga
Lu le: 3 Juillet 2018
Ma note: 17/20





ISABELLA BIRD: FEMME EXPLORATRICE, TOME 2 

Titre original : Fushigi no Kuni no Bird, book 2
Traduction: Sébastien Ludmann
Scénario et Illustrations: Taiga Sassa
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Ki-oon (7 Décembre 2017)
Collection Kizuna
210 pages
ISBN-13: 979-1032701676
Genre: Manga
Lu le: 20 Juillet 2018
Ma note: 16/20





ISABELLA BIRD: FEMME EXPLORATRICE, TOME 3

Titre original : Fushigi no Kuni no Bird, book 3
Traduction: Sébastien Ludmann
Scénario et Illustrations: Taiga Sassa
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Ki-oon (5 Avril 2018)
Collection Kizuna
208 pages
ISBN-13: 979-1032702482
Genre: Manga
Lu le: 22 Juillet 2018
Ma note: 16/20


Résumé/4ème de couverture :

A la fin du xixe siècle, le Japon s'ouvre au monde et s'occidentalise à marche forcée. Mais le pays reste un vrai mystère pour la plupart des Européens, ce qui en fait une destination de choix pour la célèbre exploratrice anglaise Isabella Bird ! Malgré son jeune âge, elle est déjà connue pour ses écrits sur les terres les plus sauvages. Isabella ne choisit jamais les chemins les plus faciles et, cette fois encore, elle étonne son entourage par son objectif incongru : Ezo, le territoire des Aïnous, une terre encore quasi inexplorée aux confins de l'archipel... 
Le voyage s'annonce long et difficile, mais rien n'arrête la pétillante jeune femme ! Accompagnée de son guide-interprète, le stoïque M. Ito, la jeune femme parcourt un pays en plein bouleversement. Dans ses lettres quotidiennes à sa soeur, elle narre avec sincérité et force détails la suite de chocs culturels qu'elle expérimente. Elle veut tout voir, tout essayer, quitte à endurer chaleur, fatigue, maladie ainsi que les sarcasmes de ses pairs ! Lancez-vous à la découverte d'un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l'intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l'aventurière, Isabella Bird, femme exploratrice est un récit passionnant sur la rencontre de deux mondes, dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, nouveau talent prometteur !

Mon avis:

            Isabella Bird est une britannique de la haute société du 19ème siècle mais est aussi une aventurière, une globe-trotteuse. Hormis le fait qu’elle est la seule femme à entreprendre des périples aventureux, c’est surtout qu’elle veut être la première à découvrir une route jamais empruntée dans des terres qui lui sont totalement inconnues: le Japon. Elle va donc décrire toute son aventure par le biais de lettres adressées à sa soeur. Et à travers ses lettres et son quotidien aventureux, nous découvrons à la fois une femme pleine de courage qui dépoussière les codes et qui est en avance sur son temps, mais aussi la culture et les traditions ancestrales du Japon. 

Pour mener à bien son voyage, Isabella engage un interprète, et c’est à travers ce personnage que l’on va découvrir en même temps qu’Isabella, toute la richesse et les particularités de la culture Nippone. On y expose tellement de choses que la dichotomie entre le quotidien brut des habitants et la condescendance et l’ignorance des Occidentaux est énorme! On découvre la pauvreté extrême de certains peuples rongés par les maladies, les sources d’eaux chaudes mixtes, la force et l’abnégation es gens, la gastronomie japonaise, les croyances populaires, bref, les points culturels sont très nombreux et s’enchainent rapidement sans vraiment de lien ou de transition. 

On s’attache très rapidement à Isabella Bird. C’est une héroïne volontaire et spontanée et qui, par son ouverture d'esprit, rare pour l'époque, encaisse les chocs culturels avec bravoure, et en redemande ! Et puis la spontanéité et l’ignorance qu'elle exprime contrebalance totalement le stoïcisme de son assistant, ce qui apporte une touche d'humour sympathique. Ces deux personnages se complètent parfaitement et si la personnalité mystérieuse de l’interprète nous interpelle au début de la saga, elle s’explique peu à peu dans le dernier tome. 

En bref:

            Très agréable à lire, passionnant et dépaysant, Isabella Bird nous entraine avec délectation dans une périlleuse aventure sur les traces d'une promeneuse de l'extrême qui s'engage, avec respect, sincérité et humanité dans l'archipel nippon avant son entrée dans la modernité et la perte d'une partie de son identité.



ISABELLA BIRD: FEMME EXPLORATRICE, TOME 4


Titre original : Fushigi no Kuni no Bird, book 4
Traduction: Sébastien Ludmann
Scénario et Illustrations: Taiga Sassa
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Ki-oon (16 Août 2018)
Collection Kizuna
207 pages
ISBN-13: 979-1032703397
Genre: Manga
Lu le: 23 Juin 2019
Ma note: 17/20

Résumé/4ème de couverture :

Le Japon du XIXe siècle hors des sentiers battus !
Des choses se trament à Tokyo... Le botaniste Charles Maries souhaite récupérer son interprète, et malheureusement le contrat qu'il a établi avec Ito est toujours valable. Les Parkes ont beau lui mettre des bâtons dans les roues, le chasseur de plantes est prêt à tout pour parvenir à ses fins !

Inconsciente de la menace qui plane sur son expédition, Isabella Bird a quant à elle atteint Niigata, première grande étape de son voyage. L'aventurière se prépare maintenant à partir vers le nord, pour ce qui devrait être la partie la plus éprouvante du périple...

Mon avis:

Pour ce nouveau tome des aventure de l’exploratrice Isabella Bird, en compagnie du dévoué Ito, l’exploration est encore plus percutante puisque nous allons aussi approfondir davantage les personnages, en plus des paysages du Japon. Grâce à des flashbacks, on va revenir sur la relation d’Ito avec son précédent employeur, Charles Maries, ce qui permettra de lever le voile sur le côté mystérieux et renfermé que l’on peut parfois apercevoir sur le visage d’Ito. Pour Isabella, on découvre qu’elle a de sérieux problèmes de santé. Sans en connaître les finalités pour le moment, cela lui donne assurément plus de profondeur et de justification sous ses airs enjoués de demoiselle riche partie en vadrouille.
            Pour ce qui est des nouvelles découvertes du pays du soleil levant, il va plutôt être question de botanique et des différentes médecines, de la position et du travail des femmes japonaises et de l’occidentalisation des villes. Tous ces thèmes abordés sont aussi enrichissants les uns que les autres.




ISABELLA BIRD: FEMME EXPLORATRICE, TOME 5


Titre original : Fushigi no Kuni no Bird, book 5
Traduction: Sébastien Ludmann
Scénario et Illustrations: Taiga Sassa
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Ki-oon (5 Décembre 2018)
Collection Kizuna
194 pages
ISBN-13: 979-1032703397
Genre: Manga
Lu le: 14 Juillet 2019
Ma note: 16/20


Résumé/4ème de couverture :

En quittant Niigata, Isabella a entamé la deuxième partie de son périple vers l’île d’Ezo… Un chemin semé d’embûches, mais également riche en belles rencontres ! À Yamagata, c’est un Japon déchiré entre occidentalisation galopante et respect des anciennes traditions que l’aventurière découvre avec des sentiments partagés…

Déchiré, Ito l’est tout autant, lui qui a reçu une nouvelle lettre de Charles Maries : l’éminent chasseur de plantes passe à l’offensive et menace à présent de le traîner en justice ! À mesure que les problèmes de santé de son employeuse s’aggravent, l’interprète doute de plus en plus. Et s’il était en train de la mener à sa perte ?

Mon avis:


            Ce cinquième tome marque un retour aux sources, avec le sentiment que l’on fait presque une pause dans l’aventure d’Isabella, afin de se concentrer davantage sur sa personnalité. Si cela peut s’avérer frustrant concernant la découverte du pays, c’est tout de même intéressant et nécessaire d’en apprendre beaucoup plus sur Isabella Bird, sur son passé et sur son caractère. Ces éléments permettent vraiment de comprendre pourquoi elle a entrepris cette folle aventure, pourquoi elle est sans cesse enjouée et quel est vraiment ce mal qui la ronge et qui la rappelle à l’ordre de plus en plus souvent. Et pour faire le parallèle avec la culture nippone que l’on continue de découvrir tout de même, la botanique est le thème essentiel de ce cinquième tome. femmes japonaises et de l’occidentalisation des villes. Tous ces thèmes abordés sont aussi enrichissants les uns que les autres.


ISABELLA BIRD: FEMME EXPLORATRICE, TOME 6


Titre original : Fushigi no Kuni no Bird, book 6
Traduction: Sébastien Ludmann
Scénario et Illustrations: Taiga Sassa
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Ki-oon (17 Septembre 2020)
Collection Kizuna
209 pages
ISBN-13: 979-1032706640
Genre: Manga
Lu le: 6 Mai 2021
Ma note: 17/20


Résumé/4ème de couverture :

Le Japon du XIXe siècle hors des sentiers battus !

Ito s'est enfin décidé à révéler à Isabella qu'il était lié par un précédent contrat. Pour lui, la route s'arrêtera au port d'Akita ! Sans ses multiples talents, c'est tout le périple qui pourrait être compromis... Le jeune homme en est conscient : taraudé par la culpabilité, il a bien du mal à se reposer.


Pourtant, son employeuse ne semble pas affectée outre mesure... On dirait au contraire qu'elle a retrouvé son entrain ! Après tout, les deux voyageurs ont encore du chemin à parcourir avant d'arriver à destination... Qui sait ce que l'avenir leur réserve.


Mon avis:


            Pour ce sixième tome des aventures d'Isabella Bird, la mangaka reste classiquement dans le format où un lieu sera synonyme d'une nouvelle découverte pour la jeune femme à noter dans son carnet de voyage. De ce fait, l'histoire de fond, le voyage en lui-même ainsi que ses relations avec Ito n'ont pas vraiment de développement dans ce tome. 

            La première partie du récit va amener Isabella à rencontrer un nouveau personnage: un médecin qui permettra d'aborder la médecine orientale mais couplée à la médecine occidentale. Puisque ce médecin à une grande ouverture d'esprit, il montre qu'il n'existe pas une seule et bonne médecine mais que l'on doit s'inspirer de toutes les cultures afin de soigner au mieux et au cas par cas chaque patient selon ce que l'on veut traiter. Isabella sera ensuite confronter aux incendies. Et cette lutte contre leur feu à la japonaise a de quoi déconcerter: les moyens de luttes rudimentaires, la résignation des gens, leur mentalité et leur rebond immédiat. Notre héroïne va continuer son apprentissage de la vie des villageois japonais avec la fabrication du papier, dont la qualité n'est plus à vanter. Enfin, le tome va s'achever sur des notions plus touchantes, puisque Isabella rencontrera une jeune veuve et sera donc confrontée à un deuil tout frais. On va ainsi apprendre et assister, tout comme Isabella, à toutes les étapes d'un enterrement au Japon d'autrefois. C'est une conception très différente et très intéressante et la veuve est vraiment touchante par sa résilience et son courage.


ISABELLA BIRD: FEMME EXPLORATRICE, TOME 7

Titre original : Fushigi no Kuni no Bird, book 7
Traduction: Sébastien Ludmann
Scénario et Illustrations: Taiga Sassa
Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Ki-oon (3 décembre 2020)

Collection Kizuna

224 pages

ISBN-13:‎ 979-1032706879

Genre: Manga

Lu le: 27 Septembre 2021

Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture :

Isabella continue son voyage à travers la province d’Akita. Les remèdes d’un curieux médecin, le combat de villageois contre le feu, la fabrication du papier japonais, le deuil d’une veuve sont autant de découvertes qui jalonnent son itinéraire et la rapprochent un peu plus de la ville, où Ito est censé mettre fin au périple !


Le jeune guide se sent coupable, mais il ne sait pas encore tout. Son employeuse lui apprend que cette exploration solitaire doit être sa dernière ! En effet, elle compte se marier à son retour en Angleterre…


Mon avis:


            Ce septième tome des aventures d'Isabella Bird m'a donné l'impression que l'on faisait une sorte de pause dans le voyage d'Isabella, sans pour autant abandonner ses découvertes et être inintéressant. Ce tome se veut plus intimiste puisque la relation entre Isabella et Ito va s'approfondir, ils vont se faire de plus en plus confiance l'un et l'autre et cette complicité va prendre d'autant plus de place et d'importance lorsque l'on va s'attarder sur les problèmes de dos de l'aventurière. 
        Tout comme Isabella, les découvertes diverses et variées sur le Japon d'autrefois continuent d'alimenter le récit pour notre plus grande joie et intérêt. On va cette fois-ci aborder la question du divorce, la place des femmes divorcées dans la société, la médecine naturelle avec les massages et également l'importance et le fonctionnement des correspondances. Puisque cela fait un petit moment que Isabella a entrepris son périple, les rencontres permettant de belles découvertes et de jolis apprentissages en tout genre ont été nombreuses. Ainsi, d'une très jolie façon, Isabella a des nouvelles d'anciennes connaissances qui lui apportent leur aide et ces instants façon "flashbacks" sont touchants, emprunts de nostalgie et très sympathiques à retrouver.  



ISABELLA BIRD: FEMME EXPLORATRICE, TOME 8


Titre original : Fushigi no Kuni no Bird, book 8
Traduction: Sébastien Ludmann
Scénario et Illustrations: Taiga Sassa
Nationalité de l’auteur: Japonaise

Editions Ki-oon (2 décembre 2021)

194 pages

ISBN-13:‎ 979-1032710401

Genre: Manga

Lu le: 10 Avril 2022

Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture :

Le Japon du XIXe siècle hors des sentiers battus !


À Akita, Isabella croise à nouveau la route du Dr Kobayashi, que James Hepburn a chargé d'une mission : veiller sur la santé fragile de l'exploratrice ! Elle apprend que sir Harry Parkes a également négocié avec les autorités pour lui apporter l'aide de la police.


Il ne reste qu'un seul obstacle à la découverte d'Ezo : Charles Maries, l'ancien employeur d'Ito, est toujours décidé à récupérer son boy. Mais les deux voyageurs ont réglé leurs différends et sont prêts à tout pour le convaincre d'abandonner... De quoi partir sur de bonnes bases pour finir la traversée de la plus grande île du Japon !


Mon avis:


            Isabella Bird continue son périple et ses découvertes des us et coutumes japonaises du 19ème siècle. Tout comme elle, nous découvrons de nouvelles choses les yeux grands ouverts et notre intérêt décuplé pour ces choses méconnues. Ce huitième tome commence ainsi sur la question du mariage. On va ainsi assister à une cérémonie de mariage pas comme les autres et découvrir ce qu'est cette tradition du "vol de la mariée". On découvre la manière et la signification qu'ont les femmes de se peindre les dents en noir, le déroulement de la cérémonie et le rôle des voisins et des badauds dans cet évènements sans oublier la famille et le rôle du père. Après cette pause et cet interlude culturelle, Isabella reprend son périple aux côté d'Ito. Ils vont devoir rapidement faire face une nouvelle fois à des évènements difficiles affirmant la dangerosité de leur voyage. 


Autour du livre:

  • Isabella Bird a réellement existée! Elle est née à Boroughbridge dans le Yorkshire le 15 octobre 1831 et était réellement une exploratrice et une écrivaine britannique du xixe siècle. Parce que c’était une enfant maladive et que ce caractère disparaissait lorsqu’elle faisait ce qu’elle voulait, notamment voyager, elle en a entrepris bon nombre! En 1854, elle voyage en Amérique dont le résultat sera un premier livre qu'elle écrivit anonymement sous le titre The Englishwoman in America, publié en 1856. L'année suivante, elle se rendit au Canada et en Écosse, mais chaque séjour en Grande-Bretagne semblait toujours la rendre malade. Isabella est finalement partie à l'étranger en 1872 en partant d'abord en Australie, qu'elle a détestée, puis à Hawaii, elle part ensuite pour le Colorado, pas encore un État des États-Unis. Elle fait alors une pause pour se marier, mais à la mort de son mari elle se mit à étudier la médecine et se résolut à voyager comme missionnaire. Malgré ses presque soixante ans, elle repartit pour l’Inde. En 1892, elle est devenue la première femme à entrer dans la Royal Geographical Society. Son dernier grand voyage a eu lieu en 1897 où elle a voyagé vers le haut des fleuves Yang Tsé Kiang et Han en Chine et en Corée. Plus tard elle entreprend un séjour au Maroc, où elle voyage parmi les Berbères. Elle meurt à Edimbourg quelques mois après son retour, le 7 octobre 1904, peu avant son soixante-treizième anniversaire.
  • Livres empruntés à la bibliothèque