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lundi 30 janvier 2017

Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 1: La double disparition (Nancy Springler)



Titre original: An Enola Holmes Mystery: The Case of the Missing Marquess
Traduction: Rose-Marie Vassallo
Nationalité de l’auteur: Américaine
Editions Nathan (4 Juin 2009)
263 pages
ISBN-10: 2092522639
ISBN-13: 978-2092522639
Genre: Jeunesse
Lu le: 25 Janvier 2017
Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

            Ma mère m’a appelée Enola, qui, à l’envers, se lit alone, « seule » en anglais. Et lorsque Mère disparait, le matin de mon quatorzième anniversaire, c’est bel et bien seule que je me suis retrouvée. Appelés à l’aide, mes frères Mycroft et Sherlock Holmes - oui, le célèbre détective - n’avaient en fait qu’un idée en tête: m’envoyer en pension pour faire de moi une lady. Mais, en refusant d’accepter ce sort, je décidai plutôt de prendre mon destin en main et de me lancer, seule, à la recherche de ma mère.

Mon avis…:

            Voilà une très sympathique histoire policière pour un très jeune public. Pour des personnes plus aguerries, on va dire que c’est gentillet: une écriture simple et rapide, une enquête pas vraiment prenante et haletante. Néanmoins, il n’y a pas vraiment de défauts à cette histoire.

Points de vue/Critiques:

L’histoire se situe à Londres à l’époque victorienne. Et j’ai beaucoup aimé cette ambiance et cette époque fabuleusement bien « documentée » par Nancy Springler qui décrit parfaitement les enquêtes policières de l’époque, la condition féminine ou encore les codes vestimentaires en vigueur. L’accent est davantage mis sur les difficultés des femmes avec leurs différents corsets et leurs effets néfastes, sur leur condition par rapport à leurs maris puisqu’elles sont sous la coupe des hommes, et également sur les suffragettes pour lesquelles j’ai été très contente de les voir citées dans ce livre jeunesse.

Cette condition féminine superbement bien exploitée dans ce livre, se retrouve également à travers le personnage d’Enola. Malgré son jeune âge, elle ne compte pas avoir l’état d’esprit d’une femme de l’époque. Elle se montre donc très indépendante et forte de caractère, solitaire et déterminée, tout en étant très mature et intelligente pour son âge.

Concernant l’histoire de la double disparition, elle reste en revanche assez simple et pas assez approfondie (cette simplicité se retrouve aussi dans les fameux « messages codés »). Ainsi, je pensais que le frère d’Enola, Sherlock Holmes, serait davantage présent aux côtés de sa soeur dans l’enquête et qu’on finirait pas retrouver leur mère à la fin… En effet, les deux enquêtes de disparition vont s’imbriquer et se rejoindre mais seule l’une des deux est véritablement résolue, l’autre ne l’est que vaguement, sûrement pour ne pas laisser le lecteur sur sa faim mais suffisamment pour lui donner l’envie de poursuivre la série.

En bref:


            Une histoire d’enquête assez simple et peu haletante mais qui a l’avantage de mettre en avant une héroïne féminine et l’époque victorienne Londonienne avec sa condition féminine particulière. Ce livre convient donc parfaitement pour le jeune public ciblé, mais qui reste assez ennuyeux pour un public averti, raison pour laquelle je ne continuerais pas à lire cette série. 

dimanche 29 janvier 2017

Le château des étoiles, tome 1: 1869: la conquête de l'espace





Scénario et Illustrations: Alex Alice
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Rue de Sèvres (24 Septembre 2014)
63 pages
ISBN-10: 2369810130
ISBN-13: 978-2369810131
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 27 Janvier 2017
Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

            Au XIXème siècle, d’intrépides explorateurs repoussent sans cesse les limites de l’inconnu. Avides de nouvelles découvertes, ils tournent leurs regards vers les étoiles… 1869: La conquête de l’espace commence! Une aventure en deux parties dans l’univers du « Château des étoiles ». 

L’histoire:

            A la fin du XIXe siècle, la communauté scientifique pense l’espace fait d’éther, qui, utilisée comme énergie, permettrait d’explorer le ciel. 1868, Marie Dulac, scientifique qui a consacré sa vie à la recherche de l’éther, s’élève en montgolfière pour ce qui doit être le vol du succès : elle atteindra l’éther... mais personne ne pourra en attester, elle ne survivra pas au vol. Seuls son mari, également professeur, et son fils Séraphin, restent détenteurs de ses recherches et de son savoir. Un an plus tard, Séraphin et son père reçoivent une mystérieuse lettre faisant allusion au carnet de la mère de Séraphin les invitant au château du roi de Bavière. Celui-ci, fou ou visionnaire, financera les recherches sur l’éther. En parallèle, Bismark, prince de la Prusse voisine, fera tout pour placer le royaume de Bavière sous sa tutelle. Dans ce 1er tome, Séraphin, son père et leurs alliés construiront l’éthernef et commenceront à percevoir les plans de Bismark.

Mon avis:

            N’étant pas forcément fan de tout ce qui peut se passer dans l’espace, je suis finalement très agréablement surprise par cette bande-dessinée. Je trouve l’histoire très belle dans l’optique des grands explorateurs et des grandes découvertes scientifiques. 

Points de vue/Critiques:

Lorsqu’on parle de conquête de l’espace, je pense tout de suite à des grands vaisseaux spatiaux, des machines d’acier et des robots en tout genre de batailles façon guerre des étoiles, et un côté sombre dans les images. Et dans cette saga, on ne retrouve rien de tout cela (c’est pourquoi j’ai beaucoup aimé!) grâce à deux paramètres majeurs: 

Cette conquête de l’espace façon 19ème siécle, se fait donc sous forme de ballon. Exit les gros vaisseaux et autres engins, bienvenue à la magie et la féerie avec ce moyen de transports permettant de voyager tel un oiseau. Voila là, le premier paramètre qui apporte un peu plus d’authenticité à cette conquête de l’espace, la rendant beaucoup plus crédible. Ensuite, cette conquête de l’espèce se fait de manière intelligente puisque le lecteur est témoin de la mise en place scientifique de cette réalisation. Et ça c’est vraiment captivant!

Les planches sont très belles, en particulier le choix des couleurs qui sont dans les teintes pastels. Cet aspect reste dans la magie et la légèreté telle le ballon à éther.

En bref:

            Oscillant entre science-fiction, aventure, conte de fées, histoire, tout se mélange pour former une bande-dessinée inoubliable, dans la lignée des grands romans de Jules Verne. L’auteur nous offre donc une historie captivante et fabuleuse.

Autour du livre:
  • Fait parti du Baby Challenge BD
  • Livre emprunté à la bibliothèque

Elinor Jones tome 2: le bal de printemps




Scénario: Algésiras
Illustrations: Aurore
Nationalité des auteurs: Française
Editions Soleil Productions (25 Mai 2011)
Collection Balckberry
48 pages
ISBN-10: 2302016017
ISBN-13: 978-2302016019
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 25 Janvier 2017
Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

            Elinor ne s’arrête jamais. On a l’impression qu’elle en oublie tout le reste et que ça la consume petit à petit, comme une étoile qui brillerait trop fort.

L’histoire:

            Alors que l’hiver touche lentement à sa fin, le manoir des Tiffany commence à préparer le bal de printemps sur le thème de la mythologie. Un véritable défi pour Bianca, la fille prodige de la célèbre maison, et pour ses couturières. Mais la difficulté et l’enthousiasme de l’équipe n’empêchent pas la cohésion de se déliter, Rachel ayant refusé une décision unique de sa chef d’atelier. Peu encline à pardonner ce désaccord, Bianca voit sa colère encore accrue par la volonté d’Abel d’impliquer les enfants du village voisin dans la fête, ce qui augmente la charge de travail. Au milieu de cette atmosphère tendue, qu’une disparition vient obscurcir, Elinor s’adonne corps et âme à sa tâche, quitte à y laisser ses forces et sa santé.

Mon avis:

            Dans la parfaite lignée du premier volet, ce deuxième tome d’Elinor Jones replonge le lecteur dans l’ambiance à la fois délicate et raffinée de la maison de couture Tiffany. Les promesses précédentes y sont pleinement confirmées et le huis clos aux airs victoriens se poursuit tout en s’assombrissant un peu plus. 

Points de vue/Critiques:

 Les secrets et les divergences, voilés jusqu’ici, s’avancent sur le devant de la scène, éclatant pour certains au grand jour, ou se précisant progressivement pour d’autres, tout en préservant leurs mystères. Palpables, la tension et les frictions qui règnent se traduisent surtout par de petites touches ici et là.

Cet album est donc plus axé sur les relations entre les personnages que le précédent, l’aspect festif et très haute-couture lié au bal et au milieu n’est pas en reste et Aurore charme le lecteur par une série de robes, de costumes et de bijoux tous joliment travaillés et d’une grande richesse. L’aspect féérique qui se retrouve dans les belles pages de la fête sont véritablement splendides et on en prend encore une fois, plein les yeux lors de ce bal.

L’aspect des personnages est davantage creusé. On retrouve Bianca qui devient de plus en plus égocentrique  et désagréable (même si je trouve que pour son jeune âge elle fait très mature), son frère Abel devient quant à lui, de plus en plus attachant au fil des pages et enfin Elinor est celle qui reste la plus intrigante surtout en ce qui concerne sa santé fragile.

En bref:

            Tout comme pour le premier tome, on reste sous le charme puisque tout est magnifique avec des graphismes colorés et féériques qui nous font rêver et transporter dans une époque victorienne presque magique.

Autour du livre:
  • Tome 1: Le bal d’hiver (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque

Quatre soeurs, tome 1: Enid




Scénario: Malika Ferdjoukh
Illustrations: Cati Baur
Nationalité des auteurs: Française et Suisse
Editions Delcourt (8 Janvier 2014)
Collection Ancrages
160 pages
ISBN-10: 2369810475
ISBN-13: 978-2369810476
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 27 Janvier 2017
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

            Tout comme les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Soeurs Verdelaine sont cinq. Mais pour les quelques centaines de milliers de lecteurs qui ont offert un magnifique plébiscite aux romans d’origine publiés à L’École des Loisirs, il restait un mystère à élucider: à quoi ressemblent-elles physiquement? Aujourd’hui, Cati Baur répond à cette question grâce à son magnifique coup de crayon, et fait définitivement entrer Enid, Hortense, Bettina, Geneviève et Charlie au panthéon des plus belles héroïnes féminines de la bande dessinée.

L’histoire:

            Enid, est la plus jeune des cinq soeurs Verdelaine. Celle que personne ne croit quand elle dit avoir entendu un fantôme hurler dans le parc, celle qui aime le cake aux noix et dormir avec les chats Ingrid et Roberto, celle qui recherche Swift sa chauve-souris disparue dans la tempête. Au milieu de cette fratrie, Enid sait très bien où se trouve ta place la plus confortable : dedans quand il faut, dehors quand ça l'arrange !

Mon avis:

            Je ne connais pas du tout les romans originaux du même nom, je me lance dons « en aveugle » dans cette saga. On retrouve une petite intrigue dans l’histoire d’Enid et des soeurs Verdelaine, mais le principal n’est pas là. Le sujet central de cette saga, ce sont donc 5 soeurs qui vivent et se débrouillent seules comme elles peuvent dans leur grande maison, depuis la mort brutale de leurs parents. Cette absence de grande aventure et de péripéties n’est absolument pas dérangeante, l’historie reste vraiment intéressante puisque l’on est littéralement embarqué dans le quotidien de soeurs Verdelaine.


Points de vue/Critiques:

Avec Charlie, l’aînée, la serviable Geneviève, la coquette Bettina, Hortense l’écrivaine en herbe et Enid, la benjamine casse-cou, les cinq sœurs Verdelaine restent marquées par le décès de leurs parents, quelques mois plus tôt. Malgré ce postulat de départ qui semble triste et pesant, le quotidien de ces soeurs reste très joyeux avec leurs occupations diverses, leurs fous rires et leur entraide. Sans compter, le fait d’illustrer la présence des parents sous forme de fantômes visibles de leurs filles, amènent la petite touche d’humour balayant totalement la tragédie de leur décès.

Même si l’album est surtout centré sur la plus jeune, le reste de la bande n’est pas pour autant en reste, puisque le lecteur apprend à connaître le caractère de chacune. En revanche, j’ai été étonné de leur âge, qui nous ai donné pour chacune d’entre elles, puisque j’ai trouvé que leur portrait n’était pas en accord avec cet âge.  J’ai trouvé tout simplement les cinq soeurs plus âgées qu’elles ne le sont en vérité.


J’ai beaucoup aimé les dessins simples aux traits de crayon visibles et déliés, avec une colorisation aux couleurs aquarellées qui se marient parfaitement. Le choix d’une jolie police en italique pour indiquer les dialogues, des bulles aux contours flous ainsi qu’une police classique pour la narration apporte une agréable facilité de lecture sans perdre le lecteur dans certaines interrogations. 

En bref:

            Une très sympathique bande-dessinée d’une saga familiale composée de cinq soeurs aux tempéraments différents mais qui restent soudées entre elles, notamment depuis la mort de leur parents, et qui nous livrent leur quotidien joyeux entre fous rires et occupations diverses.

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque

Pinocchio




Scénario: David Chauvel
Illustrations: Tim McBurnie
Nationalité des auteurs: Française et Australienne
Editions Delcourt (5 Novembre 2014)
80 pages
ISBN-10: 2756006254
ISBN-13: 978-2756006253
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 26 Janvier 2017
Ma note: 12/20





Résumé/4ème de couverture:

            Pinocchio, pantin de bois né des mains du menuisier Geppetto est un bien mauvais fils, qui a envoyé son pauvre père en prison et doit maintenant se faire pardonner. Ainsi débute l’histoire du pantin qui voulait devenir un vrai petit garçon. Un récit hors du temps, jouant des contrastes et mêlant habilement cruauté, humour et poésie pour évoquer des thèmes universels comme la paternité ou le rapport à la différence.

Mon avis:

            Je continue de découvrir l’origine des contes et des dessins animés de Walt Disney avec cette fois-ci Pinocchio mais sous forme de bande-dessinée. Heureusement que c’était sous ce format, car j’avais hâte de terminée ma lecture. Encore une fois contente d’avoir pu découvrir l’origine de l’histoire de Pinocchio telle qu’elle a été écrite et de découvrir son auteur, mais totalement désopilée par l’histoire en elle-même.

Points de vue/Critiques:

Je n’ai pas réussi à retrouver les thèmes évoquer dans le résumé de 4ème de couverture. Pour moi cette histoire est (trop) simple voire un peu bébête, avec un pantin beaucoup trop naïf et j’ai trouvé que l’ensemble allait trop vite sans réel enchainement logique. 

Au fil de l’histoire, on retrouve finalement une succession de petites histoires de une ou deux pages, qui s’enchaînent les unes après les autres sans transition entre elles mais aussi entre les vignettes elles-mêmes. Ce qui est d’autant plus dommage, car parfois certains détails sont importants et inclus dans l’histoire et passent quasiment inaperçus, mais pas assez ou mal mis en avant.

Quant aux personnages, lorsque de nouveaux arrivent dans l’histoire et rencontrent Pinocchio pour la première fois, chacun d’entre deux connaissent Pinicchio et son prénom: c’est quand même fort! Tout comme le fait de considérer le dauphin comme un poisson! Bref, ces incohérences m’ont agacée! Ajoutez à cela un petit Pinocchio qui est naïvement bipolaire: un coup je fais des bêtises en me laissant entraîner comme un débutant, puis l’instant d’après je me repenti et prend de solides résolutions en disant de jolies petites phrases telles que « c’est l’amour que j’ai pour vous qui m’a ouvert les yeux » pour au final, recommencer les bêtises...

En bref:

            Ravie d’avoir pu découvrir la véritable histoire de « Pinocchio » et son auteur, mais l’histoire reste très dense par sa multitude de petites histoires successives presque sans fin et sans liens, le tout sur fond de grande naïveté, rendant le tout assez indigeste!

Autour du livre:

  • Livre emprunté à la bibliothèque