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  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

jeudi 23 mai 2019

Ne lâche pas ma main (Michel Bussi)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions Pocket (7 mai 2014)
440 pages
ISBN-10: 2266244388
ISBN-13: 978-2266244381
Genre: Policier
Lu le: 8 Mai 2019
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Un couple d'amoureux dans les eaux turquoise de l'île de La Réunion. 
Farniente, palmiers, soleil. 
Un cocktail parfait. 
Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l'hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de 6 ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l'île, est lancée. 

Mon avis:

            Et oui, j’ai encore la chance de ne pas avoir lu tous les livres de Michel Bussi, donc je peux en découvrir un de temps en temps, en plus de découvrir le dernier né, même si cela ne durera qu’un temps ! Parmi les livres que je n’avais pas encore lu (ceux surtout ne se passant pas en Normandie^^), « Ne lâche pas ma main » en faisait donc parti. Et je suis plutôt contente de ne pas avoir lu ce titre peu de temps après avoir découvert l’auteur, puisque pour moi, même si ce livre reste un bon polar, il se classe nettement en dessous des autres histoires que l’auteur a pu écrire.

Points de vue/Critiques:

            Contrairement à tous les autres livres de l’auteur que j’ai pu lire jusqu’ici et qui m’avait surprise, voire retourner le cerveau, je dois avouer que celui-ci ne tient pas cette promesse. Je ne conseillerais donc pas ce livre pour commencer à découvrir l’univers de Michel Bussi et si tel est le cas, je recommanderais de lire un autre, quelque qu’il soit ! En effet, dans « Ne lâche pas ma main », dés le départ, on a l’impression d’avoir déjà cerné le coupable. Mais en bon lecteur et amateur de polar que l’on peut être, on se doute bien évidemment que cela ne peut pas être si simple. Les hypothèses et les autres coupables idéals font vite leur apparition dans nos têtes. De ce fait, entre mes idées et la manière dont le coupable est amené à être révélé en fin d’histoire ne m’a pas du tout surprise.

Si l’enquête m’a paru divertissante mais pas vraiment intrigante, c’est véritablement le cadre de toute cette histoire qui m’a fait réellement aimé ce livre. L’auteur a parfaitement su nous plonger au cœur de la Réunion : c’est un vrai voyage enchanteur et dépaysant à souhait que nous faisons avec « Ne lâche pas ma main ». En effet, entre les nombreux termes spécifiques à l’île, les descriptions des lieux, l’environnement, la faune, la flore, la gastronomie et les coutumes locales, on a presque l’impression d’y être allé ou d’être plus imprégné de cet endroit que si nous avions lu un guide complet du Routard !

En bref:


            Si je ne recommanderais pas « Ne lâche pas ma main » pour découvrir l’auteur, je le conseillerais en revanche pour les non initiés au genre polar. En effet, habituée à la tension constante insufflée dans ses histoires et aux surprises conférées aux finals, Michel Bussi ne m’a pas envouté avec cette histoire qui se révèle être divertissante mais pas vraiment prenante et intrigante. En revanche, le cadre majestueux de la Réunion est tellement bien retranscris que nos partons littéralement en voyage, dans un dépaysement total et paradisiaque !

mercredi 22 mai 2019

Baronne Blixen (Dominique de Saint Pern)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Le Livre de Poche (30 Mars 2016)
numéro 34098
416 pages
ISBN-10: 9782253098874
ISBN-13: 978-2253098874
Genre: Biographie
Lu le: 13 Mai 2019
Ma note: 14/20




Résumé/4ème de couverture:

Karen Blixen, roman. La baronne a eu en effet la vie la plus romanesque qui puisse être. On serait tenté de dire : les vies. Chasseresse africaine au Kenya, hôtesse mondaine dans sa demeure maritime de Rungstedlund au Danemark, conteuse au profil acéré d’oiseau de proie, amoureuse et amante, de Denys Finch Hatton à sa dernière passion nordique, Thorkild BjØrnvig, un poète de trente ans son cadet ! Écrivain et démiurge, mondialement célébrée et lue. Comment chanter sa singularité, sa liberté, son souverain mépris des codes et des convenances ? Dans ce roman vrai, de l’Afrique au Danemark, de New York à Londres, c’est toute une folle époque qui revit ici en couleurs et en cinémascope : Dominique de Saint Pern ressuscite la femme courageuse et la diablesse, mais aussi l’âme de cet âge d’or où l’on savait aimer, écrire et mourir en beauté.

Mon avis:

            Parce que le livre « La ferme africaine »  peut être considéré comme mon livre de chevet (au même titre que « Gorilles dans la brume ») que je prends et prendrais toujours plaisir à relire à chaque fois, lorsque j’ai vu passer ce livre sur Instagram sur la baronne Blixen, je n’ai pas hésité à le mettre dans ma wish-list et encore moins à l’acheter lorsque je suis tombée dessus, afin d’en savoir beaucoup plus sur cette autrice, tardive, et sur cette femme autant majestueuse que mystérieuse. C’est à travers une histoire romancée que Dominique de Saint Pern a retracé la vie de Karen Blixen et je pense que cette manière de faire dessert le livre, qui aurait été peut-être plus dans le sujet et dans l’intérêt si nous avions eu directement une réelle biographie.

Points de vue/Critiques:

            Afin de retracer la vie de la Baronne Blixen, Dominique de Saint Pern a voulu s’affranchir des codes et des diktats très cadrés du genre « biographie ». Ainsi, c’est dans une histoire romancée que nous ferons connaissance avec la Baronne, en prenant une de ses rares amies et personne de confiance pour véhiculer cette biographie. Et c’est par l’intermédiaire de Meryl Streep, incarnant le rôle de Karen Blixen dans « Out of Africa » (le film tiré du roman de Karen « La ferme Africaine ») que cette amie proche de la Baronne Blixen va nous raconter la vie de cette dernière.

            Puisque nous connaissons déjà plus ou moins la vie africaine de Karen Blixen grâce à « La ferme Africaine », quatre parties ont été distinguées : la fin de sa vie en Afrique, le retour chez ses parents, sa vie en X, et son retour et sa fin de vie dans sa maison familiale. Il est vrai que l’on retrouve très souvent des longueurs dans la récit, mais globalement, on se rend compte que Karen Blixen était une femme fière d’elle et de sa condition et qu’elle était toujours à la recherche d’un endroit où se poser étant donné que sa vie, sa vraie vie et son cœur, ont toujours été en Afrique.

            Malgré une certain lenteur et un manque d’accroche, j’ai évidemment beaucoup aimé découvrir la vie de la Baronne Blixen, surtout connaître sa vie après son passé Africain. C’est plutôt l’angle qui a été pris par l’autrice qui est véritablement dommageable. Elle utilise des subterfuges et une manière indirecte pour retracer la vie d’une personne, alors qu’une biographie classique, en bonne et due forme, aurait certes était plus classique et plus cadrée, mais elle aurait été peut-être plus prenante dans les faits.

En bref:


            Après avoir découvert la vie en Afrique de Karen Blixen dans son passionnant roman « La ferme africaine », nous découvrons ici le reste de sa vie depuis son retour. Il est très intéressant de savoir comment cette illustre femme a vécu après son périple africain et de découvrir qu’il s’agit en réalité d’une femme de caractère, assez imbue d’elle-même mais qui cache derrière cette façade, une profonde tristesse vis-à-vis de l’Afrique où son cœur et son esprit y sont toujours restés. Néanmoins, la manière dont l’autrice à retracer la vie de la Baronne Blixen n’est pas adéquate : une biographie classique et rigoureuse aurait sûrement éveillée plus d’intérêt et aurait eu plus de poids que d’utiliser une histoire romancée qui contient quelques longueurs.   

mardi 21 mai 2019

Si tu crois un jour que tu m'aimes (Charlie Wat)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions Michel Lafon Poche  (4 avril 2019)
250 pages
ISBN-13: 979-1022403405
Genre: Romance
Lu le: 5 Mai 2019
Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

Embarquez pour le plus émouvant des voyages. 
À bientôt 30 ans, Manon vit à Saint-Nazaire avec sa mère. Serveuse et célibataire, elle n'a qu'un seul repère dans la vie : Raphaël, son voisin, son ami d'enfance, son âme sœur. 
Ce matin-là, quand elle se réveille à bord du King of the Seas, Manon est sous le choc : que fait-elle sur le plus grand paquebot du monde qui vient d'appareiller pour sa croisière inaugurale direction New York ? Et pourquoi Raphaël n’est-il pas à ses côtés?

Mon avis:

            Merci beaucoup à l’autrice Charlie Wat, de m’avoir contacté via ma page Facebook et de m’avoir proposé d’envoyer et de lire son livre « Si tu crois un jour que tu m’aimes » sur les recommandations d’une autre collègue chez Michel Lafon, Carène Ponte. Très intéressée par ce petit livre dont l’histoire a tout d’abord était autopublié sur Amazon, pour ensuite être remarqué par les éditions Michel Lafon, j’ai fait une exception et j’ai accepté cette proposition avec grand plaisir. Et grand bien me fasse! En effet, ce fut une très bonne lecture qui a su m’étonner en s’écartant judicieusement du chemin tout tracé et déjà-vu des histoires romantiques. 

Points de vue/Critiques:

            L’héroïne de cette histoire, Manon, surnommé Myrtille, est une jeune femme fraîche et pétillante (avec sa pointe délirante) dont on se prend d’affection quasi immédiatement tant elle nous ressemble, elle nous divertit et tant on aimerait l’avoir pour copine. Prenant la vie comme elle vient, elle a un présent et un passé comme toute assez classique, avec un petit ami, Raphaël, qu’elle connaît depuis sa plus tendre enfance. Mais quand on la découvre embarquée clandestinement dans le plus gros paquebot du monde, on se demande comment et pourquoi en est-elle arrivée là. Un soupçon de mystère s’insère donc rapidement dans cette histoire et dans la vie de Manon, ce qui non seulement nous tient en haleine, mais en plus, cela permet de s’écarter assez rapidement des histoires romantiques classiques déjà vues et déjà lues. De plus, lorsque tout ceci trouve ses réponses, en particulier ce qui concerne Raph, j’ai été particulièrement étonné, ébranlé et l’autrice m’a littéralement cueillie! 
Et afin de lever le voile sur tous ces mystères, Charlie Wat a eu la bonne idée d’alterner les chapitres entre ce qui se passe dans le présent sur le bateau avec Manon, et le passé de cette dernière avec Raph. Au fil des situations cocasses et attendrissantes, on devient donc de plus en plus sensible et notre petit coeur s’accélère, monte en gamme jusqu’à nous faire monter les larmes!

En bref:


            Avec « Si tu crois un jour que tu m’aimes », l’autrice Charlie Wat nous promet de nous embarquer de prime abord, en même temps que Manon à bord du plus grand paquebot du monde, dans une histoire d’amour classique, douce et légère, avec pour question: jusqu’où peut-on aller par amour. Néanmoins, ce roman réserve nettement plus que cela puisque la relation simple du point de vue de l’extérieur entre Manon et Raph est plus compliquée que cela comme nous le prouve les chapitres qui alternent présent et passé. Entre rebondissements, révélations et moments touchants, on s’écarte très rapidement des sentiers battus du déjà-vu, afin de nous cueillir avec surprise et émotion dans un voyage qui vaut vraiment le détour!

dimanche 19 mai 2019

Gretch & Ferragus, tome 1: carboniser pour mieux régner





Scénario et Illustrations: Joshua Wright
Nationalité de l’auteur: Américaine
Editions Robinson (10 avril 2019)
48 pages
ISBN-10: 2017044660
ISBN-13: 978-2017044666
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 13 Mai 2019
Ma note: 13/20




Résumé/4ème de couverture :

Un royaume médiéval dans lequel princesses et magiciens ont des smartphones. Un dragon cruel et égocentrique qui cherche sa place dans un monde d'hommes. Une BD autant comique que cynique qui donne la parole aux animaux et aux squelettes. Expérience inédite en perspective !

Mon avis:

            Je remercie beaucoup les éditions Robinson, nouveau label d’Hachette Comics, pour m’avoir contacté et proposé cette petite bande-dessinée, qui s’annonce flamboyante et à l’humour grinçant et dithyrambique! Avec deux dragons sadiques et narcissiques vivant dans un monde décalé et qui prennent plaisir à tester et torturer les humains, le concept de prime abord est assez séduisant. Néanmoins, lorsque l’on s’y plonge vraiment, on se rend compte que les promesses ne sont pas vraiment au rendez-vous et que l’on ne retrouve pas ce qu’on espérait.

Points de vue - Critiques:

            Est-ce la manière de présenter ce premier tome ou est-ce tout simplement le contenu, quoiqu’il en soit on retrouve une certaine distorsion entre ce que l’on pense trouver dans cette bande-dessine et ce qui s’y trouve réellement. En effet, les deux dragons, frère et soeur ne vivent pas leur vie pleinement au milieu d’humains où les actions, aventures et péripéties pourraient être nombreuses et loufoques: on retrouve soit l’un et soit l’autre dans des saynètes d’une page qui se succèdent. Et à défaut d’être peinement hilarantes ou même simplement humoristiques, les petites histoires, pourvues de très peu de texte, sont au mieux souriantes et demeurent plutôt pertinentes afin de prendre conscience de quelques âneries dont seuls les humains sont capables. De plus, la composition graphique ne rattrape pas vraiment la faiblesse scénaristique puisque seules trois vignettes maximum constituent chaque historiettes, le trait graphique est très simple, sans réelle complexité, tout comme les couleurs utilisées.

En bref:

            Les dragons Gretch et Ferragus nous promettent de nous enflammer par leur humour, néanmoins, il faut avouer qu’ils nous mettent pas le feu avec leur premier album, tantôt porté sur un public adulte au niveau du scénario, tantôt porté sur un côté très jeunesse au niveau des illustrations! En effet, le fait d’avoir des saynètes est recevant et ne permettent pas de développer une histoire en one-shoot prometteuse et aux multiples possibilités. La pauvreté du texte n’est pas hilarante et s’avère plutôt satirique. De plus, la simplicité de la chartre graphique ne relève pas le niveau.